• Après 4 jours pendant lesquels la planète a retenu son souffle, les résultats sont tombés : le démocrate Joe Biden remporte les élections présidentielles américaines, face au tonitruant Donald Trump. Jean-Bernard Cadier, correspondant à Washington, retrace le parcours et la campagne électorale, de sa ville natale de Scranton à la Maison Blanche, du 46 e président des États-Unis.
    7 novembre 2020, 11 h 25. Après quatre jours de suspense, le démocrate Joe Biden est déclaré vainqueur de la présidentielle américaine. La Pennsylvanie, son État d'origine, lui a donné la victoire - sur le fil. Sa campagne, toute de discrétion, l'a emporté sur les provocations et gesticulations de Donald Trump. Cette victoire, il l'a dédiée à son fils Beau, mort d'un cancer en 2015.
    L'enquête de Jean-Bernard Cadier retrace le parcours d'un homme parvenu aux plus hautes fonctions à force de ténacité et de résilience. Une vie ponctuée de drames, de choix controversés et de gaffes monumentales. Mais Biden a démontré son courage et son habileté politique, qualités acquises sur le long chemin qui l'a mené de Scranton, sa ville natale, jusqu'au Bureau ovale.
    À 78 ans, il retrouve donc cette Maison Blanche où il a passé huit ans au côté de Barack Obama. Mais sera-t-il à la hauteur ? Pourra-t-il sortir son pays de la crise sanitaire et économique, sans majorité au Sénat ? Tel est le principal défi qui attend le 46e président des États-Unis.

  • Ils étaient si proches de conquérir l'Élysée... Mais ils ont échoué ! Pourquoi ces perdants magnifiques n'ont-ils pas atteint le sommet auquel ils étaient destinés ?
    Mendès France, Chaban-Delmas, Rocard, Barre, Delors, Balladur, Jospin, Royal, Strauss-Kahn, Juppé, Mélenchon :
    tous ont été désignés par les journalistes ou considérés par les sondeurs comme imbattables. Et pourtant, ces surdoués
    de la politique se sont cassés les dents sur la conquête de l'Élysée, battus par d'autres qui n'étaient pas forcément les meilleurs.
    Que s'est-il passé dans l'ultime ligne droite de la campagne présidentielle ?
    Pourquoi n'ont-ils pas pu ou pas voulu aller au bout de leur rêve ?
    Est-ce pour des raisons politiques ou psychologiques ?
    Sous la direction de Jean Garrigues, les meilleures plumes de la presse politique sont réunies pour nous o rir une galerie
    de portraits plus réussis les uns que les autres.

  • Faites de votre connaissance de l'actualité un atout !La révision de l'actualité est un passage obligé mais redouté des candidats aux concours de la fonction publique et d'accès aux grandes écoles (Sciences Po, écoles de commerce, de communication, de journalisme, etc.). Comment maîtriser les questions souvent épineuses de l'actualité en seulement quelques mois ? Les fiches ici rassemblées vous permettront de passer au crible les événements les plus récents et de faire la différence lors des épreuves de concours.
    Découvrez
    L'apparition de la Covid-19 en Chine
    Les conséquences économiques et sanitaires de cette pandémie
    Les élections américaines et la victoire de Joe Biden
    Vladimir Poutine à la tête de la Russie jusqu'en 2036
    2020 : des records de chaleur en Arctique

  • Voter ou ne pas voter, telle est la question qu'on n'ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l'abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu'une simple apologie de l'abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

    En plus de rappeler les raisons qu'évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l'auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d'animaux, d'humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d'autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l'abstention n'est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

  • Si l'expression, « Que faire ? », résonnait jadis de manière exclamative, annonçant l'amorce d'une réflexion stratégique pour un ordre nouveau, l'expression individualiste : « Oui, mais, qu'est-ce que je peux faire, moi... ? » soustrait à son énonciateur de tout espoir d'agir. « Qu'est-ce que je peux faire, moi ? » Cesser de s'indigner et passer à la question suivante, travailler sans fin à une synthèse des causes valables, s'organiser au-delà des esprits de chapelle et des replis sectaires, moquer l'idéologie, réduire à des objets de la pensée les termes que la propagande cherche à inscrire au siège de la subjectivité, transcender les modalités d'organisation hégémoniques, et s'essayer à des formes instituées qui nous ressemblent. Radicalisez-vous !

