• En 1868, Michelet publie La Montagne, dont l'écriture est influencée par son épouse, Athénaïs, femme sensible aux beautés de la nature et amie des animaux. À la faveur d'un séjour alpestre, le grand historien romantique se livre à la contemplation d'un milieu a priori hostile, mais qui lui permet de penser la réconciliation entre l'homme et la création. Superbes descriptions du Mont-Blanc - « cet illustre solitaire » -, randonnées en Suisse et autour de ses lacs, détours par les Pyrénées et escapades jusqu'aux pôles ou encore à Java... Dans ces pages, les montagnes de glace des icebergs croisent les volcans. Empruntant à l'essai scientifique, lorsqu'il s'intéresse aux périodes glaciaires, à l'effet de foehn ou encore à la botanique, ce livre est surtout un hymne à la grandeur de la nature, où la montagne, géante apparemment immuable, apparaît sous les traits d'un être vivant, traversé par mille et un bouleversements - nuages restant accrochés aux crêtes, fonte des neiges, torrents. Avec Michelet, « la montagne est une initiation ».

  • La guerre de 1914, la révélation de Martin sur les raisons de son mariage, les actes de résistance au pied du mont Ventoux vont mettre à l'épreuve la courageuse Anna, qui porte en elle l'amour de sa terre et de ses amandiers.

  • "Le lendemain, au lever du jour, les cueilleuses étaient déjà à pied d´oeuvre dans les « olivettes » avec leurs « cavalets », leurs larges échelles à trois pieds. Chaudement vêtues, les mains protégées de mitaines noires, ce qui laissait leurs doigts libres, les jeunes filles portaient chacune un panier accroché à leur ceinture. Elles n´avaient pas besoin de parler pour se répartir la tâche, chacune ayant sa spécialité . " Une grande saga familiale à travers le destin d´une femme, provençale passionnée, au coeur de la tourmente du XXe siècle.
    Au domaine de la Combe aux Oliviers, Lucrèce Valentin, née en 1901, prend la relève de son père, Ulysse, et consacre sa vie à la sauvegarde du domaine. Mais cette femme, entière et impulsive, qui sacrifie tout à ses oliviers, se bat aussi pour sa fille, Aurélie, atteinte de polio. Durant la Seconde Guerre, Lucrèce s´engage dans la Résistance, Aurélie partage ses combats tandis qu´Hermance, sa quasi soeur, a une liaison avec un officier allemand. En 1956, le grand gel va provoquer la disparition de milliers d´oliviers. Seule, Lucrèce, à cinquante-cinq ans, refuse d´abdiquer. La nature lui donnera raison. La plupart de ses oliviers renaîtront. La vie continue...


  • La rencontre providentielle entre deux écorchés vifs en quête de filiation.
    Un roman vrai sur la montagne, les traditions, les secrets des Alpes.

    Dans les années 1930, dans la vallée du Giffre, en Haute-Savoie, la rencontre providentielle entre deux écorchés vifs en quête de filiation. Le " Gros Louis " ne s'est jamais remis de la disparition en montagne de son fils, Jacquot, dont le corps est resté introuvable. C'était il y a dix ans...
    Un soir à l'heure de la fermeture de son café, un jeune homme se présente : même stature, même taille que Jacquot. Dès lors, s'instaure entre eux une troublante relation ; intéressée pour le Gros Louis, qui retrouve en Robi un peu de son fils. Enigmatique pour Robi, qui ne livre rien de son passé ni des raisons pour lesquelles il est venu dans ces montagnes coupées du monde.
    Un doute subsiste : Robi porte exactement la même veste, un modèle rare et épuisé, que Jacquot au moment de sa disparition... Qui est-il réellement ?

  • Il y a ces papiers légers qui entourent les agrumes, avec leurs images et leurs mots venant de Sicile ou d'Andalousie. Il y a une petite fille qui, dans l'Allemagne convalescente des années d'après la Seconde Guerre mondiale, les collectionne et rêve avec eux. Il y a le monde qui l'entoure et qu'elle effleure. Et à la fin il y a ce conte moderne qui rend visible, avec une infinie précaution, l'espace inquiet de ce qui s'ouvre à la sortie de l'enfance. On retrouvera dans ce récit le sens quasi tactile qui fait tout le prix des enquêtes menées par Hanns Zischler. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe.

