• La quête éperdue d'amour et de liberté d'un jeune soldat kabyle propulsé dans un monde devenu fou.1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est enrôlé de force par l'armée pour tuer des Allemands qu'il ne connaît pas, dans une France qu'il ne connaît pas.
    Après s'être évadé d'un camp de travail réservé aux soldats coloniaux, il découvre avec ses compagnons un Paris occupé où il doit apprendre à survivre, entre rafles et marché noir, mauvaises rencontres et mains tendues. Guidé par ses rêves de liberté, retrouvera-t-il son Algérie et sa Zina bien-aimée ?
    Ce roman, véritable bijou d'humanité, est un hymne aux grands oubliés de l'histoire de France.

  • Le récit et l'analyse magistrale de la première guerre moderne, par le plus grand historien de la guerre de notre temps.La guerre de Sécession (1861-1865), la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matérielles de toute l'histoire des États-Unis, marqua le passage de l'ère napoléonienne du combat à la " guerre totale ". Pour raconter ce conflit sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant) tout en donnant une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. Ce grand livre, déjà considéré comme un classique, permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

  • On peut tenir ce roman inédit, terminé en juin 1939 et hanté par la guerre en marche, comme la plus autobiographique des oeuvres de son auteur : " J'ai quarante et un ans. Que vais-je faire ? L'impossibilité de répondre à cette question ne m'abat pas. Je sens qu'un événement va se produire ", écrit-il à l'extrême fin de ce livre d'une vie, relation pathétique de ce qui aurait pu être.

  • « Les Mémoires de Serge, plus que le récit minutieux et détaillé de sa vie - qu'il ne fait d'ailleurs pas -, sont l'exposé critique des événements historiques et sociaux auxquels les hommes de ce temps ont dû s'affronter, et dont il convient de tirer des leçons pour que, plus avertie et donc plus assurée, la marche vers un objectif ou un idéal sans doute jamais assuré se poursuive. Il s'agit de rendre compte et, ce faisant, de se rendre compte. »
    - Jean Rière

  • Londres, été 1939. James Reid, jeune homme rêveur et qui ne vit que par les livres, embarque pour l'Inde avec son régiment. Un voyage infernal, entre solitude, ennui et maladies, commence. Pourtant, lors d'une escale au Cap, sa vie bascule : il croit trouver en Daphne, épouse de militaire qui l'héberge, la femme idéale, l'ange dont il rêvait, le grand amour dont la littérature lui a inspiré le désir quasi mystique. La réalité est tout autre.
    Dans ce court roman, Doris Lessing met toute sa puissance de conteuse au service de ses thèmes de prédilection : les désillusions de l'amour, le fossé entre fantasme et réalité, et la démission des hommes, plus à l'aise dans le monde des idées que dans la vraie vie.

    Editeur original : Flamingo, an imprint of HarperCollinsPublishers © Doris Lessing, 2003 VO : A Love Child Pour la traduction française : © Flammarion, 2007 Couverture : Franchot Tone par Henry Hathaway © Getty Images / Hulton Archive.

  • Londres, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lady Sophia Garfield rêve de devenir une belle espionne. Ne pouvant cependant passer son temps à démasquer des ennemis, Sophia exerce son sens patriotique dans les bureaux de l'hôpital Ste Anne... tout en conservant ses loisirs aristocratiques. Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz, échafaude avec malice des plans pour séduire le fringant Rudolph Jocelyn et en éloigner sa rivale, la princesse Olga Gogothsky.

    Dans la lignée de Charivari, Nancy Mitford déploie un humour décalé et percutant, qu'elle distille savamment tout au long de cette fantaisie loufoque, qui accorde aussi toute sa place aux développements politiques internationaux cruciaux de l'époque.

