• Cet ouvrage retrace les phases essentielles de l'affaire Eichman, depuis la capture du criminel de guerre en Argentine jusqu'à son exécution en Israël, en 1962. Annette Wieviorka, historienne et auteure de nombreux essais consacrés à la mémoire de la déportation, analyse les conséquences retentissantes de ce procès sans précédent.
    Le 11 avril 1961, à Jérusalem, s'ouvre le procès d'un ancien dignitaire nazi : Adolf Eichmann, responsable logistique de la " Solution finale ", retrouvé l'année précédente en Argentine et enlevé par les services secrets israéliens. Au-delà d'un " Nuremberg du peuple juif ", il s'agit pour Israel de donner au monde une lecon d'histoire.
    Était-il légitime d'enlever Eichmann ? Devait-il être jugé par un tribunal israélien ? Ses droits fondamentaux furent-ils bafoués ? Quelles furent ses responsabilités réelles dans le génocide des Juifs ? Et sa vraie personnalité : haut fonctionnaire loyal, antisémite fanatique, exécutant discipliné, ou simple rouage de la " banalité du mal ", comme l'a suggéré Hannah Arendt ?
    De l'arrestation d'Eichmann, en mai 1960, jusqu'à son exécution dans la prison de Ramla, le 31 mars 1962, Annette Wieviorka retrace les phases essentielles d'un événement qui fit entrer la Shoah dans l'Histoire. Elle examine aussi les polémiques qui s'ensuivirent quant à l'appréciation des degrés de responsabilité dans la nébuleuse administrative nazie.

  • Brejnev ou l'antihéros.Qui était vraiment Leonid Brejnev, l'homme aux sourcils broussailleux qui a succédé au bouillonnant Nikita Khrouchtchev pour diriger l'Union soviétique pendant dix-huit ans, de 1964 à 1982 ? Un vieillard sénile, bardé de médailles, collectionnant les voitures étrangères et les fusils de chasse ? Un réactionnaire qui a persécuté les dissidents ? Un gendarme qui a écrasé le Printemps de Prague et occupé l'Afghanistan ? Un cynique qui a laissé prospérer la corruption et les pénuries, plongé son pays dans la " stagnation " qui a mené au drame de Tchernobyl et à la fin de l'URSS ? Ou un dirigeant proche de ses racines ukrainiennes, un héros militaire qui a ressoudé les Russes autour d'un idéal de victoire, un diplomate rusé et aimable qui a éloigné le spectre de la Troisième Guerre mondiale ?
    En dépit de sa longévité, Brejnev, objet de risée à la fin de sa vie, est resté pendant longtemps enfermé dans une gangue de mépris. Armé de nombreux documents inédits dénichés dans les archives russes, passant au crible les " carnets " brejnéviens, Andreï Kozovoï révise les idées reçues et dresse le portrait d'un dictateur pas comme les autres, d'un antihéros qui a semé les graines de la Russie poutinienne.

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    Traduite en 10 langues, bestseller international, LA référence mondiale sur la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.
    " Lowe fait partie de ces historiens anglo-saxons quadragénaires et polyglottes qui renouvellent en profondeur notre connaissance du siècle des génocides et des totalitarismes "
    L'Express
    " Une enquête soigneuse qui brosse un portrait cru de l'Europe de 1945. [...] Keith Lowe y décrit très bien l'inextinguible soif de vengeance de populations martyrisées "
    Le Monde

