Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans les recherches contemporaines sur les littératures l'épopée reste vivante.

  • Hamlet... ce prince obèse, ténébreux et souple, de dix-huit ans et parfois de trente, fragile comme une porcelaine et fort comme un Viking, qui ne retarde jamais ses actes et les diffère toujours, Jésus coiffé du casque de César Borgia, le meilleur et le pire des mortels, le Vengeur, l'Excentrique, le beau Démon, le Fou, l'Ange-poète, l'Allemagne, le Gentleman, l'Esthète, le Personnage - la Cantatrice chauve. Muni d'un considérable appareil critique, Ion Omesco tourne autour de cet illustre caméléon, caméra au poing, et le traque à travers le temps. Comment est-il, Hamlet, finalement, lorsqu'on lui met la main dessus ? Comme il vous plaira. « Hamlet » ou la tentation du possible est un essai sur l'ambiguité.

  • Observée sur toutes les coutures, la dramaturgie d'Audiberti révèle ses cohérences et sa théâtralité jubilante et fonctionnelle.

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  • Il y a deux façons au moins de se prêter au jeu des influences et des affinités. La première est de les mentionner dès le départ et de ne plus s'en inquiéter après : on se sent quitte et l'on parle du reste. La seconde est d'une autre facture, elle fait voir un souci différent. Considérant que, si affinité il y a, influence peut-être, celles-ci doivent poursuivre leurs effets sur tout le long d'une carrière, elle s'efforce d'en toucher les conséquences et de marquer les points où les rencontres se précisent et peuvent s'éclairer. Zola a lu Darwin ; il a éprouvé pour Claude Bernard bien plus que de l'admiration. Qu'attendre cependant de ces rapprochements ? D'abord ce qu'une familiarité d'idées peut rendre par elle-même : un climat, des mouvements d'inspiration ; une capacité suggestive des images et des mots. Cet univers commun qui fait que des deux bords opposés de la science et de l'art, on voit le monde sous un même jour, dans un même regard. Mais il y a plus précis : une complicité dans les idées. Quelque chose qui se fait dans le silence de l'intelligence. Un espace muet, solide, fort, d'idées et de notions où se compose une façon de percevoir, unique, singulière, qui n'est ni de Darwin, ni de Claude Bernard ; qui est toute de Zola. Et qu'il faut essayer de restituer : une archéologie de l'intelligence créatrice.

  • Aucun des mouvements ou des groupements littéraires français depuis deux siècles n'a eu dans le monde un rayonnement égal à celui du Symbolisme. Avec Baudelaire, puis Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Laforgue, la poésie française est devenue la plus originale de l'Europe. Sa poétique, reprenant quelques paradoxes lancés par Edgar Poe, a révolutionné les idées littéraires de plusieurs pays. Ce livre s'est proposé de jeter quelque clarté sur le mot et la notion de symbole et de réévaluer l'apport et l'oeuvre des poètes les plus considérables de la France entre les précurseurs et les grands héritiers du Symbolisme : Claudel, Valéry, Apollinaire. Les rapports entre la poésie et l'impressionnisme pictural et musical y sont précisés. Enfin le fécond héritage du Symbolisme français hors de France est retracé dans le dernier chapitre. L'auteur a ainsi tenté une mise au point de nos connaissances et de nos opinions sur cette révolution de la sensibilité littéraire que fut le Symbolisme.

