• Les satrapes du IIIe Reich. La personnalité d'Hitler et le caractère absolu de son pouvoir conduisent le plus souvent à occulter le rôle et le poids des hommes qui ont favorisé son ascension au pouvoir et/ou ont été ses principaux lieutenants civils ou militaires dans son entreprise démoniaque. Connu et reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'Allemagne, le professeur Jean-Paul Bled dresse les biographies de vingt-trois principaux d'entre eux. D'où viennent-ils ? Qui étaient-ils ? Quel a été leur rôle précis ? Quelle était la nature exacte de leur rapport avec Hitler et comment celui-ci a-t-il évolué avec le temps ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles il répond dans cet ouvrage novateur, puisant aux meilleures sources, notamment allemandes.
    En voici le sommaire :
    - Les Idiots utiles (Papen, Blomberg, Schacht)
    - Le Premier Cercle (Gring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer)
    - Les Civils (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach)
    - Les Militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dnitz)
    - Les Artistes (Hoffmann, Riefenstahl)
    - Les Victimes (Roehm, Strasser)

  • Koursk 1943 Nouv.

    Koursk 1943

    Roman Toppel

    La bataille décisive de la seconde guerre mondiale.
    Impliquant plusieurs millions de soldats allemands et soviétiques, plus de dix mille tanks et canons automoteurs, ainsi que des milliers d'avions, la bataille de Koursk fut l'une des plus grandes joutes de la Seconde Guerre mondiale. Rarement autant d'hommes, autant de matériels ont été engagés, et détruits, en si peu de jours et dans un tel espace. Koursk offre ainsi un échantillon concentré de la virulence du conflit germano-soviétique.
    Roman Tppel a repris l'ensemble de la documentation et bousculé les problématiques classiques en partant notamment de l'idée que les Mémoires des participants étaient faux, jusqu'à preuve du contraire afin d'offrir un récit démystifié des combats homériques de l'été 1943. Il explique notamment que Koursk fut un duel tout aussi bien aérien que terrestre ou qu'Hitler n'arrêta pas l'opération pour la raison longtemps avancée... Pour la première fois, le lecteur a ainsi l'occasion de voir s'assembler la gigantesque bataille de la plaine de Prokhorovka en un puzzle logique, multidimensionnel et maîtrisable.
    Un classique, traduit de l'allemand par Jean Lopez

  • Qu'un peuple débonnaire ait pu devenir ce peuple de chiens enragés, voilà un sujet inépuisable de perplexité et de stupéfaction. - Vladimir Jankélévitch 1936. Les jeux Olympiques d'hiver de Garmisch-Partenkirchenservent de vitrine au Troisième Reich. Couvrant l'événement pour un grand quotidien berlinois, le chroniqueur sportif Andreas Kuppler ne se reconnaît plus dans les valeurs prônées par Hitler. Magdalena, son épouse, adhère en revanche aux thèses du Führer. À ces divergences s'ajoute la stérilité de leur union, qui pèse lourdement sur un équilibre déjà fragile. Alors que la traque aux ennemis du régime s'intensifie, le nom d'Andreas apparaît sur une liste de journalistes suspects. L'étau se resserre dangereusement sur les Kuppler.
    La Désobéissance d'Andreas Kuppler nous entraîne sur les traces d'un couple ordinaire, pris dans la tourmente de l'histoire, à une époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur.