  •  0500Lyon, mai 1920. Une enquête est ouverte à la suite de la découverte du cadavre putréfié d´une vieille femme. Pour ne pas ternir la réputation de sa ville, rivale de Paris et ses Brigades du Tigre, le procureur confie l´affaire au tout nouveau laboratoire de la police scientifique de Lyon, le premier au monde, dirigé par deux experts : l´éminent professeur Hugo Salacan, et le commissaire Victor Kolvair, rescapé des tranchées. L´autopsie du corps révèle d´étranges sévices... Cette enquête criminelle dévoile deux visions de la police et de la science, dans une France en pleine mutation...Le Sang des bistanclaquesest une formidable reconstitution du monde des soyeux et celui de la police, une plongée dans la société lyonnaise des Années folles. C´est aussi le parcours d´une folie individuelle, le portrait d´un enfant de la Croix-Rousse devenu tueur en série.0300A Lyon, chez les soyeux, une série de crimes allume le feu entre la police traditionnelle et la toute nouvelle police scientifique. Pour tout savoir sur les bistanclaques : onomatopée figurant le bruit des métiers à tisser des canuts !9 mai 1920, Lyon. A l´aube d´une journée qui s´annonçait radieuse, le cadavre putréfié d´une vieille femme est découvert dans un pré, non loin du centre de la ville et de l´hippodrome. Le visage de la victime est tellement abîmé que l´identification est impossible. Pour ne pas ternir la réputation de Lyon, rivale de Paris et de ses brigades du Tigre, le procureur promet une résolution imminente. Le tout nouveau laboratoire de la police scientifique de la ville ? le premier au monde ? est chargé de l´enquête. Il est dirigé par le professeur Hugo Salacan et le commissaire Victor Kolvair, rescapé des tranchées. Cette enquête va révéler deux visions de la justice, de la police et de la science, deux visions aussi, faut-il le dire, d´une société en pleine mutation.Le Sang des bistanclaquesest une plongée dans la société lyonnaise des Années folles. C´est aussi le parcours d´une autre folie, une folie individuelle, le portrait d´un enfant de la Croix-Rousse devenu tueur en série.

  • Avec les Nuls, la Corse n'a pas fini de vous surprendre !Vous êtes Corse de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous voulez découvrir l'Ile de Beauté, que les Grecs appelaient déjà "Kallisté" (la plus belle) ? Vous voulez comprendre une région qui peut paraître de prime abord compliquée ? Vous pensez déjà la connaître ? Vous le croyez vraiment ? Pourtant, même les Corses le reconnaissent : on n'a jamais fini de découvrir cette île, qui regorge d'histoires, de mystères et d'aventures.
    D'où viennent les premiers Corses ? Qui a sculpté les statues menhirs de Filiosa ? Comment la Corse s'est-elle dotée d'une Constitution démocratique dès 1755 ? Qu'est-ce que l'identité corse ? Comment comprendre le nationalisme ? Du Cap à Bonifacio, des sentiers de randonnées à la réserve de Scandola, partez à la découverte d'une île fascinante et surprenante. Sans oublier la langue corse, les spécialités culinaires, le GR20... comme si vous y étiez !
    Loin de la caricature et des clichés, avec
    La Corse pour les Nuls, l'Ile de Beauté n'aura bientôt (presque) plus de secret pour vous !
    Dans ce livre :

    L'Histoire de la Corse des origines à nos jours
    L'économie de l'île
    L'identité corse : langue, culture, patrimoine
    La Corse du nord au sud, d'est en ouest : les lieux à voir

  • 1989, Michel Molina est responsable de groupe au SRPJ de Lyon. Sa mère Natacha vit dans le sud de la France, alors que lui est resté fidèle à son quartier populaire de la Saulaie. Son frère Pierre est passé des maisons de correction aux QHS, de Lyon à l'Espagne, de l'Espagne à la Colombie, des petits trafics aux cartels de la coke. En ce jour où le mur de Berlin s'effondre, Michel Molina apprend le meurtre de Paul Wallace à Yvoire. L'histoire semble se répéter : l'assassin s'appelle Jean Métral, récemment libéré de prison après avoir assassiné en 1969 ...Ben Wallace, le frère de la victime. Entre la Suisse et les rives du lac Léman, Michel Molina, flanqué de l'inspecteur Grubin, navigue dans ses souvenirs, les relations consanguines de la petite bourgeoisie provinciale, des seconds couteaux illuminés, des gens taiseux et une gigantesque masse d'eau prisonnière des montagnes. Cette enquête criminelle va le mener au coeur de sa propre histoire, de ses ambivalences, et sur les traces de celui qui se cache derrière les lignes d'un écrivain de légende...

