Le Cherche-Midi

  • Dans la confusion des prophéties plus ou moins fantaisistes qui circulent de nos jours quant aux risques de destruction qui pèsent sur la Terre et l´espèce humaine, le plus grand et le plus réel n´est ni le réchauffement de la planète, ni l´inversion des pôles magnétiques, ni l´explosion d´un super volcan ou autre guerre nucléaire, mais la collision entre notre planète et un astéroïde.

    En effet, l´histoire et les recherches les plus récentes ont établi que la chute d´un corps de dix kilomètres de diamètre suffirait à provoquer un cataclysme comparable à celui qui, selon toute vraisemblance, a déjà provoqué l´extinction des dinosaures il y a 65 millions d´années - propre à rayer de la surface de la Terre tous ses habitants.

    Le monde entier retint donc son souffle quand, en décembre 2004, des équipes de scientifiques découvrirent l´astéroïde Apophis, un géocroiseur de la taille d´un stade de football pesant quelque 27 millions de tonnes : les calculs établissaient qu´il devait croiser notre route le vendredi 13 avril 2029 avec une probabilité de collision affolante : 1 risque sur 37 ! L´énergie alors dégagée, équivalente à 58000 bombes comme celle qui frappa Hiroshima, serait suffisante pour détruire un pays de la taille de la France. Les données recueillies les semaines suivantes contredirent fort heureusement cette perspective, mais révèlèrent qu´Apophis reviendrait frôler la Terre le dimanche de Pâques 2036.

    On estime que la Terre est bombardée chaque jour de 1000 tonnes de matière céleste, du grain de poussière à la pierre de 100 kilos, et que 3 millions de géocroiseurs sillonnent le système solaire, dont près de 90 % restent indétectés à ce jour. Inéluctablement, à un moment ou à un autre, un astéroïde du type d´Apophis viendra menacer notre planète.

    Jean-Pierre Luminet, astrophysicien de réputation internationale, fait le point sur les connaissances actuelles en la matière : que sont les astéroïdes et comment évoluent-ils ? Les risques de collision sont-ils réels ? À quelles conséquences pourrions-nous avoir à faire face ? Quels sont les plans de bataille et les systèmes de surveillance mis en oeuvre par les autorités et les instituts de recherche ? Enfin, et surtout, existe-t-il des armes pour affronter le pire ?

    Cet ouvrage très complet s´appuie sur une rigueur scientifique exemplaire pour mettre à la portée de tous une des questions les plus passionnantes de la science contemporaine.

  • 16 juillet 1945 : cette date marque un tournant dans l´histoire de notre planète. C´est en effet ce jour là que la première bombe atomique est testée à Los Alamos, au Nouveau Mexique. Et c´est au moment précis de l´explosion que trois des principaux scientifiques responsables du projet, Robert Oppenheimer, Leo Szilard, et Enrico Fermi sont mystérieusement « transportés » en 2006, à Santa Fe.
    Recueillis par Ann, une bibliothécaire, et son mari Ben, les trois savant déboussolés vont devoir s´adapter tant bien que mal à leur nouvelle vie, à ce monde que leurs actes ont radicalement changé. Après avoir appris l´horreur engendrée par leur création (Hiroshima...), et les funestes conséquences de celle-ci, ils ne tarderont pas à entreprendre, des États-Unis au Japon, une croisade pacifiste visant au désarmement total. Entre l´armée et les scientifiques qui voit leur « apparition » d´un mauvais oeil, les groupes religieux qui assimilent leur présence à une prophétie biblique, et une société médiatique qu´il faut apprendre à manipuler, nos trois larrons vont avoir fort à faire.
    À partir de cette hypothèse surréaliste, Lydia Millet nous livre avec ce roman désopilant et d´une imagination réjouissante une remarquable analyse des liens qu´entretiennent science, politique et religion dans l´Amérique d´aujourd´hui, et l´effort permanent de ces trois domaines pour diriger nos vie. En reine des dialogues et des situations absurdes, l´auteur, à l´instar d´un Richard Powers, sait combiner vertige de la science et subtilité de l´intrigue comme peu d´autres écrivains. On pense à Murakami et à Don DeLillo, autant qu´à Twain et Vonnegut.

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