  • Les catholiques hors la loi ? De 1901 à 1904, une série de mesures d'exception restreint le droit des congrégations religieuses et finit par leur retirer la liberté d'enseigner. Leurs communautés dissoutes et leurs biens séquestrés, plus de 30 000 moines ou soeurs sont contraints à l'exil. Au cours de la même période, le gouvernement ferme 14000 écoles catholiques, multiplie les agressions à l'encontre du clergé, et prive d'avancement les officiers qui vont à la messe.

    Pourquoi rappeler ces faits ? Cent ans après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il se répète que la laïcité garantit la neutralité publique en matière religieuse. Cette vision est purement rétrospective : de 1879 à 1914, l'anticléricalisme a servi de ciment politique aux partis exerçant le pouvoir, et les catholiques ont été écartés des instances dirigeantes du pays. En 1905, c'est dans un climat où beaucoup ne cachaient pas leur volonté de déchristianiser la France que la loi de Séparation a été imposée sans concertation avec l'Eglise.

    Aujourd'hui, ce conflit appartient au passé. Mais alors que l'irruption de l'islam a relancé le débat sur la laïcité, de nouvelles questions se posent. Croit-on faciliter l'intégration des musulmans en niant le fait religieux ? Pour assurer la cohésion de notre société, ne vaudrait-il pas mieux nous interroger sur ce que nous avons fait de nos valeurs chrétiennes ?

  • Quel est l'état d'esprit des Français au moment de l'armistice ? Comment les Allemands sont-ils accueillis en France ? Qu'apprend-on à l'école sous Vichy ? Comment fonctionnent les tickets de rationnement ? Comment s'habille-t-on ? Comment se déplace-t-on ? Qui sont les premiers résistants ? Combien compte-t-on de réfractaires au STO ? Qui sont les Français engagés au service de l'ennemi ? Comment les Français vivent-ils la Libération ?En 100 questions sur la vie quotidienne des Français pendant les heures sombres de l'Occupation, on est loin des clichés et des stéréotypes de Français « collabos contre résistants ». Inspiré par la série télévisée Un village français, qui raconte le quotidien des habitants d'une petite ville du Jura, proche de la ligne de démarcation, ce livre permet de mieux comprendre ce qu'ont vécu les Français, leurs souffrances, leurs engagements, et parfois leurs revirements.

  • De 1939 à 1945, le monde entier s'embrase, des neiges de Finlande aux sables du désert de Libye, des îles du Pacifique aux plages normandes, des hauts plateaux d'Éthiopie aux mornes steppes russes. Une guerre totale menée sur terre, sur mer et dans les airs, qui n'épargna pas les populations civiles bousculées, déplacées, contraintes au travail forcé, pillées, bombardées, massacrées, exterminées.
    Cette histoire de la Seconde Guerre mondiale est à la fois une explication et un récit.
    Sans négliger la narration des combats, elle accorde une large place aux enjeux idéologiques, politiques et stratégiques, à la propagande, et souligne le poids déterminant de l'économie ou des technologies, en évoquant la mobilisation des sociétés en guerre et les affres de la vie quotidienne. Des états-majors aux champs de bataille, des témoignages des principaux acteurs aux souvenirs des plus humbles victimes, ce livre nous entraîne au coeur du drame, à jamais gravé dans les mémoires, qui coûta la vie à 60 millions d'êtres humains.