  • La chronique de l'agonie du Führer et du IIIe Reich : un texte d'une rare intensité, des photos inédites.La chronique de l'agonie du Führer et du IIIe Reich : un texte d'une rare intensité, des photos inédites. Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier.
    Pour comprendre ce cataclysme, Jean Lopez livre la chronique des derniers jours de la vie du Führer, de son retour à Berlin à la mi-janvier 1945 à son suicide en avril de la même année. Ce sont ses déplacements, ses proclamations, ses actes de gouvernement et de commandement militaire, sa vie quotidienne et ses humeurs qui sont racontés grâce aux témoignages de ceux qui l'entourent jusqu'à la fin : les Goebbels, bien sûr, mais aussi son chauffeur, son garde du corps, son médecin... Cette chronique est aussi celle des événements militaires, absolument indispensable tant la résistance de la Wehrmacht aux offensives des Alliés détermine directement le temps qu'il reste à vivre au Troisième Reich et à son maître. Elle est enfin politique et permet d'appréhender l'action des organisations criminelles que sont le parti nazi, la SS, la Gestapo et la Jeunesse hitlérienne comme de comprendre le poids des quatre plus puissants hommes du Troisième Reich après Hitler : Himmler, Goebbels, Bormann et Speer.
    Plus de cent photos accompagnent le récit. Elles donnent à voir la réalité de l'effondrement de l'un des régimes les plus ahurissants du XXe siècle. Texte et images répondent à la question centrale de ce livre sans équivalent : à quels desseins obéit la volonté du Führer de ne jamais capituler, de résister jusqu'à la mort, en entraînant ses 80 millions de sujets dans l'apocalypse ?

  • Les Mémoires d'un des plus brillants généraux du III e Reich, " L'âme et le génie de la Blitzkrieg ". "Heinz Guderian est l'un des généraux de Hitler les plus célèbres. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le père fondateur de l'arme blindée allemande et comme un virtuose de la guerre de mouvement. Figure emblématique des succès de la Wehrmacht des premières années de la Deuxième Guerre mondiale, tout aussi habile manoeuvrier sur le champ de bataille que prodigieusement doué pour l'organisation des forces blindées, Guderian reste comme l'une des incarnations du génie opérationnel engendré par le militarisme germano-prussien. La narration vivante de ses campagnes militaires, entrecoupée de descriptions détaillées des paysages et d'anecdotes, de citations et de répliques savoureuses, offre une lecture passionnante.
    Guderian se garde cependant de porter un regard rétrospectif sur les implications politiques et morales de ses actions : son attitutde complice dans la guerre criminelle conduite par la Wehrmacht en Union soviétique et son repli derrière ses seules compétences militaires constituent une fuite devant ses responsabilités. Pour autant, cas d'étude particulièrement digne d'intérêt, il nous aide à comprendre les rouages de l'alliance étroite entre la Wehrmacht et le régime nazi, collaboration qui, faut-il le rappeler, a permis à Hitler de dominer d'abord l'Allemagne, puis l'Europe."
    Benoît Lemay

  • Hitler

    Peter Longerich

    En dépit de sa cruauté, voire de sa folie, Adolf Hitler n'était qu'un homme, avec toutes ses faiblesses et ses lâchetés, et c'est bien ce qu'il y a de plus terrifiant dans ce constat sans merci.
    Qui est l'homme derrière le Führer ?
    Chaque génération dresse un nouveau portrait d'Hitler et pose, chaque fois, l'inéluctable question de la responsabilité du peuple allemand dans la mise en place du régime nazi. Cette nouvelle biographie ne se contente pas de répéter ce qui a déjà été dit sur l'accession au pouvoir du Führer. Car, comme l'affirme Peter Longerich, " contrairement à une vision largement répandue, les recherches sur le national-socialisme ne sont pas closes, et elles sont loin de l'être ".
    /> Dans cette somme richement documentée, loin de vouloir rejeter la faute sur un système plutôt que sur un individu, Longerich revient sur l'incroyable et, selon lui, la résistible ascension de celui qu'il dépeint comme ayant été à l'origine un " moins que rien " affligé d'un profond " sous-développement émotionnel ". S'il ne nie pas le machiavélisme naturel du personnage, il dissipe toute illusion quant à ses prétendues qualités de stratège politique, et montre comment son arrivée au pouvoir, sa prise de contrôle de l'armée et jusqu'à ses décisions les plus terribles ont autant été le fruit du hasard, de l'improvisation et de son tempérament velléitaire que de calculs tactiques.

