• " Enfin la biographie que ce géant méritait "
    Robert Paxton
    S'appuyant sur une très large masse d'archives et de mémoires, Julian Jackson explore toutes les dimensions du mystère de Gaulle, sans chercher à lui donner une excessive cohérence. Personne n'avait décrit ses paradoxes et ses ambiguïtés, son talent politique et sa passion pour la tactique, son pragmatisme et son sens du possible, avec autant d'acuité et d'esprit. Des citations abondantes, éblouissantes d'intelligence, de drôlerie, de méchanceté parfois, restituent la parole de De Gaulle mais aussi les commentaires de Churchill et de tous ceux qui ont appris à le connaître, à se méfier de lui ou à s'exaspérer de son caractère vindicatif, de son ingratitude ou de ses provocations...
    Aucun détail inutile ici et aucun des défauts de ces biographies-fleuves où l'on se perd, mais une narration toujours tendue, attachée aux situations politiques, intellectuelles, sociales et aux configurations géopolitiques qui éclairent une action et son moment.
    Julian Jackson relit cette existence politique hors norme et son rapport à la France à la lumière des questions du passé, qu'il restitue de manière extraordinairement vivace, et de celles qui nous occupent aujourd'hui – et notamment l'histoire coloniale et l'Europe, la place de la France dans le monde, mais aussi évidemment les institutions de la Ve République. En ce sens, c'est une biographie pour notre temps.
    C'est aussi une biographie à distance, par un observateur décalé qui mieux qu'aucun autre fait ressortir le caractère extravagant d'un personnage singulier à tout point de vue, extraordinairement romanesque dans ses audaces comme dans ses parts d'ombre, et dont l'héritage ne cesse de hanter la mémoire des Français.
    Spécialiste de l'histoire de la France au XXe siècle, Julian Jackson est professeur d'Histoire à Queen Mary, University of London. Sur toutes les listes des meilleurs livres de l'année en Grande-Bretagne, sa biographie de De Gaulle a été couronnée du très prestigieux Duff Cooper Prize.

  • 2020, centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc.
    Ce remarquable volume se propose, en quelques chapitres très clairs, de couper court aux pires bêtises qui circulent encore sur Jeanne. Car depuis plusieures années, les recherches ont permis d'établir de façon scientifique et incontestable la vie de la " Pucelle d'Orléans ". Face aux hypothèses sensationnalistes que l'on peut lire ou entendre encore, Colette Beaune, avec la rigueur et l'exigence d'une grande historienne, rétablit ici la vérité : Jeanne fut-elle bergère ou fille d'un roi caché? Avait-elle des pouvoirs spéciaux puisqu'elle a été condamnée pour sorcellerie ? A-t-elle vraiment libéré le royaume ? A-t-elle fait couronner le roi de France à Compiègne ? Était-elle vierge ? A-t-elle péri sur le bûcher ?Un livre utile et passionnant pour les curieux..."Un petit bijou d'érudition et de colère qui traque, une par une, les idées reçues sur la Pucelle." L'Histoire"Court, dense, personnel, maniant l'humour, l'ouvrage est polémique - au sens étymologique du terme." Le Figaro Magazine"En [...] chapitres thématiques, un par élucubration, l'historienne répond point par point, documents à l'appui." Le Monde des livres

  • Un portrait inédit de Charles de Gaulle, le dernier " roi chrétien ", qui a, toute sa vie, intimement associé son patriotisme et sa foi.Issu d'une famille profondément chrétienne, élevé dans le strict respect des valeurs catholiques, Charles de Gaulle a intimement associé son patriotisme et sa foi toute sa vie. Son éducation et ses engagements au service de l'Église marquèrent ses années de jeunesse avant d'imprimer chez l'officier une doctrine de comportement attachée essentiellement à la dignité de l'homme. De la France libre qu'il vécut comme une croisade à la présidence de la République, où il conduisit une politique directement inspirée de la doctrine sociale du Vatican, de Gaulle respecta les principes de laïcité sans jamais cesser de redonner à la France sa place de fille aînée de l'Église.
    Ce document raconte de façon vivante et souvent inédite les événements - petits et grands - qui, tous, s'expliquent par la foi chrétienne du Général. Pour la première fois, la vie de l'homme, du soldat et du chef d'État se trouve éclairée par sa relation à Dieu : sa vie familiale, et notamment sa relation bouleversante avec sa fille Anne, née trisomique, la place laissée à Yvonne, son épouse, les hommes de Londres et les religieux qui l'entourent, ceux de la " traversée du désert " et la présidence de la République, le pardon de la réconciliation franco-allemande, ses rapports étroits avec le Vatican, son regard sur le monde...

