Seuil

  • Contre la 5g Nouv.

    « On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. »

    Thierry, restaurateur amiénois.

    Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de « Progrès » à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.

    Il y a ceux qui rêvent d'un « vaste réseau numérique neural », de « digitalisation » et de « capteurs » partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.

    Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : « il faut accélérer », « aller de l'avant », « il y a une course, et la France risque de prendre du retard ». Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?

    Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.

    Il y a leur progrès, et le nôtre.

  • La crise économique rejoint la crise écologique. Il n'y a aucun doute sur l'imbrication entre ces deux crises. Elles produisent précarité, pauvreté, migrations, insécurités alimentaire et énergétique.

    Tous les candidats à l'élection présidentielle se présenteront en affirmant, à l'image d'Emmanuel Macron, qu'ils sont les champions de l'écologie. Pourtant, peu d'entre eux remettent en question les causes de ces deux crises.

    Le capitalisme et ses corolaires - le productivisme et le consumérisme - sont les logiques qui organisent le monde et le mènent à sa perte. Le chômage de masse est structurel, la destruction des droits sociaux menace le bien-être humain, les pollutions sont à l'origine d'une surmortalité et du dérèglement climatique, les traités de libre-échange engendrent migrations économiques et climatiques.

    Jean-Luc Mélenchon défend depuis plus de 12 ans la mise en oeuvre d'une planification écologique : il faut organiser la grande bifurcation écologique de notre économie. Il s'agit de planifier cette bifurcation dans tous les secteurs : énergie, nationalisations, protectionnisme solidaire, plan d'investissement, finance, construction et bâtiment, aménagement du territoire, transports, consommation, biodiversité, agriculture et alimentation, eau, forêts, économie solidaire...

    Ce deuxième numéro des Cahiers de l'Avenir en commun, le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, propose des orientations et des mesures prioritaires. Un questionnaire consultatif permet aussi de participer et d'exprimer son avis.

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et 6ème République, Le Progrès social et humain, La bifurcation écologique, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque Cahier présente les sujets et les principales propositions. Pour terminer, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le premier cahier traite de la crise démocratique et de la proposition phare du programme de Jean-Luc Mélenchon : convoquer une assemblée constituante en vue d'élaborer une nouvelle constitution, celle de la 6e République.

  • Créée en 1996, la section française de l'Observatoire international des prisons (OIP) se bat pour le respect des droits et de la dignité dans les prisons françaises et milite pour la réduction du recours à l'emprisonnement. En vingt-cinq ans, l'association est devenue un interlocuteur essentiel pour les détenus mais aussi pour l'ensemble des personnes qui s'intéressent à la question carcérale. Elle est par ailleurs une force de proposition respectée des institutions qui sollicitent régulièrement son analyse. Pourtant, alors que la prison reste un espace de non-droit, l'Observatoire n'a jamais été aussi peu soutenu financièrement par l'État. Au point que son existence est menacée.
    C'est pour réaffirmer les valeurs qui sont au fondement de son action que des écrivains s'associent au combat pour sa défense. Leurs textes rappellent à quel point la prison hante nos consciences malgré les mécanismes d'occultation de sa dure et proche réalité. Chacun y raconte, dans une grande diversité de forme et de ton, son lien à ce lieu de relégation et dénonce le scandale de sa persistante inhumanité.

    Les bénéfices de ce livre sont reversés à l'OIP

  • « Je vois dans la misandrie une porte de sortie. Une manière d'exister en dehors du passage clouté, une manière de dire non à chaque respiration. Détester les hommes, en tant que groupe social et souvent en tant qu'individus aussi, m'apporte beaucoup de joie - et pas seulement parce que je suis une vieille sorcière folle à chats.

