• "Un simple grain de sable suffit à construire une grande histoire"
    En 2011, alors qu'il regarde les derniers chars syriens quitter le Liban, Amin est rattrapé par son passé. Il avait à peine quelques mois lorsqu'il a lui aussi quitté le pays avec sa grand-mère, après la mort brutale de ses parents. De retour à Beyrouth en 1994, le garçon de treize ans tente de découvrir ses origines dans une ville aussi fascinante que déroutante. Mais il se heurte à bien des résistances, des silences et des omissions, qui nourrissent une enquête de presque vingt ans. Pas à pas, Amin démêle les énigmes familiales enracinées dans les conflits armés, et il fait entendre la voix de cette "génération perdue".
    Après
    Tant qu'il y aura des cèdres, Pierre Jarawan poursuit son exploration du Liban, de ses fragilités mais aussi de ses trésors. Dans la tradition des contes orientaux, ce chant vibrant de la mémoire déploie un roman tissé de mille fils qui, grâce à une bouleversant histoire d'amitié, ressuscite les disparus de la guerre civile.

  • Un magnifique chant d'amour au Liban.
    Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent une famille soudée autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explication, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu'il ne parvient plus à refermer. Pour sortir de l'impasse, il n'a d'autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, pour dénicher les indices disséminés à l'ombre des cèdres.
    Voyage initiatique palpitant, Tant qu'il y aura des cèdres révèle la beauté d'un pays qu'aucune cicatrice ne peut altérer. À travers cette quête éperdue de vérité, se dessine le portrait d'une famille d'exilés déchirée entre secret et remord, fête et nostalgie.

  • Tourner une téléréalité dans un camp de réfugiés ? Une nouvelle satire grinçante par l'auteur de Il est de retour. L'ambitieuse Nadeche Hackenbusch, présentatrice allemande d'un show téléréalité intitulé " Ange de la misère ", est envoyée en Afrique dans le plus grand camp de réfugiés du monde. Les premiers temps, tout fonctionne à merveille, l'argent coule à flots pour la boîte de production : la détresse des affamés émeut le public. Pour notre starlette, c'est " Rendez-vous en terre inconnue ", et elle vaque, conquise, à ses nouvelles occupations : aller chercher de l'eau et du bois, visiter un hôpital, faire la cuisine avec une famille de migrants.
    Mais quand la belle tombe amoureuse d'un certain Lionel, et que ledit Lionel ne rêve que d'une chose, quitter le camp et rejoindre l'Allemagne, les choses se compliquent. Et elles se compliquent plus encore quand Lionel décide d'organiser une gigantesque marche de migrants pour l'Europe.
    Une horde d'envahisseurs venus d'ailleurs prêts à franchir les portes de l'Europe et de l'Allemagne ? Jamais ! Les politiciens tentent de trouver des solutions : fermer les frontières ? Construire un mur ? Et puis, bien sûr, tout dérape.

  • Mademoiselle Coco et l'eau de l'amour Nouv.

    L'histoire du plus célèbre des parfums"C'est fascinant. J'ai adoré!" Gérard Collard, Sud Radio"Un roman dans lequel on rentre et qu'on ne peut absolument pas lâcher. Un superbe roman !" Lydie Zannini, RCF Radio" A tous ceux qui ont vécu une tragédie, voilà ce que nous montre Coco Chanel: quand l'Apocalypse est là, la créativité est toujours là et c'est un bon moyen de s'en sortir!" Pauline Clavière, Clique, Canal +Hiver 1919-1920 :Après la perte brutale et tragique du grand amour de sa vie, Gabrielle Chanel, appelée Coco, traverse une terrible crise existentielle. Ni son entourage ni son travail ne réussissent à la sortir d'une tristesse profonde. Jusqu'au jour où elle se rappelle leur dernier projet commun : créer sa propre eau de toilette.
    Bien que Coco ne connaisse rien au métier des grands parfumeurs, elle va se lancer corps et âme dans cette folle aventure afin de rendre un hommage éternel à l'homme perdu. Sa persévérance va lui permettre de repousser ses limites, et l'aider peu à peu à revenir parmi les vivants. Tout en donnant naissance à une des plus grandes et des plus belles créations de la parfumerie, le N°5...

