Tempus Perrin

  • 2020, centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc.
    Ce remarquable volume se propose, en quelques chapitres très clairs, de couper court aux pires bêtises qui circulent encore sur Jeanne. Car depuis plusieures années, les recherches ont permis d'établir de façon scientifique et incontestable la vie de la " Pucelle d'Orléans ". Face aux hypothèses sensationnalistes que l'on peut lire ou entendre encore, Colette Beaune, avec la rigueur et l'exigence d'une grande historienne, rétablit ici la vérité : Jeanne fut-elle bergère ou fille d'un roi caché? Avait-elle des pouvoirs spéciaux puisqu'elle a été condamnée pour sorcellerie ? A-t-elle vraiment libéré le royaume ? A-t-elle fait couronner le roi de France à Compiègne ? Était-elle vierge ? A-t-elle péri sur le bûcher ?Un livre utile et passionnant pour les curieux..."Un petit bijou d'érudition et de colère qui traque, une par une, les idées reçues sur la Pucelle." L'Histoire"Court, dense, personnel, maniant l'humour, l'ouvrage est polémique - au sens étymologique du terme." Le Figaro Magazine"En [...] chapitres thématiques, un par élucubration, l'historienne répond point par point, documents à l'appui." Le Monde des livres

  • « Georges Clemenceau fut l'homme aux quatre têtes : le Tigre qui déchire les ministères ; le dreyfusard, qui mène pendant neuf ans le combat du droit et de la justice ; le premier flic de France, qui dirige d'une main de fer pendant trois ans le ministère de l'Intérieur ; enfin lePère la Victoire qui, rappelé à 76 ans à la tête d'une France en guerre et au bord de l'abîme, conduit le pays jusqu'à l'armistice et la paix avec l'Allemagne.

    Ce radical, d'abord haï par la droite pour son anticléricalisme, puis par la gauche pour son sens de l'ordre et sa lutte contre le pacifisme, est un homme singulier, surprenant, apparemment contradictoire. Il se disait lui-même "un mélange d'anarchiste et de conservateur".

    Dans cet ouvrage, je me suis efforcé de mettre en relief son ambivalence qui le rend si difficile à "classer". Je le range cependant dans les rangs de la gauche, d'une certaine gauche qui avait été engloutie après la Seconde Guerre mondiale, mais qui pourrait reprendre force aujourd'hui : la gauche républicaine. Au-delà de l'éventail politique, il a été l'incarnation d'une "certaine idée de la France". Ce n'était pas exactement celle du général de Gaulle - mais tous deux ont eu la charge d'empêcher que la France disparaisse de la face de la terre. » (Michel Winock).

    Une étude du personnage avec ses contradictions assumées, mais aussi une analyse politique de l'homme, de son action et de son époque, qui prend une résonance particulière dans le contexte français actuel.

  • Charlemagne

    Georges Minois

    A l'égal d'Alexandre, de César ou de Napoléon, Charlemagne fait partie de ces géants de l'histoire qui ont laissé dans la mémoire collective une empreinte indélébile largement constituée de légendes. Pour y remédier, l'auteur, mobilisant toutes les sources disponibles, a entrepris de rendre chair et esprit au souverain carolingien dans les différents aspects de son existence et de son action.
    Au-delà du portrait nuancé d'une personnalité exceptionnelle, ce sont quarante-cinq ans d'un règne aux dimensions inégalées depuis l'Empire romain qui sont ici reconstitués dans ses multiples développements. Loin de tout esprit hagiographique et écrit avec l'humour, la distance et la précision caractéristiques de Georges Minois, cet ouvrage s'adresse autant à l'historien qu'à l'amateur.
    " Claire, vivante, sa biographie fait le tour de l'empereur et de son temps. " Valeurs Actuelles

  • Le destin poignant d'une femme dont la vie force l'admiration et le respect. Zita de Bourbon-Parme (1892-1989) a tout connu du XXe siècle : les fastes de l'Empire austro-hongrois, l'accession au trône en pleine guerre de 1914, la fin de l'empire, l'exil, la ruine de l'Europe, avant le retour triomphal dans une Autriche enfin apaisée. La biographie magistrale d'une femme d'exception.