  • Dans cette remarquable synthèse, Emmanuel Blanchard étudie la grande variété des migrations algériennes vers la France depuis le tout début du 20 e siècle. Passionnelles s'il en est, les relations entre les deux pays ne sont pas uniquement le fruit de la période dite des événements mais s'inscrivent dans une histoire beaucoup plus vaste dont cet ouvrage rend compte avec clarté et précision.
    Les relations entre la France et l'Algérie sont souvent considérées comme " passionnelles " en raison, notamment, du poids des années de guerre (1954-1962). Or ce sont cent trente ans de colonisation et près de deux siècles de migrations qui ont tissé de multiples liens : avec des départs de la France vers l'Algérie d'abord, avant que les traversées dans l'autre sens se multiplient à partir des années 1900.
    Aujourd'hui encore, les Algériens forment le principal groupe d'étrangers installé en France alors même que des générations de descendants d'immigrés ont acquis la nationalité française. Le droit de la nationalité, les politiques d'immigration, les imaginaires, mais aussi les sociabilités populaires ont largement été marqués par cette présence.
    La prise en compte d'une situation coloniale, puis postcoloniale, permet d'expliquer les discriminations structurelles et les luttes qu'elles ont engendrées. En laissant toute sa place à une histoire sociale ouverte à la diversité des pratiques (religieuses, culturelles, professionnelles...) et des trajectoires, l'auteur restitue la diversité d'une immigration souvent réduite à quelques stéréotypes ou à sa seule histoire politique.

  • Comment certains sbires d'Hitler ont-ils échappé à la justice après la chute du III Reich ? Pour la première fois, les filières d'évasion, et les responsabilités du Vatican, de la Croix-Rouge et de la CIA sont dévoilées.

    Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 1950, plusieurs dizaines de criminels de guerre nazis sont parvenus à fuir l'Allemagne et à échapper à la justice internationale. Quelles filières ont-ils suivi ? De quelles complicités ont-ils joui ? Où ont-ils trouvé refuge ? Gerald Steinacher démêle ici le vrai du faux, laissant de côté fantasmes et théories du complot, pour nous offrir un récit saisissant de la fuite des séides de Hitler les plus convaincus, ou les plus compromis.
    Le résultat de son enquête est édifiant : les filières d'évasion passent par le Tyrol, pour rejoindre ensuite les ports italiens et, au-delà, le continent sud-américain. Les fugitifs - Adolf Eichmann, Josef Mengele ou encore Klaus Barbie - bénéficient de papiers d'identité de la Croix-Rouge, du soutien du Vatican et de la protection de la CIA. C'est que, dans le cadre de la guerre froide en gestation, les puissances occidentales d'après-guerre avaient de nombreuses motivations pour exfiltrer d'anciens nazis, de la pénurie de personnel de renseignements à la lutte contre le " communisme athée ". Par cette enquête passionnante, où la réalité dépasse souvent la fiction, l'auteur retrace avec finesse ce moment d'histoire effarant.

  • Quatrième édition de cette indispensable synthèse sur le Maroc contemporain, mise à jour notamment en fonctionnement des développements des printemps arabes de 2011, qui ont placé la Monarchie au pied du mur : réformer à chaud pour sauver l'essentiel.. Le 2 mars 1956, le Maroc recouvre son indépendance, après quarante-quatre années de protectorat. De 1956 à 1961, Mohammed V restaure la puissance de son trône, rendant possible le règne de son fi ls Hassan II (1961-1999), qui consolide l'intégrité territoriale du pays. En 1965, Ben Barka paye de sa vie son opposition au régime, mais l'instabilité persiste et culmine lors des coups d'État de 1971 et 1972. Hassan II reconstruit alors un pouvoir ébranlé par le consensus autour de la récupération du Sahara, mais au prix des " années de plomb ". Après 1991, le Maroc s'engage dans un processus d'ouverture à petits pas qui conduit à l'alternance de 1998. L'avènement de Mohammed VI en 1999 précipite une transition aux exigences contradictoires : dissocier monarchie et " années de plomb ", incorporer les islamistes au champ politique, améliorer la gouvernance tout en contenant la menace terroriste... Mais tout se précipite au rythme des événements de l'histoire : les attentats de 2003, qui relancent l'hypothèque autoritaire, puis les printemps arabes de 2011, qui placent la monarchie au pied du mur : réformer à chaud pour sauver l'essentiel.