    Si on devenait toutes misandres, on pourrait former une grande et belle sarabande. On se rendrait compte (et ce serait peut-être un peu douloureux au début) qu'on n'a vraiment pas besoin des hommes. On pourrait, je crois, libérer un pouvoir insoupçonné : celui, en planant très loin au-dessus du regard des hommes et des exigences masculines, de nous révéler à nous-mêmes. »

  • « Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd'hui, tant l'air devient proprement irrespirable. Les réseaux sociaux sont un théâtre d'ombres où le débat est souvent remplacé par l'invective : chacun, craignant d'y rencontrer un contradicteur, préfère traquer cent ennemis. Au-delà même de Twitter ou de Facebook, le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu'éclairer les esprits.

    Avec ce livre, Jean Birnbaum veut apporter du réconfort à toutes les femmes, tous les hommes qui refusent la «brutalisation» de notre débat public et qui veulent préserver l'espace d'une discussion aussi franche qu'argumentée. Pour cela, il relit les textes de quelques intellectuels et écrivains qui ne se sont jamais contentés d'opposer l'idéologie à l'idéologie, les slogans aux slogans. Renouer avec Albert Camus, George Orwell, Hannah Arendt, Raymond Aron, Georges Bernanos, Germaine Tillion ou encore Roland Barthes, ce n'est pas seulement trouver refuge auprès de figures aimées, qui permettent de tenir bon, de se tenir bien. C'est surtout retrouver l'espoir et la capacité de proclamer ceci : dans le brouhaha des évidences, il n'y a pas plus radical que la nuance.

  • C'est fin 2017 que des chercheurs de l'observatoire Haleakala, dans les îles d'Hawaï, détectent un étrange objet qui traverse notre système solaire à une vitesse si élevée qu'il ne peut provenir que d'une distante étoile. L'objet, baptisé `Oumuamua, ne dégage aucune traînée de gaz ou de poussières lorsqu'il passe à proximité du Soleil. Pour l'astrophysicien Avi Loeb, en raison de sa forme et de sa trajectoire insolites, la seule explication logique est qu'il s'agit d'un engin artificiel construit par une civilisation extraterrestre.
    Cette hypothèse d'Avi Loeb fait couler beaucoup d'encre, et les implications qui en découlent pour l'avenir de la science, des religions et de l'espèce humaine sont considérables. Extraterrestre est un livre aussi généreux que vertigineux, au croisement de la science et de la philosophie, qui nous enjoint à remettre en question nos idées reçues et à porter un regard critique sur l'univers qui nous entoure et les objets qu'il recèle, aussi étranges soient-ils...


    AVI LOEB est professeur d'astrophysique à l'université d'Harvard, dont il dirige le département d'astronomie depuis neuf ans. Il est directeur fondateur de son centre d'étude des trous noirs, et directeur de l'Institut de théorie et de calcul (ITC) du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian. Il préside le comité consultatif du projet Breakthrough Starshot, supervise le programme scientifique de la fondation Breakthrough Prize, et préside le conseil des académies nationales de physique et d'astronomie des États-Unis. Il est membre du Comité des Conseillers du Président des États-Unis sur les sciences et les technologies à la Maison blanche. Auteur de six livres et plus de 800 articles scientifiques, Avi Loeb est membre de l'Académie américaine des arts et des sciences, de la Société américaine de physique, et de l'Académie internationale d'astronautique. En 2012, le magazine Time a cité Avi Loeb parmi les vingt-cinq personnes les plus influentes dans le domaine de l'exploration spatiale.

  • Printemps 2020. Pour faire face au Covid-19, le premier état d'urgence sanitaire de l'histoire de France est instauré, s'inspirant de l'état d'urgence décrété pendant la guerre d'Algérie. Du jour au lendemain, l'intégralité de la population française se retrouve assignée à résidence, privée de sa liberté d'aller et de venir, de son droit à la vie privée et, selon les cas, de son droit au travail ou à la liberté d'entreprendre.

    Parallèlement, un mécanisme de surveillance généralisée est mis en place, avec quadrillage policier du territoire et usage de drones. Désormais, chaque citoyen est considéré comme un danger potentiel. Il n'est plus un sujet de droit mais un « sujet virus ».