  • Héritière de son père le duc de Bretagne François II, Anne, née à Nantes en 1477, lui succède à l'âge de onze ans. Mariée par procuration à l'archiduc Maximilien d'Autriche, elle est contrainte d'y renoncer pour épouser l'envahisseur de son duché, le roi

  • Le destin tragique et désormais mythique d'une inoubliable figure de femme. En 1898, Sissi était assassinée à Genève par un anarchiste italien. Depuis, l'impératrice d'Autriche et reine de Hongrie est devenue un mythe. Souveraine à la beauté légendaire, fantasque et solitaire, elle a inspiré peintres, poètes, psychanalystes, cinéastes. Voici la Sissi historique, cette princesse bavaroise qui, en 1854, épouse l'empereur François-Joseph. A Vienne, on la critique ; à Budapest, sous le prénom d'Erzsébet, on la vénère, car elle défend le nationalisme magyar contre l'emprise autrichienne. Voyageuse acharnée, Sissi se réfugie aux frontières du non-conformisme, plus lucide que bien des diplomates sur les déchirements balkaniques. Pendant cinq ans, l'enquête de Jean des Cars l'a conduit dans l'ancien empire des Habsbourg à la rencontre des descendants de Sissi, et à la recherche des archives et de souvenirs inédits.

  • De la reine Victoria à la naissance de Baby George, le roman vrai d'une famille extraordinaire, aux prises avec le tragique de l'histoire comme avec les drames intimes. Par un maître du genre.
    De l'Angleterre encore imprégnée du prestige de la légendaire reine Victoria au long règne d'Elizabeth II, de l'Empire britannique dominant le monde d'avant 1914 au Commonwealth des Nations, des gentlemen en chapeau melon aux Beatles, de la fin des prestigieuses colonies au mariage de William et de Kate et à la naissance de l'héritier Baby George, voici l'extraordinaire saga d'une lignée de monarques, de reines, de princes et de princesses dont les destins sont de véritables romans. Dans leurs bonheurs comme dans leurs malheurs, ils continuent de nous fasciner par un unique mélange de traditions et d'audaces. Windsor ? Une passionnante synthèse britannique.

  • Trotski

    Robert Service

    La biographie de référence de Léon Trotski (1879-1940), élu " meilleur livre d'histoire 2011 " par le magazine Lire.Révolutionnaire, chef de guerre, mais aussi écrivain brillant, amoureux des femmes, juif en conflit avec ses racines, icône puis bouc émissaire et victime traquée, Léon Trotski a vécu l'une des vies les plus extraordinaires qui soient. Fondateur de l'Armée rouge, opposant à son rival Staline qui le pourchasse, à partir de 1929, en Turquie, en France puis au Mexique, sa vie s'achève dans un apogée de violence, à l'image de son existence tourmentée. Théoricien " pur " d'apparence, célébré de son vivant et jusqu'aux années 2000 comme un archange de la " bonne " révolution, cet homme aussi monstrueux que génial fut habité par l'obsession du pouvoir, sans jamais parvenir à le conserver.

  • Gorbatchev

    Bernard Lecomte

    La première biographie de Mikhaïl Gorbatchev.Prix Nobel de la paix, personnage ambigu et attachant, Mikhaïl Gorbatchev reste un mystère : a-t-il voulu mettre fin à la plus puissante idéologie du siècle, ou a-t-il été dépassé par les événements qu'il a provoqués ? A cette question clé qui divise, Bernard Lecomte apporte des réponses précises et parfois surprenantes après trois années d'enquête minutieuse.
    Parvenu en 1985 à la tête du Parti communiste de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, jeune successeur des grandes figures que furent Staline, Khrouchtchev et Brejnev, avait deux objectifs : moderniser le système communiste et éviter l'éclatement de l'Empire soviétique. Les réformes qu'il entreprend dans ce double but - la " perestroïka " - ont abouti, contre son gré, à la chute du Mur de Berlin en 1989 et à l'effondrement de l'URSS en 1991.
    Dans le cartouche couleur :
    " L'auteur explique avec brio comment perestroïka et glasnost, piliers du gorbatchévisme, précipitèrent la fin de l'URSS. "Le Figaro Magazine