  • Si le spectacle du changement est d'abord insupportable à l'homme qui « fait l'histoire » et oblige cette dernière à se « voiler de mythe », comme cela a été suggéré, on comprend que la production littéraire s'instaure dans la dénonciation d'un automatisme de répétition. L'analyse structurale qui n'a aucune raison de se refuser le plaisir d'une certaine « traversée » du texte, est donc à la recherche des effets du sens dans « l'après-coup » qu'elle assigne à l'évolution des formes et des différences. C'est bien la nécessité de fonder cet après-coup qui justifie le choix et oblige à trancher le problème de l'indécidabilité des codes dont parle Roland Barthes dans le sens d'une restriction voulue mais provisoire. Le sujet critique y assume néanmoins un rôle exceptionnel, inscrivant, grâce à la rencontre de l'imaginaire et du général de l'idéologie, les conditions de l'apparition de son objet. D'où l'importance des jumeaux comme fondateurs mythiques des cosmogonies, polarisant la logique binaire de cette pensée primitive de l'identification qui devient le moteur effectif de l'histoire. Une pensée de « poète » évidemment : celle qui, par exemple, dans la surdétermination d'une lettre (en trop) pousse le cadet Edgar Poe(t) à retourner le modèle historique de son double shakespearien. D'où encore, la Ménippée qui fonde secrètement l'empire des lettres elles-mêmes. Le mythe est ici le lieu stratégique d'une interrogation visant à établir, à travers la grille qui structure le texte littéraire, les rapports du symbolique et du social. Du théâtre de Plaute aux contes de Perrault d'une part, de Platon à Shakespeare et à Poe de l'autre, l'étude s'efforce d'explorer quelques fantasmes du monde culturel occidental.

  • Pour la plupart, la nouvelle ne serait qu'un vide-poche, où l'auteur déverse des histoires qui n'ont pu être exploitées dans un roman. Il ne saurait, estime-t-on, y avoir autant d'art dans un récit court que dans un roman, car tout, événements, situations, analyse des personnages, paraît demeurer à l'état d'ébauche. D'où la plus grande indifférence de la critique à l'égard de la nouvelle. On demeure stupéfait devant les lacunes qui existent dans le domaine des études françaises à propos de la nouvelle tant sur le plan de l'information (aucune histoire de la forme par exemple aux dix-neuvième et vingtième siècles) que sur le plan de son esthétique (aucune étude notamment qui approfondisse les rapports entre la nouvelle et le roman). L'auteur de ce livre se propose dès lors : d'une part, de préciser des cadres historiques encore peu connus ; d'autre part, de cerner la spécificité des conceptions successives de la nouvelle, grâce à leur confrontation et à une comparaison avec le roman et le conte. Le livre ne prétend pas épuiser tous les problèmes soulevés par la nouvelle ; c'est avant tout un ouvrage de synthèse, qui voudrait faire découvrir une forme d'expression si injustement négligée.

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  • L'activité dramatique en France au seizième siècle n'est pas encore assez connue. Sa richesse et sa diversité sont pourtant étonnantes. Le siècle qui voit naître les grands genres du théâtre classique est aussi celui où s'épanouissent encore, en pleine Renaissance, les formes dramatiques médiévales, toujours en faveur. Mystères, miracles et moralités ne s'étiolent qu'à partir des années 50 et la vogue de la farce ne faiblira pas. Les nouveaux genres, tragédie et comédie, s'adressent à une élite lettrée. Leur création reste un événement marginal. Mais le fossé se creuse entre le public populaire et le public cultivé. A la fin du siècle naissent des genres hybrides : la pastorale, divertissement de cour, et la tragi-comédie, plus largement goûtée, répondent à la sensibilité du temps. Victime de nombreux préjugés, le théâtre français du seizième siècle a souffert injustement de la comparaison avec les chefs-d'oeuvre classiques, alors que ses fins étaient toutes différentes. Quelques excellents ouvrages, des recherches érudites ont rétabli la juste perspective et rendu possible la présente tentative d'en donner pour la première fois un tableau d'ensemble. L'anarchie dramatique d'un siècle en fermentation ne saurait dissimuler sa richesse et son importance dans l'histoire du théâtre français.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il est singulier que les psychologues, les philosophes qui ont étudié les phénomènes du comique et du rire ne se soient pas souciés davantage de celui qui fait rire et particulièrement de celui qui a profession de faire rire : l'acteur comique. La grande préoccupation semble toujours être celle du mécanisme du rire ou des règles de fabrication du comique. Et dans l'abondante littérature consacrée au comédien on s'interroge généralement peu, quand il est comique, sur ce qui constitue son aptitude particulière à faire rire. Or, tout acteur n'est pas forcément comique. Et tout le monde n'est pas acteur. Une étude de l'acteur comique doit ainsi apporter sa contribution aux problèmes généraux de la vocation et des dons de nature. En même temps qu'une réflexion sur le rire et les rieurs.