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • Retrouve Cyril Schreiner et son chien Albert dans une campagne électorale détonante ! Albert est ronchon aujourd'hui : de l'eau a envahi le fond de sa niche ! Ni une, ni deux, Cyril poste une photo Instagram de son carlin pour alerter tout le monde de la montée du niveau de la rivière. Les réactions de soutien arrivent en masse : " Bien dit, Albert ! ", " Albert président ! ". Une drôle d'idée se met alors à germer dans la tête de Cyril. Et si Albert tentait de devenir... président d'Alsace ?!
    Une idée folle, des personnages hauts en couleur et l'humour inimitable de Cyril Schreiner : plonge dans une incroyable aventure électorale en bande dessinée !

  • Depuis l'élection d'Evo Morales à la présidence en 2006, la Bolivie constitue un formidable laboratoire de la gauche latino-américaine. Défense des droits autochtones, promotion du concept du vivir bien («bien vivre»), constitutionnalisation des droits de la Pachamama («Terre-Mère»), organisation d'une Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques: ce gouvernement issu des mouvements sociaux a clairement affiché sa volonté de rupture avec le néolibéralisme. Mais en parallèle, il n'a pas résisté à la tentation d'intensifier l'exploitation des ressources naturelles du pays, tout en soutenant l'agriculture intensive et transgénique et en accordant de faibles budgets à la protection de la nature. Tension créatrice ou paradoxe irréconciliable?
    S'interrogeant sur les dynamiques politiques à l'oeuvre dans ce processus de transition, Dimitri de Boissieu a sillonné les aires naturelles protégées de la Bolivie pour rencontrer divers acteurs sur le terrain. Sa vaste enquête révèle que le gouvernement d'Evo Morales, loin d'avoir renoncé aux dogmes de la croissance économique, n'a pas réussi à mettre en place un État véritablement écosocialiste comme plusieurs l'espéraient. Malgré ce désenchantement, nombreux sont ceux et celles qui cultivent encore l'utopie de bâtir des civilisations capables de vivre en harmonie avec la nature.

  • Les journalistes politiques Jannick Alimi (Le Parisien) et Frédéric Delpech (LCI) analysent la déliquescence de la droite, depuis le jour du rassemblement au Trocadéro organisé par Fillon en mars 2017 jusqu'à aujourd'hui.
    Trocadéro, 5 mars 2017. Une tragédie se joue sur cette place immense, face à la tour Eiffel. Acculé depuis qu'il a appris sa mise en examen, lâché par une partie des siens, François Fillon, candidat officiel des Républicains à la présidentielle, tente un ultime coup de dés, exhortant les militants à le suivre.
    Un meeting dont le succès le confortera dans sa décision de se maintenir... avant d'être éliminé dès le premier tour. Pour la première fois sous la Ve République, la droite est absente du second tour d'une présidentielle. Autour de Fillon, certains -Baroin, Chatel, Ciotti, Jacob- ont hésité mais ils sont là. Sarkozy, rival vaincu de la primaire, préfère tirer les ficelles à distance... Alain Juppé, lui, comprend qu'il ne sera jamais le "plan B".
    Trois ans plus tard, cette journée est devenue le marqueur d'un tournant idéologique. À droite toute? Pas si sûr... Toujours est-il qu'au printemps 2019 Édouard Philippe n'a pas craint de stigmatiser cette aile du parti en la qualifiant de "droite Trocadéro ".
    À l'heure où François Fillon doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Pour expliquer l'implosion de la droite française, Jannick Alimi et Frédéric Delpech ont interrogé acteurs et témoins ; ils racontent les étapes d'un chemin de croix qui a vu la droite française finir à moins de 10 %, lors des européennes.