  • C´est avec un long poème limpide et magnifique qu'Aimé Césaire entre tout à la fois en littérature et en politique. Nous sommes en 1937 et sa colère jaillit par l´intensité de son verbe et la modernité de son écriture. SonCahier d´un retour au pays natal le classe au rang des plus grands écrivains de son temps. Après des études brillantes au lycée de Fort de France où Césaire a passé une enfance qu'il ne cessera de chanter toute sa vie, il rejoint Paris (1931) et intègre Louis Le Grand, l´ancien collège des Jésuites. Des rencontres décisives comme celles avec Senghor ou Bigaro Diop alors jeunes étudiants se vont donner naissance à une revue L´étudiant noir (1934) où Césaire y peaufine son concept de « négritude ». Car le « Nègre antillais » veut faire bouger les esprits, et faire connaître aux métropolitains le sort infâmant des territoires outre-mer. Suivront l´aventure des revues Tropiques et Présence africaine, le soutien d´André Breton qui rédigera la préface du Cahier d´un retour au pays natal qui ne paraîtra en librairie qu´en 1947...

    Après la guerre, Césaire est élu, avec le soutien du PCF, maire de Fort de France et dans la foulée devient député, ardent défenseur de la départementalisation de la Martinique (1946). Mais son ralliement au PCF ne dure pas et Césaire rend sa carte en 1956. Entre temps, son Discours sur le colonialisme (1950) comparant nazisme et colonialisme aura fait scandale. C´est pourtant une oeuvre essentielle qui est désormais étudiée dans les programmes scolaires.

    A la fin de sa vie, Césaire est devenu ce grand sage que tous les prétendants à la campagne présidentielle 2007 devront visiter. Une vie bouleversante, où l´amour n´est pas absent : Suzanne rencontrée au lycée, elle aussi écrivain, intellectuelle et sa muse lui aura donné six enfants avant leur séparation en 1950.

  • Louis XI

    Jacques Heers

    Une biographie de référence, puisée aux sources les plus récentes de la recherche historique, au ton alerte d'une fresque, et débarrassant Louis XI de sa légende. En s'appuyant sur une documentation inédite, Jacques Heers réussit à proposer une lecture neuve du règne et, surtout, de la personnalité de Louis XI. Après un décryptage passionnant de la propagande, du contrôle politique et de ses relais dans une France qui s'impose au premier plan des puissances européennes, il analyse le "capitalisme royal d'Etat", mettant au jour les ressorts financiers de l'action du roi. Qu'il s'agisse du règlement des affaires politiques, diplomatiques ou juridiques, de la conduite de la guerre ou des rapports avec les puissances d'Eglise, c'est un Louis XI singulièrement décapé des clichés qui est dépeint ici, sur le ton alerte d'une fresque.

  • Le portrait subtil et achevé d'un génie, incarnation politique et sacrificielle d'une certaine idée de la France.

    Par la modestie de ses origines, ses brillantes études, sa rectitude morale, ses engagements intellectuels et politiques entre socialisme et catholicisme de progrès, sa mort héroïque au combat le 5 septembre 1914 à quarante-et un ans, Charles Péguy est l'une des figures les plus pures de ce que la France a de meilleur. Séduisant, irritant, poète inspiré et polémiste redoutable, il a laissé, après quinze années d'une activité intellectuelle et littéraire intense, une empreinte ineffaçable chez ses contemporains et pour la postérité Sous la plume d'Arnaud Teyssier, on croise les personnalités majeures de notre imaginaire politique et on décèle, grâce à l'intelligence lumineuse de Péguy et sa profonde humanité, quelques traits très actuels de notre impuissance démocratique.

  • Une biographie du maréchal Lyautey (1854-1934) qui fait toute sa place à la personnalité complexe de l'homme. Statufié de son vivant, Hubert Lyautey (1854-1934) est entré dans l'histoire comme le constructeur du Maroc moderne, le modèle du " grand colonial " qui sut comprendre le monde nouveau et imposa contre intérêts et préjugés le respect des cultures indigènes. Son destin, celui du " royaliste qui donna un empire à la République ", est paradoxal. Aventurier du désert comme Lawrence d'Arabie, mais aussi grand administrateur, anticonformiste et esthète, Lyautey a mis en scène sa propre vie, luttant contre son seul ennemi véritable : l'ennui. Résident général, ministre, académicien, maréchal de France, Lyautey reste une énigme que l'auteur, par le travail de recherche et par l'intuition personnelle, réussit à percer. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA, Arnaud Teyssier a publié une biographie de Charles Péguy chez Perrin.

