• Ancien interprète pour l'armée américaine en Irak, Haris Abadi a pu émigrer avec sa soeur aux États-Unis. Incapable d'y trouver sa place, il décide de se rendre en Syrie pour combattre le régime de Bachar-al-Assad aux côtés des insurgés. Mais son passeur le dépouille de son argent et de son passeport américain ; en un instant, Haris perd ainsi son statut d'Occidental protégé. Bloqué en Turquie, il erre près de la frontière où il rencontre Amir et son épouse Daphne, deux Syriens réfugiés dont la guerre a détruit la vie. Haris trouve auprès d'eux un abri et un nouveau point d'attache. Mais Haris ne se ment-il pas à lui-même ? Est-il un soldat en quête d'une cause, ou un déraciné à la recherche de son identité ?

  • Salan

    Pierre Pellissier

    La première biographie du général Salan, militaire le plus décoré de France, à la fois dernière grande figure de la France coloniale et chef de l'OAS.
    Homme secret et controversé, le général Salan est à bien des égards un mystère. Son action, pourtant, illustre de façon éclatante l'histoire militaire de la France au xxe siècle, des tranchées de la Première Guerre mondiale à la bataille d'Alger. Aspirant en 1918, le conflit de 1940-1945 le trouve partout où un officier peut combattre. Vient ensuite le temps des incertitudes coloniales : en Indochine, il frôlera les sommets de la hiérarchie, sans jamais réunir sous son nom l'autorité civile et militaire. Salan ne séduit pas le pouvoir politique, qui lui refuse renforts et moyens. Il renâcle mais reste discipliné. La question algérienne change tout : il entre pratiquement en rébellion contre les derniers gouvernements de la IVe République, pour rejoindre ceux qui appellent au retour de Charles de Gaulle. Les évolutions de celui-ci, sa démarche incertaine, troublent et exaspèrent Salan. Il choisit alors l'exil avant d'aller compléter le " quarteron " de généraux révoltés puis de prendre la tête de l'OAS, ce qui le conduira dans les prisons de la République. Pierre Pellissier, en racontant ce parcours unique, livre les clés de lecture d'un homme passé de l'obéissance à la dissidence et, grâce à des archives inédites, lève le voile sur la personnalité d'un soldat admiré puis honni par la République.
    " [Une] étude précise, bien menée, intéressante. "
    Le Figaro littéraireAncien journaliste au Figaro, biographe reconnu, Pierre Pellissier a retracé la vie de plusieurs personnages controversés, dont Jacques Massu, Robert Brasillach ou de Lattre. Il est également l'auteurde Diên Biên Phu (Tempus, 2014)
    et de La Bataille d'Alger (Tempus, 2002).

  • L'art de la guerre

    Machiavel

    L'Art de la guerre, publié en 1521, occupe une place singulière dans l'oeuvre de Machiavel. Présenté sous la forme d'un dialogue, l'ouvrage surprend par son esprit peu machiavélique. Les considérations tactiques y côtoient les propos consacrés aux nécessités matérielles de la guerre (recrutement, armement...), orchestrant avec subtilité une réflexion sur le pouvoir. Quelles limites la politique impose-t-elle à l'art de la guerre ? Comment définir l'autorité ? Ce sont là quelques-unes des questions soulevées par Machiavel qui puise ici ses modèles chez les Anciens. En grand stratège, il omet parfois de répondre. Mais la guerre est une affaire si sérieuse qu'il faut peut-être savoir la manier avec ironie.