  • Bienvenue à Marseille, où sévit une horde d'activistes qui se lancent dans des happenings ultra violents. Une "foire à la baston" qui se déroule à chaque fois qu'un élu prononce un discours en public. Qui se cache derrière ces militants d'un genre nouveau ? Que vient faire un gamin d'une dizaine d'années dans ce barnum, sorte de Fight Club à la française ? Bienvenue à Marseille, où un étrange phénomène se produit. Dès qu'un élu prononce un discours, une horde d'activistes l'en empêche en se lançant dans une véritable " foire à la baston ". Derrière ces happenings d'une rare violence, il y a plusieurs hommes et femmes aux parcours et aux motivations bien différents. Paolo, l'inventeur du concept et le meneur du groupe ; Lang, ancien photographe de guerre au passé peu clair. Olivia, l'ex de Lang ; Awa, qu'il a connu dans sa première vie. Et un gamin, Arsène, qui va finir par jouer un rôle crucial dans cette affaire. Un Fight Club à la française, véritable coup de poing littéraire.

  • Après le succès qu'ont rencontré les Considérations sur la France, le philosophe politique s'empare à la veille des élections européennes du passé, du présent et de l'avenir du Vieux Continent. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?
    Attaquée par les populismes, critiquée par ses membres, décrédibilisée aux yeux des citoyens, l'Europe, à la veille d'élections cruciales, traverse une crise grave. Dans un entretien passionnant, Jean-Claude Milner interroge les conditions de la survie de l'Union.
    Mythe de la fin de l'histoire, ennui de la paix, critique du néolibéralisme, le philosophe aborde aussi la justice sociale, dont il dénonce l'abandon au profit de l'enrichissement. La culture européenne, puisqu'elle existe, n'est pas à créer mais à retrouver.
    Dans ces entretiens éblouissants d'intelligence, de vivacité et de vérité, Jean-Claude Milner ne cède à aucun dogmatisme, pense le présent en mettant en perspective le passé et fait montre d'une pondération critique rare.
    De la vertu des Pères fondateurs à l'incurie de Bruxelles, c'est l'idéal européen qu'il s'agit de sauver.

  • C'est un village du sud de la France, mais ce pourrait être n'importe quel village français. Une lutte mordante s'envenime au sein du conseil municipal entre le maire sortant, notaire de la contrée, et la directrice de l'école primaire, Denise Amouroux. La campagne électorale est vite débordée par les rumeurs, les préjugés et les crispations venus de tout le pays, dans une surenchère d'intimidations et de violences.
    Une campagne est une chronique romanesque, étonnamment précise, de l'amour, de l'attachement, comme des haines et des illusions qui traversent les territoires, les coeurs, les mémoires. Et qui font un village français aujourd'hui. La satire politique révèle l'interchangeabilité des discours et l'hypocrisie des comportements policés. Utilisant plutôt le non-dit que la dénonciation, le roman de Frédéric Valabrègue démarque la parole commune pour en surprendre les paresses et les intérêts cachés. La satire ne juge ni ne condamne, elle met l'accent sur la comédie des ignorances et des impuissances, occasionnant la drôlerie et le sourire navré.

  • C'est un livre lucide et incroyablement optimiste. Quand les débats électoraux se perdent en innombrables mesures technocratiques, François Bayrou présente une vision d'ensemble. Il va droit à l'essentiel des choix à faire pour notre avenir. Il n'élude aucun problème, il affronte toutes les difficultés à visage découvert. L'identité française, notre modèle de société, les moyens de restaurer l'unité du pays et de recharger l'énergie qui le fait vivre, la souveraineté réelle pour la France et pour l'Europe, l'immigration, les religions et parmi elles l'Islam, la laïcité, l'éducation, la sauvegarde de la planète, toutes les questions qui inquiètent et passionnent la France reçoivent une réponse de fond. Résolution, le mot dit la volonté, les choix qu'on décide et qu'on peut tenir, les solutions aux problèmes, et la sortie des conflits inutiles. Cette résolution française, c'est la chance d'un nouveau départ.