  • Il était une fois la Grande guerre ! Ce livre a pour but de faire le point des recherches universitaires les plus récentes et à les rendre accessibles à tous. Pour ce faire, nous ferons régulièrement appel à l'anecdote qui permet de fixer les connaissances. Être sérieux sans être ennuyeux, tel est notre but. Nous nous efforcerons de comprendre les causes de la Première Guerre mondiale, de montrer en quoi la Grande Guerre est radicalement différente de tous les conflits qui ont précédé. Ces quatre années qui s'écoulent de 1914 à 1918 et qui ont semblé durer un siècle pour ceux qui les ont vécues ont bouleversé le monde. En 1919, la Belle Époque est bien morte : l'Europe est ruinée, durablement traumatisée par la perte de 10 millions d'hommes jeunes, travaillée par des forces souterraines qui portent en elles les germes du totalitarisme. Surtout, la Première Guerre mondiale a ruiné les espoirs et les assurances du siècle précédent : le bonheur et le progrès ne sont plus que des mots creux, et plus personne ne croit à la marche ascendante de la science au service de l'humanité. Sur les décombres de la pensée européenne, de nouvelles fois font pourtant leur apparition : celle de l'homme nouveau prôné par le communisme, celle de l'homme régénéré soutenu par les fascismes, tandis que les démocraties, vidées de leur substance et sans énergie, se replient sur le pacifisme comme exutoire à la prochaine guerre, idéologique cette fois-ci, qui se profile à l'horizon. C'est aussi pour comprendre ce monde nouveau qui procède des tranchées de la Grande Guerre que ce livre est écrit. En un mot, étudier 14-18 vous fera comprendre le XXe siècle.

  • De la conspiration boulangiste à la tentative de putsch menée par la Cagoule, en passant par les menaces de complot bolchevique dans les années vingt, la France de la IIIe République a vécu au rythme des conspirations. Des années 1880 à l'effondrement de juillet 1940, une série de poursuites judiciaires pour complot et atteinte à la sûreté de l'État ont révélé l'inquiétude persistante des gouvernements devant les menaces de sédition. Pour la première fois, un ouvrage tente de mettre en perspective cette histoire secrète des complots politiques. Pour Frédéric Monier, ces épisodes souvent dramatiques, parfois rocambolesques, viennent témoigner de la crainte de voir le pays céder sous les assauts de minorités résolues, unies dans le secret et prêtes à employer la force pour renverser le premier régime démocratique stable qu'ait connu la France : le général Boulanger en 1889, Déroulède en 1899, des dirigeants de la CGT dans les premières années du siècle. Après les complots communistes des années vingt, ce fut au tour de l'extrême droit de se trouver dans la ligne de mire des pouvoirs publics pendant les années trente. À la suite de la nuit d'émeute du 6 février 1934 et de la dissolution des ligues, il restait à affronter un dernier complot, le plus impressionnant sans doute, celui du comité secret d'action révolutionnaire, surnommé la Cagoule. Dans cet ouvrage, Frédéric Monier retrace l'histoire de ces « stratégies du secret » et s'efforce de présenter une analyse globale du phénomène. En distinguant la conspiration, révolutionnaire et subversive, le complot, judiciaire et répressif, et la conjuration, fabuleuse et mythologique, il nous invite à découvrir l'histoire obscure des rapports de la République et de ses ennemis, réels et imaginaires.

  • De 1880 à 1940, le mouvement ouvrier juif fut une force généralement décisive dans la vie et l´évolution des communautés juives européennes. Nathan Weinstock, en une vaste fresque, en a restitué la diversité des organisations, partis, syndicats et journaux. Sa connaissance du yiddish, langue dans laquelle pour l´essentiel s´exprimaient les revendications des artisans et des travailleurs, lui a permis d´exhumer des textes qui sont autant de facettes d´une foisonnante activité ouvrière. Dans l´Empire russe d´avant 1914, la prépondérance du Bund, le grand parti socialiste juif, et sa farouche autonomie face aux bolcheviks et aux mencheviks ne sauraient faire oublier les autres organisations : les Poaley-Tsiyon, les territorialistes et les sejmistes. Ni occulter que les débats au sein du mouvement ouvrier juif ne reflétaient pas seulement des querelles théoriques, mais répondaient à des urgences pratiques : que faire face à la vague d´antisémitisme populaire et de répression policière qui déferlait dans l´Empire jusqu´à la veille de la Grande Guerre ?

  • Amorcée dans les années 1930, l´entrée en scène de chercheurs en sciences sociales en matière d´étude du fascisme date de l´après-1945. Puis des historiens, notamment à partir des années 1960, ont commencé à examiner le phénomène. Leurs approches se sont démarquées des lectures classiques sur plusieurs points : historisation et inscription du phénomène dans l´histoire des sociétés européennes ; appui sur des sources jamais ou peu consultées. Ils ont ainsi contribué à lui restituer une autonomie politique et culturelle, à distance des lectures dites « classiques » du fascisme qui avaient eu tendance à nier toute autonomie au fascisme.