  • Y a-t-il une spécificité du naturalisme ? Peut-on - enfin ? - apprécier sa valeur et son apport à la littérature ? Longtemps déprécié, puis méconnu, ce mouvement littéraire touche toutes les littératures occidentales au moment du tournant du siècle, où s'ébauche une nouvelle modernité. Suscitant une nouvelle communauté de lecteurs et de spectateurs, il requiert aujourd'hui toute notre attention. Pour tenter de cerner l'originalité d'une entreprise littéraire qui contribue, entre autres choses, à remettre en cause le statut de la littérature, il faut interroger les textes, signés de quelques grands noms : Ibsen, Zola, Strindberg, Hauptmann, Tchékhov, Verga, et de quelques autres, peut-être dédaignés à tort, comme Arno Holz. L'accent est donc mis sur la poétique du naturalisme : rhétorique du désordre, analyse cruelle, turbulences de l'écriture, appel de l'Histoire..., autant de marques du texte naturaliste. Ces repères visent ainsi à proposer une vue synthétique du phénomène naturaliste, une des composantes de notre modernité.

  • Si les jugements des poètes sur la philosophie et des philosophes sur la poésie sont si divers et contradictoires, c'est avant tout parce que les termes qui désignent les deux disciplines s'appliquent à des réalités diverses et changeantes. Plutôt que de disserter dans l'abstrait, il convient de s'attacher à la singularité des oeuvres. C'est pourquoi l'auteur étudie l'expression poétique de grands thèmes philosophiques comme ceux du Mal, du Libre Arbitre, de l'Éternité, des Causes finales, de la Chaîne des Êtres. Il expose les problèmes et précise les notions nécessaires à l'intelligence des textes. Il illustre ses analyses de larges extraits empruntés aux auteurs anciens et modernes. Les poèmes sont cités dans le texte original, et accompagnés de traductions le plus souvent nouvelles. Le lecteur pourra relire ou découvrir des textes de Lucrèce, Boèce, Jean de Meun, Ronsard, Milton, La Fontaine, Voltaire, Pope, Coleridge, Goethe, Hugo, Santayana, Borges, Blaga, Eliot, Frost..., et se convaincre que la poésie peut être l'expression d'une pensée autant que l'art de ciseler des bibelots d'inanité sonore.

  • Si les jugements des poètes sur la philosophie et des philosophes sur la poésie sont si divers et contradictoires, c'est avant tout parce que les termes qui désignent les deux disciplines s'appliquent à des réalités diverses et changeantes. Plutôt que de disserter dans l'abstrait, il convient de s'attacher à la singularité des oeuvres. C'est pourquoi l'auteur étudie l'expression poétique de grands thèmes philosophiques comme ceux du Mal, du Libre Arbitre, de l'Éternité, des Causes finales, de la Chaîne des Êtres. Il expose les problèmes et précise les notions nécessaires à l'intelligence des textes. Il illustre ses analyses de larges extraits empruntés aux auteurs anciens et modernes. Les poèmes sont cités dans le texte original, et accompagnés de traductions le plus souvent nouvelles. Le lecteur pourra relire ou découvrir des textes de Lucrèce, Boèce, Jean de Meun, Ronsard, Milton, La Fontaine, Voltaire, Pope, Coleridge, Goethe, Hugo, Santayana, Borges, Blaga, Eliot, Frost..., et se convaincre que la poésie peut être l'expression d'une pensée autant que l'art de ciseler des bibelots d'inanité sonore.