  • Le soldat oublié

    Guy Sajer

    Guy Sajer n'a pas dix-sept ans quand, en juillet 1942, il endosse l'uniforme de la Wehrmacht. Il est français par son père, allemand par sa mère ; il habite alors l'Alsace.
    A cause de son jeune âge, il n'est pas affecté à une unité combattante, mais dans le train des équipages. Dès novembre, l'hiver s'abat sur la plaine russe ; le froid, la neige, les partisans rendent la progression des convois extrêmement difficile : jamais l'unité de Sajer n'atteindra Stalingrad qu'elle devait ravitailler ; la VIe Armée aura capitulé avant. Mais Sajer sait déjà que la guerre n'est pas une partie de plaisir, que survivre dans l'hiver russe est déjà un combat. Et pourtant, ce premier hiver, il n'a pas vraiment fait la guerre.
    La vraie guerre, celle du combattant de première ligne, il la découvre lors-qu'il est versé dans la division "Gross Deutschland", division d'élite, avec laquelle, à partir de l'été 1943, il va se trouver engagé dans les plus grandes batailles du front d'Ukraine, quand la Wehrmacht plie sous l'offensive russe. De Koursk à Kharkov, de jour comme de nuit, dans la boue, la neige, quand le thermomètre marque -40°, sous le martèlement terrifiant de l'artillerie russe, face aux vagues d'assaut d'un adversaire désormais puissamment armé et qui ne se soucie pas des pertes, les hommes de la "Gross Deutschland", portés toujours aux endroits les plus exposés, toujours en première ligne, combattant à un contre vingt, connaissent l'enfer. La bataille de Bielgorod, le passage du Dniepr (la Bérésina à l'échelle de la Seconde Guerre mondiale) constituent, vécus au niveau du simple soldat, deux des plus hauts moments de ce récit d'Apocalypse. Plus tard, quand le front allemand s'est désagrégé, quand l'immense armée reflue, aux-combats réguliers s'ajoutera la lutte contre les partisans, plus sauvage et plus impitoyable. Plus tard encore, c'est la retraite des derniers survivants de la division d'élite à travers la Roumanie et les Carpathes jusqu'en Pologne. Dans l'hiver 1944-1945, Sajer et ses camarades sont lancés dans les combats désespérés que les Allemands livrent en Prusse-Orientale pour interdire l'entrée du Vaterland aux Russes. C'est encore Memel, où l'horreur atteint à son comble, et Dantzig, au milieu de l'exode des populations allemandes de l'Est. Enfin, malade, épuisé. Sajer sera fait prisonnier par les Anglais dans le Hanovre...
    Si ce récit de la guerre en Russie ne ressemble à aucun autre, s'il surpasse en vérité, en horreur et en grandeur tout ce qui a été écrit, ce n'est pas seulement parce que l'auteur a réellement vécu tout ce qu'il rapporte, ce n'est pas seulement parce que, sous sa plume, les mots froid, faim, fièvre, sang et peur prennent l'accent et la force terrible de la réalité, c'est aussi parce que Sajer sait voir et faire voir dans le détail avec une puissance de trait vraiment extraordinaire. Alors, le lecteur ne peut douter que tout ce qui est rapporté là est vrai, vrai au détail près ; il sait de science certaine qu'il n'y a pas là de "littérature", pas de morceaux de bravoure - mais que c'était ainsi : ainsi dans le courage et ainsi dans la peur, ainsi dans la misère et ainsi dans l'horreur.

  • La première biographie en français du feld-maréchal von Rundstedt, "le dernier Prussien" au service d'Hitler.Son nom apparaît dans tous les livres ayant trait à la Seconde Guerre mondiale en Europe, pourtant il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht. Gerd von Rundstedt (1875-1953), aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d'invasion : la Pologne en 1939, c'est lui. La France en 1940, c'est lui également, en partie, de même que la Russie en 1941. La suite de sa carrière fut plus difficile : Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l'Est à la fin de l'année 1941 pour avoir désobéi à un ordre direct du Führer. En poste en France à partir de 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n'avoir pas su redresser la situation après le Débarquement. Rappelé à la fin de l'été 1944, il préside la cour d'honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l'attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en spectateur à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent, à tort, d'" offensive Rundstedt ". Démis enfin de ses fonctions en mars 1945 - il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich -, il est arrêté par les Américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure.
    Laurent Schang narre ici avec talent la grandeur et les misères du doyen de la Wehrmacht, ce Prussien, peut-être trop prussien, pour qui l'honneur de servir l'emportait sur toute autre considération.