  • Clemenceau

    Michel Winock

    • Perrin
    • 26 Octobre 2017

    L'édition de prestige du centenaire.L'édition de prestige du centenaire. Il y a cent ans, le président de la République Raymond Poincaré nommait son vieil adversaire Georges Clemenceau à la présidence du Conseil. La Révolution russe privait la France de son principal allié sur fond de mutineries et de rupture de l'" union sacrée ". Avec son célèbre mot d'ordre, " Je fais la guerre ", le Tigre allait jouer un rôle majeur pour renverser une situation qui conduirait un an plus tard à l'armistice puis à la paix victorieuse contre l'Allemagne.
    Ce sacre éphémère couronne une carrière exceptionnelle, longue d'un demi-siècle, qui voit le " tombeur de ministères " chuter avec Panama pour se redresser avec l'affaire Dreyfus avant de devenir le " premier flic de France " et parachever sa métamorphose en " Père la Victoire ". Clemenceau incarne plus largement les évolutions de la gauche, de l'opposition radicale à la culture de gouvernement, réconciliant la Révolution avec l'exercice du pouvoir.
    Il fallait à ce républicain capital une biographie d'exception. Michel Winock a relevé le gant en conjuguant la fluidité du style avec la finesse de l'analyse. Couronnée par le prix Aujourd'hui, unanimement saluée par la critique et plébiscitée par le public, elle a été revue, actualisée et augmentée pour cette édition de luxe, reliée et enrichie d'un cahier iconographique supplémentaire.
    " Tout est époustouflant dans ce livre qui fait revivre bien des aspects oubliés
    d'un parcours politique unique en son genre. "
    Edmonde Charles-Roux.

  • Ils étaient nés pour régner. L'histoire les a effacés. Toutes les dynasties d'Europe ont connu ces princes sans lendemain. C'est en conteur que Philippe Delorme réveille leur souvenir et les replace à la charnière des âges. Une grande leçon passionnée sur des destins d'autant plus significatifs qu'en apparence minuscules. Ils étaient nés pour régner, mais le d destin en a voulu autrement.Ils croyaient survivre dans toutes les mémoires,mais l'Histoire les a vite effacés.Aussitôt montés, ils sont tombés.Qu'ont en commun les princes, les reines et les empereurs qui n'ont pas régné, ou presque pas ? En quoi leur destin est-il significatif de leur dynastie ? Pourquoi et comment certains sont-ils néanmoins devenus des mythes ?
    C'est en conteur que Philippe Delorme réveille leur souvenir et les replace à la charnière des âges. Les uns, successeurs légitimes, ont été emportés dès le berceau, comme Jean Ier le Posthume au temps des Rois Maudits. D'autres - dès l'enfance ! -, comme Édouard V d'Angleterre, ont été victimes d'usurpateurs. Des révolutions en ont détrôné certains, à peine installés sur leur trône bancal : Romulus Augustule - le dernier César -, l'Aiglon, Louis XIX - fils de Charles X -, Louis II de Hollande... D'autres encore ont été emportés par la maladie ou tués au combat, à l'orée de ce qui aurait dû être un règne glorieux. Et que dire des aventuriers qui ont rêvé d'une couronne, l'ont décrochée quelquefois, pour la perdre aussitôt : Boris d'Andorre, le roi de Tanna, l'empereur du Sahara ?
    Au fil d'une cinquantaine de portraits, de l'Antiquité à nos jours, ce livre illustre magnifiquement toute la précarité et la vanité des gloires humaines.

