Robert Laffont

  • De nombreux livres ont évoqué la vie de François Mitterrand, tel ou tel épisode de son itinéraire ; celui-ci le ramène dans l'Histoire, éclairant son exceptionnel parcours par quantité d'archives, tant françaises qu'étrangères, et de témoignages inédits. De cet homme d'État dont la part d'ombre demeure importante restait encore à découvrir quels accidents ont façonné sa sensibilité, déterminé ses choix. Au travers de correspondances privées jusque-là inconnues, cet ouvrage montre comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont trempé le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son destin.
    Grâce à son travail d'historien, Éric Roussel réussit à jeter un jour nouveau sur l'ensemble de la carrière de François Mitterrand. Il éclaire notamment les circonstances curieuses de son départ pour la Grande-Bretagne à l'automne 1943, ses liens avec René Bousquet, auquel il doit probablement la vie, son passage au ministère de la France d'outre-mer sous la IVe République, l'affaire de l'Observatoire, ses relations avec Pierre Mendès France, le général de Gaulle ou Mikhaïl Gorbatchev et les principales étapes de sa présidence.
    En fin de volume, Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande, livrent leur vision de cet acteur majeur du XXe siècle.

  • Elle luttait contre la misère et l'esclavage.
    Le 25 juillet 2001, elle a été assassinée.
    Ce livre est son testament.Née en Inde dans une famille de basse caste, Phoolan Devi a onze ans quand on la marie de force à un cousin trois fois plus âgé qu'elle. Régulièrement battue et violée, elle s'enfuit pour tâcher de gagner sa liberté. Mais, très vite, elle tombe entre les griffes d'une bande de hors-la-loi chargés de l'enlever.
    L'un d'eux, devenu son compagnon, est assassiné sous ses yeux par une bande rivale. C'est à ce moment-là que notre jeune Cendrillon se métamorphose en reine des bandits. En 1981, devenue le chef de file de sa propre bande, elle se serait vengée en tuant vingt-deux propriétaires terriens de haute caste à Behmai, dans l'État d'Uttar Pradesh. Phoolan Devi prend alors le maquis avant de se livrer deux ans plus tard à la justice qui la condamne à onze ans de prison.
    Écrit à sa libération, ce livre est le témoignage d'une femme insoumise qui s'attaque aux plus grandes injustices de ce monde : violence faites aux femmes, misère, inégalités sociales... Combat qu'elle n'avait cessé de mener quand elle fut élue députée de l'Uttar Pradesh.
    Phoolan Devi, après avoir reçu des menaces de mort, a été assassinée le 25 juin 2001 à New Delhi par trois hommes en voiture, bras armés de la vengeance, pour le compte d'un notable de Behmai. Ce livre est son testament.

  • Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre dépoussièrent le mythe de la souveraine impérieuse et puritaine, révélant pour la première fois, son tempérament sensuel et violent.Il y a cent-douze ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria " victorienne ".
    La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur.
    Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait " la reine républicaine ". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie.
    Journal de Victoria, mots d'esprit d'un Bernard Shaw ou d'un Oscar Wilde, sarcasmes et courbettes de la presse de l'époque, mais aussi discours de Palmeston et Disraeli brossent le tableau fastueux de la cour britannique à son apogée, officielle autant qu'intime.
    C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.

  • Septembre 1940. Léon Blum est arrêté sur ordre de Pétain. Motif : c'est « l'esprit de jouissance » du Front populaire qui a fait sombrer le pays dans la décadence tandis que l'Allemagne régénérée par Hitler produisait canons et chars d'assaut. Léon Blum se savait menacé ; il aurait pu fuir le pays comme ses amis le pressaient de le faire, mais il a choisi de rester. Il veut cette arrestation, parce qu'il veut un procès public pour se laver devant le pays tout entier des accusations lancées contre lui. De septembre 1940 à février 1942, Blum est traîné de prison en prison, et, autour de lui, on commence à craindre pour sa vie. Pourtant, le vieux leader résiste, lutte, se bat ; même enfermé, il réussit à rendre vie à son parti détruit et discrédité. Finalement, le procès se tient à Riom, et c´est un coup de théâtre : en quelques semaines, à force d'éloquence, d'énergie, d'humour, Léon Blum parvient à gagner à sa cause jusqu'à ses geôliers, qui se mettent au garde-à-vous quand il passe. C´est plus qu'en peuvent supporter les Allemands : ils donnent l'ordre d´interrompre le procès. Bientôt, ce sera la déportation à Buchenwald, dans l´étonnant et surréaliste pavillon de chasse de Himmler, réservé aux « hôtes de marque ».
    Pour expliquer la vitalité et de cet homme de soixante-dix ans, on évoque l'optimisme, l'humanisme... Mais cela ne suffit pas ; Léon Blum a un secret : une femme qu'il aime et qui l'aime.
    Avant guerre, Jeanne Reichenbach et Léon Blum étaient des amis distants, mariés chacun de leur côté. En 1940, aux heures sombres de la débâcle, tout change. Blum est veuf, isolé, vilipendé... Jeanne Reichenbach prend sa décision ; elle quitte son mari et vole au secours de l'homme qu'elle a toujours aimé en secret. Qui la découvre, et tombe amoureux. C'est grâce à elle - tous ses proches en conviennent - qu'il surmonte les obstacles, les affronts, les coups bas, et c'est grâce à elle qu'à Buchenwald, où elle l'a suivi, il survit encore.
    Discrète jusqu'au seuil de la mort, Jeanne Reichenbach a détruit avant de se suicider, en 1982, une partie des lettres que Léon Blum lui avait adressées. Dominique Missika a retrouvé ce qui en restait. Elles révèlent, jour après jour, de prison en prison, une histoire d'amour peu banale entre deux êtres exceptionnels de force et d'intelligence.