  • Toute l'histoire militaire de la France des Mérovingiens à nos jours, en deux volumes.Que la guerre ait contribué à la construction institutionnelle et sociale de la France relève de l'évidence, d'autant que l'armée représente un élément fondateur de l'Etat-nation. Pour mieux comprendre la nature des liens unissant les Français à leur armée comme la guerre à l'Etat, il fallait rendre compte de 1 500 ans d'histoire. Dans sa globalité. Car le fait militaire dépasse les grands cadres d'organisation, le matériel ou les structures de l'armée ainsi que sa composition... Il oblige à penser le rapport au politique ainsi qu'à la société dans son ensemble et incite à revenir sur les engagements, en réfléchissant sur la stratégie et la doctrine d'emploi, en décrivant les grands conflits, en s'attardant, enfin, sur la réalité du combat, l'armement, la violence de guerre et son imposition aux civils.
    Ce second volume explore les années 1870 à nos jours. La guerre devient alors totale et globale. Elle engage des millions de soldats, en 1914 comme en 1939 ; elle implique les civils, désormais amenés à fournir au front les montagnes d'obus et les milliers de chars que les conflits réclament ; elle les frappe tout autant lors de bombardements. L'armée, par ailleurs, joue un rôle politique éminent. Une partie de ses cadres a soutenu, pendant la Seconde Guerre mondiale, les idéaux pétainistes. Plus tard, des généraux tentèrent de renverser Charles de Gaulle pour contrer sa politique algérienne. Ces positions, toutefois, ne firent pas l'unanimité et un insigne conflit opposa le Maréchal au Général.
    C'est dire si l'histoire militaire de la France de 1870 à nos jours ne saurait s'écrire dans les teintes monochromes du noir et du blanc. Alternant victoires et défaites, aveuglement et lucidité, grandeur et servitude, elle impose, durant ce très long siècle, de récuser simplisme et manichéisme.
    Les auteurs
    Xavier Boniface, François Cochet, Olivier Wieviorka, Pierre Journoud et Olivier Schmitt.
    RABAT 1 :
    Agrégé et docteur en histoire,
    Xavier Boniface est professeur d'histoire contemporaine à l'université Littoral Côte d'Opale. Il a notamment publié
    L'Armée, l'Eglise et la République (1879-1914), L'Aumônerie militaire française (1914-1962) et
    Histoire religieuse de la Grande Guerre. Agrégé et docteur en histoire,
    François Cochet est professeur émérite d'histoire contemporaine. Spécialiste de la Première Guerre mondiale et de l'expérience combattante du xixe siècle à nos jours, il est l'auteur de
    La Grande Guerre. Fin d'un monde, début d'un siècle, Les Français en guerres. De 1870 à nos jours et
    Armes en guerre (xixe-xxie siècle). Professeur à l'Ecole normale supérieure de Cachan, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale,
    Olivier Wieviorka est l'auteur d'une
    Histoire du Débarquement en Normandie et d'une
    Histoire de la résistance primée par l'Académie française et plébiscitée par le public. Il a également publié une
    Histoire de la résistance en Europe occidentale. Docteur,
    Pierre Journoud est professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul-Valéry Montpellier. De 2010 à 2015, il fut chercheur à l'institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM). Il est l'auteur de
    De Gaulle et le Vietnam (1945-1969) et
    Dien Bien Phu. Le basculement d'un monde. Professeur de sciences politiques au centre d'études sur la guerre de l'université du Sud-Danemark,
    Olivier Schmitt a codirigé, avec Joseph Henrotin et Stéphane Taillat,
    Guerre et Stratégie. Approches, concepts. Il est également secrétaire général de l'association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES).
    RABAT 2 :
    Couverture du premier volume.

  • " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. " Le Figaro HistoireLes Mémoires du maréchal von Manstein comptent parmi les documents les plus importants sur la Seconde Guerre mondiale. Véritable pompier du Führer, Manstein est partout entre 1940 et 1943 : en Pologne, en France et bien sûr en Union Soviétique.
    Il raconte les querelles stratégiques, la mise au pas du haut commandement militaire par Hitler, le quotidien des soldats et ses propres faits de gloire. Mais Manstein cherche aussi à dédouaner la Wehrmacht des crimes perpétrés sous le nazisme, notamment à l'Est. C'est sur ce point que les éclaircissements apportés par Pierre Servent, dans sa substantielle présentation, sont particulièrement précieux.
    " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. "Le Figaro Histoire

  • Une biographie du maréchal Lyautey (1854-1934) qui fait toute sa place à la personnalité complexe de l'homme. Statufié de son vivant, Hubert Lyautey (1854-1934) est entré dans l'histoire comme le constructeur du Maroc moderne, le modèle du " grand colonial " qui sut comprendre le monde nouveau et imposa contre intérêts et préjugés le respect des cultures indigènes. Son destin, celui du " royaliste qui donna un empire à la République ", est paradoxal. Aventurier du désert comme Lawrence d'Arabie, mais aussi grand administrateur, anticonformiste et esthète, Lyautey a mis en scène sa propre vie, luttant contre son seul ennemi véritable : l'ennui. Résident général, ministre, académicien, maréchal de France, Lyautey reste une énigme que l'auteur, par le travail de recherche et par l'intuition personnelle, réussit à percer. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA, Arnaud Teyssier a publié une biographie de Charles Péguy chez Perrin.