    Les travaux des années 1960-1970 ont ouvert la voie aux recherches sur les fascismes nationaux dont l´essor fut constant jusqu´à nos jours. Aussi, l´accent a été mis sur leurs singularités. Se sont donc dressés de sérieux obstacles pour parvenir à une théorie générale : la conception et la signification du fascisme comme phénomène international étaient mises en doute. C´est seulement depuis les années 1980 que les efforts théoriques ont repris et se sont développés parallèlement aux études de cas. Même si aujourd´hui certaines définitions ou tentatives pour construire une théorie du fascisme présentent des analogies, force est de constater qu´il n´existe pas une définition unique mais une pluralité d´approches qui se juxtaposent.

    Concernant les enjeux proprement mémoriels, le tour polémique pris par les débats historiographiques s´explique largement par le surgissement,à partir des années 1970, d´une mémoire collective douloureuse du fascisme, de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. C´est ainsi qu´après une tendance à l´effacement mémoriel de pans entiers de la réalité du fascisme, s´est progressivement dessinée, à partir de 1945, une anamnèse concernant le fascisme et les années noires.

  • La Grande Guerre constitue un événement qui bénéficie aujourd'hui d'un vif regain d'intérêt. C'est cette guerre totale qui est ici reconstituée, mois après mois, sur tous les fronts et selon le point de vue de tous les belligérants. Ce panorama complet et accessible fait également la part belle aux témoins puisque que chaque événement commenté et analysé est accompagné d'une citation tirée des nombreux journaux et correspondance des acteurs, qu'il soit général, soldat ou civil, qu'il soit Français, Allemand, Américain ou Turcs. Instrument de travail essentiel, cette chronologie commentée peut également se lire de manière continue. Elle répond ainsi aux questions que se pose quiconque s'intéresse à la Première Guerre mondiale.

  • De bas en haut, de l'humble militant de la terre, de la mine ou du rail jusqu'aux émissaires du « Centre » cherchant planques et contacts, voici l'histoire du peuple communiste pris entre tous les feux. En 1936, le Parti avait enfin rencontré les masses. En 1938, l'agonie du Front populaire, Munich et Daladier ont brisé l'élan. Viennent la guerre et le pacte germano-soviétique, l'interdiction et la défaite, le silence et la clandestinité. Accablés par tant de coups, beaucoup renoncent ou attendent. Des isolés tâtonnent dans l'ombre pour renouer les fils d'une organisation défaite. Les plus déterminés se jettent dans l'action. Tous sont suspectés ou pourchassés. Après l'invasion de l'Union Soviétique par la Wehrmacht, quand le Front national prend forme à l'automne de 1941, une frêle ossature a été préservée, une nouvelle génération se lève, celle des fusillés et des maquis. Cette histoire promise depuis près d'un demi-siècle à tant d'empoignades, on a tenté ici de la retracer avec honnêteté, au plus près de ces femmes et de ces hommes, en s'appuyant enfin sur des documents fiables et souvent inédits, puisés dans les archives de trente départements français et de nombreux dépôts européens.

  • Par le plus fin connaisseur des cours européennes, l'histoire romanesque et authentique d'une dynastie qui incarne le destin de l'Occident.0500 Le 11 novembre 1918, le descendant de Rodolphe, Charles Ier, signe à Schönbrunn sa renonciation à la couronne impériale d´Autriche. De l´un à l´autre, durant plus de six siècles, les Habsbourg - Charles Quint, Marie-Thérèse, François-Joseph et tant d´autres puissantes figures - ont dominé une grande partie de l´Europe. Leur disparition marque l´écroulement de tout un monde, mais leur nom reste porteur de rayonnement artistique, de grandeur politique et d´identité européenne.
    L´auteur a consulté les archives, visité tous les hauts lieux de la dynastie, et recueilli les témoignages de l´impératrice Zita et de l´archiduc Otto de Habsbourg.