  • Le soldat oublié

    Guy Sajer

    Guy Sajer n'a pas dix-sept ans quand, en juillet 1942, il endosse l'uniforme de la Wehrmacht. Il est français par son père, allemand par sa mère ; il habite alors l'Alsace.
    A cause de son jeune âge, il n'est pas affecté à une unité combattante, mais dans le train des équipages. Dès novembre, l'hiver s'abat sur la plaine russe ; le froid, la neige, les partisans rendent la progression des convois extrêmement difficile : jamais l'unité de Sajer n'atteindra Stalingrad qu'elle devait ravitailler ; la VIe Armée aura capitulé avant. Mais Sajer sait déjà que la guerre n'est pas une partie de plaisir, que survivre dans l'hiver russe est déjà un combat. Et pourtant, ce premier hiver, il n'a pas vraiment fait la guerre.
    La vraie guerre, celle du combattant de première ligne, il la découvre lors-qu'il est versé dans la division "Gross Deutschland", division d'élite, avec laquelle, à partir de l'été 1943, il va se trouver engagé dans les plus grandes batailles du front d'Ukraine, quand la Wehrmacht plie sous l'offensive russe. De Koursk à Kharkov, de jour comme de nuit, dans la boue, la neige, quand le thermomètre marque -40°, sous le martèlement terrifiant de l'artillerie russe, face aux vagues d'assaut d'un adversaire désormais puissamment armé et qui ne se soucie pas des pertes, les hommes de la "Gross Deutschland", portés toujours aux endroits les plus exposés, toujours en première ligne, combattant à un contre vingt, connaissent l'enfer. La bataille de Bielgorod, le passage du Dniepr (la Bérésina à l'échelle de la Seconde Guerre mondiale) constituent, vécus au niveau du simple soldat, deux des plus hauts moments de ce récit d'Apocalypse. Plus tard, quand le front allemand s'est désagrégé, quand l'immense armée reflue, aux-combats réguliers s'ajoutera la lutte contre les partisans, plus sauvage et plus impitoyable. Plus tard encore, c'est la retraite des derniers survivants de la division d'élite à travers la Roumanie et les Carpathes jusqu'en Pologne. Dans l'hiver 1944-1945, Sajer et ses camarades sont lancés dans les combats désespérés que les Allemands livrent en Prusse-Orientale pour interdire l'entrée du Vaterland aux Russes. C'est encore Memel, où l'horreur atteint à son comble, et Dantzig, au milieu de l'exode des populations allemandes de l'Est. Enfin, malade, épuisé. Sajer sera fait prisonnier par les Anglais dans le Hanovre...
    Si ce récit de la guerre en Russie ne ressemble à aucun autre, s'il surpasse en vérité, en horreur et en grandeur tout ce qui a été écrit, ce n'est pas seulement parce que l'auteur a réellement vécu tout ce qu'il rapporte, ce n'est pas seulement parce que, sous sa plume, les mots froid, faim, fièvre, sang et peur prennent l'accent et la force terrible de la réalité, c'est aussi parce que Sajer sait voir et faire voir dans le détail avec une puissance de trait vraiment extraordinaire. Alors, le lecteur ne peut douter que tout ce qui est rapporté là est vrai, vrai au détail près ; il sait de science certaine qu'il n'y a pas là de "littérature", pas de morceaux de bravoure - mais que c'était ainsi : ainsi dans le courage et ainsi dans la peur, ainsi dans la misère et ainsi dans l'horreur.

  • Le passage en poche d'un best-seller, par l'un des historiens français les plus connus.