  • Deuxième opus des aventures du duo d´experts lyonnais : le commissaire Kolvair et le professeur Salacan allient leur savoir et leur science du crime pour résoudre une affaire qui les confronte à la délinquance des mineurs et à la peine de mort.

    « Kolvair poussa un profond soupir, la mine préoccupée. En réalité, il luttait pour ne pas laisser la panique le gagner : la victime avait été retrouvée morte dans la cour intérieure de l´hôtel. Elle n´avait livréà Durieux que de bien minces et trop rares indices. Et encore, Kolvair usait d´hyperbole : en réalité, ils n´avaient rien. La cour pavée avait été lessivée à grande eau, anéantissant les si précieux relevés papillaires. Pour couronner le tout, l´arme du crime restait introuvable. Ils avaient de toute évidence affaire à un professionnel. » Septembre 1920. Firmin Dutard, riche industriel lyonnais, est assassiné dans la cour intérieure du Grand Hôtel à Lyon. Tuéà l´arme blanche. Le commissaire Kolvair est chargé de boucler au plus vite cette enquête embarrassante. Au laboratoire scientifique, Durieux supplée tant bien que mal le brillant professeur Salacan, en déplacement à Londres pour un colloque mondial de criminologues.
    Le jeune assistant est catégorique : selon les mesures du légiste et ses calculs, le meurtrier ne mesure pas plus d´un mètre vingt-huit. Une empreinte accuse un certain Thibaud, né sous X, fiché pour vols dans le dossier anthropométrique de la police judiciaire. Délinquant de onze ans, multirécidiviste : c´est le coupable idéal.
    Les preuves scientifiques, infaillibles, l´accablent. Pourtant, Kolvair n´est pas satisfait. Malgré les doutes qui subsistent concernant la personnalité fragile de l´accusé, le jeune garçon est envoyéà Mettray. Cette institution pour mineurs délinquants est un bagne pour enfants qui n´avoue pas son nom...

  • Au milieu du XIXe siècle, la montagne, apprivoisée, attire une foule de curieux, et les premiers guides s´organisent, entre jalousie et entraide. Sur les sommets du Fer à Cheval, en Savoie, se déroule cette histoire caractéristique des débuts de l´alpinisme.
    « Tant qu´il suivit le chemin, Cyprien marcha à grands pas avec cette façon propre aux montagnards de peser sur le pied au moment de le mettre au sol. Jamais il n´avait su comment lui était venue cette manière de marcher, lente et solennelle, efficace entre toutes quelle que fût la nature du terrain. A chaque lacet, il coupait par l´intérieur, enfonçant plus profond le bout de ses brodequins, forçant sur les jambes et les muscles des cuisses. » 1865, dans un village des Alpes du Nord. Cyprien Vétraz est l´un des meilleurs montagnards de sa région. Fier et digne, respecté de tous mais jalousé pour ses exploits, il est pourtant refusé à la Compagnie des Guides nouvellement créée, parce que né dans une autre vallée. Devant l´injustice et l´arbitraire, il se referme un peu plus chaque jour.

    Lorsque survient un drame sur le glacier du Ruan, il refuse d´abord d´apporter son concours malgré sa connaissance des lieux et son habileté dans les crevasses. Puis, taraudé par le souvenir de son père, lui aussi mort en montagne, il finit par partir, seul, en pleine tempête, à la recherche d´un homme qu´il soupçonne d´être davantage intéressé par les filons d´or qu´aurait jadis découverts Jacques Balmat (alpiniste qui a « vaincu » le Mont-Blanc) que par la montagne elle-même.

  • En Provence, la découverte d´une caisse en bois marquée de l´emblème nazi réveille les vieux démons des habitants de Saint-Ambrose et sème la panique...


    "Je meurs". L'homme n'eut pas le temps de penser à autre chose. Il a senti la balle pénétrer ses chairs, une douleur atroce. Par réflexe il a porté sa main à la poitrine, senti son sang couler entre ses doigts. Il ne s'effondra pas dans la barque mais bascula et fut happé par les eaux noires du lac.
    La lune le regarda une dernière fois, tremblante sous l'effet de l'onde.
    Comme elle l'avait regardé au tout début de son périple...



    Près d´Aix-en-Provence...

    Un photographe en repérage découvre par hasard sur un îlot au beau milieu d´un lac une caisse en bois marquée de l´emblème nazi.