    Jean des Cars, qui fut journaliste àParis-Matchpuis grand reporter auFigaro Magazine, s´est fait avec un succès jamais démenti historien des grandes dynasties d´Europe, et de leurs capitales. Parmi ses nombreux ouvrages,Eugénie, la dernière impératrice;Sissi ou la Fatalité;Rodolphe et les secrets de Mayerling;La Saga des Romanov;Dictionnaire amoureux des trains;La Véritable Histoire des châteaux de la Loire.0300En Suisse, dans le canton d´Argovie, se dresse fièrement sur un piton l´antique forteresse de Habsbourg. Ici a commencé, au XIesiècle, la prodigieuse destinée d´une famille exceptionnelle, qui prend son véritable essor en 1273, lorsque le comte Rodolphe de Habsbourg, à la surprise générale, est élu empereur du Saint Empire romain germanique. Le 11 novembre 1918, le descendant de Rodolphe, Charles IV, signe à Schonbrünn sa renonciation à la couronne impériale d´Autriche. De l´un à l´autre, durant plus de six siècles, les Habsbourg ?Charles Quint, Marie-Thérèse, François-Joseph, tant d´autres puissantes figures- ont dominé une grande partie de l´Europe, du Proche-Orient et de l´Amérique du Sud. Leur disparition marque l´écroulement de tout un monde, mais leur nom reste porteur de rayonnement artistique, de grandeur politique et d´identité européenne. L´auteur a consulté les archives, visité tous les hauts lieux de la dynastie, et recueilli le témoignage de l´impératrice Zita et de l´archiduc Otto de Habsbourg.

  • Lorsque, en octobre 1815, Napoléon et sa suite, avec la garnison anglaise préposée à sa surveillance, débarquèrent sur un îlot rocheux et inaccessible de l'Atlantique Sud, la petite histoire tranquille et entêtante de la colonie fut bousculée par l'irruption inattendue de la grande. Cette dernière est désormais bien connue. Michel Dancoisne-Martineau en prend le contre-pied, en entrant dans l'intimité de ceux qui ont été mêlés, parfois de très loin, aux affaires de la retentissante captivité : voici, outre le terrible Hudson Lowe, le très original révérend Boys, le « juif » Solomon, l'impertinente Betsy Balcombe, le maître d'hôtel Cipriani, les esclaves employés sur l'île, les Chinois de la Compagnie des Indes, les prostituées de la prison, et tout un microcosme digne de la comédie humaine, battu par la mer, assommé par l'isolement et l'inaction, tandis que passent, en fond de tableau, les premiers rôles. 54 historiettes, nourries par les archives de la capitale Jamestown jamais utilisées, sont autant de scènes de genre qui recréent ce que l'historien a toujours du mal à saisir, l'air et le goût du temps. L'auteur a trouvé le ton juste, ironique parfois, sensible souvent, avec le sens de la mise en scène, pour conter les faits divers qui fleurissent sur le rocher désolé, à l'ombre fugitive du Grand Homme.

