Les Éditions de Minuit (réédition numérique FeniXX)

  • "Nous faisons porter notre analyse sur quatre oeuvres : celles de Nathalie Sarraute, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet et Michel Butor. Ce sont à la fois les plus représentatives et les plus achevées d'une tendance qui n'en est certes plus à se définir mais dont l'éparpillement actuel en de multiples directions - signe de vitalité - empêche l'observateur d'opérer aujourd'hui une synthèse qui ne soit pas, demain, périmée. Le Nouveau Roman est donc saisi au début de sa démarche. C'est dire que le même travail reste à faire pour les oeuvres de Claude Ollier, Robert Pinget, Jean-Pierre Faye, les écrivains du groupe Tel Quel, afin de situer un jour ces recherches qui, s'appuyant entre autres exemples sur les expériences capitales de Michel Leiris1 et de Samuel Beckett et menant jusqu'à une révolution totale dans l'écriture, font véritablement apparaître comme éclatant l'avenir de la littérature romanesque." Ludovic Janvier

  • Au début de ce siècle, l'Amérique était un pays sans tradition littéraire : en poésie, Edgar Poë et Emily Dickinson étaient encore peu connus, et on ne s'était guère arrêté sur le grand barde Walt Whitman. C'est en Europe, que l'écrivain américain allait chercher son inspiration. Aujourd'hui, les États-Unis se trouvent être le centre du monde littéraire anglo-saxon. On connaît Hemingway et Faulkner ; mais mesure-t-on l'importance d'un W.C. Williams, d'un Wallace Stevens ? Ce livre s'efforce de révéler la richesse et la variété de la poésie américaine, surgie, depuis les années vingt, comme un continent sort de la mer.

  • Précédant Jean-Paul Sartre et son essai sur Baudelaire, Étiemble et son Rimbaud, Denis Marion s'est attaqué lui-même à un des grands mythes littéraires de notre époque : Edgar Poe, à qui notre littérature a fait une place prépondérante. L'auteur a soin de ne pas ramener son sujet aux limites de ses propres théories et de citer, finalement, comme explication de la méthode de Poe, ce que Valéry écrivait au sujet d'Euréka : J'avais foi dans quelques idées qui m'étaient venues.

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