  • De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXesiècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.0500 Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l´intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

    Ancienne élève de la Sorbonne et de l´Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d´émissions dédiées à l´histoire.0300Elles s´appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira... Ils s´appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d´être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu´à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu´ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l´un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d´enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l´intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

  • Markus Rediker trace le portrait d'une magnifique figure de la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Né en 1682 en Angleterre, Benjamin Lay fut tour à tour berger, gantier, marin. Il vécut dans la campagne de l'Essex, à la Barbade puis dans une habitation troglodyte aux environs de Philadelphie. Influencé par le radicalisme des premiers Quakers, il acquit très tôt la conviction de l'égalité de tout être humain et n'eut de cesse d'exiger la libération immédiate et sans conditions de tous les esclaves, à une époque où l'abolitionnisme restait très minoritaire. Activiste de la première heure, cet homme singulier (qui était de petite taille) n'hésitait pas à choquer ses contemporains, usant de tous les moyens d'action pour bouleverser les conventions sociales, et ébranler les consciences. Il interrompait les offices, organisait des happenings, où il éclaboussait de faux sang les propriétaires d'esclaves. Il dérangeait. On le moqua. Mais son nom bientôt fut sur toutes les lèvres, des plus puissants aux plus humbles...
    Puisant dans les témoignages de l'époque, dans les écrits de Lay, Rediker nous conte avec passion et rigueur le destin de cet homme visionnaire dont les combats ont de nombreux échos avec les préoccupations d'aujourd'hui (abolitionniste, il fut aussi végétarien, défenseur de la cause animale, opposé à la peine de mort). Il devint l'ami de Benjamin Franklin et croisa peut-être Voltaire. Benjamin Lay est, à bien des égards, un précurseur. Il est aussi une figure éclatante d'une histoire populaire des Lumières.
    Marcus Rediker est professeur distingué d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg. Historien, écrivain et militant des droits de l'homme, il est spécialiste de l'histoire maritime et notamment de l'Atlantique. Ses livres ont été traduits en quatorze langues, notamment en français au Seuil : À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite (2013 ; " Points Histoire ", 2017), Les Révoltés de l'Amistad. Une odyssée atlantique (1839-1842) (2015) et Les Hors-la-loi de l'Atlantique. Pirates, mutins et flibustiers (2017).

  • Pour le centenaire de la naissance de Nelson Mandela (juillet 2018), une biographie complète et fouillée qui révèle l'homme derrière le mythe.
    Il fut tour à tour prisonnier de conscience, architecte international de la paix et premier président démocratiquement élu d'Afrique du Sud. Orphelin, Mandela, d'abord prénommé Rohihlahla, est recueilli par le roi du clan Madiba des Thembu, peuple de la nation Xhosa, dans le Transkei. Il prend très tôt connaissance des oeuvres de Marx, Lénine, Staline, mais aussi Steinbeck et Tolstoï. C'est en 1943, quand Mandela rejoint le Congrès national africain, que commence sa lutte contre l'apartheid. Il prône la désobéissance civile et les manifestations non violentes, inspirées de Gandhi et Luthuli. Mais le massacre de Sharpeville, en 1960, marque un tournant dans le destin de Nelson Mandela. Cette répression sanglante ajoute à sa volonté d'intensifier la lutte. Mandela coordonne des opérations de sabotage contre des cibles symboliques du gouvernement. Il sera arrêté le 5 août 1962, à l'âge de 44 ans.Du 12 juin 1964 au 11 février 1990, pendant 26 ans, Nelson Mandela est emprisonné à Rubben Island, au large du Cap - non sans interrompre sa lutte. Cet internement indignera le monde entier.Tous connaissent la suite : le prix Nobel de la paix en 1993, son élection au pouvoir en Afrique du Sud en 1994, faisant de lui le premier président noir du pays. Puis enfin, sa disparition, le 5 décembre 2013 à Johannesburg... Pourtant, derrière l'histoire officielle, l'intimité de Nelson Mandela est moins connue. Et notamment, son rapport aux femmes, que cette biographie décrypte. Une plongée dans la vie de l'un des hommes les plus célébrés de notre époque.

  • Charlemagne

    Georges Minois

    A l'égal d'Alexandre, de César ou de Napoléon, Charlemagne fait partie de ces géants de l'histoire qui ont laissé dans la mémoire collective une empreinte indélébile largement constituée de légendes. Pour y remédier, l'auteur, mobilisant toutes les sources disponibles, a entrepris de rendre chair et esprit au souverain carolingien dans les différents aspects de son existence et de son action.
    Au-delà du portrait nuancé d'une personnalité exceptionnelle, ce sont quarante-cinq ans d'un règne aux dimensions inégalées depuis l'Empire romain qui sont ici reconstitués dans ses multiples développements. Loin de tout esprit hagiographique et écrit avec l'humour, la distance et la précision caractéristiques de Georges Minois, cet ouvrage s'adresse autant à l'historien qu'à l'amateur.
    " Claire, vivante, sa biographie fait le tour de l'empereur et de son temps. " Valeurs Actuelles