  • Guerrier et brasseur de cultures. La vie d'exception d'une figure de proue du Moyen Age. Fils de Roger de Hauteville, issu d'un lignage du Cotentin qui s'est taillé une principauté en Sicile à la fin du XIe siècle, Roger II est un personnage rude, mais de première grandeur. Régnant dès 1101, il étend sa domination sur les Pouilles et se fait proclamer par le pape en 1130 roi d'une Sicile élargie au continent - Naples, Amalfi, la Calabre - et, temporairement, aux côtes d'Afrique du Nord. Politique brutal et subtil, guerrier infatigable, mais aussi administrateur visionnaire, protecteur des lettres et des arts et brasseur de cultures - normande, italienne, byzantine, musulmane -, il repose depuis 1154 dans la cathédrale de Palerme, auprès de son petit-fils l'empereur Frédéric II auquel il avait tracé la voie. La vie d'exception d'une figure de proue du Moyen Âge.

  • Ecrire la biographie de Vercingétorix relève de la gageure, les sources le concernant se résumant quasiment à un seul livre, laGuerre des Gaules, dont l´auteur n´est autre que Jules César, son vainqueur. Il est vrai que l´histoire ne met en scène le chef gaulois que quelques mois de l´année 52 avant notre ère. 52, l'année du siège de Bourges, de la victoire de Gergovie, de la défaite d´Alésia. Le guerrier de vingt ans promu au rang de rassembleur de la nation gauloise s´oppose alors au Romain qui va devenir l'homme le plus puissant du monde.
    Reconstituant avec rigueur les faits militaires et invitant à une relecture du texte de César, qu´il confronte à ce que l´on sait aujourd´hui de la Gaule contemporaine, Paul M. Martin développe une thèse nouvelle : loin d´avoir été - comme on l'a longtemps présenté - un politique visionnaire et passionné d´unité nationale, Vercingétorix était en réalité manipulé par les forces religieuses qui dominaient la Gaule et ne cherchait qu´à reconstituer l´ancienne puissance de la principauté arverne (l'Auvergne). En revanche, il ne fut pas le simple faire-valoir de César que l´on a dit, mais un véritable génie militaire digne du nom qu´il portait, « grand roi des guerriers ». Se dessine alors le portrait d´un nouveau Vercingétorix, loin des hagiographies, dans toute sa vérité historique.

  • Auteur mondialement célèbre de De la démocratie en Amérique (1835-1840) et de L'Ancien Régime et la Révolution, Alexis de Tocqueville (1805-1859) reste mal connu. Pourtant, il fut non seulement un penseur - profond et politique - mais un acteur politique de premier plan comme député sous la monarchie de Juillet puis ministre des affaires étrangères de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la IIe République. Cette biographie exemplaire, écrite par un spécialiste incontournable, raconte une vie méconnue, matrice d'une oeuvre géniale dont la majeure partie (par exemple sur l'Algérie et les colonies, le système pénitentiaire ou les portraits à charge de ses contemporains) reste à découvrir par le grand public.

  • Un roi injustement méconnu, enfin réhabilité. Louis XII, qui régna de 1498 à 1515, fut jusqu'à la fin de l'Ancien Régime considéré comme le modèle du bon roi, au point que Voltaire lui consacra une monographie élogieuse. Gloire, paix, justice, prospérité nimbèrent longtemps sa mémoire. Une réputation flatteuse qu'il doit principalement à une véritable propagande. Pendant une décennie, il fit miroiter aux yeux de l'opinion le mirage, auquel il crut lui-même, du rétablissement de l'empire des Césars et de Charlemagne. C'est pourquoi il s'acharna, avec succès pour un temps, à conquérir l'Italie. Roi de France, il fut ainsi duc de Milan, roi de Naples, et porta même le titre de roi de Jérusalem. Par Louis XII, premier prince français de la Renaissance, la France entra dans l'ère moderne. Didier Le Fur est l'auteur, entre autres, de Anne de Bretagne, miroir d'une reine, historiographie d'un mythe et, plus récemment, d'une biographie de Henri II.