  • Julien a promis à Hélène d'honorer sa dernière volonté : lui écrire trente-trois lettres après sa mort. C'est leur ultime secret.
    Malgré la douleur et l'incompréhension, Julien tient parole et cache sa correspondance amoureuse dans un compartiment de la pierre tombale. Mais les lettres disparaissent... À leur place, il découvre un poème de Prévert, un dessin de fleur ou encore un ticket de cinéma. Quelqu'un répond à Julien ! Commence alors pour le jeune homme une aventure qui conjugue à nouveau l'espoir au présent.
    De sa plume tendre et romantique, Nicolas Barreau apprivoise le chagrin et rallume les coeurs éteints.

  • Un récit pour éveiller les consciences, par la capitaine du Louise-Michel, le bateau de sauvetage de Banksy
    Alors que des milliers de personnes se noient en Méditerranée, cherchant refuge en Europe, une capitaine décide de prendre la mer avec son équipage. Elle refuse d'accepter que l'Union européenne ait décidé de laisser les gens mourir en toute connaissance de cause.
    Mais quand leurs opérations de sauvetage sont sabotées, elle comprend qu'elle va devoir se battre pour sa liberté, et affronter un pouvoir politique qui est prêt à trahir ses valeurs. Son seul espoir : la rébellion.
    Un texte engagé qui montre une réalité tragique.

  • Marlène

    Hanni Münzer

    • Archipel
    • 6 Février 2020

    Allemagne, juillet 1944. Marlene se souvient de son passé, celui qui a fait d'elle l'une des femmes les plus recherchées du Reich. Après Au nom de ma mère, Hanni Münzer nous dessine le portrait d'une femme courageuse, prête à tout abandonner pour changer le cours de l'Histoire.
    QUI EST LA VÉRITABLE MARLENE ?Munich, juillet 1944. L'une des femmes les plus recherchées du IIIe Reich se tient face à la maison bombardée de Deborah et de son frère, qu'elle croit enfouis sous les décombres. Si elle était arrivée la veille, Marlene aurait pu les sauver.
    Mais qui est au juste cette femme ? La veuve d'un notable connu pour ses sympathies nazies ? Une actrice en devenir ? Une résistante ?
    /> Marlene va devoir prendre l'une des décisions les plus difficiles de sa vie : épargner la vie de millions de personnes... ou sacrifier l'homme qu'elle aime.
    Dans le sillage d'
    Au nom de ma mère, ce roman s'attache au destin d'une femme courageuse, confrontée aux soubresauts de l'Histoire.
    Prix Skoutz, du meilleur roman historique

  • Une fois encore Nicolas Barreau nous embarque dans une magnifique histoire d'amour, qui nous enseigne que laisser tomber son sac dans le Grand Canal, faire confiance à un vénitien à la beauté ténébreuse et sentir la terre se dérober sous les pieds peut aussi être une chance.
    Éléonore Delacourt a vingt cinq ans et aime la dolce vita. Elle ne court pas, elle se promène. Elle n'est pas impulsive, mais réfléchie. Elle ne déclare pas sa flamme, elle préfère en rêver. Timide et romantique, elle adore s'évader dans les livres et croit aux présages, petits messagers du destin. Elle n'a pas hérité de l'intrépidité de sa grand-mère, qui l'a pourtant élevé et lui a légué l'objet qu'elle chérit le plus : une bague en grenats avec une gravure en latin Omnia vincit amor.
    Elle n'est a priori pas le genre de fille qui, de but en blanc, vide son compte en banque et, par une froide matinée de janvier, saute dans un train à destination de Venise ! Mais parfois la vie est imprévisible et une phrase énigmatique retrouvée dans un vieux livre peut avoir des conséquences inattendues...

  • Thomas Lieven, trente ans, allemand, a pour signe particulier d'avoir eu seize passeports de neuf pays différents entre 1939 et 1957. Mais si c'était là sa seule singularité, il ne serait pas le héros involontaire, et ô combien charismatique, de l'excellent roman d'espionnage qu'est On n'a pas toujours du caviar. Clone de James Bond et d'Arsène Lupin, Thomas Lieven, en plus d'être un fin gourmet, est un peu cambrioleur, un peu menteur, toujours tombeur, goujat quand il n'a pas le choix, mais gentleman... le plus souvent. Il aime les femmes, qui l'aiment aussi, car, bien sûr, c'est un amant prestigieux. Avec un rebondissement à chaque page, On n'a pas toujours du caviar est un remarquable divertissement qui n'a pas pris une ride.