    Ce vestige de la Seconde Guerre mondiale va réveiller tout le village de Saint-Ambrose et faire revenir sur place des personnes qui y ont vécu les années sombres de l´Occupation. Quelques jours plus tard, un des anciens du village est retrouvé assassiné chez lui. Dans sa main un bout de papier sur lequel figure la mention : Victor Kobolsian, capitaine de police.

    Victor Kobolsian est un flic fatigué et stressé : sa femme est dans le coma après un accident de la route. Il ne connaît pas ce village, ni l´homme assassiné, Que cherche l´assassin en faisant venir ici un flic que personne ne connaît ?

    Et si cette simple caisse recelait un secret bien plus noir ?





    .

  • Au coeur du Mercantour, deux frères rebelles aux valeurs familiales du travail et de l'effort et animés d'un désir de revanche, succombent à toutes les tentations, même les plus viles, pour fuir leurs montagnes et faire fortune ailleurs?
    Les Vitali sont propriétaires des Granges neuves, auberge de bonne réputation. Eduquant rudement leurs garçons, Boniface et Adrien, ils les envoient garder les vaches et les chèvres du cousin Casimir, pour un salaire de misère. A bout, les adolescents quittent un jour la maison familiale avec un désir de revanche. Recueillis par Eugène Baille, paysan, celui-ci les pousse à profiter de la vie quelles qu'en soient les manières plutôt que de travailler. Du braconnage de marmottes aux petits larcins, Boniface et Adrien cèdent bientôt à des délits plus graves mais plus lucratifs : la contrebande, le vol dans les riches demeures de nobles du coin. Après s'être vengé de Casimir, le dépouillant d'une petite fortune malhonnêtement acquise, ils concrétisent enfin leur rêve : retrouver leur cousin Arnaud parti chercher fortune au Mexique. Ils ne reverront jamais leurs parents, restés seuls aux Granges neuves.

  • Esiècle, le combat fou d'un montagnard, aidé par celle qu'il aime, pour faire face à une justice aveugle.0500 Seule Jacquemine saura le convaincre de s´enfuir dans les alpages, en pleine tempête de neige, afin de mettre ses bêtes à l´abri. Aidés de quelques montagnards rebelles, poursuivis par les autorités, ils entament alors un épuisant périple, au péril de leur vie...
    Dans ce récit bouleversant où se mêlent l´aventure et la passion, Patrick Breuzé fait la chronique de vies fières et insoumises, rythmées par les croyances et les superstitions avec, en point d´orgue, un remarquable portrait de femme.0300Bertin veut sauver son troupeau qui risque d´être abattu à cause d´une épidémie de peste bovine qui menace la Savoie. Fou de rage, il se barricade dans sa ferme. Seule Jacquemine sait le convaincre. Avec elle, il s´enfuit dans les alpages, en pleine tempête de neige, pour mettre ses bêtes à l´abri. Aidés de quelques montagnards rebelles, ils parviendront à sauver les vaches de combat qui font leur fierté. Là, isolés de tous sur un plateau en altitude, Jacquemine et Bertin revivront ce qu´ils ont connu jadis, l´amour et la passion...

  • Le 5 avril 1919, le ministre du Commerce Étienne Clémentel prenait un arrêté reconnaissant la naissance de la région dite « des Alpes françaises », allant du Léman jusqu'à Nice. C'est l'histoire de cette invention d'une région, regroupant autour de Grenoble les six départements alpins, que retrace cet ouvrage.
    Entre le développement de l'hydroélectricité et celui du tourisme de montagne, Philippe Veitl fait revivre de manière très concrète la conversion de l'économie de ce début du XXe siècle. À travers l'Exposition internationale de la houille blanche et du tourisme de 1925 (avec notamment la construction de la Tour Perret) ou le développement de la radio locale, on voit peu à peu se dessiner le portrait de Grenoble en capitale des Alpes françaises.
    Par-delà les faits, l'auteur nous invite à une réflexion en profondeur sur les prémices de la politique de territoire au début du XXe siècle. Il insiste sur le rôle des représentations et des imaginaires dans la cristallisation d'une territorialité, explore la place du territoire dans les rapports politiques et dans l'analyse des liens sociaux des sociétés industrielles. Il nous éclaire sur les formes du « racinement » et la façon dont l'ancrage dans un territoire peut contribuer à construire une identité sociale.