  • Les principales évolutions politiques, mais aussi les mutations sociales et économiques qui ont transformé en profondeur le pays depuis l'éviction de M. Gorbatchev en 1991.
    De la démission de M. Gorbatchev en 1991 à la quatrième réélection de V. Poutine à la présidence du pays en 2018, en passant par l'instabilité des années Eltsine, la Russie a connu des ruptures politiques brutales puis une stabilisation autoritaire longue. La société a vécu ces transformations dans un contexte d'ouverture sur le monde extérieur, d'instauration de nouvelles règles économiques et, récemment, de passage au numérique.
    La Russie n'est plus l'URSS, elle n'est pas non plus la démocratie libérale qu'espéraient les réformateurs du début des années 1990. Le pouvoir russe revendique sa " souveraineté " pour justifier la voie autoritaire qu'il a choisie et réprimer les contestations et les critiques. Les citoyens, dans leur majorité, s'ajustent au nouveau cours, entre injonctions patriotiques et réalisation personnelle.
    Cet ouvrage apporte des éclairages tant factuels que théoriques pour comprendre les évolutions engagées depuis 1991 en Russie et réfléchir aux nouvelles formes de l'autoritarisme dans des sociétés libéralisées.

  • La première synthèse globale sur un conflit dont les conséquences se font encore sentir aujourd'hui. Surnommé " guerre oubliée ", le conflit qui éclate en Corée aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale reste largement méconnu, alors qu'il compte parmi les plus meurtriers du XXe siècle. Pour la première fois, Ivan Cadeau raconte l'invasion de la Corée du Sud par sa voisine du Nord, ainsi que l'intervention de l'ONU sous l'égide de MacArthur, qui transforme cette guerre en conflit international. La première confrontation des deux blocs, Est et Ouest, commence alors. Rigueur de l'analyse et témoignages directs éclairent cet affrontement qui, soixante ans plus tard, dure encore dans les faits.

  • Une synthèse claire et pédagogique sur les origines de la guerre froide, ses caractéristiques, ses évolutions globales et la manière dont elle a pris fin. Comment est-on passé de la Grande Alliance à l'affrontement ? Pourquoi la situation n'a-t-elle pas dégénéré en conflit généralisé ? Comment expliquer que ces tensions extrêmes se soient résolues de façon pacifique et négociée ? Cette édition numérique reprend, à l'identique, la nouvelle édition de 2014. De 1947 à 1990, la guerre froide met aux prises, à travers l'affrontement des deux superpuissances que sont les États-Unis et l'URSS, deux mondes que tout oppose, tant sur les plans idéologique et politique qu'économique, social et culturel ; deux systèmes rivaux et universalistes qui, très vite, affichent leur ambition de s'étendre sur tous les continents. Ce livre est la nouvelle édition profondément remaniée d'un premier ouvrage paru en 2002. Il présente de façon claire et synthétique, les origines de la guerre froide, ses caractéristiques, ses évolutions globales et la manière dont elle a pris fin. Comment est-on passé, de 1945 à 1947, de la Grande Alliance à l'affrontement ? Pourquoi la situation n'a-t-elle pas conduit à un conflit généralisé ? Comment expliquer que ces tensions extrêmes se soient résolues de façon pacifique et négociée ? Cet ouvrage tient compte des apports les plus récents de l'historiographie, profondément renouvelée depuis l'ouverture, même partielle, des archives soviétiques et par les études qui se sont attachées, notamment, à mettre en lumière la dimension culturelle de la guerre froide, ainsi que ses implications dans le tiers monde. Enfin, il offre une grille d'interprétation systémique du conflit, qui met l'accent sur sa double nature, idéologique et géopolitique, sur la manière dont progressivement l'affrontement Est-Ouest a conditionné l'ensemble des relations internationales et sur ce qui explique qu'aujourd'hui encore on continue, lorsqu'on évoque la politique actuelle de la Russie, à évoquer cette période clé de l'histoire du XXe siècle. Cette édition numérique reprend, à l'identique, la nouvelle édition de 2014.

