Ariane Ascaride

  • Le destin tragique de la femme de 30 ans est aussi affreusement banal : Julie d'Aiglemont est mariée à un homme qu'elle n'aime pas. Malheureuse et délaissée, la seule façon pour elle de ne pas subir son mariage, est de tomber amoureuse d'un autre. Mais de morts malencontreuses en amours contrariées, ses amants et enfants illégitimes ne lui permettront pas d'échapper réellement au contrat auquel elle n'a eu d'autre choix que de se soumettre. Cette sombre histoire, résolument moderne, est sans doute le roman le plus engagé de Balzac, qui dénonce avec force et justesse l'oppression qui pèse sur les femmes.

    « Le mariage, institution sur laquelle s'appuie aujourd'hui la société, nous en fait sentir à nous seules tout le poids : pour l'homme la liberté, pour la femme des devoirs. Nous vous devons toute notre vie, vous ne nous devez de la vôtre que de rares instants. Enfin l'homme fait un choix là où nous nous soumettons aveuglément. Oh ! Monsieur, à vous je puis tout dire. Hé bien, le mariage, tel qu'il se pratique aujourd'hui, me semble être une prostitution légale. De là sont nées mes souffrances. » H. de B.

  • Après sa mort, au cours d'une longue errance dans l'au-delà, une femme revit soudain un moment merveilleux de son enfance : une excursion sur une île avec ses camarades de classe. Elle le revit en sachant quel avenir est réservé à chacun de ceux qui l'entourent ce jour-là. Cela se passe en Allemagne, peu de temps avant la Première Guerre mondiale, et quelques années avant la sombre période où tous devront choisir leur camp, sauf ceux qui, parce qu'ils sont juifs, n'auront d'autre possibilité que de fuir ou se cacher. Présent et futur se mêlent, colorant ce récit d'une nostalgie presque mélancolique : cet après-midi apparaît comme une dernière parenthèse enchantée avant la noirceur des temps à venir.

  • Mick, garçonne passionnée et ambitieuse, erre en solitaire dans les rues du sud profond des États-Unis, happée par la musique qui s'échappe des fenêtres. Au café de Biff, Mick observe John Singer, le fascinant muet au calme olympien. D'autres personnages aussi originaux qu'attachants évoluent autour d'eux, se croisent sans se rencontrer. Ils se regardent avec une curiosité pleine de tendresse face à la cruauté de la vie et à la pauvreté, portés par leurs rêves et leur soif de justice.

    « Au bout de quelque temps, Mick sut quelles maisons captaient les émissions qu'elle voulait entendre. Une maison, notamment, recevait tous les bons orchestres. Le soir, elle y venait, et se glissait dans le jardin obscur pour écouter. Cette maison était entourée de superbes massifs, et Mick s'asseyait sous un buisson près de la fenêtre. Et quand c'était terminé, elle restait dans le jardin, les mains dans les poches, à réfléchir longuement. » C. McC.

  • "La voie qui m'a conduit de Béziers où je suis né il y a 100 ans, jusqu'à ce wagon du train Paris-Berlin d'où je vous parle, est loin d'être rectiligne. Passionné par le dessin, je ne suis entré dans l'administration que par obéissance à mon père. Il avait émis un voeu : ne pas mourir avant d'avoir vu son fils préfet. Je lui ai permis de réaliser ce dernier souhait. Le Front populaire, ma confrontation avec la barbarie nazie et ma rencontre avec le Général de Gaulle ont bouleversé ce qui aurait dû être ma carrière : la vie brillante, laborieuse mais sans surprise d'un haut fonctionnaire de la République.
    Mon arrestation à Caluire, les tortures de Klaus Barbie, les impératifs de l'Histoire ont fait de moi un héros. Ce personnage ne m'appartient plus. Mais laissez-moi vous raconter..."

  • « Restituer le corps vocal, le corps chantant du texte,
    c'est redonner du corps au texte, du corps vivant, parlant,
    c'est rendre du texte au corps,
    c'est mettre en echo » A. F.

    Avec cet enregistrement, les éditions des femmes retournent aux sources en publiant un « livre parlant » de référence : « De la voix ». Ce recueil de textes d'Antoinette Fouque sur les thèmes qu'elle a toute sa vie mis en travail théorique et pratique, oral et écrit, lecture et écriture, corps et texte... est l'occasion d'une nouvelle rencontre de voix. On y entend l'autrice-éditrice, enregistrée lors d'émissions et d'entretiens, ainsi que des lectures par des actrices amies : Fanny Ardant, Ariane Ascaride et Lio.