  • " La Moura est morte. " Cette phrase retentit de bouche en bouche. La peur succéda à la stupéfaction. Les bigotes multiplièrent les prières. Les plus froussards jetèrent du gros sel par la fenêtre de chez eux. Une sueur glacée envahit la nuque de Grandi. Il resta prostré. Quel sort allait donc frapper Saint-Cabraire ? Le maire s'en voulait amèrement de n'avoir pas su aider la Moura lorsqu'il était encore temps. Il avait laissé faire et se le reprocherait sa vie durant.
    La famille Passeron, dynastie de Saint-Cabraire, jouit d'une grande respectabilité pour sa droiture et son influence sur la vie de la cité. Le père est propriétaire d'immenses oliveraies d'une qualité unique, et son fils, maître moulinier, produit une huile des plus prisées. Tout serait presque pour le mieux s'il n'y avait la vieille Moura, la sorcière. Autour de sa propriété, elle a érigé un mur afin de barrer les passages menant à la rivière et aux domaines des uns et des autres.
    Lorsque la Moura meurt, on pense que le mur va être enfin détruit mais la défunte avait désigné son héritière, Ariane, belle et maligne, dont la venue va mettre le village sens dessus dessous, révélant le secret de ses origines, un secret qui a détruit la vie de la Moura.

  • Une série de faits mystérieux perturbent la tranquillité d'un village du Dauphiné, incidents qui coïncident avec l'arrivée d'un nouvel instituteur. Nicolas, douze ans, mène son enquête mais le destin continue son oeuvre destructrice.

    " Les dix années passées depuis "l'affaire" ont déposé leurs traces d'usure et de salissure. Mais les marques du temps protègent le granit et emprisonnent la mémoire de celui qui a été la cause et la victime d'une histoire que les gens ont jalousement conservée comme si elle n'appartenait qu'à eux. L'âme de cette pierre ne quittera jamais celle du village. Chacun se souviendra de celui que les hasards de la vie ont conduit et ramènent jusqu'ici pour accomplir une vengeance qu'il a crue sienne. " Les habitants d'un village du Trièves, en Dauphiné, vivent tranquilles lorsque soudain tout bascule. Le directeur de l'école fait une chute grave qui ressemble à une tentative d'assassinat. Le fermier Gérard Louis surprend un inconnu dans sa maison. L'arrivée d'un nouvel instituteur, mystérieux personnage, provoque une série de drames. Nicolas, l'orphelin de douze ans, mène son enquête. Mais le destin, implacable, continue son chemin.

  • L´histoire extraordinaire et authentique de Nanette Escartefigue, qui, auXVIIIesiècle, prit la tête des barbets, patriotes niçois insurgés contre la France révolutionnaire.
    « Elle était nue devant lui et lui tendait la main. Il ne la refusa pas.
    Nanette Escartefigue venait de recruter son premier brigand. Bientôt, elle commanderait à plus de mille garçons. Qui furent tous, au moins une fois, ses amants. » Au lendemain de la Révolution, Nanette Escartefigue est violée à plusieurs reprises et durant plusieurs jours par des clients de sa mère, lavandière. Pour échapper à ce calvaire, elle s´enfuit dans la montagne varoise où se cachent des jeunes gens, réfractaires au service militaire. Ils refusent de servir dans les guerres que conduit Bonaparte et se réfugient sur les flancs escarpés de l´Estérel et des montagnes environnantes. Pour survivre, ils rapinent, volent, violent, attaquent les convois et rançonnent les fermes. Nanette intègre leur bande et, en couchant avec chacun d´eux, parvient à devenir leur chef. Crainte des populations comme des militaires, elle n´a que trois passions : son pistolet, son poignard et un étrange garçon handicapé : Anthime.

    C´est l´aventure formidable, incroyable et historique de cette jeune rebelle qui eut plus de mille amants mais priait souvent la Bonne Mère ! Elle terrorisa la Provence plusieurs années durant. Jusqu´au jour où...

  • A Samoëns, en Haute-Savoie, dans l´entre-deux-guerres, Alban Futoz dirige de main de fer la Compagnie des guides. Mais peu à peu on s´aperçoit qu´il n´est plus si fiable : il se trompe d´itinéraire, se perd durant ses courses, confond lieux et dates. Ses clients s´en plaignent, les guides se mettent à douter de lui, certains se rebellent aussi. Lui nie l´évidence et continue d´organiser des courses en montagne. Jusqu´où jour où survient un drame : parti quatre jours plus tôt, avec deux clients, il ne rentre pas. Une colonne s´en va à sa recherche sans savoir quel itinéraire il a emprunté. Seul Orfin, un marginal qui a compris depuis longtemps que le guide-chef ne se sert plus de sa mémoire mais de son instinct pour se repérer, a une idée de l´endroit où il a pu aller. Commence alors une longue course contre la montre pour retrouver le guide et ses clients...Avec une connaissance aiguë des hommes et de la montagne, Patrick Breuzé brosse ici le portrait d´un homme livrant son plus dur combat : celui contre l´oubli de soi.