    Alors que l'état d'exception contamine peu à peu le droit commun à la manière d'une tache d'huile, les catégories de personnes et les champs touchés par les réductions de libertés ne cessent de s'étendre. Quelles conséquences, dans ces conditions, pour les libertés publiques ? Quels contre-pouvoirs mobiliser face à l'arbitraire de l'exécutif ? Faut-il apprendre à vivre avec ce nouveau paradigme, ou, position défendue par l'auteur, ne pas s'y résigner ?

    L'expertise d'Arié Alimi est précieuse et permet de poser un regard sans concession sur la question des libertés publiques et des dérives policières, au coeur de l'actualité. Face à ce « coup d'état d'urgence », il est encore temps de réagir.

  • Depuis quatre ans, les « Gaulois réfractaires » subissent au quotidien la revanche d'Emmanuel Macron, dont les professeurs de Sciences po soulignaient les « facilités évidentes à l'expression orale » mais aussi sa « tendance à être trop certain » et « trop long ». Recalé deux fois au concours d'entrée de l'École normale supérieure, il pense désormais s'imposer par la force de son verbe. Pour vaincre et convaincre, l'homme du « Grand Débat » et des petites phrases s'adapte et, selon les situations, puise dans différentes langues : celle de Balzac, celle du business, celle de Booba. S'il réserve le style profond et élevé à certains, il sait donner des gages à d'autres en usant d'un « globish » managérial. Quand il ne prétend pas, devant d'autres encore, rivaliser dans la tchatche.

    L'actuel locataire de l'Élysée a ainsi fait de la parole et de la rhétorique plus que le véhicule d'expression d'une politique : un véritable instrument de gouvernement. Cette anthologie, fleurie et fouillée, de citations présidentielles met à nu les voix pénétrables de Jupiter.

  • Latche ; Mitterrand et la maison des secrets Nouv.

    C'est un lieu-dit non loin de la côte Atlantique, au coeur de la forêt landaise. Une petite route y mène, bordée de chênes-lièges et de pins : Latche. Ce qui n'était à l'origine qu'une bergerie en ruine acquise par le futur président dans les années soixante pour abriter ses amours avec la jeune Anne Pingeot devint, au fil des ans, le repaire de la Mitterrandie.

    Autour de Latche gravitaient la tribu du président et des personnalités politiques en visite sur les terres du dirigeant de gauche, tous et toutes soumises aux rituels obligés : visite au couple d'ânes et balade en forêt. Les courtisans comme les amis sulfureux s'y sont ainsi bousculés, de Jean-Jacques Servan-Schreiber à Jacques Attali en passant par Édith Cresson, Jean Daniel, François de Grossouvre et René Bousquet, l'ancien chef de la police de Vichy. Dormant sur place, pour leur dernier séjour en dehors de ce qui fut l'URSS, Gorbatchev et sa femme en repartirent avec des rêves de datcha tandis qu'Henri Kissinger, des années auparavant, avait quitté la propriété rassuré après une rencontre secrète avec le président d'une France passée à gauche.

    Ce livre dresse autant le portrait aiguisé de la Mitterrandie que celui, intime, d'un homme qui avait fait de ce coin des Landes son autre pays à l'abri des bruissements élyséens. Les murs de la bergerie resteront à tout jamais chargés de ces petites histoires, anecdotes cocasses, drames personnels mais aussi grande Histoire qui, ensemble, construisirent le « mythe » Latche.

  • La corruption, comment ca marche ?. fraude, evasion fiscale, blanchiment Nouv.

    Cet ouvrage dépeint le côté sombre de l'économie et des affaires, celui dont on ne parle pas. Rigueur pédagogique, clarté et souci de donner à voir le phénomène dans toute son étendue, il s'impose d'emblée comme un livre de référence.

    En s'appuyant sur d'innombrables exemples, qui souvent laissent pantois, il décrit la délinquance protéiforme contournant les systèmes juridiques, les manipulations des marchés publics, la corruption, le blanchiment et l'intrusion de la criminalité. Ancien inspecteur des impôts, Noël Pons convie son lecteur à une balade singulière dans les coulisses des manoeuvres frauduleuses hexagonales et internationales. Il le guide dans le dédale organisé par les industriels de la fraude et des corruptions, lui en détaille les rouages, parfois simplistes, souvent diablement compliqués. Il retrace le cheminement des flux d'argent ainsi générés aux dépens des États et de chacun de nous.