    Pourquoi Hitler a-t-il multiplié les efforts - et les cadavres - pour dissimuler ses origines ? Quelle est la vérité sur l'affaire Rudolf Hess, qui a donné lieu à tant de publications fantaisistes ? Quelle était la nature exacte des relations du Führer avec les femmes ? Que s'est-il vraiment produit durant la Nuit des longs couteaux ?
    Le pari fait par l'auteur est que, sur tous ces sujets, les lecteurs trouveront la réalité plus passionnante que n'importe quelle fiction.
    " Les Secrets du IIIe Reich a le double mérite d'apporter du neuf et de clarifier en huit chapitres denses, abondamment sourcés et formidablement mis en musique, l'histoire d'Hitler. " Le Point

  • La première biographie en français du feld-maréchal von Rundstedt, "le dernier Prussien" au service d'Hitler.Son nom apparaît dans tous les livres ayant trait à la Seconde Guerre mondiale en Europe, pourtant il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht. Gerd von Rundstedt (1875-1953), aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d'invasion : la Pologne en 1939, c'est lui. La France en 1940, c'est lui également, en partie, de même que la Russie en 1941. La suite de sa carrière fut plus difficile : Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l'Est à la fin de l'année 1941 pour avoir désobéi à un ordre direct du Führer. En poste en France à partir de 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n'avoir pas su redresser la situation après le Débarquement. Rappelé à la fin de l'été 1944, il préside la cour d'honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l'attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en spectateur à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent, à tort, d'" offensive Rundstedt ". Démis enfin de ses fonctions en mars 1945 - il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich -, il est arrêté par les Américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure.
    Laurent Schang narre ici avec talent la grandeur et les misères du doyen de la Wehrmacht, ce Prussien, peut-être trop prussien, pour qui l'honneur de servir l'emportait sur toute autre considération.

  • Un témoin incomparable.De septembre 1931 à octobre 1938, André François-Poncet a représenté la France à Berlin. Chroniqueur exceptionnel conjuguant portraits d'une grande acuité, souvent féroces et ironiques, avec analyses fouillées des événements, il offre un " grand récit " de l'histoire des années noires. D'une plume trempée dans l'encre de Saint-Simon, l'ambassadeur décrypte parfaitement les fondements et l'idéologie du régime tout comme la psychologie de ses dirigeants. L'ouvrage s'achève par le récit de son dernier entretien avec le Führer dans son " nid d'aigle ", prélude à un portrait d'Hitler qui fait autorité par sa finesse et sa lucidité.
    Originellement publié en 1946, ce monument était introuvable depuis un demi-siècle. Jean-Paul Bled en rappelle l'importance dans sa présentation tout en le rendant accessible au grand public par l'établissement de notes.
    " Ce récit brillant se lit d'une traite. "
    L'Express " Une chronique (géo)politique sans équivalence à ce jour. "
    Le Point

  • Hambourg, 1946.
    Après la défaite des forces de l'Axe, le pays est en ruines et la nation brisée. Lewis Morgan, colonel de l'armée britannique est chargé de superviser les opérations de reconstruction de ce territoire dévasté et de " dénazification " de la population. Ses supérieurs réquisitionnent à son intention une belle demeure sur les bords de l'Elbe, où son épouse, Rachael, et son fils Edmund vont bientôt le rejoindre.
    Refusant de mettre les propriétaires allemands - un veuf et sa fille traumatisée - à la porte de chez eux, Lewis insiste pour que les deux familles partagent la maison. Dans cette ambiance oppressante, inimitiés et hostilités vont laisser place à un sentiment plus fort encore : la passion...

  • De 1939 à 1945, les soldats de la Wehrmacht n'ont cessé d'écrire à leurs proches. En rassemblant leurs lettres les plus fortes et éclairantes, c'est la Seconde Guerre Mondiale vue de l'intérieur que l'on découvre.Pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale, les 17 millions de soldats de la Wehrmacht n'ont cessé d'écrire à leurs proches. C'est une guerre vue de l'intérieur qu'ils décrivent, sur tous les fronts, de l'invasion de la Pologne à la chute de Berlin. Si nombre de lettres de la campagne de France en 1940 ou du début de l'opération
    Barbarossa sont porteuses de l'espoir de participer au renouveau de la Grande Allemagne, les correspondances qui suivent la défaite de Stalingrad ou le débarquement de Normandie sont de plus en plus sombres. Ainsi " ce recueil a une grande valeur : il nous force à penser la Seconde Guerre mondiale en des termes plus universels qu'il ne nous plairait ", écrit Timothy Snyder dans sa préface.
    Lettres traduites, présentées et annotées par Marie Moutier
    Avec la participation de Fanny Chassain-Pichon
    " Un document exceptionnel. "
    Le Parisien " Marie Moutier résume ce qu'a été la guerre du soldat allemand. "
    Guerres & Histoire