  • Au XVIIe siècle naquit en Provence le métier de glacier qui connut son apogée au XIXe siècle. Il a aujourd'hui disparu. Justin, le héros de La Bastide blanche, est l´un de ces glaciers.
    « - La glace ! la glace ! se mit-il à aboyer.
    Ses hommes l´imitèrent. Cet appel faisait toujours son effet. Les clients apparaissaient, venant de la riche rue d´Alger ou des quartiers de la ville haute avec leurs domestiques. La première vente était un plaisir que s´attribuait Justin. Ses coéquipiers le regardaient opérer, extirper la barre du lit de paille, la mesurer, la scier puis la casser à la hache d´un coup sec. » A la fin du XIXe siècle, la glace est plus précieuse que l´or... Justin est chercheur de glace. Chaque été, il risque sa vie pour livrer sa glace ; arriver avant ses concurrents, aller toujours plus vite dans les sentiers escarpés de montagne car la glace fond sous le soleil de Provence. Des sommes énormes sont en jeu. Haines attisées par la convoitise, traîtrises, meurtres même jalonnent cette histoire émaillée de coutumes provençales. Justin est né à Signes, où depuis l´aube des temps sévit une confrérie de sorcières, mais qui, pendant cinq siècles, vécut au rythme d´une des plus belles cours d´amour de France. Justin subit la dualité de son village. Partagé entre Magali, la sorcière, et Camille, la fille du terrible maître des glaces Roumisse, il ira au bout de ses passions puis choisira la rédemption.

  • Au lendemain de la Première Guerre, un homme revient dans son village, héritier d´un domaine convoité. Mais les ombres de son passé lui valent une mise au ban de tous.

    1919. A trente ans, Toussaint Gabriel, « enfant trouvé », revient s´installer dans son village de Haute-Savoie où il a hérité d´un domaine, la Grande Combe, et d´une vigne. Meurtri par la Grande Guerre, il porte un lourd secret : condamné pour avoir refusé de monter au front lors des mutineries de 1917, il a passé deux ans en prison.

    Objet de toutes les jalousies - son domaine est l´un des plus prospères de la région -, Toussaint affronte bientôt les rumeurs, et les accusions se multiplient : lâche, traître au pays...

    Lorsque son épouse Martha, alsacienne, considérée comme une « boche », le rejoint avec leur petit garçon, les passions se déchaînent. Tenu à l´écart, le couple doit faire front pour conserver des terres visiblement très convoitées.

    En découvrant ceux qui, dans l´ombre, ont juré sa perte, Toussaint va cependant affronter un ennemi plus terrible encore : son propre passé.

  • En Provence méditerranéenne, Giani, exilé piémontais découvre avec passion l'univers de la chênaie mais se retrouve impliqué malgré lui, dans une sombre affaire de vengeance.0500 0300esiècle, dans les hauteurs de Saint-Tropez, au domaine de Seignerolle, les saisonniers travaillent à l´écorçage des chênes-lièges et à la fabrication de bouchons, production première des forêts des Maures.
    Marius Pellegrin et son épouse Marie dirigent la chênaie. De son Piémont natal, Giani Vieri a gardé le souvenir de sa mère, disparue mystérieusement, la nostalgie des siens et le goût du travail bien fait. A la suite de longues pérégrinations qui l´ont entraîné en Provence, Giani a trouvé du travail chez les Pellegrin. La vie rude en forêt lui convient, il se sent heureux avec ses compagnons bûcherons, écorceurs... Mais cette sérénité va être mise à mal par la révélation de drames et de sordides règlements de comptes auxquels sont liés ses patrons. Ainsi, Clémentine Pellegrin, leur fille, est convoitée par le vieux comte de Lamalgue, propriétaire d´un immense vignoble. Celui-ci l´attire dans son château de Mins de Paillas. Bien malgré lui, Giani, l´étranger, devient le témoin d´une ténébreuse histoire de vengeance, et de secrets de famille...