  • Les coïncidences n'existent pas ! Aurélie en est convaincue depuis qu'un triste vendredi de novembre, éplorée suite à une rupture, un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, elle y apparaît, ainsi que son propre restaurant, Le Temps des cerises, un charmant bistrot du 6e arrondissement. Intriguée, Aurélie tente d'entrer en contact avec l'auteur -; un Anglais réfugié dans son cottage et peu enclin aux échanges avec le monde extérieur, selon sa maison d'édition -; et se heurte à un mur, de la part notamment d'André, l'éditeur revêche de cette traduction. Et pour cause, mis au défi par son patron de trouver au plus vite un best-seller, André a lui-même écrit Le Sourire des femmes, faute d'auteur prometteur sous la main. Publié sous pseudo, le roman a rencontré un succès immense. Mais la ravissante Aurélie, en dévoilant le pot aux roses, pourrait bien tout compromettre.
    Cette comédie romantique peint avec charme et saveur un Paris chromo et gourmet, à la Amélie Poulain. Enchaînant délicieusement les situations cocasses et les quiproquos, Le Sourire des femmes est un divertissement enchanteur. Une lecture chavirante.

  • La consécration du maître de la comédie romantique Rosalie Laurent tient une jolie papeterie à Paris rue du Dragon, où elle confectionne et vend des cartes poétiques. Un jour, un vieil homme entre et renverse un présentoir. Quelle n'est pas la surprise de Rosalie face à cet inconnu qui n'est autre que Max Marchais, dont les albums ont bercé sa jeunesse ! Séduit par son talent, il lui propose d'illustrer son célèbre conte, Le Tigre bleu. Ravie de cette heureuse collaboration, elle expose l'ouvrage publié dans sa devanture. Mais un jour, un professeur de littérature anglo-saxonne, fraîchement débarqué des États-Unis, surgit dans son magasin et, après avoir lui aussi renversé un présentoir, soutient mordicus que l'histoire du Tigre bleu lui appartient. Max Marchais serait-il un plagiaire ? Les deux jeunes gens, d'abord hostiles, vont faire cause commune pour enquêter et mettre au jour un secret qui les liera à tout jamais. Comme dans les précédents Barreau, le destin se nourrit de coïncidences, de hasards et l'amour savamment contrarié doit triompher de malentendus et quiproquos. Régal de suspense et d'émotion, La Vie en Rosalie est une histoire mutine dont le charme délicatement anachronique est une incitation à prendre son temps et savourer les petits riens de la vie.

  • Il était une fois le cinéma Paradis Alain Bonnard est le jeune propriétaire du Paradis, un cinéma d'art et d'essai, hérité de son oncle. Un jour, il se décide enfin à inviter la charmante inconnue qui, chaque mercredi, s'installe au rang 17 pour la dernière séance. Une soirée magique où il découvre une femme sensible, drôle et rêveuse. Aucun doute, Mélanie est celle qu'il espérait ! Quand deux jours plus tard, Allan Wood, un célèbre réalisateur américain et son actrice star, Solène Avril, lui annoncent que leur prochain film sera tourné au Paradis, Alain se dit que décidément la chance lui sourit. C'est présumer du destin...car Mélanie ne sera pas au rendez-vous. Les deux événements sont-ils liés ou de simples coïncidences ? Entre malentendus et coups de théâtre, Alain devra déjouer les coups du sort pour retrouver l'élue de son coeur. Cette fois encore Nicolas Barreau nous guide à travers une délicieuse aventure, où l'amour est la seule boussole qui permette d'arriver à bon port ! Clin d'oeil romantique à Midnight in Paris de Woody Allen, ce roman ravira les amoureux du grand écran et de la Ville Lumière. Il parlera aussi et surtout à tous les coeurs...