  • « Maintenant il faut que ça rapporte ! »Isabelle Balkany, le 6 mars 1983 ... Ce soir-là les époux Balkany, en remportant les élections municipales, mettent la main sur la ville de Levallois. Pendant plus de trente ans ils vont mettre en coupe réglée (selon leurs détracteurs) cette commune de l'Ouest parisien.  En 2019, les Balkany sont enfin convoqués par la Justice avec Jean-Pierre Aubry -  leur fidèle exécuteur des basses oeuvres financières  - et l'associé de Nicolas Sarkozy, maître Arnaud Claude. Un prince saoudien les accompagne dans le box des accusés, soupçonné d'avoir versé 5  millions d'euros de pots-de-vin pour une opération immobilière à Levallois.Quelle que soit l'issue du procès, Patrick Balkany s'apprête sereinement à se représenter à la mairie de Levallois en 2020. Même s'il est condamné, rappelons qu'il est présumé innocent jusqu'à un éventuel jugement en appel puis un pourvoi en cassation.Cette enquête nourrie de témoignages du premier cercle des Balkany nous ouvre les portes de leur vie de milliardaires de Marrakech à Saint-Tropez en passant par les Antilles, où rien n'était jamais trop beau pour s'attirer les faveurs des ténors de la droite. Elle apporte des témoignages inédits sur les activités du maire de Levallois au coeur de la «  Françafrique  ».Elle explique enfin comment ce couple d'élus politiques accusés de corruption a pu échapper pendant plus de trente-cinq ans à la Justice. Qui les a protégés  : Chirac  ? Balladur  ? Pasqua  ? Sarkozy  ? Quels secrets détiennent-ils pour s'être rendus intouchables  ?  Jean-Charles Deniau est journaliste et réalisateur. Il a réalisé plus de 80 documentaires dont en 2015 «  Il était une fois dans l'Ouest  : le roman noir des Hauts-de-Seine  », et il a notamment publié La vérité sur la mort de Maurice Audin (éditions des Équateurs, 2014). 

  • Mettre en place ou renouveler vos instances professionnelles, organiser vos prochaines élections... des missions souvent complexes pour les directions et les services ressources humaines. 

    Une démarche qui se complique avec la mise en place de cette nouvelle instance : le Comité social et économique. 

    Rédigé de manière simple et accessible sous forme de questions-réponses, cet ouvrage permettra à tous ceux qui portent la responsabilité d'organiser ces élections de pouvoir y faire face le plus sereinement possible. 

    Pour vous aider dans cette mission délicate, l'auteur répond à toutes les questions sur la préparation des élections, les étapes à suivre, la publication des résultats et les procès-verbaux correspondants. 

    100 % à jour des ordonnances Macron, cet ouvrage vous présente tous les outils nécessaires à la bonne organisation de vos élections professionnelles ! 