  • Les dérèglements climatiques font peser sur notre planète des menaces nouvelles. Séismes, inondations, incendies, tempêtes et tornades... on croit toujours que ça n´arrive qu´aux autres. Et pourtant...Une nuit de printemps, la terre tremble à Chastelnaud, petit bourg alpin au climat jusque-là serein. La région est dévastée, et ce n´est qu´un début. Les villageois font comme tout le monde dans ces cas-là: d´abord ils s´entraident, se protègent et puis ils commencent à chercher des responsables. Les passions s´aiguisent, les vieilles haines se ravivent... Lentement, le village et ses habitants glissent vers l´abîme.Notamment Armand Montrémy. Cet ancien guide a toujours dominé la montagne, mais elle lui a rendu coup pour coup, tuant son meilleur ami et sa compagne, et laissant son fils aîné paralysé. Aujourd´hui, le tremblement de terre entraîne la pollution des sources et menace l´existence de l´entreprise d´eaux minérales qui a fait la fortune de sa famille. Affaibli, ruiné, attaqué de toutes parts, il va devoir puiser au plus profond de lui-même pour surmonter sa peur et vaincre ce nouveau défi.Autour d´Armand Montrémy, une galerie de personnages forts et attachants luttent pour leur survie. Dans la plus pure tradition du grand feuilleton français, Gilbert Bordes nous livre une histoire humaine nourrie de secrets et de conflits, mais aussi de dépassement de soi, d´espoir, d´émotion et... d´amour.

  • Une saga du terroir, au coeur de la Provence, où se mêlent intrigues familiales, luttes de pouvoir, sombres complots et histoires d'amour.0500La Provence ! Ses étendues de lavande, ses oliviers, sa guarrigue pleine du chant des cigales, son soleil éclatant et surtout ses vignes... Gabrielle rayonne d'être de nouveau à Fontvieille, au pied des Alpilles, le village de son enfance... Là où vingt ans plus tôt, son coeur est resté, là où il la ramène aujourd'hui.Cependant, le retour de Gabrielle Delmas suscite les curiosités. Pourquoi veut-elle s'installer dans cette région, où son père a trouvé la mort dans des circonstances troublantes ? Déterminée, la jeune femme ne tarde pas à acheter Lou Triadou, une terre au riche cépage qui appartenait autrefois à sa famille. Mais le pari de diriger un domaine seule est risqué alors que l'ombre du château de Montauban, reine mère sans scrupules qui n'a de cesse d'acquérir les petites exploitations et d'asseoir son pouvoir, s'avère être un adversaire de taille. D'autant qu'il n'est jamais bon de remuer un passé peu glorieux...Gabrielle ne s'attendait certes pas, en retrouvant ses racines, à déterrer la hache de guerre avec Montauban, ni faire resurgir de vieux fantômes oubliés. Comme elle n'imaginait pas non plus rencontrer l'amour au pays de ses ancêtres...0300À quarante ans, après le décès de son mari, Gabrielle Delmas décide de retrouver sa Provence natale, de quitter Lyon pour s´installer avec Tristan, son fils de douze ans, à Fontvieille. Elle espère réaliser le rêve de son père, mort trop tôt et dans des circonstances troublantes : diriger un domaine viticole. Pari difficile dans cette région de hauts vignobles où les Montauban règnent en maîtres depuis des générations. Victoire Montauban, reine mère sans scrupule qui n´a de cesse d´acquérir les petites exploitations indépendantes, s´avère être un adversaire de taille pour Gabrielle, d´autant qu´il n´est jamais bon de remuer un passé peu glorieux...Pleine de détermination, Gabrielle devient propriétaire de Lou Triadou, une terre au riche cépage ayant autrefois appartenu à son père et sur laquelle pèse une étrange malédiction... Mais pourquoi Victoire s´acharne-t-elle à récupérer ces sept malheureux hectares ? Gabrielle ne s´attendait certes pas, en renouant avec ses racines, à déterrer la hache de guerre avec Montauban. Curieusement, le sort s´acharne sur sa propriété : manque d´argent, problèmes de fournisseurs, maladie des vignes...Peu à peu, c´est à toute la belle vallée provençale, dominée par le château de Montauban que le malheur semble s´étendre. Un promoteur indélicat, bien décidé à implanter un immense complexe industriel dans la région, exacerbe les tensions et divise les villageois : faut-il favoriser l´économie ou protéger le terroir ?Prise dans la tourmente de ces événements, Gabrielle peut heureusement compter sur Selim, un séduisant vigneron avec qui elle s´associe, et sur la précieuse amitié d´Elie le maire, de Lucien le libraire et de Phonse le primeur, qui se réunissent bien volontiers au café de la place, autour d´un pastis. Cependant, en se battant pour conserver Lou Triadou, Gabrielle ne pensait pas faire surgir de vieux fantômes et mettre au jour l´assassinat de son père... comme elle n´imaginait pas redécouvrir l´amour avec Selim.