    Il montre comment les comportements délictueux de certains « premiers de cordée » génèrent un circuit infernal qui les enchaîne inévitablement à la grande criminalité. Plus encore, en revenant sur d'innombrables « affaires », il révèle comment le venin des fraudes a finalement envahi toutes les strates de l'économie mondiale et de la société, au détriment de la collectivité. Car si la loi n'a plus d'importance, si la réalité des situations n'a plus d'importance, que reste-t-il qui vaille ?

  • L'auteur retrace le destin d'une quinzaine de jeunes femmes qui quittent leur pays du jour au lendemain, laissant parfois derrière elle famille, emploi et dans les cas les plus tragiques, des enfants.

    A travers ses longs portraits de « fugitives », Hélène Coutard décrit avec beaucoup de sensibilité l'insoutenable condition féminine en Arabie saoudite ; les stratégies, les ruses pour préparer la fuite. Un matin, faire comme si on partait pour son cours d'anglais et demander au taxi de foncer vers l'aéroport. Les périples sont des véritables épopées, éprouvantes, rocambolesques avec tout au bout, au Canada, en Australie ou en France, l'espoir d'une vie meilleure.

    Loin des clichés, on découvre les ressources de la génération Millenium. Nombreuses sont celles qui doivent leur liberté aux réseaux sociaux, en particulier aux activistes du groupe Sisterhood qui oeuvrent quasiment dans la clandestinité pour apporter une aide logistique, matérielle et psychologique aux fugitives. L'exil n'est pas toujours le refuge attendu ; elles y sont déracinées, avec la peur au ventre d'être retrouvées par des familles prêtes à tout pour laver l'affront du départ et par les services saoudiens furieux que ces jeunes femmes, en prenant la parole, ternissent l'image d'un royaume qui prétend se moderniser.

    On y lit le témoignage bouleversant de Julia, qui s'est échappée pendant son voyage de noces, en courant vers un poste de police à Roissy tandis que son mari de 40 ans son aîné était allé chercher les bagages ; elle est maintenant vendeuse dans un magasin de luxe à Paris ; ou celui de Suha qui a choisi de partir quand son échographe lui a appris qu'elle était enceinte d'une fille et qui reconnaît qu'avec un fils, elle serait peut-être restée.

    Des destins de femmes aux vies et aux personnalités parfois très différentes et qui ont pourtant une chose en commun : elles ont toutes eu la force de fuir et de se réinventer.

  • Avez-vous déjà traversé des phases où vous vous sentez moche, fatiguée, où vous vous dévaloriser sans raison ? Avez-vous déjà craint de perdre votre beauté avec le temps ?



    Pour rester belle, il existe des gestes aussi simples qu’efficaces : marcher 5 kilomètres par jour, se crémer le soir avant de se coucher, prendre de la vitamine D tous les matins d’hiver, sortir un soir par semaine, jouir de la vie de toutes les façons…



    Le docteur Valérie Leduc a inventé une médecine qui prend en compte la globalité du patient et utilise toutes les dernières avancées de la science pour leur proposer des soins qui reposent sur le triptyque bien-être, beauté, santé. Dans La Médecine de la beauté, elle explique sa méthode, et offre mille conseils et astuces qu’elle a rassemblés au cours de sa pratique. Elle démontre comment nous sommes aux commandes de notre santé et de notre beauté.



    Alors, il est temps de choisir votre âge.





    D’abord angiologue et phlébologue à Necker et Lariboisière, Valérie Leduc a créé le Centre médical de la beauté de la jambe et de la silhouette à Genève. De retour à Paris, elle peaufine sa méthode qui devient "La Médecine de la beauté".


  • Presque Nouv.

    Presque

    Cathy Karsenty

    Tous les rendez-vous manqués, tous les chemins que l'on n'a pas pris, tous ces "presque" sont des valises que l'on transporte toujours avec soi...

