Paradigme (réédition numérique FeniXX)

  • L'art épique a été pratiqué en Europe et particulièrement en France pendant toute la durée du Moyen Âge ; aussi peut-on parler d'une tradition qui, intimement mêlée aux systèmes de représentation du monde et aux codes sociaux, inspire des oeuvres variées, depuis ce poème parfait qu'est le « Roland » d'Oxford jusqu'aux oeuvres fleuves du XIVe siècle et aux mises en prose du XVe. C'est à rendre compte de quelques aspects de l'histoire et de l'esthétique du genre que s'attache le présent recueil d'articles, issu d'une fréquentation de plus de vingt ans avec les diverses manifestations d'une veine épique qui, si éloignée qu'elle soit de nous, reste pourtant étrangement accessible.

  • Cet ouvrage se propose d'offrir un panorama de ce que le cheval a pu représenter dans la société et dans les mentalités du Moyen Age. Les auteurs proposent un parcours à travers différents textes et documents à partir desquels seront évoqués trois domaines essentiels : le cheval dans le monde socio-économique (échange, valeur, utilisation dans le monde rural, etc.) ; le cheval dans la littérature (vocabulaire, fonction littéraire, etc.) ; la médecine vétérinaire, autour de l'édition d'un manuscrit du XIVe siècle : la « Cirurgie des chevaux ».

  • Cet ouvrage reprend le texte intégral d'une thèse d'État soutenue en Sorbonne en décembre 1991. Elle avait pour but d'analyser l'éclat prestigieux de la Champagne au XIIIe siècle sous la lignée des comtes Thibaut, en associant l'interprétation des textes à un milieu culturel, social et naturel. Ce milieu, nous le discernons tout d'abord à travers le réseau très dense des relations humaines. Du goût des publics, des oeuvres qui leur sont offertes se dégagent alors les traits de ce que l'on peut appeler une esthétique champenoise, qualités sensibles et intellectuelles qui s'épanouissent dans un style très caractérisé. L'image de la Champagne telle qu'elle se découvre à travers ses historiens (de Villehardouin à Joinville), dans la poésie lyrique de ses trouvères, illustrée surtout par le chevalier briard Gace Brulé et le Prince-Poète Thibaut IV, et dans la fascination qu'exerça cette lyrique sur le roman (Jean Renart, Renaut...) ou sur la littérature pieuse et didactique (Guiot de Provins, Gautier de Coinci...), voilà quelques-unes des pistes que cette recherche s'est donné pour tâche d'explorer, avec l'espoir de susciter bien d'autres travaux encore en ce domaine d'une richesse exceptionnelle.

  • Cet ouvrage reprend le texte intégral d'une thèse d'État soutenue en Sorbonne en décembre 1991. Elle avait pour but d'analyser l'éclat prestigieux de la Champagne au XIIIe siècle sous la lignée des comtes Thibaut, en associant l'interprétation des textes à un milieu culturel, social et naturel. Ce milieu, nous le discernons tout d'abord à travers le réseau très dense des relations humaines. Du goût des publics, des oeuvres qui leur sont offertes se dégagent alors les traits de ce que l'on peut appeler une esthétique champenoise, qualités sensibles et intellectuelles qui s'épanouissent dans un style très caractérisé. L'image de la Champagne telle qu'elle se découvre à travers ses historiens (de Villehardouin à Joinville), dans la poésie lyrique de ses trouvères, illustrée surtout par le chevalier briard Gace Brulé et le Prince-Poète Thibaut IV, et dans la fascination qu'exerça cette lyrique sur le roman (Jean Renart, Renaut...) ou sur la littérature pieuse et didactique (Guiot de Provins, Gautier de Coinci...), voilà quelques-unes des pistes que cette recherche s'est donné pour tâche d'explorer, avec l'espoir de susciter bien d'autres travaux encore en ce domaine d'une richesse exceptionnelle.

  • De l'érotique des troubadours à l'« heurétique » (Platon), des trouveurs en roman, « ce que le coeur me dit avec la langue d'Amour » (Dante) m'installe au coeur du « mystère dans les lettres », qui sont d'amour, à force d'être hantées par la mort : « le Beau trouvé » s'entend de l'enfant trouvé dans le roman familial comme des heureuses rencontres dans l'art de bien dire. C'est une nouvelle naissance comme une nouvelle lumière. Apprendre ainsi à lire « avec d'autres yeux » (les cristaux de la Rose) ce qu'on ne cesse pas de récrire à son tour, pour entendre non pas, comme le veut l'allégorie, autre chose que ce qui se dit, mais l'Autre Chose qui ne cesse de ne pouvoir se dire, serait-ce une nouvelle façon de « remuer l'Achéron » à défaut de « percer les portes d'ivoire ou de corne » ? Charles Méla

  • Marivaux a écrit son oeuvre pour faire parler la femme et pour parler avec elle, par personne interposée. Au théâtre, le dialogue amoureux, la rencontre ouverte et périlleuse avec autrui, est l'enjeu de l'action, où le « double registre » réside le plus souvent auprès de la femme, confidente de l'homme. Dans les journaux, le Spectateur ou le Philosophe, délégué de l'auteur, remplit la fonction de confident et parfois même de sujet dans les confrontations amoureuses. Mais malgré les propos quasi-auctoriaux émis autour d'elle, la parole de la femme, ni idéalisée - ou si peu - ni récupérée par son auteur, continue à résonner avec un éclat particulier. L'analyse fait appel à la psychanalyse, qui permet de mieux comprendre les formations et déformations du langage aussi bien que l'ambivalence foncière de l'homme envers la femme.

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