  • Jean-Luc Champollion, galeriste parisien, s'était promis de ne plus jamais écrire une seule lettre d'amour depuis une terrible déception à l'adolescence. Pourtant, lorsqu'il en découvre une dans sa boîte à lettres, intrigué, il ne peut s'empêcher d'y répondre. Une relation épistolaire nourrie naît alors entre le jeune homme et l'énigmatique Principessa. Mais cette dernière sait ménager le suspense, et l'entraîne dans un jeu de piste amoureux avant d'accepter de se dévoiler en chair et en os. Pris au jeu de ce tendre duel, Jean-Luc s'enflamme. Qui est donc cette femme qu'il imagine sans la voir, qu'il comprend sans la connaître ? Comment la convaincre de se livrer ? Devra-t-il aller jusqu'au bout de la terre pour la tenir enfin serrée dans ses bras ?
    Nicolas Barreau est incontestablement un maestro de la comédie romantique. Multipliant les fausses pistes et les contretemps, le lecteur mène l'enquête tambour battant aux côtés du héros. Un roman rafraîchissant et teinté d'humour où nous découvrons deux personnalités attachantes, autour desquels gravite une galerie de personnages secondaires savoureux. Tu me trouveras au bout du monde est un pur moment de plaisir. On en redemande !

  • Cupidon marmiton
    Henri Bredin, étudiant en lettres un brin rêveur, est secrètement amoureux de Valérie, aussi pétillante qu'inaccessible. Lorsque cette dernière succombe au charme d'un bel Italien , Henri se voit condamné à rester l'éternel confident. Pourtant une découverte au détour d'un livre ancien lui redonne espoir : la recette d'un élixir d'amour. Le jeune homme n'est pas un candide, mais après tout, qu'a-t-il à perdre ? La passion l'emporte et Henri décide de concocter son menu d'amour pour Valérie.
    Agrémenté de recettes qui mettront les papilles en émoi, ce conte magique nous invite à savourer l'allégresse d'un premier grand amour.

  • - 53%

    Au nom de ma mère

    Hanni Munzer

    • Archipel
    • 7 Novembre 2017

    JUSQU'OÙ UNE MÈRE PEUT-ELLE ALLER POUR SAUVER SES ENFANTS ? Étudiante à Seattle, Felicity reçoit un appel : Martha, sa mère, a disparu... Felicity la retrouve à Rome, où Martha s'est enfuie avec des archives familiales.Martha a en effet découvert une longue lettre écrite par sa propre mère, Deborah, fille d'une diva qui connut son heure de gloire aux débuts du IIIe Reich. Une lettre qui va plonger Felicity dans une quête douloureuse.Alternant passé et présent, ce roman mêle amour et trahison, colère et culpabilité, péché et expiation, autour d'un secret de famille courant sur quatre générations.

  • Dans une petite ville de la Baltique bercée par le rythme incessant des vagues, Christian assiste à la minute de silence observée dans son lycée en mémoire de Stella Petersen, professeur d'anglais morte en mer. Stella fut le grand amour de Christian, un amour volé aux conventions qui régissent les relations entre professeurs et élèves, un amour fait de silences et d'interrogations, de découvertes fragiles et de beauté. Dans une prose lumineuse, toute de tendresse et de retenue, Siegfried Lenz nous offre un roman intimiste, presque onirique, sur l'éblouissement d'un premier amour et sur la douleur de l'inachèvement. " Ce roman est à la fois une leçon d'écriture et une histoire bouleversante. " Le Monde

  • Henry Neff, vingt-quatre ans, veut vivre à la marge, ne pas s'impliquer. Refusant la belle carrière qui l'attend, il demande sa mutation au bureau des objets trouvés de la compagnie des chemins de fer. Le dépôt de la gare, encombré d'articles venus de tous les horizons ferroviaires, est pour lui un merveilleux théâtre de l'imaginaire. S'improvisant metteur en scène, il invente mille saynètes avec les propriétaires désireux de récupérer leur bien. Mais bientôt, Henry se lie d'amitié avec l'un d'entre eux, et voit sa tranquillité voler en éclats. Disparu en 2014, Siegfried Lenz, unanimement considéré comme l'un des plus grands écrivains contemporains allemands, a peu écrit durant les dernières années de son existence. Le Bureau des objets trouvés, tout comme Une minute de silence (" Pavillons Poche ", 2016), est de ces romans qui concluent l'oeuvre d'une vie. " Dans ce roman, Siegfried Lenz se hisse au sommet de son art. "Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Un roman alliant enthousiasme et connaissances, de manière ludique et documentée.