    Cathy Karsenty est une illustratrice confirmée. Elle est l'auteure de plusieurs livres adultes ou jeunesse ; Presque est son premier roman graphique.

  • Ce livre est politique. Le lecteur y trouvera des rappels historiques, des analyses économiques, des réflexions sur la société et sur la réalité internationale.
    Mon regard porte sur la vie politique et ses forces, il s'élève vers le sommet de l'État où plus que jamais le pouvoir se concentre et il embrasse les craintes, les colères et les espérances des citoyens.
    Membre du Conseil constitutionnel pendant quatre ans, j'ai scrupuleusement respecté la neutralité et la réserve de celui qui avait revêtu, symboliquement s'entend, la toge du juge constitutionnel. Quand j'ai retrouvé en 2019 ma tenue de citoyen et ma liberté de parole, j'ai entrepris d'écrire ce livre.
    Le paysage politique de notre pays avait changé. J'ai voulu comprendre pourquoi et comment. J'ai aussi observé ce qui en résultait, non plus comme un acteur mais comme un témoin.
    Que s'est-il passé en 2017 ? Où en sommes-nous en 2020 ? Quelles perspectives s'offrent pour 2022 ? La promesse chimérique d'un « nouveau monde » est restée lettre morte. Notre pays est loin d'adhérer à ce qu'on lui propose aujourd'hui : un néolibéralisme orné de progressisme. Nous vivons un temps troublé.
    J'examine aussi trois confrontations mondiales à mes yeux décisives pour notre avenir commun : entre la démocratie et le despotisme, entre les migrations et les nations, entre l'expansion de l'homme et la sauvegarde de la vie sur terre.
    La postface de ce livre est consacrée à la pandémie qui en cette année 2020 a bouleversé le monde.


    Lionel Jospin

  • Recettes pour un monde meilleur ; changer l'avenir en mangeant mieux Nouv.

    Notre assiette est un puissant levier de lutte contre le réchauffement climatique et d'amélioration de notre bien-être. Comment agir ? Par où commencer ?

    Fruit de cinq années de rencontres aux quatre coins du monde, cette enquête explique pourquoi notre système alimentaire est le principal responsable des menaces qui pèsent sur la planète et sur notre santé. Dépassant ce simple constat, l'auteur suggère des solutions économiquement viables et à portée de tous pour changer la donne : réduction de notre consommation de viande, réinvention de nos habitudes alimentaires, méthodes de cuisine antigaspillage, transformation de nos déchets alimentaires, fermes municipales, cantines 100% bio, jardins partagés pour les plus défavorisés, politiques de soutien aux petits producteurs, etc. Du Brésil à l'Allemagne, de la Suède aux Etats-Unis, Benoît Bringer donne la parole aux femmes et aux hommes qui inventent un nouveau modèle alimentaire respectueux de la nature en démontrant que leurs initiatives sont bonnes, rentables, même à grande échelle.

    Quête d'un jeune père qui s'interroge sur la meilleure façon de nourrir ses enfants et sur le monde dans lequel ces derniers grandiront, ce livre porteur d'espoir est aussi riche de propositions vers une transition alimentaire indispensable. Il montre comment chacun d'entre nous peut être acteur du changement en l'absence d'initiative des pouvoirs publics.

  • Dépakine, Mediator, Distilbène, Agréal, Essure, Levothyrox... Les médicaments à destination des femmes constituent l'essentiel des scandales pharmaceutiques des soixante dernières années. Pour tout le monde, le Mediator résonne comme le scandale pharmaceutique de cette décennie. Mais qui sait que, derrière les milliers de victimes de cet antidiabétique utilisé comme un coupe-faim, se cache une très grande majorité de femmes ? Dernièrement, l'Androcur, prescrit contre l'hirsutisme (surpilosité), a défrayé la chronique en favorisant chez celles qui y avaient recours le développement de tumeurs au cerveau. Plus récemment encore, le Levothyrox, prescrit à 85 % à la gent féminine, s'est ajouté à cette litanie.