  • Les huit auteurs faisant partie de l'école de Brive (Michel Peyramaure, Claude Michelet, Denis Tillinac, Gilbert Bordes, Yves Voillier, Jean-Guy Soumy, Colette Laussac et Martien Marie Muller) ainsi que leur éditeur, Jacques Peuchmaurd, racontent, chacun à sa manière, leurs rentrées des classes.

  • La javanaise

    Jean-Noël Liaut

    Croisement ravageur de Modesty Blaise et de la Madone des sleepings, Toto Koopman (1908-1991), fut le premier mannequin métisse - elle est née à Java - à devenir célèbre. Elle fut une espionne déportée pour faits de résistance à Ravensbruck et plus tard l'égérie de la galerie d'art la plus singulière d'Europe d'après-guerre. Cette beauté polyglotte, courageuse et scandaleuse, ne laissa personne indifférent. Frivole et amorale pour certains, loyale et irrésistible pour d'autres, Toto Koopman bouscula toutes les contraintes et ne rechercha que l'aventure et l'amour. Elle collectionna sans tabou les amants des deux sexes - de Tallulah Bankhead à Lord Beaverbrook - avant de choisir Erica Brausen, une Allemande exceptionnelle qui lança Francis Bacon. Les deux femmes ne se quittèrent jamais et, de 1947 à 1973, exposèrent le meilleur de la peinture et de la sculpture contemporaines. Leur couple s'impose dans l'histoire de l'art et du goût.

  • C'est le jour même de l'ordonnance nazie imposant le port d'un insigne à tous les Juifs que Françoise Siefridt, une étudiante catholique de dix-neuf ans, décide d'arborer une étoile jaune avec l'inscription « papou », pour en dénoncer le caractère barbare et humiliant. Un geste de résistance, à la fois dérisoire et symbolique, qui lui vaut d'être aussitôt arrêtée. De juin à août 1942, au cours de son internement comme « Amie des Juifs » aux camps des Tourelles puis de Drancy, Françoise Siefriedt, consciente de vivre une expérience extraordinaire, a tenu un journal. Un journal sobre et poignant, qui nous rapporte les scènes poignantes dont elle a été témoin, la description d'« un monde qu'elle n'avait jamais imaginé ? et dont le mépris fou de l'humain était inimaginable ».
    Dans sa postface, Cédric Gruat nous fait mieux découvrir l'histoire de ces « résistants aux étoiles », qui furent une centaine en juin 1942. À l'instar de Françoise, une quarantaine furent internés trois mois dans des camps en France, où il durent porter l'étoile et une banderole sur laquelle était inscrit « Amis des Juifs ».

  • Plus que les mémoires d'un comédien exemplaire, un surprenant voyage à travers la mémoire d'un homme en quête de son identité. Surprenant car, dans ce parcours original, Guy Tréjan bouscule d'emblée les conventions de l'autobiographie d'acteur. Surprenant, si l'on connaît, au-delà du personnage public, au-delà du travail du comédien, la discrétion extrême de l'homme, à la ville. Une réserve soulignée, avec une lucide affection, par Edwige Feuillère : Nous ne saurons jamais tout sur l'homme Tréjan, ni sur l'acteur Guy Tréjan... C'est pourquoi ce récit, à jeu découvert, n'en est que plus attachant : c'est celui d'un homme qui, enfin, se raconte et découvre le plaisir d'écrire. Voyage à rebours, où se mêlent passé et présent et où, dans l'émotion des retrouvailles, anecdotes familiales et notes sur ce monde de passion qu'est la scène, voisinent avec les carnets les plus intimes. Et si nous retrouvons acteurs et metteurs en scène célèbres, qui s'attendrait à découvrir ici Flora Révallès, star des Ballets Russes, la tante mythique de Guy Tréjan, ou Gustave Treichler, conseiller du Négus en Abyssinie au début du siècle, un grand-père de légende ! Il y a là, dirait-on, dans l'art de la disgression, une sorte d'art de vivre. Comme si, chez Guy Tréjan, la pudeur était la clé paradoxale du talent rare qu'un Molière a récemment consacré. Écoutons cette voix, dans son registre le plus sincère, nous conter son plus beau rôle : celui d'une vie.

  • J. Rigaud, conseiller d'Etat et président à RTL, retrace son itinéraire personnel, professionnel et politique.

  • Ce sont les chemins de sa vie et de sa carrière qu'elle dévoile et éclaire avec la vivacité et l'humour qu'on lui connaît.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le témoignage d'une jeune mère qui refuse le handicap de naissance de son fils Balthazar et qui, contre le diagnostic des médecins, contre l'appareil hospitalier, contre les institutions, parvient à force de patience et d'amour à faire de son enfant un enfant comme les autres.

  • Chronique émerveillée d'une enfance et d'une adolescence algériennes, dans une petite ville près d'Oran.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La lutte, au jour le jour, d'un incorruptible contre la pègre de luxe des Champs-Elysées.

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