  • Le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect. Zita de Bourbon-Parme (1892-1989) a tout connu du XXe siècle : les fastes de l'Empire austro-hongrois, l'accession au trône en pleine guerre de 1914, la fin de l'empire, l'exil, la ruine de l'Europe, avant le retour triomphal dans une Autriche enfin apaisée. La biographie magistrale d'une femme d'exception.

  • " Brillant, ingénieux, séduisant ? le genre de livre que j'aime. " Dan Brown Mars 1917. Nikolaï Aleksandrovitch Romanov, dit Nicolas II, Tsar de toutes les Russies, abdique devant la pression révolutionnaire, avant d'être arrêté par les bolcheviques puis maintenu de longs mois en captivité. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, il est conduit avec sa famille et ses proches dans les caves de la villa Ipatiev à Ekaterinburg, dans l'Oural. Un peloton armé les attend, les exécute. Les onze corps sont enterrés en toute hâte dans la forêt avoisinante.Moscou, de nos jours. Alors que la Russie traverse un véritable bouleversement politique , Miles Lord, avocat originaire d'Atlanta et spécialiste de l'histoire russe met la main sur des documents troublants : un texte manuscrit attribué à Lénine dans lequel celui-ci se demande si tous les Romanov sont bien morts à Ekaterinburg et une étrange prophétie de Raspoutine, proche de la tsarine Alexandra. Toutes les certitudes de Miles quand à l'histoire " officielle " de la famille impériale sont alors remises en cause. Lorsqu'il devient la cible d'une impitoyable chasse à l'homme, il n'aura d'autre choix pour sauver sa peau que d'aller au bout de son enquête et d'élucider les nombreuses énigmes entourant la mort des Romanov.Après Le Musée Perdu, Steve Berry délaisse une nouvelle fois son héros Cotton Malone pour nous plonger dans l'histoire de la Grande Russie et de ses Tsars. Plus de deux millions d'amateurs de thrillers et de passionnés d'histoire à travers le monde ont déjà plébiscité ce roman haletant, aux rebondissements incessants.

  • Héritière de son père le duc de Bretagne François II, Anne, née à Nantes en 1477, lui succède à l'âge de onze ans. Mariée par procuration à l'archiduc Maximilien d'Autriche, elle est contrainte d'y renoncer pour épouser l'envahisseur de son duché, le roi

  • Sajida et Samira, ses épouses simultanées, Raghad et Halah, ses filles préférées, ont tenu une place capitale et méconnue dans la vie de Saddam Hussein. Et que dire de Khadije, la femme de Khomeiny, qui l´entourait d´un immense respect et faisait la vaisselle pour la décharger des tâches domestiques ? Plus fort encore, voici, en exclusivité mondiale, l´entourage féminin de Ben Laden enfin révélé, comme ceux du Coréen névropathe Kim Il-Jong, de Castro et de Milosevic. Ces six messieurs ont en commun d´avoir détesté l´Occident libéral et démocratique, et martyrisé leur peuple. Au terme d´une enquête parfois non sans risque, Diane Ducret dévoile des pans d´histoire contemporaine moins futiles qu´il y paraît. Car les hommes réputés autoritaires ou charismatiques ne sont pas, face aux femmes, toujours tels qu´on les imagine ou qu´ils veulent le faire croire. Et la politique s´en ressent.

  • Le destin tragique et désormais mythique d'une inoubliable figure de femme. En 1898, Sissi était assassinée à Genève par un anarchiste italien. Depuis, l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie est devenue un mythe. Souveraine à la beauté légendaire, fantasque et solitaire, elle a inspiré peintres, poètes, psychanalystes, cinéastes. Voici la Sissi historique, cette princesse bavaroise qui, en 1854, épouse l'empereur François-Joseph. A Vienne, on la critique ; à Budapest, sous le prénom d'Erzsébet, on la vénère, car elle défend le nationalisme magyar contre l'emprise autrichienne. Voyageuse acharnée, Sissi se réfugie aux frontières du non-conformisme, plus lucide que bien des diplomates sur les déchirements balkaniques. Pendant cinq ans, l'enquête de Jean des Cars l'a conduit dans l'ancien empire des Habsbourg à la rencontre des descendants de Sissi, et à la recherche des archives et de souvenirs inédits.