    En France, le phénomène, invisible, reste hors des radars des autorités sanitaires. Ailleurs dans le monde, on s'interroge davantage. « Entre 1997 et 2001, 80 % des médicaments retirés du marché posaient plus de problèmes aux femmes qu'aux hommes », notait dans un rapport la Cour des comptes américaine. D'autres pays cherchent à connaître les raisons de la forte présence des femmes parmi les victimes des effets secondaires.

    Il est grand temps de lancer l'alerte : de la fabrication du médicament à son utilisation, des laboratoires aux institutions en passant par les prescripteurs, quand le patient est une patiente, c'est tout un système qui déraille.

  • À la suite du succès de La revanche des nuls en orthographe (70 000 exemplaires vendus), Anne-Marie Gaignard, coach en orthographe et spécialiste des apprentissages, s'attaque à la question de la mémoire dans l'acquisition des savoirs et dans notre vie quotidienne.
    Cataloguée « cancre » durant toute sa scolarité, Anne-Marie a été, comme beaucoup, une élève qui malgré de gros efforts fut incapable de retenir la moindre leçon, comme si sa tête était un égouttoir. Pourtant, dès son premier emploi, elle a réussi à enregistrer facilement une somme prodigieuse de données techniques très précises. Son secret ? Elle regroupe les éléments à retenir par groupe de sept. Elle remarque aussi qu'un certain nombre de techniques toute simples stimulent sa mémoire (maîtriser sa respiration, apprendre en bougeant, classer les contenus et les mémoriser dans le sens des aiguilles d'une montre etc.). Autant d'observations empiriques qu'elle a ensuite confrontées avec des données glanées auprès des meilleurs spécialistes du cerveau.
    Il existe en fait trois types de mémoire (visuelle, auditive, kynesthésique ou du geste). Chacun d'entre nous possède une mémoire de prédilection qu'il faudrait identifier le plus tôt possible pour s'assurer un apprentissage durable. Tout rabâchage oral est par exemple vain pour Anne-Marie dont la mémoire est principalement kynesthésique.
    Grâce aux conseils de l'auteure, vous ne craindrez plus de perdre vos mots en public, et vous retiendrez avec une facilité déconcertante leçons, discours, listes de courses, et poésie selon les besoins qui se présentent à vous.

  • Politiquement affaibli après l'échec du Grand bond en avant et la grande famine qui l'a suivi (1958-1962), Mao Zedong lance en 1966 la « Grande Révolution culturelle prolétarienne ». Pendant qu'il élimine un à un tous ses compagnons d'armes et successeurs potentiels, il pousse la jeunesse à l'assaut de la bureaucratie civile et militaire : les « gardes rouges », appelés à « renverser ciel et terre », sèment le chaos dans le pays de 1966 à 1968. Mais les choses échappent à son contrôle et, pour garder l'Armée de son côté, il doit bientôt lâcher les jeunes rebelles. Du sommet de l'État aux couches populaires, le pays est alors au bord de la guerre civile. La Révolution culturelle ne prendra fin qu'avec le décès de Mao Zedong, en 1976, après avoir fait des millions de victimes. Nombre de dirigeants actuels ont été marqués, souvent durement, par cette tragédie.

    C'est aussi le cas de Yang Jisheng, étudiant à Pékin de 1966 jusqu'à la fin 1967, qui a participé aux débuts de cette période sanglante. Son livre est à la fois une narration inédite, minutieuse et précise des événements - y compris ceux que le récit officiel occulte - et une analyse menée avec une perception intime, une connaissance historique et une distance assez exceptionnelles. Il resitue ces événements dans leur contexte jusqu'à la victoire finale des réalistes sur les idéologues, sans laquelle ni l'ouverture de la Chine à partir de 1978, ni son décollage économique spectaculaire, n'auraient pu avoir lieu.

    Ce livre, publié à Hong Kong en 2016, reste interdit en Chine.


