• - PRIX DES LECTEURS QUAIS DU POLAR / 20 MINUTES 2019 - GRAND PRIX DU ROMAN NOIR FRANÇAIS 2019 AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM POLICIER DE BEAUNE - ÉTOILE DU POLAR 2018 LE PARISIEN - PRIX MARGUERITE PUHL-DEMANGE 2019 au festival LIVRE À METZ, littérature et journalisme

  • Rentrée littéraire 2020.
    Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons. À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

  • C'est un terrain vague, au milieu d'un lotissement de maisons pour l'essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l'ouest d'Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s'installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C'est du moins ce que disent des papiers " officiels ".
    Avec l'innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s'en prennent directement aux deux généraux, qu'ils molestent. Bientôt, une résistance s'organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.
    Au contraire des parents, craintifs et résignés, cette jeunesse s'insurge et refuse de plier. La tension monte, et la machine du régime se grippe.
    A travers l'histoire d'un terrain vague, Kaouther Adimi explore la société algérienne d'aujourd'hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.
    Née en 1986 à Alger, Kaouther Adimi vit désormais à Paris. Après deux premiers livres, L'Envers des autres (prix de la Vocation 2011) et Des pierres dans ma poche, elle connaît un important succès avec Nos richesses (Prix Renaudot des lycéens), paru au Seuil en 2017, évocation du légendaire libraire et éditeur Edmond Charlot.

  • Des hommes

    Laurent Mauvignier

    Ils ont été appelés en Algérie au moment des " événements ", en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.
    Mais parfois il suffit de presque rien, d'une journée d'anniversaire en hiver, d'un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.

  • Dans un village corse perché loin de la côte, le bar local est en train de connaître une mutation profonde sous l'impulsion de ses nouveaux gérants. À la surprise générale, ces deux enfants du pays ont tourné le dos à de prometteuses études de philosophie sur le continent pour transformer un modeste débit de boissons en "meilleur des mondes possibles". Mais c'est bientôt l'enfer en personne qui s'invite au comptoir, réactivant des blessures très anciennes.

  • La quête éperdue d'amour et de liberté d'un jeune soldat kabyle propulsé dans un monde devenu fou.1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est enrôlé de force par l'armée pour tuer des Allemands qu'il ne connaît pas, dans une France qu'il ne connaît pas.
    Après s'être évadé d'un camp de travail réservé aux soldats coloniaux, il découvre avec ses compagnons un Paris occupé où il doit apprendre à survivre, entre rafles et marché noir, mauvaises rencontres et mains tendues. Guidé par ses rêves de liberté, retrouvera-t-il son Algérie et sa Zina bien-aimée ?
    Ce roman, véritable bijou d'humanité, est un hymne aux grands oubliés de l'histoire de France.

  • "J'allais mal ; tout va mal ; j'attendais la fin. Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails.
    Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue." Alexis Jenni.

    Prix Goncourt

  • La première édition de La Question d'Henri Alleg fut achevée d'imprimer le 12 février 1958. Des journaux qui avaient signalé l'importance du texte furent saisis. Quatre semaines plus tard, le jeudi 27 mars 1958 dans l'après-midi, les hommes du commissaire divisionnaire Mathieu, agissant sur commission rogatoire du commandant Giraud, juge d'instruction auprès du tribunal des forces armées de Paris, saisirent une partie de la septième réédition de La Question. Le récit d'Alleg a été perçu aussitôt comme emblématique par sa brièveté même, son style nu, sa sécheresse de procès-verbal qui dénonçait nommément les tortionnaires sous des initiales qui ne trompaient personne. Sa tension interne de cri maîtrisé a rendu celui-ci d'autant plus insupportable : l'horreur était dite sur le ton des classiques. La Question fut une météorite dont l'impact fit tressaillir des consciences bien au-delà des " chers professeurs ", des intellectuels et des militants. A l'instar de J'accuse, ce livre minuscule a cheminé longtemps.