  • Pour la première fois, un portrait totalement inédit du Général par son petit-fils qui a eu la chance de partager avec lui à La Boisserie des moments intimes faits de complicité, d'échanges culturels et de conseils de vie. " Ce témoignage est un regard : celui d'un petit-fils sur son grand-père, Charles de Gaulle, personnage aux multiples aspects. Ce récit est partiel et partial. J'en revendique la subjectivité. Il n'est exclusif d'aucun autre, forts nombreux, qui tous, à leur façon, cherchent, en autant de collages multiples, à cerner l'impossible : l'extrême diversité d'un homme. Je venais d'avoir 19 ans quand il est parti. Cela fait quarante-cinq ans que je me souviens. Il n'y a pas eu, depuis, un seul jour sans que je pense à ce héros qui était aussi mon grand-père, lointain mais si proche, au hasard d'un souvenir, d'une image, d'une réflexion. Ce que j'ai vu, senti, compris de lui achoppe toujours sur un mystère, non de ce qu'il a fait, mais celui de sa manière de réfléchir. Comment faisiez-vous, Grand-Père, pour appréhender le monde, comprendre ses ressorts, modifier, un peu, ses contours dès qu'il s'agit de la France, de l'homme, de son essor ? Cette grille de lecture est particulière. Elle n'a rien d'une biographie commentée et je ne parlerai pas de son action historique. J'ai eu devant moi, vivant, un personnage plein de tragédie, qui allait plus loin que la littérature car je pouvais le toucher ; un rebelle permanent sans cesse confronté à l'inachevé, qui avait la figure tutélaire, stable et imposante d'un grand-père ; un romantique raisonné qui ne croyait pas à la mort de la France, et l'a réveillée par l'énorme transgression d'un discours jusqu'à pétrir sans cesse, en donnant sa vie, la glaise de son renouveau. " Yves de Gaulle

  • Trotski

    Robert Service

    La biographie de référence de Léon Trotski (1879-1940), élu " meilleur livre d'histoire 2011 " par le magazine Lire.Révolutionnaire, chef de guerre, mais aussi écrivain brillant, amoureux des femmes, juif en conflit avec ses racines, icône puis bouc émissaire et victime traquée, Léon Trotski a vécu l'une des vies les plus extraordinaires qui soient. Fondateur de l'Armée rouge, opposant à son rival Staline qui le pourchasse, à partir de 1929, en Turquie, en France puis au Mexique, sa vie s'achève dans un apogée de violence, à l'image de son existence tourmentée. Théoricien " pur " d'apparence, célébré de son vivant et jusqu'aux années 2000 comme un archange de la " bonne " révolution, cet homme aussi monstrueux que génial fut habité par l'obsession du pouvoir, sans jamais parvenir à le conserver.

  • L'histoire d'une légende vivante Richard Coeur de Lion, né en 1153, fut le moins anglais des rois d'Angleterre, où il ne résida que six mois, régnant sur d'immenses territoires allant de l'Ecosse aux Pyrénées, et qu'il passa sa vie à défendre. Fils préféré de sa mère, Aliénor d'Aquitaine, il est le souverain le plus admiré et le plus redouté de son temps, incarnation des valeurs et des excès de la chevalerie médiévale. Eduqué au milieu des troubadours aquitains, il est capable de faire des vers, mais c'est à la guerre qu'il forge sa réputation. Guerre contre son père, Henri II Plantagenêt, contre son frère, Jean sans Terre, contre le roi de France, Philippe Auguste, contre les barons poitevins. Et surtout guerre sainte, contre Saladin, au cours de l'épopée de la troisième croisade (1190-1194), lors de laquelle il se révèle un stratège hors pair. Terreur des musulmans, dont il gagne le respect, il est trahi par les souverains chrétiens, qui jalousent ses exploits. Retenu prisonnier en Autriche, puis libéré contre rançon, il bat Philippe Auguste, édifie en deux ans Château-Gaillard (1196-1198), avant d'être tué au siège de Châlus, en Limousin, par un trait d'arbalète, en 1199. Inhumé à Fontevraud, cette figure de proue du Moyen Age reste dans la mémoire collective comme l'invincible paladin, dont Walter Scott fera un héros romantique, alors qu'il l'était si peu.