  • Une analyse précise et originale du régime de vérité en temps de guerre.0500Rumeurs, légendes, propagande et témoignages de l´expérience de guerre : tous ces phénomènes montrent qu´un nouveau régime de vérité se mit progressivement en place pendant la Première Guerre mondiale. Devenus invérifiables souvent pour les raisons matérielles nées du conflit, au moment même où les sociétés belligérantes étaient en proie à un doute général, les faits devinrent plus difficiles à établir. L´État favorisa cette incertitude en installant son propre système d´information : censure et « bourrage de crâne » alimentèrent nombre de commentaires contemporains. Mais il ne fut pas le seul responsable. Combattants sur le front, civils à l´arrière, livrèrent aussi des « vérités » participant d´une « culture de guerre » nécessaire à la mobilisation des populations. Contribution à cette histoire, cet ouvrage collectif propose une relecture de la Première Guerre mondiale, à la lumière des catégories de « vrai » et de « faux », ébranlées par l´état de guerre. Les auteurs montrent aussi que le nouveau mode d´établissement de la vérité se poursuivit après guerre : les controverses autour du bon ou du mauvais témoignage rejoignirent les polémiques politiques lancées par les pacifistes ; les États, pour leur part, s´affrontèrent sur les responsabilités de la guerre autour d´une querelle sur des faits toujours difficiles à étayer. De l´incertitude vécue durant les hostilités aux mémoires contestées par la suite, le négationnisme historique sut se nourrir de ce brouillage entre le « vrai » et le « faux », après la Seconde Guerre mondiale, aux fins de fragiliser la réalité de l´extermination nazie. L´ouvrage montre enfin que l´analyse de la Grande Guerre peut être un modèle utile à l'analyse des grands conflits, jusqu'aux plus contemporains, y compris la guerre d´Irak en 2003, qui se comprendra peut-être mieux.0300 Contribution à l´histoire de la « culture de guerre », cet ouvrage collectif propose une relecture de la Première Guerre mondiale, à la lumière des catégories de « vrai » et de « faux », ébranlées par l´état de guerre. Les auteurs montrent aussi que ce régime de vérité se poursuivit après guerre, où les controverses autour du bon ou du mauvais témoignage rejoignirent les polémiques politiques lancées par les pacifistes, au même titre que les États s´affrontèrent sur les responsabilités de la guerre autour d´une querelle sur des faits toujours difficiles à établir. De l´incertitude vécue durant les hostilités aux mémoires contestées par la suite, le négationnisme historique sut se nourrir de ce brouillage entre le « vrai » et le « faux », après la Seconde Guerre mondiale, aux fins de fragiliser la réalité de l´extermination nazie. Au-delà, l´ouvrage montre que l´analyse de la Grande Guerre peut être un modèle utile à l´analyse des grands conflits, jusqu´aux plus contemporains, y compris la dernière guerre d´Irak en 2003.0300Cette contribution à l´histoire de la « culture de guerre » propose une relecture de la Première Guerre mondiale, à la lumière des catégories de « vrai » et de « faux », ébranlées par l´état de guerre. Une analyse précise et originale du régime de vérité en temps de guerre.0400Sommaire -Introduction : La guerre incertaine,par Christophe Prochasson et Anne Rasmussen - Savoir - Rumeurs, secrets, mensonges - Témoins et historiens - La « vérité historique » de la Grande Guerre - Un conflit contemporain - Du vrai et du faux  : une histoire des représentations -I. Façonner l'opinion-1. Dans l´oeil de la censure : voir ou ne pas voir la guerre,par Olivier Forcade - La censure politique au coeur d´une pratique gouvernementale -Naissance d´une censure politique de la presse en 1914 - Bureau de la presse et commissions de contrôle de presse, censeurs et consignes -À la recherche du vrai et du faux -Que doit-on cacher à l´opinion ? - Mobiliser l´information pour encadrer l´opinion et déréaliser la guerre -2. Ce que dit le contrôle postal,par Bruno Cabanes - L´ambition de connaître l´opinion des soldats - Une distance irréductible entre