  • Comment enrayer la longue montée des obscurantismes et préparer un avenir plus éclairé? Un essai de Dimitri Casali, historien de débats et polémiste engagé. Nous croyons tous aujourd'hui à l'idée réconfortante selon laquelle l'histoire humaine se déroule comme un progrès continu. Les connaissances semblent s'accumuler naturellement en direction d'un savoir collectif et individuel de plus en plus riche, précis, exact. Chaque jour, la science nous épate de ses découvertes. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd'hui face à un paradoxe gigantesque. Dans cette utopie hyperconnectée et hyperinformée, l'ignorance gagne chaque jour du terrain et les exemples se multiplient d'obscurantismes qui se renforcent autour de nous. Partout, grâce à Internet, les théories du complot les plus farfelues se propagent avec une facilité déconcertante sur Google, Facebook, Twitter et Wikipédia. Dans le monde, les théories créationnistes connaissent un engouement spectaculaire ; 46 % des Américains croient que la Terre a moins de 10 000 ans. Le monde arabe compte un quart d'analphabètes. En France, 7 % de la population demeure illettrée (soit 3 millions de personnes) et l'école est en plein effondrement (27e rang au classement PISA). L'ignorance est encore à l'oeuvre, de façon sanglante, avec la destruction par Daech des cités de Palmyre, Nimroud et Hatra. Aujourd'hui, l'Europe est abasourdie de découvrir que ces djihadistes, prêts à payer de leur vie pour répandre la haine, ont été élevés sur son sol, éduqués dans ses écoles. Ces phénomènes révèlent quelque chose d'un processus profond, global, que jusqu'ici nous avons refusé de regarder en face : la longue montée de l'ignorance.

  • Lorsqu'une société souffre d'une façon qu'elle ne parvient ni à expliquer ni à soigner, elle se met à persécuter un bouc émissaire ? et c'est d'abord en ce sens que nous parlons d'une « pharmacologie du Front national ». Mais s'il est vrai que les 37 % de Français qui déclaraient partager les idées du Front national quatre jours avant l'élection de François Hollande souffrent d'une maladie qui frappe l'époque tout entière ? souffrance qui les pousse à chercher des exutoires à cette maladie qui n'est pas seulement la leur, exutoires qu'ils trouvent dans ceux qu'ils désignent comme boucs émissaires ? , la pharmacologie du Front national est aussi ce qui consiste à analyser les raisons pour lesquelles la plupart du temps, ceux qui prétendent combattre cette maladie et ses effets, et ses effets en particulier sur les électeurs ou les sympathisants du Front national, désignent ces derniers eux-mêmes comme des boucs émissaires, se dédouanant ainsi de lutter contre la bêtise, contre la leur en propre et contre ses causes, et désignant en général dans ces boucs émissaires-là à la fois les représentants typiques et les causes de la bêtise de l'époque. Faire en sorte que celui qui souffre et qui est malade soit accusé d'être la cause de sa maladie, et de contaminer les autres telle une brebis galeuse : tel est le mécanisme de désignation du bouc émissaire que les électeurs et sympathisants du Front national partagent avec ceux qui les traitent à leur tour comme des boucs émissaires. Et telle est leur commune bêtise.

    Cet essai est suivi du Vocabulaire d'Ars Industrialis, écrit par Victor Petit.

    Adaptation Studio Flammarion. Graphisme : Atelier Michel Bouvet

  • La première étude exhaustive sur un rouage essentiel de la vie politique sous la IIIe République.
    À la fin du xixe siècle, le Sénat devient l'un des piliers du régime républicain. Les hommes qui le composent, des notables essentiellement ruraux, sont très majoritairement radicaux ou républicains modérés, profondément attachés au caractère parlementaire des institutions, à la laïcité, au libéralisme économique et politique et à la défense nationale.
    Comme le montre Gisèle Berstein dans cette vaste fresque, ces éléments constitutifs de la tradition républicaine se trouvent menacés dans l'entre-deuxguerres par les troubles qui affectent la France. Ces dangers conduisent le Sénat, qui se considère comme le gardien du régime, à mener un incessant combat contre les empiètements du gouvernement sur le droit de contrôle de cette Assemblée, contre la poussée communiste et contre les risques d'étatisation qu'il croit discerner dans l'expérience du Front populaire.
    La perte d'influence de la Haute-Assemblée annonce la crise du régime parlementaire. Le Sénat assiste impuissant au double échec de 1940 qu'il a tenté en vain d'éviter : la défaite militaire de la France devant l'Allemagne nazie et l'effondrement du régime républicain.

  • Les kamikazes Nouv.