  • Joffre

    Rémy Porte

    La biographie de référence du maréchal Joffre, sans concession pour les idées reçues et les discours convenus. Ni hagiographie ni critique systématique, Rémy Porte livre la biographie de référence du maréchal Joffre, sans doute le chef militaire le plus contesté de la Première Guerre mondiale. Porté au pinacle après la victoire de la Marne, à la tête des armées françaises jusqu'en 1916, Joffre est remplacé par Nivelle après les terribles batailles de Verdun et de la Somme. Mais plus que tous ses pairs, il a su incarner le commandement, en exigeant que chacun tienne sa place, à son niveau, et en assumant seul les prises de décision. Voici le portrait nuancé du généralissime, construit sans oeillères à partir des sources les plus diverses.

  • Erwin Rommel est sans doute le plus connu des généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale. Plus de soixante ans après sa mort, il est encore vu comme le soldat exemplaire, le tacticien intègre, qui inspire le respect aussi bien pour sa formidable maîtrise de l'art de la guerre que pour s'être montré réservé avec le régime nazi. Et le fait qu'il ait justement été contraint de se donner la mort sur l'ordre de Hitler est pour beaucoup dans la construction de cette image.

    Or, à la lumière des archives et des dernières études sérieuses parues pour la plupart en langue allemande, il convient de remettre en question cette image apologétique de Rommel. Il s'avère en effet que celui-ci a été un partisan convaincu du Führer et que sa gloire est redevable en partie à la propagande nazie de Joseph Goebbels, qui en a fait un « dieu de la guerre » issu du peuple, comme Hitler, ainsi qu'à l'ennemi britannique, qui lui a attribué des qualités presque surnaturelles. Cette biographie critique présente ainsi un portrait authentique de l'homme, qui se distingue de l'image apologétique et mythique mise en avant depuis plus d'un demi-siècle.

  • Voici des héros magnifiques, sortis tout droit d'une page d'histoire trop longtemps occultée : les soldats de la Nueve.
    Officiellement, la libération de Paris a commencé le 25 août 1944. En réalité, c'est la veille, le 24 août, que le général Leclerc a

  • L'unique synthèse sur le sujet, revue et augmentée à la lumière d'une décennie de recherches neuves sur les XIXe et XXe siècles notamment, ainsi que des récentes crises et réformes qui ont bouleversé la culture et l'identité de la gendarmerie française. Créée sous l'Ancien Régime, la gendarmerie se trouve depuis lors placée au coeur de l'histoire de France. En scrutant les nombreux travaux sur " l'Arme ", principal corps militaire français, Eric Alary a ainsi pénétré une réalité sociale d'une étonnante diversité, rythmée par des épisodes majeurs comme l'épopée napoléonienne, l'aventure coloniale, l'Occupation ou encore la guerre d'Algérie. Et tout en faisant vivre sous nos yeux les gendarmes, il répond à de nombreuses questions : quelle est l'origine de la maréchaussée ? Comment est-elle devenue gendarmerie nationale ? Comment résiste-t-elle aux changements de régime ? Faut-il la conserver, améliorer le sort des gendarmes ? L'unique synthèse sur le sujet, revue et augmentée à la lumière d'une décennie de recherches nouvelles, ainsi que des récentes crises et réformes qui ont bouleversé la culture et l'identité de la gendarmerie française. Fils de gendarme, Eric Alary est agrégé, docteur en histoire, professeur de khâgne à Tours et chercheur associé au Centre d'histoire de Sciences-Po Paris. Il a récemment publié avec succès L'Exode, Les Français au quotidien (1939-1949), La Ligne de démarcation et Les Résistants.