  • "C'est faire justice aux Lettres de mon moulin que de les donner à entendre au public adulte auquel elles étaient initialement destinées. C'est également réhabiliter Alphonse Daudet, conteur prodigieux et figure particulièrement attachante du XIXe siècle. Par l'habile procédé de la correspondance, Daudet dresse dans ces Lettres le tableau d'une terre luxuriante, source d'intarissables émerveillements pour une âme de poète. Observateur attentif et minutieux, il repère avec habileté les moindres traits de caractère de ses concitoyens et ébauche en cela bien plus qu'une comédie provençale : une sorte de Comédie humaine - à la manière de Balzac.
    A la lecture des Lettres de mon moulin, on découvre sous un angle inusité la fin d'un XIXe siècle en pleine mutation. On imagine un Daudet bien plus contrasté - voire torturé - que le fantaisiste et brillant auteur que l'on serait en droit d'attendre d'une oeuvre comme Tartarin de Tarascon. Sans doute Daudet tient-il plus de Montaigne, son maître, que de Rabelais, car c'est une "tête bien faite", seule, qui peut relever les tendres rodomontades de ses personnages hauts en couleurs ; sans doute le Daudet épistolaire distille-t-il tout autant le spleen que le parfum de saturnales auquel ses méridionaux débonnaires semblent appeler.
    Avec ce deuxième volume Ariane Ascaride et Roland Giraud enregistrent l'intégralité des Lettres de mon moulin. Ils relèvent en cela un défi bien plus compliqué qu'il n'y paraît : ils font apparaître l'au-delà du conte, ils révèlent la profondeur de cette prose. La finesse avec laquelle ils s'emparent de la dimension orale du texte n'en fait que mieux ressortir le travail stylistique et rythmique de Daudet, qui sort pleinement accomplit de cet enregistrement."
    Claude COLOMBINI & Benjamin GOLDENSTEIN
    Ce volume comprend :
    Les vieux ;
    Ballades en prose ;
    La mort du Dauphin ;
    Le sous-préfet aux champs ;
    Le portefeuille de Bixiou ;
    La légende de l'homme à la cervelle d'or ;
    Le poète Mistral ;
    Les trois messes basses ;
    Les oranges ;
    Les deux auberges ;
    A Milianah ;
    Les sauterelles ;
    L'élixir du révérend père Gaucher ;
    En Camargue ;
    Nostalgies de caserne.

  • "C'est faire justice aux Lettres de mon moulin que de les donner à entendre au public adulte auquel elles étaient initialement destinées. C'est également réhabiliter Alphonse Daudet, conteur prodigieux et figure particulièrement attachante du XIXe siècle. Par l'habile procédé de la correspondance, Daudet dresse dans ces Lettres le tableau d'une terre luxuriante, source d'intarissables émerveillements pour une âme de poète. Observateur attentif et minutieux, il repère avec habileté les moindres traits de caractère de ses concitoyens et ébauche en cela bien plus qu'une comédie provençale : une sorte de Comédie humaine - à la manière de Balzac.
    A la lecture des Lettres de mon moulin, on découvre sous un angle inusité la fin d'un XIXe siècle en pleine mutation. On imagine un Daudet bien plus contrasté - voire torturé - que le fantaisiste et brillant auteur que l'on serait en droit d'attendre d'une oeuvre comme Tartarin de Tarascon. Sans doute Daudet tient-il plus de Montaigne, son maître, que de Rabelais, car c'est une "tête bien faite", seule, qui peut relever les tendres rodomontades de ses personnages hauts en couleurs ; sans doute le Daudet épistolaire distille-t-il tout autant le spleen que le parfum de saturnales auquel ses méridionaux débonnaires semblent appeler.
    Avec ce deuxième volume Ariane Ascaride et Roland Giraud enregistrent l'intégralité des Lettres de mon moulin. Ils relèvent en cela un défi bien plus compliqué qu'il n'y paraît : ils font apparaître l'au-delà du conte, ils révèlent la profondeur de cette prose. La finesse avec laquelle ils s'emparent de la dimension orale du texte n'en fait que mieux ressortir le travail stylistique et rythmique de Daudet, qui sort pleinement accomplit de cet enregistrement."
    Claude COLOMBINI & Benjamin GOLDENSTEIN
    Ce volume comprend :
    Installation ;
    La diligence de Beaucaire ;
    Le secret de maître Cornille ;
    La chèvre de M. Seguin ;
    Les étoiles ;
    L'Arlésienne ;
    La mule du Pape ;
    Le phare des Sanguinaires ;
    L'agonie de la Sémillante ;
    Les douaniers ;
    Le curé de Cucugnan.

  • De Christine de Pizan aux Femen, en passant par Olympe de Gouges, Virginia Woolf ou Antoinette Fouque, ce livre audio réunit des textes historiques et fondateurs des luttes des femmes lus par des comédiennes et des chanteuses.

    Il célèbre, à l'occasion des cinquante ans de la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du 8 mars 2019, journée internationale des femmes, les infatigables combats des femmes et dénonce les injustices qui leurs sont faites. De grandes voix d'aujourd'hui portent et donnent à entendre ces discours, parfois gravés dans nos mémoires, parfois oubliés, mais toujours d'une évidente actualité. Ce choeur de femmes compose un retentissant appel à la révolte : debout, debout !

  • Que nous soyons français d'origine ou d'adoption, que nous soyons le fruit de l'exode rural ou de l'immigration, nous portons tous en nous les traces d'une certaine forme de déracinement. Par centaines, les auditeurs de Radio France ont répondu à l'appel de la radio : qu'ils aient quitté leur terre, leur village ou leur pays d'origine, ils nous racontent l'émotion des grandes transhumances qui ont fait la France d'aujourd'hui. Leur histoire, celles de leurs enfants, de leurs parents ou de leurs grands-parents nous rappellent que nos racines ne peuvent en fin de compte perdurer, renaître et prospérer que dans l'amour, dans la mémoire, dans le mélange et dans le brassage, dans le métissage des êtres et des peuples.

  • L'Amant de la Chine du Nord Nouv.

    « J'ai appris qu'il était mort depuis des années. C'était en mai 90. Je n'avais jamais pensé à sa mort. On m'a dit aussi qu'il était enterré à Sadec, que la maison bleue était toujours là, habitée par sa famille et des enfants. Qu'il avait été aimé à Sadec pour sa bonté, sa simplicité et qu'aussi il était devenu très religieux à la fin de sa vie.
    J'ai abandonné le travail que j'étais en train de faire. J'ai écrit l'histoire de l'amant de la Chine du Nord et de l'enfant : elle n'était pas encore là dans L'Amant, le temps manquait autour d'eux. J'ai écrit ce livre dans le bonheur fou de l'écrire. Je suis restée un an dans ce roman, enfermée dans cette année-là de l'amour entre le Chinois et l'enfant. »

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