    Les kamikazes

    Bruno Dive

    Après une année qui a traumatisé la société française, il faudrait être un peu fou voire suicidaire pour se présenter à la présidentielle de 2022. Pourtant, certains, déclarés ou pressentis, cherchent déjà à se positionner. Qui sont-ils ? Parviendront-ils à relever le défi qui les attend ? Tour d'horizon des kamikazes de la République, par un des rédacteurs en chef de L'Obs.
    L'un d'eux sera président en 2022 Il faut être fou et un peu suicidaire pour se présenter à la présidentielle de 2022. Qui, disposant de toute sa raison, pourrait bien vouloir assumer la responsabilité suprême face à une crise sanitaire qui s'éternise ? Quel esprit dérangé peut espérer combler notre abyssal déficit budgétaire ? Qui peut prétendre redresser les comptes publics tout en négociant la transition énergétique, face à la défiance de citoyens au bord de la crise de nerfs ? Non, décidément, les prétendants à l'Elysée en 2022 sont des kamikazes !
    A moins d'un an du scrutin,
    Les kamikazes dresse le portrait des candidats qui ont une chance d'exercer demain le pouvoir en France. Qui sont-ils vraiment ? Quel parcours fut le leur avant qu'ils songent à se présenter ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ? Ont-ils une part d'ombre, des blessures secrètes ? Sont-ils taillés pour une fonction que l'on sait écrasante ?
    Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Xavier Bertrand, Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot... Parmi eux, se niche ce suicidaire vers lequel convergeront tous les regards, toutes les attentes, toutes les revendications.

  • Comment Molière aurait-il décrit nos candidats à l'élection présidentielle ? Des avares, des misanthropes, des malades imaginaires ? Et Voltaire, Balzac, Montesquieu, qu'auraient-ils dit de notre actualité politique ?

    Redécouvrez les annonces, bourdes et petites phrases des candidats à l'aune des citations des grands classiques : un recueil d'anachronismes savoureux et caustiques qui vous feront apprécier la campagne !

  • Europe, réveille-toi ! est un cri d´alarme, mais c´est aussi un livre plein d´espoir.
    L´indifférence et les replis face à l´avenir de l´Europe sont insupportables et dangereux. Philippe Herzog fait appel à toutes les forces de la société. Ne laissez pas l´Union s´abîmer dans les rivalités partisanes et les conflits nationaux, prenez la parole, engagez-vous dans les mouvements européens ! C´est une urgence.
    A la veille d´élections européennes à hauts risques, Philippe Herzog soumet au débat public un programme d´action puissant et cohérent pour reconstruire l´Union et sortir de la crise. Il est le fruit de vingt ans de travail personnel et collectif acharné au sein de l´association Confrontations Europe et de son expérience politique des institutions européennes.
    Michel Barnier, qui a choisi Philippe Herzog comme conseiller spécial à la Commission, témoigne de la qualité de son apport.  Michel Rocard, ami et compagnon de route de toujours, nous interpelle : « Philippe Herzog est convaincant. Lisez, il vous entraînera ».

  • Elle comme lui s'apprêtent à voter pour la première fois. Alors ils ont décidé de faire le tour des candidats. Tous, même De Beer. De Beer, l'extrémiste, le xénophobe, le leader charismatique au discours vénéneux.

    De ce meeting angoissant, où se mêlent la peur et le dégoût, ils ne vont pas revenir indemnes.

    Sophie Adriansen a publié une quinzaine d'ouvrages en littérature générale et jeunesse, dont Je vous emmène au bout de la ligne (éd. Max Milo) et Max et les poissons (éd. Nathan).