    Jean-Pierre Rioux, " La torture au coeur de la République ", Le Monde, 26-27 avril 1998

  • Un livre de plus sur les jeunes " issus de l'immigration " ? Pour dénoncer les discriminations qu'ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers " difficiles " ? Et conclure sur l'échec de leur " intégration " dans notre pays ?
    Non. L'ambition de ce livre est autre : décentrant le regard habituellement porté sur ce groupe social, il retrace, à partir d'une enquête sur la longue durée, le destin des huit enfants d'une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d'une petite ville de province. Le récit de leurs parcours - scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. - met au jour une trajectoire d'ascension sociale (accès aux classes moyennes) et essaie d'en expliquer les raisons. Cette biographie à plusieurs voix montre différents processus d'intégration en train de se faire. Elle pointe aussi les difficultés rencontrées par les enfants Belhoumi pour conquérir une place dans le " club France ", en particulier depuis les attentats terroristes de janvier 2015 qui ont singulièrement compliqué la donne pour les descendants d'immigrés algériens.

  • Mamie dans les orties ; le XXe siècle raconte par nos grands-mères Nouv.

    Le livre qui fait parler nos grands-mères. On y lit des histoires de l'Histoire.Depuis bientôt deux ans,
    Héloïse et Marion sillonnent la France pour rencontrer des grands-mères qui ont accepté de raconter leur vie et de partager leurs souvenirs. Elles ont fait de ces témoignages un podcast ; nous en faisons un livre.
    Car ces histoires,
    c'est aussi l'Histoire avec un grand " H ", celle du XXe siècle et de ses bouleversements : la Deuxième guerre mondiale, Mai 68, la légalisation de l'IVG... Certaines mamies ont été en avance sur leur temps et ont vécu des choses extraordinaires (que l'on pense à
    Jeanine, jeune fille au pair en Angleterre en 1953, ou à Colette, " demoiselle du téléphone " dans les années 1960), tandis que d'autres ont parfois connu le pire (
    Dora a été rescapée d'Auschwitz, Mado, Catherine et Jacqueline ont vécu des avortements clandestins avant 1975).
    Parfois bouleversantes, souvent drôles, et toujours émouvantes, ces mamies nous font découvrir une histoire, personnelle et intime, de la France, des femmes et du féminisme.
    Dans cet ouvrage coloré, illustré, et documenté, Héloïse et Marion nous livrent en 11 chapitres le témoignage de 11 mamies.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • Les nostalgériades : nostalgie, Algérie, jérémiades Nouv.

    La combattante courageuse contre l'envoilement nous fait découvrir l'envers du décor. Une plongée comme jamais, vivante, empathique et critique dans l'univers des jeunes des banlieues, l'ordinaire des profs, le quotidien des filles partagés entre la réalité d'ici et l'irréalité de là-bas. Un plaidoyer républicain.
    Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (" Au bled, ça coûte rien ", " Seul Allah guérit "), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors " il ne faut pas renoncer à ce malheur ".
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • Après 1988, l'Algérie a connu plus de dix ans d'une terrible guerre à la suite de l'interruption par l'armée de la première expérience démocratique du monde arabe qui a brièvement profité au Front islamique du salut (FIS). Dans les années 2000, l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika a lentement retrouvé la paix grâce à la rente des hydrocarbures, mais au prix d'une absence de justice et du mensonge. À l'armée, principale détentrice du pouvoir, se sont alors agrégés de plus en plus les milieux d'affaires qui ont profité de la libéralisation économique. La corruption a explosé.
    En 2019, une mobilisation populaire pacifique, inédite par son ampleur et sa durée, le
    hirak, a demandé que ce régime " dégage ". Après le départ de Bouteflika, l'armée a engagé une transition factice pour reconduire un régime à bout de souffle, ouvrant une nouvelle période à l'issue incertaine. Aucune alternative politique claire ne semblait se faire jour, alors que les perspectives économiques s'assombrissaient. C'est cette évolution de trois décennies d'une Algérie contemporaine très contradictoire que cet ouvrage retrace de manière chronologique.