    Le roman biographique d'Arne Ulbricht offre une perspective originale sur la vie et l'oeuvre de Maupassant (1850-1893). En une vingtaine de chapitres, il dépeint les moments clés de la jeunesse de Maupassant sous la forme de saynètes très vivantes : l'enfance à Étretat, l'internat religieux à Yvetot, les premières amours, les premiers poèmes, le lycée à Rouen, les mentors Gustave Flaubert et Louis Bouilhet, la guerre de 1870, les parties de canotage sur la Seine, les prostituées, la déprimante vie de bureau du jeune fonctionnaire au ministère de la Marine, la représentation privée dans un atelier d'artiste de la farce pornographique
    À la feuille de rose, les premiers symptômes de la syphilis, jusqu'au premier succès littéraire que lui vaut la nouvelle " Boule de suif ", parue en 1880.

    Le roman d'Ulbricht présente de manière pittoresque le monde littéraire parisien de ces années-là, en particulier le cercle naturaliste regroupé autour de Zola (Céard, Hennique, Huysmans, Alexis), mais aussi Tourgueniev, Edmond de Goncourt, Catulle Mendès ou encore Alphonse Daudet, sans oublier l'omniprésente figure tutélaire de Gustave Flaubert. Il dresse aussi le portrait d'un Maupassant plein de vitalité, amoureux de la nature et des femmes (son insatiable appétit sexuel donne lieu à des épisodes savoureux), ami fidèle et boute-en-train infatigable.

    Voici donc, en bref, un roman instructif et distrayant, rendu très vivant par ses nombreux dialogues, souvent inspirés de citations (tirées de diverses correspondances, notamment avec Flaubert, du
    Journal d'Edmond de Goncourt, etc.).

  • Un voyage époustouflant dans les traditions balinaises du début du siècle, teinté de permanence.

    Fascinée par des photographies de Bali, Vicky Baum y séjourna en 1935. Elle y fit la connaissance du docteur Fabius, qui lui légua à sa mort un coffret contenant des notes, son journal et un imposant manuscrit retraçant un épisode sanglant de la colonisation de Bali par les Hollandais : le Poupoutan (littéralement " la fin"). Grâce à tous ces documents, Vicki Baum écrivit en 1937 Sang et volupté à Bali, une saga historique située au cœur du quotidien des Balinais et de l'occupation néerlandaise du début du XXe siècle. Cherchant à étendre leur contrôle, les Hollandais décidèrent à l'époque de lancer une opération militaire, qui mena les habitants de l'île à un suicide collectif.

  • En vidant l'appartement de sa mère qui vient de mourir, Christina, une jeune journaliste berlinoise, trouve une vieille carte postale représentant un groupe de joueurs de tango, sur le dos de laquelle est écrit : " Le bandonéon est toute ma vie, E. " Intriguée par le mystérieux message, Christina décide de fouiller le passé de sa mère et apprend que celle-ci n'était pas celle qu'elle croyait. À la recherche de ses véritables origines, la journaliste part pour l'Argentine.
    Sur cet autre continent, elle découvre un pays merveilleux, mais surtout l'histoire de son arrière-grand-mère Emma, une jeune femme audacieuse qui a quitté son Allemagne natale dans les années vingt pour trouver le bonheur auprès de Juan, un riche exportateur argentin ambitieux épousé dans la précipitation. Le destin d'Emma sera bouleversé par sa rencontre avec un joueur de bandonéon qui exerce sur elle une fascination irrésistible.