  • L'essai le plus percutant, incisif et abordable jamais écrit sur Hitler, par un historien qui fut témoin des événements. Préface de Jean Lopez.A travers ce qui est sans doute l'étude la plus originale et la plus stimulante sur Hitler, Sebastian Haffner donne à comprendre l'action d'un homme qui a su séduire et entraîner dans le meurtre de masse une des sociétés les plus modernes de son temps. Le plan de l'ouvrage est inhabituel : Vie. Réalisations. Succès. Erreurs. Fautes. Crimes. Trahison. Sept essais incisifs, surprenants, stimulants. Sept angles différents pour éclairer le phénomène Hitler. Un livre rare qui allie l'histoire populaire à la plus haute exigence intellectuelle.

  • Angela Merkel vient d'ailleurs : de l'Est, de cette Allemagne du bloc soviétique abandonnée par l'Europe et l'Occident. Ce qui était une faiblesse sur la scène politique intérieure est devenu une force et fait sa profondeur. Angela Merkel est différente parce qu'elle sait ce que la liberté veut dire. Protestante et divorcée, elle a su s'imposer dans un milieu d'hommes largement catholique. Scientifique d'origine, elle ne cherche pas à briller mais à faire. Lente, obstinée, sans éclat, elle est à la fois une tacticienne machiavélique et une femme de valeurs. Ses rivaux en politique, elle n'a pas hésité à les tuer avec préméditation. Mais elle accueille des centaines de milliers de réfugiés à rebours de son électorat. Marion Van Renterghem est allée sur les traces de " la femme la plus puissante du monde ". Elle a retrouvé ses amis d'enfance, interrogé les acteurs et les témoins de son ascension et recueilli les témoignages d'hommes d'État ou de leurs conseillers qui ont côtoyé la chancelière, de Tony Blair à Vladimir Poutine, en passant par ses quatre présidents français - Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron. Ovni politique, Angela Merkel incarne la métamorphose de l'Allemagne et de l'Europe. Elle fait partie de notre histoire commune.

  • Pour approcher, visiter, comprendre une ville, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Si Voltaire, ami de Frédéric II de Prusse, fut enthousiasmé par son séjour à Berlin, qu'il décrit en termes élogieux dans ses lettres, Chateaubriand ou Jules Laforgue s'y ennuient profondément et passent le temps en écrivant, pour notre plus grand plaisir. Quant à Théophile Gautier, abreuvé des Contes fantastiques d'Hoffmann, il ne peut qu'être déçu de ne pas y trouver du brouillard, des fantômes ou le diable en personne, que le lecteur croisera néanmoins dans cette promenade à travers le Berlin prussien. " Il n'y avait qu'un très petit nombre d'hommes dans la société à Berlin, ce qui gâte presque toujours ceux qui s'y trouvent, en leur ôtant l'inquiétude et le besoin de plaire. " Mme de Staël