  • De la reine Victoria à la naissance de Baby George, le roman vrai d'une famille extraordinaire, aux prises avec le tragique de l'histoire comme avec les drames intimes. Par un maître du genre.
    De l'Angleterre encore imprégnée du prestige de la légendaire reine Victoria au long règne d'Elizabeth II, de l'Empire britannique dominant le monde d'avant 1914 au Commonwealth des Nations, des gentlemen en chapeau melon aux Beatles, de la fin des prestigieuses colonies au mariage de William et de Kate et à la naissance de l'héritier Baby George, voici l'extraordinaire saga d'une lignée de monarques, de reines, de princes et de princesses dont les destins sont de véritables romans. Dans leurs bonheurs comme dans leurs malheurs, ils continuent de nous fasciner par un unique mélange de traditions et d'audaces. Windsor ? Une passionnante synthèse britannique.

  • Gorbatchev

    Bernard Lecomte

    La première biographie de Mikhaïl Gorbatchev.Prix Nobel de la paix, personnage ambigu et attachant, Mikhaïl Gorbatchev reste un mystère : a-t-il voulu mettre fin à la plus puissante idéologie du siècle, ou a-t-il été dépassé par les événements qu'il a provoqués ? A cette question clé qui divise, Bernard Lecomte apporte des réponses précises et parfois surprenantes après trois années d'enquête minutieuse.
    Parvenu en 1985 à la tête du Parti communiste de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, jeune successeur des grandes figures que furent Staline, Khrouchtchev et Brejnev, avait deux objectifs : moderniser le système communiste et éviter l'éclatement de l'Empire soviétique. Les réformes qu'il entreprend dans ce double but - la " perestroïka " - ont abouti, contre son gré, à la chute du Mur de Berlin en 1989 et à l'effondrement de l'URSS en 1991.
    Dans le cartouche couleur :
    " L'auteur explique avec brio comment perestroïka et glasnost, piliers du gorbatchévisme, précipitèrent la fin de l'URSS. "Le Figaro Magazine

  • La folie Fischer

    Christian Carisey

    Considéré par beaucoup comme le plus grand joueur d'échecs de tous les temps, Bobby Fischer fut, à l'image des temps de Guerre froide, hanté par les complots et le double jeu. Une aubaine pour le biographe et un bonheur pour le lecteur.
    Champion du monde d'échecs en 1972 contre Boris Spassky, Bobby Fischer est le premier Américain à avoir remis en cause la suprématie des joueurs soviétiques. Pourtant, des années plus tard, le héros national devient un véritable pestiféré au point de se réjouir publiquement des attaques du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center.
    La folie Fischer retrace le parcours d'un joueur en ces temps de Guerre froide où les échecs sont considérés comme un " sport " éminemment politique. De Che Guevara en 1964 à La Havane jusqu'à Slobodan Miloševi´c, en 1992, alors que la guerre de Serbie fait rage, c'est à qui réclamera la présence de Bobby Fischer.
    Quitte, pour celui-ci, à se placer en porte à faux contre les États-Unis.
    La folie Fischer est aussi le récit d'une descente aux enfers. Persuadé qu'on le bombarde d'ondes magnétiques, le champion déchu fuit d'imaginaires complots du FBI, du KGB ou du Mossad. Il rejoint l'Église Universelle de Dieu en plein délire postapocalyptique. Proscrit, malade, il poursuit une partie sans fin. Mais qui est l'adversaire ? Et quelles sont les règles du jeu ?

  • Louis XI

    Jacques Heers

    Une biographie de référence, puisée aux sources les plus récentes de la recherche historique, au ton alerte d'une fresque, et débarrassant Louis XI de sa légende. En s'appuyant sur une documentation inédite, Jacques Heers réussit à proposer une lecture neuve du règne et, surtout, de la personnalité de Louis XI. Après un décryptage passionnant de la propagande, du contrôle politique et de ses relais dans une France qui s'impose au premier plan des puissances européennes, il analyse le "capitalisme royal d'Etat", mettant au jour les ressorts financiers de l'action du roi. Qu'il s'agisse du règlement des affaires politiques, diplomatiques ou juridiques, de la conduite de la guerre ou des rapports avec les puissances d'Eglise, c'est un Louis XI singulièrement décapé des clichés qui est dépeint ici, sur le ton alerte d'une fresque.