  • Trente ans après la chute du Mur de Berlin et des démocraties populaires", une histoire synthétique de la Guerre froide, accessible au plus grand nombre, par un historien spécialiste du bloc communiste."
    10 novembre 2019 : 30 ans de la chute du mur de BerlinLe 9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin mettait symbolique- ment fin a un demi-siècle de " Guerre froide ", terme forge au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par George Orwell. L'une après l'autre, les démocraties populaires d'Europe de l'Est brisèrent leur joug, jusqu'au démantèlement du grand frère soviétique. Ce long affrontement de part et d'autre du " rideau de fer " a fait des millions de victimes. Car cette guerre n'a pas seulement oppose deux systèmes politiques. A son acmé, entre 1947 et 1953, et pendant quatre décennies encore, elle s'est traduite par une lutte sans merci, parfois sanglante, pour l'existence d'un monde libre face a des États totalitaires qui aspiraient a triompher sur l'en- semble du globe. Guerres de Corée, d'Indochine et du Viêtnam, écrasement des révoltes de Berlin-Est, Budapest et Prague, chasse aux sorcières du maccarthysme et crise des missiles a Cuba, déportations en masse au Goulag et massacre de Tian'anmen... Autant de jalons significatifs, autant de " points chauds " que Pierre Rigoulot a choisi de raconter et d'analyser. Une chronique qui se veut aussi un hommage au combat pour la liberté incarne par quelques figures remarquables, de Victor Kravchenko a Alexandre Soljenitsyne, qui n'ont pas craint de révéler au monde les crimes et les mensonges du " socialisme réel " et du système soviétique.

  • Le Vatican est l'un des endroits les plus fascinants de la planète. Et il est difficile de savoir ce qui s'y passe vraiment car on n'y enquête pas comme à la Maison Blanche ou au Kremlin. Au terme de deux ans d'enquête, notamment auprès d'éminences qui ont bien voulu, sous le sceau du secret, lui livrer une mine d'informations et d'anecdotes, Bernard Lecomte expose et dévoile les principaux mystères de l'histoire du Vatican depuis un siècle, depuis l'apparition du grand rival du christianisme, le communisme, jusqu'à l'élection du dernier pape, Joseph Ratzinger. Il apporte des réponses, parfois inattendues, aux principales questions que chacun se pose : pourquoi est-ce Mussolini qui fonda la cité du Vatican ? Quels furent, en vérité, les " silences " de Pie XII face au nazisme ? Pourquoi l'Eglise a-t-elle sabordé l'expérience des prêtres-ouvriers ? En quoi le concile Vatican II a-t-il frôlé la catastrophe ? Comment l'Eglise catholique a-t-elle failli approuver la contraception ? L'affaire Lefebvre fut-elle vraiment un schisme ? De quoi est mort exactement Jean-Paul Ier ? Qui a voulu assassiner Jean-Paul II ? Comment l'Opus Dei a-t-elle été réhabilitée ? Quel était le " troisième secret " de Fatima ? Comment a été élu Benoît XVI ?

  • Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l'Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la " guerre sale " (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort...). C'est en enquêtant sur l'organisation transnationale dont s'étaient dotées ces dictatures -; le fameux " Plan Condor " -; que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la " Bataille d'Alger " sont enseignées à l'École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s'installe une " mission militaire permanente française " constituée d'anciens d'Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la " guerre moderne ", qu'ils applique-ront au Sud-Viêtnam.
    Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu'à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre -; fruit d'une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe -; dévoile une page occulte de l'histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l'OAS, des fascistes européens ou des " moines soldats " agissant pour le compte de l'organisation intégriste la Cité catholique...