    Traduit du chinois par Louis Vincenolles

  • Pourquoi Nabil Wakim était rouge de honte, enfant, quand sa mère lui parlait arabe dans la rue ? Pourquoi l'auteur ne sait-il plus rien dire dans ce qui fut sa langue maternelle ? Est-ce la République qui empêche de parler l'arabe comme elle empêcha autrefois de parler le breton ?

    Voici une langue qui fait figure d'épouvantail. Si Jean-Michel Blanquer évoque l'idée de l'apprendre un peu plus en classe : tollé contre les risques de « communautarisme ». Quand Najat Vallaud-Belkacem propose de réformer son enseignement, elle est accusée de vouloir imposer la langue du Coran à tous les petits Français.

    Ce livre fait entendre une parole souvent tue sur le malaise intime à parler sa propre langue quand il s'agit de l'arabe ; c'est aussi une enquête sur les raisons de ce désamour. Alors que l'arabe est la deuxième langue la plus parlée du pays, elle n'est enseignée que dans 3 % des collèges et des lycées à environ 14 000 élèves. Soit deux fois moins qu'il y a trente ans ! En parallèle, l'enseignement dans des mosquées ou associations cultuelles se multiplie - une estimation porte à 80 000 le nombre d'élèves y recevant des cours. N'est-il pas temps de se convaincre que l'enseignement de l'arabe pourrait être une chance pour notre pays ?

    L'Arabe pour tous est un plaidoyer pour que la langue arabe trouve enfin sa juste place dans l'histoire de France.

  • Nul doute que, en nos temps troublés, les idées d'Ivan Illich vont prendre un nouveau relief. Il y eut deux avertissements solennels en 1970 pour dévoiler cette course folle entraînant l'humanité vers le pire : le rapport Meadows sur la dégradation extérieure de la planète, et celui d'Ivan Illich dénonçant la dégradation intérieure de notre civilisation.

    J'avais, moi-même, dans les années 70, été frappé par sa manière toute nouvelle de transgresser les idées reçues sur l'école, l'hôpital, les transports, pour mieux nous prévenir de leurs contre-effets, lesquels me sont apparus de plus en plus avérés. Alors que la société industrielle et consumériste avait trouvé son rythme, il fallait en effet quelque audace pour prévenir des effets pervers de la croissance et du pillage de la planète. On se souviendra aussi qu'on lui doit d'avoir prôné le mot « convivialité », si peu usité à l'époque. Ce n'est donc que justice d'exhumer son oeuvre et son destin en consacrant à Ivan Illich ce récit biographique inédit.

    J'en suis d'autant plus heureux que l'occasion m'avait été donnée de permettre à mon ami Jean-Michel Djian, à l'époque rédacteur en chef du Monde de l'Éducation, de rencontrer l'auteur d'Une société sans école, en 1999, à Cuernavaca. Ensemble, nous avions, cette année-là et pour longtemps, créé le prix Le Monde de la recherche universitaire pour justement sortir des sentiers battus de la pensée et primer des thèses dépassant les clôtures disciplinaires.

    Nous devons, en effet, comprendre une fois pour toutes qu'il nous faut relier les savoirs et la connaissance pour penser une nouvelle voie, mais aussi abandonner le mythe de l'homme maître de son destin et de la nature pour, ensemble, l'explorer.

  • Tout le monde connaît Loana, la blonde de Loft Story (2001). On en sait moins sur Loana Petrucciani, battue et humiliée par son père, victime de violences conjugales répétées, outil médiatique aux mains de producteurs opportunistes et sans scrupules. Cette femme-objet a fait les choux gras de toutes les presses - y compris des plus sérieuses - au prix d'une profonde souffrance. En moins de vingt ans, la star éphémère a multiplié les tentatives de come-back et de suicide, sombré dans la dépression, succombé à toutes les addictions. Aujourd'hui, à plus de quarante ans, elle suscite au mieux l'indifférence, au pire la moquerie. Mais que lui vaut ce rejet qui confine parfois à la haine ?