  • Le nouveau titre de la collection à succès "Maîtres de guerre" : la première biographie du général MacArthur, le plus excentrique des officiers américains, par l'un des historiens français les plus connus.Le nouveau titre de la collection à succès "Maîtres de guerre" : la première biographie du général MacArthur, le plus excentrique des officiers américains, par l'un des historiens français les plus connus. Les grands stratèges américains de la Seconde Guerre mondiale se comptent sur les doigts d'une main. Les deux premiers sont incontestablement l'amiral Nimitz et le général MacArthur, le second étant de loin le plus excentrique et le plus flamboyant. En 1918, il est déjà général sur le front de France et accompagne les nettoyeurs de tranchées, ceint d'une écharpe mauve de deux mètres tricotée par sa mère et armé seulement d'une badine... Trois décennies plus tard, parvenu au sommet de la hiérarchie militaire, il commande en Corée les armées de quinze pays sous l'égide des Nations unies, et menace les Chinois du feu nucléaire. Dans l'intervalle, ce meneur d'hommes au courage suicidaire a vaincu les Japonais dans le Pacifique Sud, puis organisé brillamment le relèvement du Japon moderne - à tel point que l'empereur Hiro-Hito pourra dire : " L'amiral Perry a ouvert à l'Amérique les portes du Japon, et le général MacArthur a ouvert au Japon le coeur de l'Amérique. "
    Foudre de guerre, stratège de génie au caractère épouvantable, politicien exécrable, autocrate bienveillant et fin diplomate, Douglas MacArthur a traversé comme un météore la première partie du xxe siècle, en marquant les trois grandes guerres d'une empreinte indélébile.

  • Patton

    Yannis Kadari

    • Perrin
    • 27 Août 2015


    "On ne gagne pas une guerre en mourant pour sa patrie ; on gagne une guerre en faisant ce qu'il faut pour que ce soit le fils de pute d'en face qui meure pour sa patrie ! " George Patton.
    La seule biographie du dernier des grands généraux de cavalerie, richement illustrée.

    " On ne gagne pas une guerre en mourant pour sa patrie ; on gagne une guerre en faisant ce qu'il faut pour que ce soit le fils de pute d'en face qui meure pour sa patrie ! " George Patton.
    La seule biographie du dernier des grands généraux de cavalerie, richement illustrée.

    George Patton est assurément le plus célèbre des généraux américains. Doté d'un sens inné du commandement et d'une incroyable habileté tactique, il combattra sans relâche depuis la Tunisie jusqu'en Allemagne, en passant par la Sicile, la Normandie, la Lorraine et les Ardennes.
    Maître de la guerre mécanisée, flanqué de ses Colts à crosse d'ivoire et coiffé de son casque lourd, "grande gueule" et gaffeur impénitent, Patton dit ce qu'il pense et fait ce qu'il dit. C'est l'archétype du héros - c'est le héros.
    Pourtant, son visage de guerrier n'est qu'un masque soigneusement étudié, tout comme son allure de justicier, son langage de charretier et ses effroyables accès de colère. Au-delà de ces artifices, soupçonne t-on la fragilité psychologique de ce personnage qui connaîtra de graves épisodes dépressifs, frôlant même le suicide ? L'imagine-t-on dévoré par l'ambition et obsédé par son destin ? Ce récit illustré de photos rares retrace l'exaltante aventure d'une formidable bête de guerre, doublée d'une fabuleuse bête de scène.
    Yannis Kadari est journaliste et fondateur du groupe de presse Caraktère, qui publie cinq revues, dont Ligne de Front et Histoire(s) de la Dernière Guerre. Auteur de nombreux articles et dossiers, il est spécialiste de l'histoire de la guerre mécanisée, notamment de la période de la Seconde Guerre mondiale.

    Maîtres de Guerre

    Une collection dirigée par François Kersaudy et Yannis Kadari

    La collection "Maîtres de Guerre" met en relief l'influence exercée sur le cours des deux guerres mondiales par le caractère, l'expérience, les initiatives, les intuitions, les forces et les faiblesses de leurs principaux acteurs. Elle les laisse s'exprimer à loisir sur ce qu'étaient leurs desseins et leurs moyens, tout en donnant la parole aux témoins directs de leurs entreprises.
    Les illlustrations qui suivent fidèlement le récit donnent un bon aperçu de ce qu'étaient les conséquences de leurs décisions et de l'action de leurs exécutants sur le terrain.
    Les deux premiers volumes : Patton et Hitler.