  • Né en Algérie en 1894 et mort en banlieue parisienne en 1953, l'anarchiste kabyle Mohamed Saïl fut toute sa vie un infatigable militant antimilitariste, anticolonialiste et anticapitaliste. Insoumis et déserteur pendant la Première Guerre mondiale, il s'engagea sans hésiter dans la colonne Durruti lors de la guerre d'Espagne pour combattre les fascistes et participer à la révolution. Harcelé par la police, arrêté et emprisonné plusieurs fois, il n'a jamais pour autant cessé de contribuer à divers journaux nord-africains et français et d'en assurer la diffusion, d'organiser des comités de lutte et de participer à nombre de meetings et manifestations.

    Cette anthologie regroupe une trentaine de ses textes écrits entre 1924 et 1951, qui ciblent spécialement l'oppression coloniale française en Algérie ainsi que le racisme meurtrier et souvent hypocrite de l'administration républicaine, tout en appelant ses camarades algériens et français à se méfier des fausses solutions et à rejoindre les rangs des anarchistes. La colère de Mohamed Saïl résonne particulièrement avec celle des soulèvements populaires d'aujourd'hui.

  • Qui détient le pouvoir en Algérie ? Qu'est-ce que la « décennie noire » ? Pourquoi les Algériens se sont-ils révoltés en février 2019 ? Pourquoi l'armée a-t-elle lâché le président Bouteflika ? La jeunesse rêve-t-elle toujours de départ ? L'Algérie est-elle une alliée de la Russie ? Les Algériens détestent-ils la France ?

    Avec ses ressources naturelles importantes en gaz et en pétrole, sa jeunesse éduquée et volontaire, l'Algérie dispose de nombreux atouts. Pourtant, les Algériens se définissent comme « un peuple pauvre pour un pays riche ». L'autoritarisme du pouvoir, les freins à la création d'entreprise, le chômage, le manque de logements, l'état déplorable des infrastructures et de l'agriculture laissent le pays entravé de toutes parts, sans compter la vie quotidienne souvent compliquée. L'annonce d'un « cinquième mandat » d'Abdelaziz Bouteflika, malade et invalide, a déclenché un mouvement de contestation historique de la jeunesse algérienne. La population, entraînée massivement dans le « Hirak », réclame une transition démocratique afin que l'Algérie puisse enfin vivre son indépendance, confisquée depuis des décennies. Akram Belkaïd décrypte, en 100 questions/réponses très éclairantes, la situation politique, économique, sociétale de l'Algérie et montre pourquoi ce pays si prometteur reste enlisé dans ses multiples échecs et blocages.

  • La simultanéité, l'ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l'automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d'autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours - en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong... -, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.
    Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l'espace marquent-elles un nouveau «printemps des peuples»? Si les revendications et les modes d'action convergent jusqu'à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l'héritage est revendiqué. Le visage des révoltes - celui d'une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important -, ainsi que l'évidence médiatique de ressorts communs - l'utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l'horizontalité des modes d'organisation... - méritent d'être interrogés.
    Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale?

  • On refait l'Histoire !

    Collectif

    • First
    • 8 Octobre 2020

    14 uchronies pour revisiter l'histoire de France !Et si la Bastille n'était pas tombée aux mains des révolutionnaires le 14 juillet 1789 ? Et si Bonaparte avait raté son coup d'État et n'était jamais devenu empereur ? Et si le Débarquement du 6 juin 1944 n'avait été qu'un échec cuisant ?
    L'Histoire semble couler comme un long fleuve tranquille ; " c'est arrivé parce que cela devait arriver ", pense-t-on. Et pourtant, le hasard a souvent bien ou mal fait les choses. Des événements décisifs se sont joués sur un coup de dés. Ainsi, pourquoi n'aurait-il pas pu en être autrement ?
    Dans cet ouvrage entre essai historique et oeuvre romanesque, Claude Quétel et son équipe d'historiens revisitent 14 moments incontournables de l'histoire de France, depuis l'Antiquité avec la bataille d'Alésia, jusqu'à la fin du XXe siècle avec l'échec des accords d'Évian.

