• Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable? Innocent? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.

  • Emilie

    Aïssa Lacheb

    Nauroy, 1917, les Allemands occupent les restes du village de?truit, le Cornillet et les monts de Champagne. La guerre fait rage sur le front ouest. De la mer du nord a? la frontie?re suisse, tout n'est que ruines. Dans cette de?solation, E?milie, une orpheline de dix ans, se?me des fleurs sur les tombes des soldats...

  • En 1914-1918, des millions de soldats sont « morts pour la patrie », dans une guerre qui semble avoir poussé à son paroxysme l'affrontement des nations. Mais ces combattants, comme les hommes et les femmes en arrière du front, ont de multiples identités antérieures : Français ou Allemands, mais aussi Alsaciens, Bavarois ou Parisiens ; nobles, intellectuels, paysans ou artisans ; ils vivent en république, sont sujets d'une monarchie ou d'empires autoritaires ; ils ont des convictions et des engagements politiques et syndicaux, quelquefois pacifistes. Comment la guerre transforme-t-elle ces appartenances ? La loyauté à la nation efface-t-elle les identités sociales, sexuelles, régionales qui ont été construites avant 1914 ? Quelles ruptures la guerre introduit-elle dans la façon de se percevoir et de percevoir les autres ? Quelles tensions opposent, sous le vernis des unions sacrées, les membres des sociétés en guerre ? Sous l'uniforme, quel est le sens de la guerre pour tous ceux, Alsaciens-Lorrains, Corses ou Amérindiens, dont l'appartenance nationale est plus qu'ambiguë ?

  • « L'assassinat de François Ferdinand a déclenché le début des hostilités », « La guerre devait être courte », « Ce fut principalement une guerre des tranchées », « Verdun, la boucherie », « Sans les États-Unis, la guerre aurait été perdue », « Toute une génération a été inutilement sacrifiée »... Dépassant le cliché d'une Grande Guerre patriotique sacrifiant ses soldats à la gloire militaire de quelques chefs irresponsables, l'auteur revient sur ce conflit à l'origine de profonds bouleversements politiques, économiques et sociaux au XXe siècle.

  • L'édition originale de l'ouvrage a été imprimée à compte d'auteur dans les années qui ont immédiatement suivi la Grande Guerre.
    A la fin du conflit, à son retour au foyer Ambroise Harel a profondément changé. La guerre et ses drames ont profondément transformé l'agriculteur breton en un être assoiffé de vie et d'ouverture sur le monde. C'est un véritable globe-trotter qui quitte sa ferme de Langon, aux environs de Redon, pour parcourir le monde. Exerçant les métiers les plus divers et les plus inattendus, notre homme parcourra les cinq continents avant de rentrer au pays et de choisir d'entrer dans la gendarmerie pour retrouver un peu de l'esprit qu'il avait connu dans les tranchées.
    Mais l'homme est fatigué. Réformé pour cause de maladie, Ambroise Harel décèdera à Redon en 1936, laissant enfoui dans ses tiroirs quelques exemplaires de ses mémoires. Il faudra attendre plus de 70 ans pour qu'un heureux hasard fasse que le livre réapparaisse au grand jour apportant un témoignage de tout premier ordre sur cette période importante de notre histoire.
    De plus, Ambroise Harel nous a laissé un exemplaire de ses mémoires annoté par ses soins. Des précisions et corrections d'un grand intérêt puisque consignées plus de 10 ans après les faits et bénéficiant donc du recul et de l'analyse objective générés par le temps.

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