  • Aux limites de la politique-fiction, une grande saga riche en rebondissements et en personnages hauts en couleur, et bientôt une série télévisée0300Dans ce tome 2, les colères de la nature ne se sont pas apaisées. Huit ans ont passé et, sauf ses habitants, tout le monde a oublié le séisme qui a bouleversé Chastelnaud, petit village des Alpes. Pourtant les catastrophes en chaîne provoquées par ce tremblement de terre ont pris une ampleur planétaire terrifiante. Et voilà que se propage jusque dans le coeur de Paris une forme de peste atypique...Il y a huit ans, le mouvement Les Droits de la terre (qui prône la survie de l´humanité par l´élimination ? plus ou moins naturelle ? du «surplus» d´êtres humains) avait fait grand bruit en dénonçant, dans la catastrophe qui touchait Chastelnaud, la conséquence logique de l´inconscience des hommes et de l´incurie des politiques face à la protection de l´environnement. Aujourd´hui, le mouvement fascisant a gagné tous les continents. À sa solde, on retrouve des gouvernements, mais aussi de riches industriels, parmi lesquels les pires ennemis d´Armand Montrémy... Pour celui-ci, bien que totalement ruiné et mis à l´écart, l´heure de la vengeance sonne enfin.0400Le bureau du directeur général des eaux de Pétronille se trouve à l´emplacement même du bureau d´Armand Montrémy, au temps des eaux Saint-Jean. L´architecte qui a conçu l´aménagement de la nouvelle usine a respecté ce lieu de décision et de commandement. Une large fenêtre donne sur la cour où le va-et-vient des camions n´en finit pas de livrer dans toute l´Europe la précieuse eau désormais cotée en Bourse. Le soleil illumine les toitures métalliques. C´est le printemps à Chastelnaud, un printemps de plus sur la vieille ville qui a retrouvé son aspect immuable avec son église au coeur du village, en face de la mairie et, sur la butte, un peu en retrait de l´usine Saint-Jean, la chapelle édifiée à une époque lointaine. Les chamboulements considérables du monde, les terribles menaces qui pèsent sur l´humanité n´altèrent pas le quotidien de cette vallée alpine. Le monde est menacé, personne n´en doute, il risque de sombrer, mais dans la ville martyre on veut croire au miracle et à un retournement de situation au dernier moment.L´usine d´embouteillage tourne à plein rendement; jour et nuit, les équipes d´ouvriers se succèdent et le vieux maire, Jean Morenceau, ne peut que se féliciter de cette résurrection inespérée de la principale entreprise de la commune. Le bureau du directeur général est éclairé d´une bande de soleil qui tombe en biais de la fenêtre, frôle le fauteuil du visiteur sur lequel s´assoit un homme de haute taille, maigre, la tête rasée, comme trop lourde pour son cou étroit. L´homme sort de sa sacoche un dossier qu´il pose devant lui sur le coin du bureau et lève sur le directeur général ses yeux aux pupilles couleur de verre. À côté de lui, un deuxième visiteur, brun, sportif, vêtu avec soin, portant une superbe moustache noire, prend place sur le deuxième fauteuil de velours.? Mon cher Ravenault, commence Lionel Delprat, j´ai une bonne nouvelle dans la multitude des mauvaises. Regardez ce rapport d´analyse que je viens de recevoir. Notre politique de rachat des terres et nos encouragements à les laisser en friche commencent à porter leurs fruits. Voyez ces analyses des anciennes eaux Saint-Jean : les teneurs en nitrates ont été divisées par deux en moins de trois ans. Cela nous ouvrirait des horizons fort agréables si la conjoncture internationale était un peu plus souriante!Raoul Ravenault prend le document que lui tend Lionel Delprat, y jette un regard rapide. Les cheveux épais et très noirs, le visage rasé de près, il porte un complet sombre. C´est un bon directeur, très policé, courtois avec le personnel, mais qui ne revient jamais sur ses décisions. Humain, il connaît tous les employés et entretient avec chacun des relations personnalisées. C´est ce qui fait sa force depuis huit années qu´il est à la tête des eaux de Pétronille. Lionel et Marc Delprat se félicitent chaque jour d´avoir choisi cet ancien employé d

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