  • Bismarck

    Jean-Paul Bled

    Au panthéon des hommes illustres, Bismarck, né en 1815, occupe une place singulière. Il domine par sa stature et ses succès la seconde moitié du XIXe siècle, marquée par l'unité allemande dont il a été l'architecte de bout en bout. Après avoir vaincu l'Autriche-Hongrie à Sadowa en 1866, il récidive quatre ans plus tard avec la France, ce qui lui permet de proclamer l'Empire allemand, dominé par la Prusse qu'il gouverne depuis 1862. Il demeure au pouvoir jusqu'en 1890, longévité rare qui l'apparente à Metternich auquel l'oppose sa conception dure, " par le fer et le sang ", de la diplomatie et de la politique.
    Pour mieux dominer l'Europe, ce pragmatique oriente les puissances vers la colonisation au congrès de Berlin, tandis qu'il révolutionne l'Allemagne en engageant le combat contre l'Eglise (Kulturkampf) et en posant les jalons d'une politique sociale d'envergure pour contrer la montée du socialisme. Afin de contenir la volonté de revanche de la France amputée de l'Alsace et de la Lorraine, il inaugure une nouvelle Sainte-Alliance - l'entente des trois empereurs -, qui ne survit pas à sa chute. En reniant son héritage, Guillaume II précipitera l'Allemagne à sa perte.

  • "Un livre d'histoire exemplaire" (New York Times) "La monarchie prussienne n'est pas un pays doté d'une armée, mais une armée dotée d'un pays". Ce célèbre adage formulé pendant la guerre de Sept Ans a inspiré la vulgate germanophobe d'une nation casquée, nationaliste et impérialiste, inspiratrice de la Weltpolitik de Guillaume II puis du Lebensraum hitlérien. Or, si l'histoire de la Prusse est indissociable de celle de la guerre, elle ne s'y réduit pas, démontre Christopher Clark dans ce maître livre qui embrasse les quatre siècles tumultueux de cet Etat-Nation; né des marches du Brandebourg pour se hisser à la hauteur du grand rival Autrichien grâce à des hommes d'Etat d'exception (le Grand-Electeur Frédéric-Guillaume, Frédéric II, Bismarck...). Ces derniers bâtirent une monarchie militaire et administrative, ouverte et éclairée; qui sut se réformer après chaque grande crise (guerre de Trente Ans, invasion napoléonienne) pour repartir de l'avant. Pionnière puis architecte de l'Unité Allemande, la Prusse se fondit dans l'Empire qu'elle avait créé tout en conservant ses particularismes et sa diversité. Ce qui fait aussi d'elle une composante de l'Allemagne fédérale telle qu'elle existe aujourd'hui.
    L'ouvrage a sa sortie en Angleterre et aux U.S.A. (2006) puis en France a été unanimement salué par la critique et a reçu plusieurs prix.
    "A coup sûr la meilleure histoire jamais écrite, quelle que soit la langue." (David Johnson, Seven) "Ecrit avec une telle force et une telle clarté que j'en suis restée sidérée." (Antonia Fraser, Guardian Book of the Year)

  • " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. " Le Figaro HistoireLes Mémoires du maréchal von Manstein comptent parmi les documents les plus importants sur la Seconde Guerre mondiale. Véritable pompier du Führer, Manstein est partout entre 1940 et 1943 : en Pologne, en France et bien sûr en Union Soviétique.
    Il raconte les querelles stratégiques, la mise au pas du haut commandement militaire par Hitler, le quotidien des soldats et ses propres faits de gloire. Mais Manstein cherche aussi à dédouaner la Wehrmacht des crimes perpétrés sous le nazisme, notamment à l'Est. C'est sur ce point que les éclaircissements apportés par Pierre Servent, dans sa substantielle présentation, sont particulièrement précieux.
    " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. "Le Figaro Histoire

  • Berlin finale

    Heinz Rein

    " Nous tenons entre nos mains un témoignage historique absolument unique. " Fritz J. Raddatz, essayiste et journaliste Publié en 1947 en Allemagne, vendu à plus de 100 000 exemplaires,
    Berlin finale est l'un des premiers best-sellers post-Seconde Guerre mondiale. Une oeuvre passionnante, haletante, audacieuse, qui a su, alors que l'Europe se relevait à peine de la guerre, décrire dans toute sa complexité le rapport des Berlinois au nazisme.
    Jusqu'alors inédit en France, un roman-reportage brillant qui nous raconte, à travers les destins d'une poignée de résistants, les derniers jours de Berlin avant sa chute. Un texte majeur, un Vintage événement.
    "
    Berlin finale est une incroyable redécouverte, à la hauteur du roman de Hans Fallada
    Seul dans Berlin... Très peu de livres restituent d'une manière aussi cauchemardesque et intense l'enfer qu'a été la fin de la Seconde Guerre mondiale. "
    Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Rommel

    Benoît Rondeau


    Le nouveau volume de la collection "Maîtres de guerre" : Rommel, le renard du désert, et protégé d'Hitler.