  • Pour des centaines de milliers d'Européens qui ont naguère vécu en Algérie, l'idéalisation du passé s'est transformée en une " nostalgérie ", beau mot chargé de mélancolie. Mais le drame commence lorsqu'on constate qu'une seule famille politique française, celle des anciens de l'Organisation armée secrète (OAS) et de leurs héritiers, l'a malhonnêtement et durablement instrumentalisée. Non contents d'avoir mené toute une communauté à l'impasse puis à l'exil, les " ultras " de l'Algérie française ont tenté, depuis, d'accaparer sa mémoire. Et ils y sont en partie parvenus.
    Ces hommes ont fait le choix, à partir de février 1961, d'enclencher en toute connaissance de cause une incroyable spirale de violence terroriste, en Algérie comme en France. Alain Ruscio propose dans ce livre un récit synthétique des racines et de l'histoire de ce tragique épisode, ainsi que de ses séquelles contemporaines. Mobilisant un impressionnant corpus documentaire - dont beaucoup de Mémoires d'anciens de l'OAS -, l'auteur retrace la dérive de ces officiers à l'idéal patriotique dévoyé, militants fascisants et petits malfrats transformés en assassins, qui ont eu l'incroyable prétention de " bloquer l'histoire ", comme l'avait écrit Pierre Nora dès 1961. Enfin, Alain Ruscio explique comment et pourquoi la mémoire brûlante de ces années de folie meurtrière travaille toujours, de façon souterraine, la société française.
    Ce livre est une précieuse réponse à l'un des derniers négationnismes que véhicule encore une certaine histoire coloniale " à la française ".

  • Au terme de trois nouvelles années d´enquête, Bernard Lecomte expose et dévoile de nouveaux mystères de l´histoire du Vatican depuis un siècle. Et les nombreux lecteurs du premier opus ne seront pas en reste de nouvelles énigmes résolues : Pourquoi et comment le pape est il devenu « infaillible »? Marie a-t-elle failli devenir une déesse ? Qui était la femme derrière Pie XII ? Le Vatican a-t-il aidé les criminels nazis après la guerre ? Le pape Jean XXIII a-t-il failli sauver la planète ? Peut-on être à la fois catholique et franc-maçon ? Qu´a-t-on trouvé dans le tombeau de St Pierre ? Que s´est-il passé entre Gorbatchev et Jean Paul II ? Jean paul II a-t-il couvert les crimes pédophiles ? .....

  • La première synthèse globale sur le mouvement Punk, de la musique londonienne aux écoles d'art new-yorkaises et au graphisme parisien.Plus personne aujourd'hui ne remet en cause l'importance de Mai 68 en tant que fracture sociale, culturelle et politique. Le mouvement punk, pris pour une énième agitation adolescente, incompréhensible car chantant la laideur, représente en réalité une fracture toute aussi profonde.
    Bien masqué derrière son amour de la provocation, le punk est beaucoup plus sérieux qu'il n'y paraît : il constitue la réponse d'une génération à un monde usé, dont le modèle économique s'est fracassé sur le choc pétrolier de 1974. C'est la Blank Generation, la génération vide, celle qui a toujours connu la télévision, la prospérité et l'abondance, mais une abondance que l'on découvre quelque peu frelatée, à l'instar des colorants chimiques cancérigènes ou du " poulet aux hormones ". Et si le mot punk évoque en tout premier lieu la musique, il nourrit d'autres formes artistiques, comme le graphisme, et se conjugue en art de vivre, esthétique, philosophie et politique. Des mots qui auraient paru pompeux aux adultes qui découvrirent en 1977 des jeunes gens hargneux aux vêtements lacérés et aux cheveux verts ou rouges hérissés sur la tête. Quatre décennies plus tard, il est possible de revenir sur cette époque de manière dépassionnée et de suivre jusqu'à aujourd'hui les riches prolongements d'un mouvement fascinant.
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  • En janvier 1966, naît à Cuba la Tricontinentale, organisation regroupant les forces " anti-impérialistes " des trois continents : Afrique, Asie et Amérique latine. Pendant un mois, l'hôtel Habana Libre, vraie tour de Babel, devient le quartier général de