  • De Lattre

    Pierre Pellissier

    La biographie de référence de l'un des derniers maréchaux de l'histoire de France, haute figure militaire et personnalité politique aiguë.Issu d'une famille de la vieille noblesse flamande installée en Vendée, la dernière joie de Jean de Lattre de Tassigny fut d'apprendre, à la veille de sa mort le 11 janvier 1952, qu'il était élevé, et lui seul, à la dignité de maréchal de France. Maréchal, le " roi Jean ", comme on l'appelait par admiration mêlée parfois d'agacement, l'était de toute origine. Saint-Cyrien de la promotion précédant celle de Charles de Gaulle, De Lattre est de tous les combats de la première moitié du XXe siècle. Du Maroc de Lyautey au 6 février 1934, de Vichy à la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945 puis à la guerre d'Indochine, il se signale par son courage, son dynamisme et son génie de la mise en scène. Mais ce grand soldat à la gloire éclatante est aussi une personnalité tourmentée, mystérieuse et déconcertante, à qui les aventures et les drames n'ont pas manqué. Une biographie, sans complaisance ni parti pris, puisée aux sources les plus sûres.

  • L'histoire de l'Ordre noir révélée par cette étude objective et exhaustive.
    Issue de l'organisation paramilitaire chargée de la protection rapprochée d'Hitler dans les années 1920, la Waffen-SS devient un organe exécutif aux ordres directs d'Hitler ; peu nombreuse en hommes au départ, elle parvient à supplanter l'institution militaire, la Wehrmacht, dans son rôle traditionnel, en incarnant l'idéologie politique du régime nazi.
    Mais sait-on vraiment qui étaient les hommes composant ces unités ? Comment ont-ils été recrutés ? Quelles ont été leurs motivations pour s'engager ? Comment ont-ils été formés, endoctrinés, conditionnés ? À quoi ont-ils été employés ? Comment se sont-ils comportés, sur le champ de bataille comme dans leurs missions de répression ? Et finalement, quel fut le rôle réel tenu par la Waffen-SS dans la société allemande en guerre ?
    S'appuyant sur des fonds d'archives allemands d'une exceptionnelle richesse, ce livre offre la première histoire totale des soldats SS. Loin d'une légende souvent complaisante ou des idées reçues, s'attachant aux anonymes comme aux dirigeants, Jean-Luc Leleu a brossé une fresque qui fera date.
    Tome 1 : expansion militaire de la SS ; recrutement et sociologie ; organisation, équipement, instruction.

  • De lattre

    Ivan Cadeau

    • Perrin
    • 9 Novembre 2017

    Le premier portrait nuancé d'une gloire française : le Maréchal de lattre." Ce guerrier est un éducateur ", déclarait Édouard Herriot, le mardi 15 janvier 1952, en hommage à Jean de Lattre de Tassigny, disparu quelques jours plus tôt. " Guerrier ", d'abord, car sa carrière militaire, commencée en 1908, englobe les conflits de l'armée française au XXe siècle, des champs de bataille de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale aux théâtres d'opérations extérieurs, du Maroc à l'Indochine. " Éducateur ", ensuite, parce que cette dimension est indissociable de l'oeuvre de De Lattre. La volonté d'instruire et d'encadrer la jeunesse apparaît dans les nombreux commandements qu'il occupe, comme chef de peloton de cavalerie ou comme général, placé à la tête de la 1re armée française.
    Quant à la personnalité du maréchal de Lattre, elle continue bien après sa mort à susciter les plus vifs commentaires, les uns mettant en avant ses atouts - animateur hors pair, travailleur infatigable -, les autres préférant relever ses défauts - ses colères, sa vindicte, son goût du faste. Il n'en fut pas moins un chef de guerre exceptionnel, et c'est sans doute là qu'il convient de trouver sa plus grande qualité, dans l'encadrement et le commandement de la troupe, dans son aptitude à susciter l'adhésion et à mener les hommes.

  • Karl Dönitz, né en 1891, grand amiral de la Kriegsmarine à partir de janvier 1943, incarne presque à lui seul la guerre sous-marine systématique menée par les Allemands contre les Alliés. Derrière l'organisateur hors pair se profile un inconditionnel de Hitler qu'il poussera à la résistance envers et contre tout. A la mort du Führer et à sa demande, il lui succède à la tête du Reich pour quelques jours. Condamné à Nuremberg à dix ans de prison, il cultivera, après sa libération et jusqu'à sa mort en 1980, une réputation usurpée de militaire rétif au nazisme.
    " Un ouvrage très précieux puisqu'il comble l'absence de biographie aisément accessible en langue française. "Revue historique des armées.