  • Sa vie est un roman. Quoi de plus libre que la vie brève et intense d'Isabelle Eberhardt ? Née en Suisse en 1877 d'une aristocrate russe et de père inconnu, l'éducation avant-gardiste qu'elle reçoit la conduit à la rébellion, à l'exotisme et à l'aventure. Morte tragiquement à vingt-sept ans, elle connaît toutes les fulgurances et ose tous les tabous.
    Excessive et idéaliste, scandaleuse et mystique, Isabelle Eberhardt ne se pose aucune limite. Sa vie sera celle de tous les possibles. La jeune fille parle huit langues, dévore les livres et rêve de devenir écrivain. La mode est à l'orientalisme, elle embarque pour l'Algérie et ses grands espaces. Éblouie, la jeune russe, habillée en cavalier arabe, chevauche le désert en se rebaptisant « Si Mahmoud ». Ses aspirations à la beauté, à la paix intérieure sont comblées lorsqu'elle se convertit à l'islam. Mais peu importe les règles de la foi, pourvu qu'elle ait l'ivresse, car Isabelle est une jouisseuse qui fume du kif et enchaîne les conquêtes masculines. Première occidentale initiée soufie, première femme reporter de guerre, l'écrivain dénonce les méfaits d'un certain colonialisme et nous propulse au coeur d'un monde arabe fascinant.

  • Au lecteur.

    Disparition.

    L'Affaire Audin : Préface de Laurent Schwartz - I. La disparition de Maurice Audin - II. Les enquêtes - III. L'évasion. Bulletins et rapport - IV. Une hypothèse.

    Chronique d'un déni de justice.

  • Deux jours à dos d'âne pour trouver la fiancée idéale. Jambes et bras épilés, mains teintes au henné, une fille à marier doit ressembler à un miroir. Chacune espère être l'élue et partir vivre en ville. Le désert est fait pour les hommes, leur regard croit voir des oasis avec des palmiers lourds de fruits quand les femmes ne voient que du sable sur du sable. Un regard circulaire a suffi au rabbin pour trouver l'élue. Il choisit Yudah pour son nom, une contraction de Yahuda, et pour ses yeux baissés lorsqu'il l'a regardée. Toute femme est belle pour le rabbin du moment qu'elle n'est ni manchote ni borgne.

    Yudah est une jeune fille juive du désert algérien. Le jour où le rabbin Haïm la chosit pour être la nouvelle épouse de l'Émir Abdelkader, sa vie bascule. Yudah rêvait de palais mais se retrouve dans un campement de tentes balayé par le vent. Occupé sur d'autres fronts, l'Émir, lui, demeure invisible. Bientôt Abdelkader rend les armes : il est débarqué avec ses généraux à Toulon pendant que le reste de ses fidèles est envoyé sur l'île Sainte-Marguerite. Yudah est de ce voyage. C'est donc en France qu'elle poursuivra sa quête, inlassablement, à la recherche d'un époux qu'elle n'a toujours pas vu... Le destin merveilleux de la jeune fille du désert se réalisera-t-il?

  • Le 23 juillet 1961 est une nuit de représailles, une nuit où les chiens sont lâchés. On lui donnera plus tard le nom de «Nuit des paras». Pendant quelques heures, Metz sera à feu et à sang, barbare. Parce que depuis des mois le FLN s'y organise. Parce que les paras s'ennuient et ont besoin d'action. Parce que la guerre d'Algérie résonne ici et que français et arabes s'observent avec méfiance dans un climat de tension raciale constante. Et cette nuit là se joue le destin des anonymes sur lesquels PIerre Hanot a décidé de se pencher.Il y a des espoirs et des déveines, des potes de chambrée, des conversations à l'usine, des soirées au dancing...Des petits riens qui font ces vies de 1961, bouleversées cette nuit-là par les coups de l'Histoire.