    Le maréchal Rommel est passé à la postérité comme figure de l'officier modèle de la Wehrmacht, à la fois stratège hors pair et homme d'honneur, formé au front pendant la Première Guerre mondiale et étranger aux crimes du IIIe Reich pendant la Seconde.
    Général victorieux à la tête d'une division blindée en mai 1940, il devient commandant de l'Afrikakorps au début de 1941 ; c'est alors que naît la légende du " Renard du désert ", à grand renfort de propagande nazie. Cinq mois avant le déclenchement de l'opération Overlord, le Feldmarschall Rommel, commandant en chef du groupe d'armées B en France occupée, est chargé de la défense des côtes de la Manche. Ayant tenté en vain de s'opposer au rouleau compresseur allié en Normandie, il sera contraint au suicide trois mois après le coup d'État manqué du 20 juillet 1944.
    Dans un récit vivant et richement illustré, Benoît Rondeau nous fait suivre le quotidien de ce remarquable " maître de guerre ". Il revient sur le mythe Rommel, n'hésite pas à poser la question de ses talents de tacticien et de stratège, et met en lumière ses relations complexes avec Adolf Hitler. Au total, le portrait novateur d'un officier de grand talent, qui a mis son épée au service d'un régime criminel et d'une entreprise démesurée.
    Benoît Rondeau, ancien chercheur à la Fondation pour la mémoire de la déportation, est un spécialiste reconnu de la Seconde Guerre mondiale, en particulier des campagnes d'Afrique du Nord et de Normandie. Il est notamment l'auteur d'Afrikakorps. L'armée de Rommel, d'Invasion ! Le Débarquement vécu par les Allemands, de L'Armée d'Hitler ainsi que d'une biographie de Patton. Il contribue aux revues 2e Guerre mondiale, Batailles & Blindés et Ligne de Front.

  • Les Hohenzollern

    Henry Bogdan

    Au XIe siècle, la puissance des comtes de Zollern, implantés en Souabe, se résume à peu de chose : quelques seigneuries et abbayes sur les contreforts du Jura souabe et de la Forêt Noire, un château, le Hohenzollern, qui donnera son nom à la famille. Celle-ci entre véritablement dans l'histoire avec le Grand Electeur et son fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, qui dotent la Prusse d'une armée, d'une économie et d'une administration modernes, tout en privilégiant la voie diplomatique dans leurs différends internationaux. A l'inverse, Frédéric II se lance à la conquête de la Silésie autrichienne et le conflit avec les Habsbourg, inexpiable, occupera la totalité de son règne. Au XIXe, la rivalité entre les deux maisons pour prendre le contrôle de l'Allemagne s'exacerbe. La Prusse, plus peuplée et plus riche depuis l'acquisition de la Rhénanie et de la Westphalie en 1815, l'emporte peu à peu sur l'Autriche. Battu à Sadowa en 1866, le Habsbourg François-Joseph doit céder le pas au Hohenzollern Guillaume Ier, dont la puissance va dominer l'Europe : en 1870-71, il humilie la France et se fait proclamer empereur dans la galerie des Glaces de Versailles. Sous son règne et celui de son petit-fils Guillaume II, le IIe Reich devient l'une des grandes puissances économiques du monde. Les Hohenzollern atteignent alors leur apogée, mais la défaite de l'Allemagne en 1918 scelle leur destin. La révolution les chasse du trône.En même temps qu'il brosse l'histoire politique, économique, sociale et culturelle d'un pays, ce livre restitue l'histoire d'une famille célèbre mais inconnue, loin des clichés habituels.