  • Pour la première fois, un dictionnaire explore tous les aspects de cette institution et société militaire d´exception.Singulière à plus d´un titre, la Légion étrangère occupe une place à part dans l´armée française depuis sa création en 1831. Longtemps objet de la curiosité inquiète du public ou de l´hostilité de certains pays pourvoyeurs d´engagés volontaires, elle a réussi à surmonter toutes les crises menaçant son existence. Le halo de mystères qui l´entourait à l´origine a laissé le champ libre à un imaginaire que la presse, la littérature et le cinéma ont largement contribué à diffuser jusqu´à nos jours.

    Si l´histoire occupe la première place de ce volume, elle n´est pas pour autant confinée aux seuls récits des combats, batailles et conflits au cours desquels les volontaires des régiments étrangers se sont illustrés : les travaux les plus récents permettent d´éclairer le lecteur sur la sociologie de cette société masculine et de mieux cerner le profil complexe du légionnaire. Les grandes figures, mieux connues aujourd´hui grâce aux biographies qui leur ont été consacrées, côtoient la foule « des hommes sans nom », ces « héros subalternes » et anonymes aux destins contrastés. Les articles consacrés aux maladies et aux pathologies, aux plaisirs (l´alcool, les femmes, le bordel militaire de campagne), à l´acculturation apportent des éclairages inattendus, nouveaux à plus d´un titre, sur la vie quotidienne du légionnaire au temps des colonies. Le lecteur est plongé dans ce microcosme, le plus souvent imaginé et imaginaire depuis la fin du XIXe siècle. Nul ne s´étonnera de la place dédiée à la littérature (souvenirs ou mémoires, journaux et romans), à la presse, aux représentations en général (la chanson, le théâtre, l´opérette) et au cinéma en particulier. La ligne de partage entre le mythe littéraire et la réalité rapidement franchie, le lecteur est invité à déchirer le voile et à mieux connaître cette société jugée impénétrable. L´engouement marqué du public pour la littérature de guerre ou sur la guerre, qui a conduit les chercheurs à en comprendre les ressorts et à dégager les lignes de force d´une culture militaire originale, justifie pleinement la place tenue par les articles consacrés à la mémoire et aux traditions. Les aspects les plus neufs relèvent de l´histoire des relations internationales, plus exactement des relations franco-allemandes marquées par des crises et des tensions qui ont jalonné le premier XXe siècle (1900-1962).

    Le dictionnaire est précédé d´un texte - « Étrangers au service de la France » - sur la « préhistoire » de la Légion étrangère et comprend, outre une chronologie comparée, une bibliographie inédite, les premières discographie et filmographie sur la Légion, des cartes, plans et croquis, ainsi que des tableaux accompagnant divers documents et planches d´insignes. Une courte anthologie fait de surcroît découvrir l´âme sensible qui se cache derrière le légionnaire anonyme. Le public dispose désormais d´un outil de travail inégalé à ce jour.

  • Les douze années du IIIe Reich vécues de l'intérieur par un jeune aristocrate allemand, envoyé sur le front soviétique à dix-huit ans. Un témoignage sans égal.August von Kageneck, fils d'un aide de camp de Guillaume Il, neveu de von Papen, a revêtu l'uniforme en 1939 - il n'avait pas dix-sept ans - et ne l'a quitté qu'en 1955. Son récit sincère et lucide est l'un des plus remarquables témoignages qu'on puisse lire sur les douze années du IIIe Reich, telles que les a vécues, de l'intérieur, un jeune homme de la vieille noblesse allemande, des ivresses de la victoire à l'humiliation de la défaite.

  • Le cinquième volume de la collection "Maîtres de guerre", consacré au plus grand général anglais de la Seconde Guerre mondiale, Montgomery. Etonnant destin que celui de Bernard Law Montgomery, fils de pasteur qui préfère le sabre au goupillon, reçoit une balle dans le poumon en 1914 et échappe d'extrême justesse à la fosse commune, devient par défaut en 1942 le commandant de la 8e armée et le grand vainqueur d'El-Alamein pour ensuite diriger les forces terrestres alliées lors du débarquement de Normandie et capturer le successeur d'Hitler au coeur de l'Allemagne. Ajoutons que ce grand excentrique a été l'homme le plus décoré par son pays après Winston Churchill.
    Dans l'esprit de la collection " Maîtres de Guerre ", voici le parcours de l'un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale, appuyé par des cartes et une centaine de photos. Avec pour sujet une bête de guerre doublée d'une bête de scène, ce volume est particulièrement riche, percutant et enlevé.