  • Le roman inédit de Siegfried Lenz se révèle l'un des meilleurs livres de cet écrivain majeur, disparu en 2014.
    Le dernier été avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le soldat Walter Proska est affecté dans une petite unité chargée d'assurer la sécurité d'une ligne de chemin de fer au plus profond de la forêt, à la frontière de l'Ukraine et de la Biélorussie. Dans cette région marécageuse, une poignée d'hommes étourdis par la chaleur, assaillis par les moustiques et abandonnés par leurs propres troupes face aux résistants doivent également subir les ordres de plus en plus absurdes et inhumains de leur caporal-chef, en proie à la folie. Le temps passe, les soldats s'isolent. Guettés par la démence, hantés par des désirs de mort. Et Proska cherche la réponse aux questions qui l'obsèdent : entre le devoir et la conscience, quel est le plus important ? peut-on agir sans devenir coupable ? et où est Wanda, cette jeune résistante polonaise qu'il ne parvient pas à oublier ? Écrit en 1951, Le Transfuge est le deuxième roman de Siegfried Lenz. Refusé par son éditeur - qui jugeait malvenue, dans le contexte de la guerre froide, cette histoire de soldat allemand qui décide de rejoindre l'Armée rouge -, le manuscrit a été oublié pendant près de soixante-dix ans avant d'être redécouvert à la mort de l'auteur. Un triomphe posthume.

  • Le nouveau phénomène de l'humour vient de Berlin-Est... Et c'est un kangourou !
    Un jour, Marc-Uwe Kling voit débarquer chez lui un kangourou sans gêne. Communiste et chômeur, le marsupial vide le réfrigérateur et refuse de payer un loyer. Surtout, il entraîne le narrateur - souvent contre son gré - dans des conversations à bâtons rompus brassant tous les sujets, du totalitarisme des marchands de soupe en sachet aux tatouages de Robbie Williams. Difficile à la lecture de savoir qui des deux protagonistes montre le plus de mauvais esprit...

  • Mexique, début du XXe siècle. Juan Mendez, un jeune chef indien, révolté par les conditions de vie inhumaines des péons qui travaillent dans les plantations d'acajou pour de riches propriétaires terriens, décide de lever une armée. Une armée de pauvres, de paysans illettrés, en haillons, affamés, qui, en dépit de leur faiblesse, vont aller de petites victoires en petites victoires, prenant d'abord quelques fermes, avant de marcher, toujours plus nombreux, sur des villes de plus en plus importantes. Cette révolte inquiète bientôt le pouvoir central du dictateur Porfirio Diaz qui va envoyer les troupes gouvernementales à l'assaut du " général de la jungle " et de son armée de péons.

    On retrouve dans ce roman inédit de Traven, écrit en 1937, toute l'humanité et le talent de l'auteur. Jamais manichéen, il restitue avec une grâce inouïe toute la complexité de son sujet, n'ignorant aucun aspect de cette révolte, profondément inspirée de l'aventure d'Emiliano Zapata : sens de l'histoire, mouvements sociaux, culture indienne, dictature, racisme, esclavage par dettes, corruption du pouvoir, etc. Surtout, Traven montre une égale compassion pour les opprimés et pour les oppresseurs, tous victimes finalement des mêmes mécanismes de domination, au-delà desquels il excelle à mettre en relief l'humanité meurtrie.

  • Enrichissez-vous ! À travers les histoires que l'extravagante tante Fé raconte à son neveu et ses deux nièces, le grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger offre un délicieux petit conte sur le goût et le dégoût de l'argent. Les Federmann sont une famille classe-moyenne allemande on ne peut plus normale et sympathique vivant sympathiquement dans un sympathique pavillon. Et puis, il y a tante Fé - Félicité. Quand celle-ci surgit, tout se retrouve cul par-dessus tête. Installée dans le plus somptueux hôtel de la région, elle aime inviter ses neveux émerveillés par les belles et bonnes choses qu'elle offre et chamboulés par son extravagance. La tante Fé a roulé sa bosse à travers le monde. Elle est riche. Les parents Federmann la trouveraient presque indigne si son humour et sa générosité ne faisaient taire la critique. Mais voici que tante Fé a décidé d'apprendre à ses deux nièces et à son neveu à regarder en face cette réalité gênante et fascinante qu'est l'argent. Ébaubis, tous trois l'écoutent parler du capital, du profit, des effets de levier, de l'inflation, de la faillite... Il y a Félicité, sa filleule, bientôt bachelière, Fabian l'adolescent qui se veut résolument pragmatique et Fanny, la petite dernière, qui ne pense qu'à chanter. En leur compagnie, Enzensberger s'amuse à revisiter l'économie et à nous donner une souriante leçon de sagesse et d'humanité.

empty