  • A voté

    Laurent Le gall

    • Anamosa
    • 30 Mars 2017

    En cette année d'élection présidentielle, les questions qui nourrissent les médias et tenaillent sans doute déjà nombre de citoyens sont sans aucun doute " Voter ou pas ? ", et " Pour qui voter ? " Il s'agit ici, dans une histoire vivante et enlevée, organisée en une dizaine d'" instantanés ", de s'interroger sur pourquoi et comment nous votons, pourquoi et comment les Français, à partir du XIX e siècle, ont appris à voter. Les pratiques électorales sont, à intervalle régulier, l'objet d'un commentaire si intense qu'il en fait oublier l'essentiel : d'où vient l'évidence des actes et des rites dont elles sont faites ? D'où vient l'habitude du bulletin, de l'isoloir et de l'urne ? En réalité, ces choses de la vie démocratique n'ont rien de secondaire. Laurent Le Gall montre, à partir de souvenirs personnels de suffrages (la première élection, celle des délégués de classe), d'affiches, de bulletins (le bulletin nul : qu'écrire ? Le sens de la transgression et l'économie graphique de l'espoir et du désespoir ; la modernité technique fait-elle la modernité démocratique ?) ou de campagnes électorales (1974 à travers le film de Depardon, 2002), les pratiques différenciées qui président à l'acte de vote et des sens que des acteurs différemment socialisés lui ont donnés depuis les années 1830, mais aussi toutes les luttes qu'il a fallu, dans les campagnes du XIXe siècle comme dans les villes du XXe siècle, pour apprendre à voter. Il fut un temps où les bulletins n'étaient pas imprimés, où le notable des lieux le remplissait pour le citoyen. Et dans les villages du pays, les affaires sont nombreuses qui voient les villageois s'emparer de l'urne de la communauté voisine et demander rançon, d'autre la brûlent en guise de résistance. Plus tard, les trucages, la multiplication des fraudes et des bourrages d'urne, dont bruissent longtemps les élections, la nécessité d'édifier un code électoral et de pacifier l'urne et le bulletin, dessinent une autre histoire électorale du pays. Mais les fraudes et les bagarres ne sont pas tout. Ce livre explique l'ascension d'un rite qui nous est devenu familier et des objets oubliés à force d'évidence sur lequel il prend appui. Dans le repli des débats idéologiques auxquels on ramène tout le plus souvent, il raconte, en somme, comment les Français ont appris à voter et pourquoi on le fait, derrière l'utopie du suffrage, restituant au bulletin ce qui en fait toute sa richesse : son évidence et son énigme.

  • Enquête sur la "machine à cash" du FN " Tête haute, mains propres ", proférait le père. " Tête haute, mains blanches ", lance la fille en avril 2016, au lendemain des révélations sur les opérations financières de deux de ses proches, épinglés dans l'affaire des " Panama Papers ". Mais l'affaire qui menace le plus Marine Le Pen est d'une tout autre ampleur. Il s'agit de ce qui pourrait être considéré comme une gigantesque escroquerie au détriment du porte-monnaie des contribuables. Durant trois ans et demi, ce système a fait l'objet d'une enquête fouillée de la brigade financière, puis de deux juges d'instruction spécialisés dans la lutte anti-corruption. Elle a été bouclée en octobre 2016 et aurait, en toute logique, dû être jugée avant la prochaine élection présidentielle. La présidente du FN a multiplié les recours juridiques pour repousser l'échéance, allant jusqu'à mettre en cause les juges eux-mêmes... Dans les hautes sphères du pouvoir, certains craignaient aussi sans doute qu'un tel procès fasse le jeu de Marine Le Pen. Qu'il alimente sa stratégie de " victimisation " de candidate ciblée par l'" establishment " et que le bruit de la défense de l'extrême droite - fût-elle mensongère - grossisse encore les rangs de ses électeurs. Ce livre fait le pari inverse. Il postule qu'en démocratie il n'y a pas de citoyen trop informé et qu'avant de déposer un bulletin dans l'urne, mieux vaut en savoir le plus possible sur les faits et gestes des candidats. Surtout quand ceux-ci flirtent allègrement avec l'illégalité et sont soupçonnés d'avoir détourné massivement de l'argent public. Il ne s'agit pas de juger avant la justice, mais de livrer au public des éléments d'information propres à éclairer ses choix.

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