  • Ils ont médité le martyre avant de le vivre. Aucun d'entre eux ne pouvait deviner leur issue fatale, mais tous en tant que moines étaient des apprentis quotidiens de la mort. Voici, réunis en un court volume, le bréviaire de la vie lucide selon les frères de Tibhirine.
    ""Martyr' c'est un mot tellement ambigu ici. S'il nous arrive quelque chose - je ne le souhaite pas - nous voulons le vivre ici en solidarité de tous ces Algériens ", rapporte l'un des frères de Tibhirine.
    Pourquoi ces moines sont-ils restés en Algérie ? Quel plus grand bien ont-ils espéré ? Comment se sont-ils préparés, personnellement et communautairement, à vivre le don de leur vie jusqu'au bout ? En témoins de l'amour, ils livrent ici des pages lumineuses sur la fidélité à l'Évangile et ce qu'est une existence qui construit ici-bas le monde à venir.
    Le bréviaire de la vie lucide selon les frères de Tibhirine.

  • Dans cette remarquable synthèse, Emmanuel Blanchard étudie la grande variété des migrations algériennes vers la France depuis le tout début du 20 e siècle. Passionnelles s'il en est, les relations entre les deux pays ne sont pas uniquement le fruit de la période dite des événements mais s'inscrivent dans une histoire beaucoup plus vaste dont cet ouvrage rend compte avec clarté et précision.
    Les relations entre la France et l'Algérie sont souvent considérées comme " passionnelles " en raison, notamment, du poids des années de guerre (1954-1962). Or ce sont cent trente ans de colonisation et près de deux siècles de migrations qui ont tissé de multiples liens : avec des départs de la France vers l'Algérie d'abord, avant que les traversées dans l'autre sens se multiplient à partir des années 1900.
    Aujourd'hui encore, les Algériens forment le principal groupe d'étrangers installé en France alors même que des générations de descendants d'immigrés ont acquis la nationalité française. Le droit de la nationalité, les politiques d'immigration, les imaginaires, mais aussi les sociabilités populaires ont largement été marqués par cette présence.
    La prise en compte d'une situation coloniale, puis postcoloniale, permet d'expliquer les discriminations structurelles et les luttes qu'elles ont engendrées. En laissant toute sa place à une histoire sociale ouverte à la diversité des pratiques (religieuses, culturelles, professionnelles...) et des trajectoires, l'auteur restitue la diversité d'une immigration souvent réduite à quelques stéréotypes ou à sa seule histoire politique.

  • Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Évian met fin à la guerre d'Algérie. Chantal Morelle, spécialiste du gaullisme, retrace les étapes du processus de sortie de guerre et des négociations, dans le contexte de violences terroristes perpétrées par le FLN et l'OAS.
    Le 18 mars 1962, la signature des accords d'Évian met fin à la guerre d'Algérie. Mais c'est avec le retour au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 que tout se noue. Bien qu'il n'ait pas de politique définie, la fermeté de ses propos, après l'annonce de l'autodétermination en septembre 1959, donne une première indication sur ses intentions pour sortir du conflit et sur la négociation qu'il entend mener par le truchement de son ministre d'État, Louis Joxe, mais sur laquelle il veille de très près.
    Rappelant l'histoire de ce pays et les jalons du conflit, Chantal Morelle concentre son analyse sur le processus de sortie de guerre. Retraçant les longues discussions entre délégations françaises et algériennes, elle évoque toutes les embûches qu'il fallut surmonter avant de parvenir à la paix et parcourt les étapes mouvementées des pourparlers, dans le contexte de violences terroristes perpétrées par le FLN, comme par l'OAS à partir de 1961.
    Ce récit raconte également les derniers mois de la présence française, l'exil des pieds-noirs et des harkis, puis l'amorce de relations diplomatiques et de coopération entre les deux pays.
    Archidoc, une collection proposée par André Versaille

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