  • À l'heure où la Corée du Nord est désormais dotée d'armes nucléaires à longue portée, un essai consacré à la diplomatie de l'atome de ces 70 dernières années - dont la confrontation entre les deux superpuissances américaine et soviétique.
    Ces journées où le monde a été au bord de l'apocalypseLe 6 août 1945, une bombe de quatre tonnes vitrifie la ville d'Hiroshima. Trois jours plus tard, une nouvelle bombe pulvérise Nagasaki. Morts et irradiés se compteront par dizaines de milliers. Ce massacre précipite la reddition du Japon et montre à l'URSS la puissance destructive des États-Unis. Dissuader plutôt que détruire : telle sera désormais la règle.Guerre de Corée en 1951, expédition franco-britannique à Suez en 1956, tension extrême entre Américains et Soviétiques à Cuba en 1962, guerre du Kippour en 1973...Depuis 1945, à sept reprises, le monde a frôlé l'apocalypse. Ce livre raconte ces instants dramatiques où la planète fut au bord du brasier nucléaire. Et où le pire ne fut parfois évité qu'à l'ultime minute, jusqu'au récent bras de fer entre Trump et Kim Jong-un.

  • Il y a dix ans, les États-Unis de George W. Bush, épaulés par la Grande-Bretagne de Tony Blair, envahissaient l'Irak pour mettre à bas le régime de Saddam Hussein, leur bête noire depuis le conflit du Golfe en 1991. Une guerre menée sans l'autorisation des Nations unies au terme d'une crise diplomatique qui avait culminé dans les semaines précédentes et qui les avait spectaculairement opposés à la France de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, dont le discours à l'ONU est resté dans les annales.
    Ce livre retrace l'histoire de cette crise franco-américaine d'une intensité sans précédent depuis le défi lancé aux États-Unis par le général de Gaulle. Il montre pourquoi et comment l'Irak en est venu à opposer les deux plus vieux alliés du monde occidental, et à diviser l'Europe, l'Alliance Atlantique et la communauté internationale dans son ensemble. Nourrie de documents d'archives inédits, c'est l'histoire largement méconnue de l'une des plus grandes crises internationales de l'époque contemporaine qui est ici proposée.

  • Une histoire de la guerre froide par une sélection d'articles et d'analyses "à chaud" de L'Express, de 1953 à 1991. A peine la paix signée sur les décombres du IIIe Reich, l'alliance contre-nature du totalitarisme soviétique et des démocraties occidentales - alliance de circonstance contre la folie nazie - est brisée et la méfiance, puis l'affrontement, lui succèdent ; pendant près d'un demi-siècle, le moonde subit ainsi une période inédite où, du fait de l'entrée dans l'ère atomique, l'humanité va vivre au bord du gouffre sans qu'à aucun moment les deux blocs ne se livrent à un conflit militaire direct. Drôle de guerre où l'on se bat par tous les moyens et sur tous les fronts (Corée, Vietnam, Angola...), mais jamais face à face. Drôle de victoire, enfin, qui tombe, quasi inespérée pour un Occident qui s'était habitué à la perspective d'un antagonisme durable. Fondé en 1953, donc au moment où la guerre froide est déjà enclenchée, L'Express choisit résolument de s'inscrire dans le camp atlantiste et joue un rôle important dans la presse française. La Guerre froide rassemble les articles représentatifs, souvent "à chaud", de ce moment d'histoire contemporaine, où l'on trouve les signatures prestigieuses de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Raymond Aron, Michel Bosquet, Jean-Marie Domenach, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Michèle Manceaux, Jacques Derogy, Olivier Todd, Jean-François Revel et l'illustrateur Tim pour quelques dessins. Jean-Michel Demetz, grand reporter et ancien rédacteur-en-chef adjoint de L'Express, replace chaque article dans son contexte.

