Robert Laffont

  • Thomas Lieven, trente ans, allemand, a pour signe particulier d'avoir eu seize passeports de neuf pays différents entre 1939 et 1957. Mais si c'était là sa seule singularité, il ne serait pas le héros involontaire, et ô combien charismatique, de l'excellent roman d'espionnage qu'est On n'a pas toujours du caviar. Clone de James Bond et d'Arsène Lupin, Thomas Lieven, en plus d'être un fin gourmet, est un peu cambrioleur, un peu menteur, toujours tombeur, goujat quand il n'a pas le choix, mais gentleman... le plus souvent. Il aime les femmes, qui l'aiment aussi, car, bien sûr, c'est un amant prestigieux. Avec un rebondissement à chaque page, On n'a pas toujours du caviar est un remarquable divertissement qui n'a pas pris une ride.

  • Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian assiste à la minute de silence observée dans son lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. Stella fut le grand amour de Christian, un amour volé aux conventions qui régissent les relations entre professeurs et élèves, un amour fait de silences et d'interrogations, de découvertes fragiles et de beauté. Dans une prose lumineuse, toute de tendresse et de retenue, Siegfried Lenz nous offre un roman intimiste, presque onirique, sur l'éblouissement d'un premier amour et sur la douleur de l'inachèvement. " Ce roman est à la fois une leçon d'écriture et une histoire bouleversante. " Le Monde

  • Le roman inédit de Siegfried Lenz se révèle l'un des meilleurs livres de cet écrivain majeur, disparu en 2014.
    Le dernier été avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le soldat Walter Proska est affecté dans une petite unité chargée d'assurer la sécurité d'une ligne de chemin de fer au plus profond de la forêt, à la frontière de l'Ukraine et de la Biélorussie. Dans cette région marécageuse, une poignée d'hommes étourdis par la chaleur, assaillis par les moustiques et abandonnés par leurs propres troupes face aux résistants doivent également subir les ordres de plus en plus absurdes et inhumains de leur caporal-chef, en proie à la folie. Le temps passe, les soldats s'isolent. Guettés par la démence, hantés par des désirs de mort. Et Proska cherche la réponse aux questions qui l'obsèdent : entre le devoir et la conscience, quel est le plus important ? peut-on agir sans devenir coupable ? et où est Wanda, cette jeune résistante polonaise qu'il ne parvient pas à oublier ? Écrit en 1951, Le Transfuge est le deuxième roman de Siegfried Lenz. Refusé par son éditeur - qui jugeait malvenue, dans le contexte de la guerre froide, cette histoire de soldat allemand qui décide de rejoindre l'Armée rouge -, le manuscrit a été oublié pendant près de soixante-dix ans avant d'être redécouvert à la mort de l'auteur. Un triomphe posthume.

  • Le nouveau phénomène de l'humour vient de Berlin-Est... Et c'est un kangourou !
    Un jour, Marc-Uwe Kling voit débarquer chez lui un kangourou sans gêne. Communiste et chômeur, le marsupial vide le réfrigérateur et refuse de payer un loyer. Surtout, il entraîne le narrateur - souvent contre son gré - dans des conversations à bâtons rompus brassant tous les sujets, du totalitarisme des marchands de soupe en sachet aux tatouages de Robbie Williams. Difficile à la lecture de savoir qui des deux protagonistes montre le plus de mauvais esprit...

  • Nous sommes en mars 1938 : Hitler vient d'envahir l'Autriche. Albert von ***, dit Trebla, social-démocrate et révolutionnaire convaincu, quoique issu d'une illustre famille, doit quitter sa patrie. Il fuit à skis pour se réfugier en Suisse, où il espère trouver la paix et le repos. Mais deux nazis sont à ses trousses, il s'attire les foudres d'un mari jaloux, puis celles d'un aubergiste criminel et enfi n celles d'un jeune paysan assoiffé de vengeance... Ce roman à l'allure picaresque et aux résonances autobiographiques est aussi un drame historique : celui de l'Autriche en même temps que celui de l'homme exilé, de l'homme-marmotte, traqué comme sont traqués les animaux des montagnes par les contrebandiers des Grisons. Baroque, foisonnant, ce grand monologue épique joue de l'humour tendre et de l'humour noir avec une virtuosité rare. Il est urgent de le redécouvrir.

  • Arne, douze ans, est le seul survivant d'un accident de bateau qui a anéanti les siens. Il est recueilli par une famille modeste qui vit sur la zone portuaire de Hambourg, et Hans, le fils aîné, le prend sous sa protection. À l'école, Arne montre bientôt les signes d'une intelligence hors du commun, mais pour se faire accepter par une bande d'adolescents immatures, il va se compromettre dans une escapade qui tournera mal. Accablé de remords, et bien que sa " trahison " lui soit pardonnée, Arne disparaîtra sur l'Elbe, à bord d'un canot, près d'une zone de remous... L'auteur de La Leçon d'allemand nous offre un récit sobre et intemporel sur le désir poignant d'appartenance et la cruauté de l'exclusion. " Lenz livre le très beau portrait de ces âmes cabossées semblables aux épaves dont l'image se reflète dans les eaux huileuses du port de Hambourg. "L'Express

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