  • Guerrier et brasseur de cultures. La vie d'exception d'une figure de proue du Moyen Age. Fils de Roger de Hauteville, issu d'un lignage du Cotentin qui s'est taillé une principauté en Sicile à la fin du XIe siècle, Roger II est un personnage rude, mais de première grandeur. Régnant dès 1101, il étend sa domination sur les Pouilles et se fait proclamer par le pape en 1130 roi d'une Sicile élargie au continent - Naples, Amalfi, la Calabre - et, temporairement, aux côtes d'Afrique du Nord. Politique brutal et subtil, guerrier infatigable, mais aussi administrateur visionnaire, protecteur des lettres et des arts et brasseur de cultures - normande, italienne, byzantine, musulmane -, il repose depuis 1154 dans la cathédrale de Palerme, auprès de son petit-fils l'empereur Frédéric II auquel il avait tracé la voie. La vie d'exception d'une figure de proue du Moyen Âge.

  • "Où t'en es-tu allé, Joe DiMaggio ? Une nation entière tourne vers toi son regard esseulé', interrogent Simon et Garfunkel dans la chanson culte "Mrs Robinson'. Homme élevé au rang de demi-dieu, acclamé par les foules, DiMaggio a été brisé par la machine qui a fait sa gloire. Mais qui était vraiment Joe "la Châtaigne', légende américaine du baseball, héros trop discret à la personnalité taciturne et époux malheureux de Marilyn Monroe ?
    Jerome Charyn donne ici voix à l'Amérique de l'après-guerre, qui a vu naître la culture de masse et l'âge d'or des icônes patronnées par les industries du sport et du cinéma. Il analyse les rouages du rêve américain à travers les portraits croisés de DiMaggio, fils d'immigrés italiens, et de Marilyn, aux origines sociales modestes, tous deux partis côtoyer les étoiles. Par petites touches, il en montre également les fêlures : la ségrégation, le maccarthysme, et l'émergence de la contre-culture. Mêlant travail de recherche, bonheur d'écriture et fulgurances littéraires, il s'affranchit de la frontière entre la biographie et le roman, s'inscrivant ainsi dans la lignée des grands textes de Norman Mailer et de Joyce Carol Oates.
    Préface inédite de l'auteur.

  • C´est avec un long poème limpide et magnifique qu'Aimé Césaire entre tout à la fois en littérature et en politique. Nous sommes en 1937 et sa colère jaillit par l´intensité de son verbe et la modernité de son écriture. SonCahier d´un retour au pays natal le classe au rang des plus grands écrivains de son temps. Après des études brillantes au lycée de Fort de France où Césaire a passé une enfance qu'il ne cessera de chanter toute sa vie, il rejoint Paris (1931) et intègre Louis Le Grand, l´ancien collège des Jésuites. Des rencontres décisives comme celles avec Senghor ou Bigaro Diop alors jeunes étudiants se vont donner naissance à une revue L´étudiant noir (1934) où Césaire y peaufine son concept de « négritude ». Car le « Nègre antillais » veut faire bouger les esprits, et faire connaître aux métropolitains le sort infâmant des territoires outre-mer. Suivront l´aventure des revues Tropiques et Présence africaine, le soutien d´André Breton qui rédigera la préface du Cahier d´un retour au pays natal qui ne paraîtra en librairie qu´en 1947...

    Après la guerre, Césaire est élu, avec le soutien du PCF, maire de Fort de France et dans la foulée devient député, ardent défenseur de la départementalisation de la Martinique (1946). Mais son ralliement au PCF ne dure pas et Césaire rend sa carte en 1956. Entre temps, son Discours sur le colonialisme (1950) comparant nazisme et colonialisme aura fait scandale. C´est pourtant une oeuvre essentielle qui est désormais étudiée dans les programmes scolaires.

    A la fin de sa vie, Césaire est devenu ce grand sage que tous les prétendants à la campagne présidentielle 2007 devront visiter. Une vie bouleversante, où l´amour n´est pas absent : Suzanne rencontrée au lycée, elle aussi écrivain, intellectuelle et sa muse lui aura donné six enfants avant leur séparation en 1950.

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