  • L'activité dramatique en France au seizième siècle n'est pas encore assez connue. Sa richesse et sa diversité sont pourtant étonnantes. Le siècle qui voit naître les grands genres du théâtre classique est aussi celui où s'épanouissent encore, en pleine Renaissance, les formes dramatiques médiévales, toujours en faveur. Mystères, miracles et moralités ne s'étiolent qu'à partir des années 50 et la vogue de la farce ne faiblira pas. Les nouveaux genres, tragédie et comédie, s'adressent à une élite lettrée. Leur création reste un événement marginal. Mais le fossé se creuse entre le public populaire et le public cultivé. A la fin du siècle naissent des genres hybrides : la pastorale, divertissement de cour, et la tragi-comédie, plus largement goûtée, répondent à la sensibilité du temps. Victime de nombreux préjugés, le théâtre français du seizième siècle a souffert injustement de la comparaison avec les chefs-d'oeuvre classiques, alors que ses fins étaient toutes différentes. Quelques excellents ouvrages, des recherches érudites ont rétabli la juste perspective et rendu possible la présente tentative d'en donner pour la première fois un tableau d'ensemble. L'anarchie dramatique d'un siècle en fermentation ne saurait dissimuler sa richesse et son importance dans l'histoire du théâtre français.

  • Y a-t-il une spécificité du naturalisme ? Peut-on - enfin ? - apprécier sa valeur et son apport à la littérature ? Longtemps déprécié, puis méconnu, ce mouvement littéraire touche toutes les littératures occidentales au moment du tournant du siècle, où s'ébauche une nouvelle modernité. Suscitant une nouvelle communauté de lecteurs et de spectateurs, il requiert aujourd'hui toute notre attention. Pour tenter de cerner l'originalité d'une entreprise littéraire qui contribue, entre autres choses, à remettre en cause le statut de la littérature, il faut interroger les textes, signés de quelques grands noms : Ibsen, Zola, Strindberg, Hauptmann, Tchékhov, Verga, et de quelques autres, peut-être dédaignés à tort, comme Arno Holz. L'accent est donc mis sur la poétique du naturalisme : rhétorique du désordre, analyse cruelle, turbulences de l'écriture, appel de l'Histoire..., autant de marques du texte naturaliste. Ces repères visent ainsi à proposer une vue synthétique du phénomène naturaliste, une des composantes de notre modernité.

  • Il est singulier que les psychologues, les philosophes qui ont étudié les phénomènes du comique et du rire ne se soient pas souciés davantage de celui qui fait rire et particulièrement de celui qui a profession de faire rire : l'acteur comique. La grande préoccupation semble toujours être celle du mécanisme du rire ou des règles de fabrication du comique. Et dans l'abondante littérature consacrée au comédien on s'interroge généralement peu, quand il est comique, sur ce qui constitue son aptitude particulière à faire rire. Or, tout acteur n'est pas forcément comique. Et tout le monde n'est pas acteur. Une étude de l'acteur comique doit ainsi apporter sa contribution aux problèmes généraux de la vocation et des dons de nature. En même temps qu'une réflexion sur le rire et les rieurs.

  • Parmi les littératures du monde francophone, celles d'Afrique noire revêtent une importance exceptionnelle, tant par la diversité des inspirations, que par le foisonnement des genres et des auteurs. La littérature orale, source essentielle d'inspiration, est en général méconnue et les précurseurs du XIXe sont ignorés. Au XXe siècle, une littérature, surtout sénégalaise et dahoméenne, débouche sur le mouvement de la négritude, qui s'affirme sur le plan littéraire et politique (Senghor...), et à travers une revendication sociale et nationale. Les années 1947-1949 marquent un tournant dans une évolution dont les années 1950-1955 (l'essor) et 1955-1960 (l'épanouissement) marquent les étapes vers l'indépendance. Aujourd'hui, dix-sept républiques africaines ont choisi, comme langue officielle ou nationale, le français et un grand prix littéraire de l'Afrique noire témoigne, depuis 1960, chaque année, de la vitalité des lettres africaines. Aussi convient-il de faire le point sur les recherches en cours et d'offrir un panorama des littératures de chaque pays, où des dizaines d'écrivains donnent aux lettres françaises une dimension nouvelle.

