• Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l'autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

    Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l'autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s'appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

  • Pour l'anthropologue Bernard Arcand, écrire Les Cuivas a été le projet de toute une vie : celui d'offrir à un large public un portrait intime d'une petite population de chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans les Llanos, en Colombie. À la fin des années 1960, à l'époque des ferveurs révolutionnaires, le jeune anthropologue a vécu deux ans avec les Cuivas, partageant leur quotidien et étudiant leur rapport au monde. Il a tiré de cette expérience une réflexion inspirante sur les problèmes classiques de l'anthropologie sociale : les causes de la richesse et des inégalités, l'origine de la hiérarchie, l'organisation de l'espace et du temps, l'identité collective ou individuelle.

  • «Des dizaines d'Iroquois pénètrent dans le fort, tous sur le qui-vive. Ils se dispersent par groupes de dix ou quinze pour inspecter les lieux. Aucun ne trouve de Français, ni la moindre trace de leur passage. Les canots ont disparu, comme envolés. Les Français se sont en apparence volatilisés. Comment ont-ils fait? Par où sont-ils passés?»Grâce à son excellente connaissance de la culture iroquoise, Radisson est recruté par les jésuites pour les aider à mener à bien leur nouvelle mission d'évangélisation en Nouvelle-France. Mais rien ne se passe comme prévu. Radisson devra faire preuve d'astuce et de ruse pour déjouer le mauvais sort qui guette les Français vivant en territoire hostile.Dans cette deuxième aventure du célèbre coureur des bois, le lecteur retrouvera l'ardeur, la détermination et la débrouillardise du jeune héros, animé par la plume habile de Martin Fournier.Spécialiste de la Nouvelle-France, Martin Fournier a enseigné l'histoire à l'Université du Québec à Rimouski. Il coordonne depuis 2007 la réalisation de l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française, un important ouvrage multimédia diffusé sur Internet. Il a publié plusieurs essais historiques aux éditions du Septentrion.

  • Suite aux évènements tragiques qui se sont succédés dans le tome 2, les Chasseurs de légendes se préparent à livrer leur ultime combat contre le Diable. Mais avant que la Confrérie puisse élaborer un plan, la légendaire déesse Sedna entre en contact avec Sophie et demande à la confrérie de découvrir la raison qui l'empêche de communiquer avec son peuple. En retour, Sedna promet de leur apporter son aide. Les ­Chasseurs acceptent, car les pouvoirs d'une déesse aussi puissante pourraient s'avérer précieux pour vaincre Lucifer et son mystérieux bienfaiteur au manteau en poils de castor.

  • Samir Shaheen-Hussain, partant de sa propre expérience de pédiatre, mène dans cet essai une enquête sur le rôle de l'establishment médical dans le déracinement, la colonisation et le génocide des peuples autochtones. Il jette ainsi un éclairage nouveau sur le racisme systémique dont ceux-ci souffrent dans le système de santé canadien.

    S'appuyant sur des études gouvernementales et historiques, des reportages, des rapports d'enquêtes publiques ainsi que sa participation à la commission Viens en 2018, l'auteur documente la violence médicale infligée aux enfants autochtones et leurs familles. Il accorde une attention particulière à la pratique qui interdisait systématiquement l'accompagnement parental lors d'évacuations aéromédicales pédiatriques, laquelle affectait de façon disproportionnée les peuples autochtones. Il prend comme étude de cas la campagne « Tiens ma main », lancée par des membres du personnel de la santé en janvier 2018, qui a réussi à mettre fin à cette règle cruelle de l'État québécois.

    Plus aucun enfant autochtone arraché mélange habilement l'essai critique et analytique, le récit de première main et le retour historique sur des périodes peu reluisantes de l'histoire des relations entre les divers palliers de gouvernement au Canada et les peuples autochtones. L'auteur y lance cet appel : il est impératif d'éliminer les impacts structurels des politiques racistes et coloniales sur les déterminants sociaux de la santé, de décoloniser la pratique médicale et de soutenir les luttes d'autodétermination des peuples autochtones. Il s'agit de conditions préalables essentielles à toute réconciliation authentique.

  • Sans pitié offre un vibrant portrait des réalités quotidiennes d'un Autochtone vivant au Canada. Ce recueil traite de métissage, de culture et de souveraineté, des sujets qui sont toujours d'actualité et toujours marqués du sceau des préjugés, de l'oppression et de l'injustice. Dans une langue directe et incisive, le poète les dénonce avec force et sensibilité.

    Quand tu es un Indien au Canada
    tu sais que les policiers ne conduisent pas toujours si lentement
    à Port Arthur ou Tuxedo
    tu sais que tu es une commodité pour touristes
    et une proie facile pour l'Aide à l'enfance
    tes sens sont toujours affilés comme un rasoir
    fébrilement à l'affût
    de la société
    et ceci raccourcit notre vie
    et la rend précieuse

    Poèmes de guerre et de paix, poèmes de protestation et de résistance, poèmes de mémoire et d'espoir, ces mots d'une des voix autochtones les plus fortes de son époque nous tendent la main.

  • Peau rouge, masques blancs - contre la politique coloniale d Nouv.

    Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l'autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

    Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l'autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s'appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

  • Fif et sauvage est un livre à lire comme on marche sur une corde raide. Un vertige à mi-chemin entre le ciel et la terre ; entre les identités acadienne, queer et Wolastoqiyik ; entre les présupposés et l'affirmation. Fif et sauvage devient une sorte de réappropriation de sujets stéréotypés et de termes péjoratifs, que se permet l'auteur afin de porter un regard honnête et brut sur soi et sur l'autre.

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