  • " Un président qui n'avait jamais fait de politique va croiser la route d'un général de la guerre froide qui n'a pas combattu - au sens où l'entendent ceux qui ont le goût du sang dans la bouche. Remonter le fil de leur rencontre et de son dénouement, c'est comprendre ce qu'est devenue l'armée française et quels défis se présentent à elle pour le XXIe siècle. " N. G.
    Pour la première fois depuis la création de la Ve République, le 19 juillet 2017, un chef d'état-major des armées a démissionné de ses fonctions. Issue logique d'un bref et violent combat entre Emmanuel Macron et le général Pierre de Villiers, la crise est intervenue à un moment très particulier de la relation entre l'armée et le pouvoir. Depuis vingt ans, l'exécutif n'a cessé de réduire les troupes tout en multipliant leurs aventures expéditionnaires, jusqu'à approcher de la rupture. La contradiction était devenue intenable entre les ambitions et les moyens de défense de la France.
    L'enquête percutante de Nathalie Guibert s'appuie non seulement sur le témoignage exclusif de nombreux responsables militaires, mais aussi sur sa grande expérience du terrain. Elle montre que le malaise de l'armée professionnelle est loin d'être dissipé et éclaire les dessous d'une querelle d'autorité sans précédent.

  • Le 22 juin 40, jour de l´armistice, Roland de La Poype, vingt ans, frais émoulu d´une école de pilotage, refuse toute idée de capitulation et choisit de rejoindre de Gaulle à Londres. Son enfance a été bercée par le récit des Mermoz, Nungesser, Guynemer et autres Guillaumet. Après sa rencontre avec de Gaulle, versé dans la première unité des Forces aériennes françaises libres (FAFL), il participe à l´opération ratée sur Dakar. De retour en Angleterre, il brûle d´en découdre avec les Allemands. Il remporte sa première victoire fin 1941 sur un Messerschmitt 109 piloté par un colonel. Au sein du 602 Squadron commandé par Paddy Finucane, as de la RAF, il enchaîne mission sur mission lorsqu´on lui propose d´intégrer l´escadrille Normandie-Niémen mise sur pied par de Gaulle et Staline au printemps 1942 à l´initiative du général Valin, commandant des FAFL. Commence alors une aventure sans précédent dans un pays inconnu auquel il faut s´adapter : avions différents, techniques de vol et mentalités distinctes, températures extrêmes. Jusqu´à l´effondrement de l´Allemagne, Roland de La Poype et ses camarades se battront inlassablement aux côtés des Russes et écriront les pages tragiques, émouvantes ou exaltantes du Normandie-Niémen, vite devenu le symbole de l´amitié franco-soviétique. Le prix à payer sera lourd: la moitié de l´effectif ne reviendra pas.

  • "Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer le conflit germano-soviétique. Ce choc de titans est en effet une véritable guerre dans la guerre et le conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle.
    Depuis 1945, les historiens occidentaux ont présenté la guerre à l'Est d'un seul point de vue car les archives accessibles n'étaient alors qu'allemandes. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche par des historiens anglo-saxons, allemands, russes et français qui, depuis la chute de l'URSS en 1991, ont profité de l'ouverture des archives soviétiques pour donner un souffle nouveau à l'étude de ce conflit impitoyable.
    À travers l'étude de la planification et de l'exécution des opérations, le lecteur trouvera des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Car il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de ce conflit en insérant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l'histoire militaire.
    Les grandes opérations allemandes et soviétiques sont ici analysées en détail : l'opération Barbarossa, l'opération Blau (offensive stratégique de l'été 1942 qui mène les Allemands à Stalingrad), l'opération Uranus qui enferme la 6e armée allemande dans Stalingrad, la bataille de Koursk... On y verra enfin une description de l'art militaire soviétique, longtemps minoré - voire méprisé - par l'historiographie occidentale, et qui a pourtant permis à l'Armée rouge de terrasser la Wehrmacht."

empty