  • Publié en 1993, cet essai réagissait à une investigation frauduleuse sur Jean Moulin, premier président du Conseil national de la Résistance, mort sous la torture en juillet 1943. Ce journalisme à scandale affirmait alors que Jean Moulin, héros national inhumé au Panthéon, avait été un agent soviétique dès le début des années trente. De nombreux intellectuels ont répondu à cette accusation absurde. Mais cette affaire soulève d´autres questions que Pierre Vidal-Naquet analyse ici : peut-on, et surtout, a-t-on le droit de critiquer nos héros nationaux ? Quel sens confère-t-on au Panthéon ? Pourquoi la critique du « mythe Jean Moulin » par la résurrection d´un autre mythe - celui de Jean Moulin communiste - a-t-elle eu un impact aussi fort ? Remontant à l'Antiquité et à la création du Panthéon sous la Révolution française pour retracer la longue histoire qui va des héros aux saints, l'auteur décrit le processus de construction du mythe. Et il explique la démarche erronée qui transforme Jean Moulin en « homme du Parti communiste », mythe créé dès 1950 par Henri Frenay.

  • Comment, dans l'ordinaire de la société russe, devenue postsoviétique, s'instaure la relation au passé, et quel regard les Russes portent-ils sur leur XX e siècle ? Une enquête de terrain anthropologique passionnante.
    La disparition subite de l'URSS au début des années 1990 a favorisé au sein de la société russe un retour réflexif sur le passé. Mais le rapport au passé soviétique se révèle particulièrement difficile à élaborer et bien souvent escamoté au profit d'une sur-valorisation des temps prérévolutionnaires. Comment, alors, se construisent et se perpétuent désormais en Russie les souvenirs ? Quel regard les Russes portent-ils sur leur XXe siècle ? Pour progresser au coeur d'une anthropologie des façons de faire la mémoire, cet ouvrage explore l'histoire des milliers de familles originaires de la petite ville de Mologa, au coeur de la Russie centrale : à la fin des année 1930, dans le cadre des grands travaux staliniens, la création d'un barrage sur la Volga entraîna leur déplacement forcé, la destruction de leur ville et de 700 villages et l'inondation de près de 4 500 km2 de terres. Ces familles, encore aujourd'hui liées par une communauté de destin, restituent ici une expérience exemplaire de la période soviétique, par la démesure et l'arbitraire qu'elle révèle. Et elle permet de s'interroger sur l'empreinte d'un passé qui, à plus d'un égard, ne passe pas. Partant d'une interrogation sur la signification du " retour du néant " que la communauté affirme avoir accompli, l'auteur décrypte les " bricolages " à l'oeuvre dans la mémoire des gens de Mologa. Elle s'interroge ainsi sur l'invocation de la légende de l'Atlantide dans la construction de leur histoire, sur la signification de cette " Atlantide russe " désormais figure de référence des déplacés, ce qu'elle révèle et ce qu'elle contribue aussi à cacher.