  • Fort de son expérience du Medef qu'il présida de 1997à 2005 puis de son mandat à la tête de l'influente fédération des entreprises européennes (BusinessEurope, 2005-2009), Ernest-Antoine Seillière analyse la présente crise, ouverte en 2007 par les " subprimes " américaines puis relancée par la crise de l'endettement des pays de la zone euro. Brossant un passionnant tableau des " cinq étapes du capitalisme ", il s'attache à montrer que celui-ci loin d'être une idéologie est d'abord une technique.
    Le capitalisme n'est pas fini : il dispose, en lui-même, de ses propres outils de correction. En revanche, il faut imaginer une nouvelle gouvernance de l'économie et se doter d'une volonté politique indispensable pour réguler et encadrer l'économie, sans la figer ou la dévoyer. L'Europe est sa ligne d'horizon. L'ancien " patron des patrons " européens verrait bien Nicolas Sarkozy à la tête de l'Union et François Hollande à l'Elysée...
    Ernest-Antoine fonde sa réflexion sur sa propre expérience de la finance et de la politique. Avec l'humour et la force de conviction qu'on lui connaît, il revient également, dans ce livre, sur ses origines (la famille de Wendel), sur sa formation (l'ENA, le Quai d'Orsay) et sur sa foi chrétienne, résolument optimiste. Il répond aussi sans fard à certaines polémiques dont il a fait l'objet. Sans entrer dans les détails mesquins ou les indiscrétions, il donne plusieurs portraits insolites de ceux qu'il a croisés.

  • Nées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle dans le duché de Courlande, au bord de la Baltique et sous domination russe, imprégnées dès l´enfance de culture française, cosmopolites par leurs alliances et polyglottes, elles ont succédé aux égéries parisiennes des salons des Lumières que la Révolution avait balayés.

    Toutes connaissent une vie sentimentale agitée, n´hésitant pas à divorcer ou à collectionner les amants. Toutes ont une influence politique auprès des grands de l´époque : la duchesse de Sagan, farouche opposante à Napoléon et reine du congrès de Vienne, fut la maîtresse de Metternich ; la duchesse de Courlande, celle de Talleyrand ; la baronne de Krüdener a influencé le tsar Alexandre Ier par ses idées mystiques et parrainé la naissance de la Sainte-Alliance ; la très anglophile princesse de Lieven fut l´égérie de Guizot ; la duchesse de Dino eut une longue liaison avec Talleyrand alors qu´elle était l´épouse de son neveu Edmond.

    Servie par une plume alerte, l´auteur ressuscite avec talent un monde enchanteur oublié et cerne le caractère de cinq femmes souvent rivales, mêlant leurs ambitions secrètes à leurs amours interdites.

  • Le 6 juillet 1868, la parution de La France nouvelle fut un événement choc, qui suscita les passions. Le succès immédiat s´explique par la date : c´est le début de la fin du IInd Empire ; par le titre, frappant ; par la célébrité de l´auteur, journaliste de 39 ans extrêmement brillant, membre de l´Académie française à 36 ans, de la mouvance orléaniste et opposant redoutable à l´Empire. A une société politique enkystée et hésitante, face à une Prusse en pleine expansion, Prévost-Paradol propose un programme de rénovation touchant tous les domaines de l´action collective : régime de la presse, décentralisation, réforme judiciaire, service militaire, parlementarisme et présidentialisme, enseignement scolaire, rapports entre l´Eglise et l´Etat, suprématie des nations anglo-saxonnes, expansion coloniale et montée des empires mondiaux, hantise du déclin de la France. Dans ces pages souvent admirables de perspicacité et d´élévation d´esprit, servies par un style mordant, Gabriel de Broglie reconnaît « l´un des plus beaux testaments politiques de notre XIXe siècle », qui anticipe sur nos préoccupations les plus actuelles.

  • Jusqu´à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bateau était le seul moyen de traverser les mers et les océans. Le voyage n´était pas sans risque, notamment sur les trajets transatlantiques à l´heure où l´Amérique accueillait les migrants de toute l´Europe. Et il ne l´est toujours pas. Car la mer est imprévisible, et les naufrages... abondants !


    De la fin du XIXesiècle à aujourd´hui, voici l´histoire de 36 grandes catastrophes maritimes de l´ère industrielle. Certaines n´ont miraculeusement fait que des dégâts matériels, d´autres, malheureusement plus nombreuses, ont fait des milliers de victimes.


    Au coeur de cette traversée historique figurent en bonne place les naufrages duTitanic, dont l´année 2012 marquera le centenaire, mais également ceux duNormandie, duLusitaniaet de l´Estonia.

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