  • Au début des années vingt, le capitaine Goering est un authentique héros de guerre. Mais ce vétéran ambitieux, influençable et cyclothymique est attiré par la politique et impatient d´y jouer un rôle. Or, à l´automne 1922, il rencontre Adolf Hitler et, dans son ombre, il va cumuler les emplois : putschiste improvisé, chômeur morphinomane, homme d´affaires talentueux, dandy corpulent, orateur tonitruant, député mercenaire, ministre de l´Intérieur sans scrupule, truand confirmé, parvenu millionnaire, stratège de salon, collectionneur d´art compulsif et complice de tous les crimes commis par son maître...
    C´est comme maréchal, commandant en chef de l´aviation allemande et successeur désigné du Führer que Goering entre à reculons dans la Seconde Guerre mondiale. Dès lors, depuis Dunkerque jusqu´à Stalingrad, il ne cessera de multiplier les erreurs.
    Tel est ce monument de contradictions que François Kersaudy nous invite à visiter.

  • Les secrets du IIIe Reich

    ,

    lu par Amélie BELOHRADSKY
    • Lizzie
    • 9 Avril 2020

    Une plongée au coeur de l'histoire secrète du IIIe Reich et de ses dignitaires à travers la résolution de quelques grandes énigmes. Ce recueil propose au lecteur un voyage exceptionnel dans les coulisses de l'Allemagne nazie, en éclairant sept de ses rouages les plus mystérieux. Grâce à leur talent de conteurs et à l'exhaustivité de leur enquête, les auteurs éclairent d'une lumière nouvelle l'un des moments les plus ahurissants du XXe siècle.
    01. - 02. Le mystère des origines
    03. - 05. L'éloquence conquérante
    06. - 07. Une boîte de scorpions
    08. - 09. L'homme à femmes
    10. - 12. La santé d'Hitler
    13. - 14.
    Werwolf, les " loups-garous " d'Hitler
    15. - 19. Le fantôme errant de Martin Bormann

  • Devenue l'une des capitales européennes les plus prisées par les touristes, Berlin est une mégapole à la fois provinciale et cosmopolite, flegmatique et passionnée. Une capitale " pauvre mais sexy ", où l'intensité de la vie culturelle se conjugue à la quiétude de la vie quotidienne. Malgré le poids de son héritage historique, Berlin se distingue par un climat de légèreté et de liberté d'autant plus frappant qu'il accompagne et nourrit d'incessantes mutations. Vingt-cinq ans après l'effondrement du Mur, cette ville-laboratoire, vaste comme huit fois Paris mais cinq fois moins peuplée, cache sous ses airs placides une effervescence qui attire les créateurs comme les noctambules du monde entier.
    La première partie de l'ouvrage relate près de huit siècles d'une histoire aussi opulente que tumultueuse qui fit de Berlin la véritable capitale du XXe siècle. Une succession de " promenades " invite ensuite à découvrir les multiples facettes de la " ville rêvée des anges " magnifiée par Wim Wenders et Peter Handke à travers son patrimoine cinématographique, sa richesse musicale (le temple de la musique classique devenu aussi le paradis mondial de la techno) ou sa dimension architecturale qui permet, selon la formule de David Sanson, de " relire le passé afin de le relier au futur ". Dans l'anthologie littéraire, riche de plusieurs textes inédits, se font entendre les voix des innombrables écrivains, allemands et étrangers, qui continuent de trouver dans Berlin une de leurs meilleures sources d'inspiration. Enfin, un dictionnaire de près de quatre cents entrées offre un portrait éclaté de la ville à travers ses lieux et figures les plus emblématiques.
    L'ouvrage a été conçu par une équipe d'historiens, architectes, géographes, écrivains et journalistes, sous la direction de David Sanson, qui réussissent autant à aiguiser notre curiosité qu'à nous communiquer leur passion.

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