  • Après l'incroyable récit Rescapé du camp 14, un nouveau document exceptionnel de Blaine Harden. À travers le destin d'un jeune pilote nord-coréen, fasciné par la culture américaine, qui choisira de déserter pour le Sud et tenter de rejoindre les États-Unis, l'auteur nous raconte l'histoire de la Corée du Nord, de l'installation de Kim Il Sung au pouvoir par Staline et Mao à nos jours, révélant encore une fois la menace que ce petit pays fait peser sur l'équilibre du monde. No Kum Sok a 16 ans en 1948. Issu d'une famille aisée, très américanophile, il espère étudier l'anglais et se rendre aux Etats-Unis. Oui mais voilà : Truman et Staline se partagent le pays ; No vit au Nord, son rêve s'envole, il intègre une académie navale. Guérillero contre l'envahisseur japonais, puis chinois, Kim Il Sung est un petit militaire sans charisme apparent, néanmoins doté d'un ego démesuré et d'une capacité infinie à transformer ses échecs en victoires et ses incompétences en actes héroïques. Une qualité aux yeux de Staline qui va se servir de lui pour asseoir sa propagande et en faire un héros de la résistance. Mais l'élève va bientôt dépasser le maître : fort de ses rêves de grandeur, Kim Il Sung souhaite envahir le Sud, contre l'avis de Staline. Qu'à cela ne tienne, l'appui viendra de Mao, les armes, elles, resteront russes. Contre toute attente, les Américains répliquent, c'est le début de la Guerre de Corée. No, lui, devient pilote de chasse sur les MiG dangereux et mal équipés. Forcé de jouer la comédie du communiste fanatique, il n'a bientôt plus qu'une seule idée en tête : passer au Sud, du côté des Américains. Et pendant ce temps, Kim Il Sung laisse libre cours à sa mégalomanie galopante...

  • En 1942, alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, un rapport d´apparence austère, oeuvre du libéral William Beveridge, fit l´effet d´une bombe. De fait, il promettait aux Britanniques, plongés dans un atroce conflit, de rêver à une société enfin plus juste, protégeant les pauvres comme les riches des grands fléaux sociaux : le chômage, la maladie, la grande pauvreté, l´absence de retraite. Signe que ces propositions répondaient à une attente, 600 000 exemplaires de ce rapport furent vendus en quelques jours! Et dès les années d´après-guerre, le gouvernement travailliste s´inspira de ce grand texte pour édifier un Welfare State dont les règles, aujourd´hui encore, régissent la société britannique.


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    Ce rapport célèbre et fréquemment cité, n´avait, jusqu´à présent, jamais été traduit en France ! A l´heure où la Sécurité Sociale, la retraite, et le chômage préoccupent tant les Français que leurs gouvernants, le Rapport Beveridge ne peut qu´apporter un éclairage bienvenu dans le débat public.

  • En janvier 1959, moins de cent jours après son élection, le pape Jean XXIII, un petit homme débonnaire de 77 ans, annonce la convocation d´un concile afin de faire un grand aggiornamento (mise à jour) de l´Église catholique romaine.

    Trois ans plus tard, le 11 octobre 1962, 2 500 évêques venus du monde entier se réunissent pour la première fois dans la basilique Saint-Pierre de Rome sous les caméras du monde entier.

    La bataille entre les conservateurs qui condamnent la modernité et les progressistes qui veulent ouvrir l´Église au monde va se livrer pendant quatre sessions de deux mois chacune, de 1962 à 1965.

    On ferraillera sur le latin, la place de la Bible, le gouvernement de l´Église, la liberté religieuse, l´oecuménisme, les juifs, les autres religions, la contraception, la paix et la guerre, la pauvreté et la justice sociale...

    Ce gigantesque débat est porté par des hommes hauts en couleur, comme le terrible cardinal Ottaviani, préfet du Saint-Office. Parmi les théologiens les plus jeunes, le Suisse Hans Küng et l´Allemand Joseph Ratzinger font figure de « révolutionnaires ». Dans l´affrontement des opinions s´expriment les caractères, les convictions, les émotions.

    La réalité du coeur et de l´âme qui se dévoile rend tous ces hommes profondément émouvants et nous fait éprouver à leur égard de l´amitié et même de la fraternité.



    Le Concile de Vatican II a changé la vie quotidienne de plus d´un milliard de catholiques. Mais la question de la relation de l´Église catholique avec le monde demeure aujourd´hui plus aiguë que jamais. Les lignes de failles qui parcourent l´assemblée concilaire, et qui sont les zones de fractures de l´Église d´aujourd´hui, donnent à cet événement cinquantenaire une brûlante actualité.

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