    C'est la question à laquelle Paul Sanfourche nous invite à réfléchir, dans une enquête très éloignée des reportages people. Pour comprendre le mépris dont la jeune Niçoise issue des milieux populaires est la cible, le journaliste croise les témoignages (proches, psychologues, médecins et producteurs) et les recherches contemporaines sur le féminisme. Son étude, édifiante, atteste d'un sexisme ordinaire encore très présent dans nos médias. Loana, qui a vu passer la vague #MeToo de loin, pourrait bien en être la parfaite victime. Un travail plein d'humanité et nécessaire si l'on veut comprendre les ressorts patriarcaux au-delà du petit écran.

    Journaliste, auteur et réalisateur, Paul Sanfourche a trente-cinq ans. Après avoir travaillé pour la rédaction d'Envoyé Spécial (France 2), il se consacre désormais à l'écriture.

  • Un sportif sur sept est victime de violence sexuelle avant ses 18 ans. Si l’on applique cette proportion à tous les mineurs pratiquant un sport dans le monde, le résultat donne le vertige.



    Depuis 2008, Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac essaie de comprendre les racines de ce phénomène mondial et recueille des dizaines et des dizaines récits sur toute la planète. Sa conclusion prend à rebours les discours officiels : même si l’on pouvait faire disparaître d’un coup de baguette magique tous les pédophiles qui hantent le milieu du sport, tôt ou tard, les agressions recommenceraient. Pourquoi ? Parce que les abus sexuels dans le sport ne sont pas un problème de pédophiles, mais un problème structurel.



    C’est l’organisation du sport elle-même à l’échelle mondiale qui est coupable : coupable d’éloigner les parents, coupable d’exiger une soumission aveugle à l’autorité de l’entraîneur, coupable de machisme, coupable de faire croire que la douleur physique et morale fait progresser, coupable de taire les abus pour préserver les dizaines de milliards de dollars que rapportent les médailles et les retransmissions des grands événements.



    Témoignages bouleversants, révélations exclusives, affaires inédites, responsabilités accablantes de fédérations sportives, aveux éloquents au sommet de l’État français et du Comité international olympique... Cette enquête, qui se lit comme un roman noir, nous ouvre enfin les yeux sur une vérité que personne ne veut voir. Sa lecture n’en est que plus nécessaire.



    Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac est journaliste d’investigation et réalisateur de documentaires. Ses enquêtes au long cours tentent de décrypter les phénomènes de société. Son film choc Violences sexuelles dans le sport, l’enquête (2020), unanimement salué par la critique, a été vu dans plus de vingt pays.




  • Hitler retrouvé bronzant sur une plage du Brésil, la planète Mars envahie d'esclaves sexuels, Daniel Balavoine assassiné par les services secrets, Notre-Dame de Paris victime d'une vengeance religieuse, des individus contrôlés par la CIA via leurs testicules et les Twin Towers détruites à l'explosif...

    Catalogue d'idées loufoques pour les uns, « théories alternatives » pour les autres, ces affirmations ont un point commun : elles vont à l'encontre des vérités établies. Censées dévoiler la part d'ombre de nos sociétés, elles seraient délibérément ignorées par les médias « grand public » et combattues par les pouvoirs en place.

    Ce livre propose une sorte de best of, déroutant et souvent hilarant, de ce fatras de croyances et d'ignorances que rien, sinon la conviction, ne vient étayer. De l'assassinat de Kennedy, en 1963, à l'épidémie du coronavirus, en 2020, il parcourt plus de cinquante ans de thèses et d'enquêtes. Comme pour un livre de cuisine, il offre un large menu de théories avec recettes et ingrédients. Car à bien y regarder, le monde des complots apparaît comme un fast-food de la pensée où chacun se nourrit de certitudes vite fabriquées et avale avec gourmandise les incongruités les plus épicées.

    L'auteur les rapporte d'une manière rigoureuse et documentée, tout en les saupoudrant de sauce piquante et d'une pincée d'ironie. Elles sont garanties sans édulcorant mais pas sans danger. Car si l'abus d'alcool nuit à la santé, l'abus de complots nuit à la démocratie.

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