  • La tragédie classique française - au sens large : de Jodelle à Marie-Joseph Chénier - présente une impressionnante unité. Elle la doit, en grande partie, aux règles, mais celles-ci ne suffisent pas à rendre compte de sa physionomie. Théâtre d'intrigue, d'acteurs, d'amour, théâtre politique, tel est son vrai visage. Sur le plan diachronique, on note moins une évolution linéaire qu'une série de compromissions du genre avec d'autres réalités littéraires, poésie, roman, opéra, philosophie des Lumières. Existe-t-il, dans ces conditions, une époque où la tragédie, réalisant une sorte de pureté, ait mérité d'être appelée plus particulièrement « classique » ?, c'est un point à débattre. À débattre aussi le problème des causes - et du moment - de sa disparition. Et de nos jours ? L'exégèse du théâtre tragique reste marquée par deux faits : sa prise en charge par la métaphysique, vers les années quarante, et les luttes autour de la « nouvelle critique », dans la décennie 1955-1965. À la scène, la tragédie, tenue parfois pour injouable, a donné lieu à des expériences qui conduisent l'observateur à se poser trois questions : chant ou discours ? texte ou spectacle ? représentation ou démonstration ?

  • Cet ouvrage est la première étude d'ensemble consacrée à un genre dramatique un peu oublié, mais qui connut un grand succès vers 1630, au point d'éclipser les autres formes théâtrales. La tragi-comédie, longtemps réfractaire aux « règles », fertile en péripéties dramatiques et en situations pathétiques s'achevant par un dénouement heureux, mêlant parfois le comique à l'héroïsme, préférant le spectacle et le mouvement à l'analyse psychologique, a été illustrée par les plus grands dramaturges du temps - un Rotrou, un Corneille, un Scudéry, un Mairet -, et a produit quelques oeuvres remarquables - le Cid n'est que la plus connue -, qui soutiennent la comparaison avec les chefs-d'oeuvre du théâtre élisabéthain et de la comédie espagnole. L'auteur esquisse ici l'évolution du genre, puis étudie successivement la morphologie, les structures dramatiques, les thèmes récurrents, la part du spectacle et la rhétorique expressionniste de ce théâtre particulièrement représentatif de l'esthétique et de la sensibilité baroques.

  • Parmi les littératures du monde francophone, celles d'Afrique noire revêtent une importance exceptionnelle, tant par la diversité des inspirations, que par le foisonnement des genres et des auteurs. La littérature orale, source essentielle d'inspiration, est en général méconnue et les précurseurs du XIXe sont ignorés. Au XXe siècle, une littérature, surtout sénégalaise et dahoméenne, débouche sur le mouvement de la négritude, qui s'affirme sur le plan littéraire et politique (Senghor...), et à travers une revendication sociale et nationale. Les années 1947-1949 marquent un tournant dans une évolution dont les années 1950-1955 (l'essor) et 1955-1960 (l'épanouissement) marquent les étapes vers l'indépendance. Aujourd'hui, dix-sept républiques africaines ont choisi, comme langue officielle ou nationale, le français et un grand prix littéraire de l'Afrique noire témoigne, depuis 1960, chaque année, de la vitalité des lettres africaines. Aussi convient-il de faire le point sur les recherches en cours et d'offrir un panorama des littératures de chaque pays, où des dizaines d'écrivains donnent aux lettres françaises une dimension nouvelle.

  • Cet ouvrage est la première étude d'ensemble consacrée à un genre dramatique un peu oublié, mais qui connut un grand succès vers 1630, au point d'éclipser les autres formes théâtrales. La tragi-comédie, longtemps réfractaire aux « règles », fertile en péripéties dramatiques et en situations pathétiques s'achevant par un dénouement heureux, mêlant parfois le comique à l'héroïsme, préférant le spectacle et le mouvement à l'analyse psychologique, a été illustrée par les plus grands dramaturges du temps - un Rotrou, un Corneille, un Scudéry, un Mairet -, et a produit quelques oeuvres remarquables - le Cid n'est que la plus connue -, qui soutiennent la comparaison avec les chefs-d'oeuvre du théâtre élisabéthain et de la comédie espagnole. L'auteur esquisse ici l'évolution du genre, puis étudie successivement la morphologie, les structures dramatiques, les thèmes récurrents, la part du spectacle et la rhétorique expressionniste de ce théâtre particulièrement représentatif de l'esthétique et de la sensibilité baroques.

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