  • Au début des années vingt, le capitaine Goering est un authentique héros de guerre. Mais ce vétéran ambitieux, influençable et cyclothymique est attiré par la politique et impatient d´y jouer un rôle. Or, à l´automne 1922, il rencontre Adolf Hitler et, dans son ombre, il va cumuler les emplois : putschiste improvisé, chômeur morphinomane, homme d´affaires talentueux, dandy corpulent, orateur tonitruant, député mercenaire, ministre de l´Intérieur sans scrupule, truand confirmé, parvenu millionnaire, stratège de salon, collectionneur d´art compulsif et complice de tous les crimes commis par son maître...
    C´est comme maréchal, commandant en chef de l´aviation allemande et successeur désigné du Führer que Goering entre à reculons dans la Seconde Guerre mondiale. Dès lors, depuis Dunkerque jusqu´à Stalingrad, il ne cessera de multiplier les erreurs.
    Tel est ce monument de contradictions que François Kersaudy nous invite à visiter.

  • Erwin Rommel est sans doute le plus connu des généraux allemands de la Seconde Guerre mondiale. Plus de soixante ans après sa mort, il est encore vu comme le soldat exemplaire, le tacticien intègre, qui inspire le respect aussi bien pour sa formidable maîtrise de l'art de la guerre que pour s'être montré réservé avec le régime nazi. Et le fait qu'il ait justement été contraint de se donner la mort sur l'ordre de Hitler est pour beaucoup dans la construction de cette image.

    Or, à la lumière des archives et des dernières études sérieuses parues pour la plupart en langue allemande, il convient de remettre en question cette image apologétique de Rommel. Il s'avère en effet que celui-ci a été un partisan convaincu du Führer et que sa gloire est redevable en partie à la propagande nazie de Joseph Goebbels, qui en a fait un « dieu de la guerre » issu du peuple, comme Hitler, ainsi qu'à l'ennemi britannique, qui lui a attribué des qualités presque surnaturelles. Cette biographie critique présente ainsi un portrait authentique de l'homme, qui se distingue de l'image apologétique et mythique mise en avant depuis plus d'un demi-siècle.

  • Henri III

    Jean-François Solnon

    Un portrait fouillé et nuancé du dernier des Valois, puisé aux meilleures sources d'archives, qui réhabilite un grand roi, dont les contradictions lui ont valu une réputation injustifiée. Dans l'histoire de France, jamais roi n'a été autant calomnié qu'Henri III (1551-1589). Ses adversaires l'ont accusé de tous les maux. L'Histoire n'a retenu que l'homme futile et efféminé, peu préoccupé de régner, aux amitiés masculines ambiguës. Loin des clichés, ce livre raconte un règne de quinze ans dans une France déchirée par la guerre civile. Henri a gouverné, réformé et légiféré. La défense de l'autorité royale a été son souci constant. Pour elle, il a fait exécuter le duc de Guise à Blois. Pour elle, il s'est allié à Henri de Navarre, le futur Henri IV. A cause d'elle, il a été assassiné par un moine fanatique à l'âge de trente-huit ans. Jean-François Solnon, professeur des Universités, a notamment publié une Histoire de Versailles (tempus) et une biographie de Catherine de Médicis.

  • Louise de La Vallière, maîtresse de Louis XIV, ou l'incarnation d'un amour fidèle, sincère et désintéressé, par la plume enlevée de Jean-Christian Petitfils. Est-il un destin plus émouvant que celui de Louise de La Vallière (1644-1710), la première des grandes favorites de Louis XIV, celle qui lui fit oublier Marie Mancini, " celle qui aima le roi et non la royauté " et n'aima jamais que lui ? De toutes les maîtresses royales, elle est la seule dont l'opinion n'a jamais maudit la conduite ni flétri la mémoire. Elle symbolise, a dit Sainte-Beuve, l'" amante parfaite ", celle qui aime pour aimer, sans orgueil ni caprice, sans intérêt ni ambition, et dont la sensibilité ne cache pas la fermeté de coeur. Puis, au moment de jeter ses derniers feux, cet amour vrai, loin de sombrer dans la médiocrité, va se teinter de remords, s'immoler et s'élever jusqu'à l'amour divin.

  • Le portrait de celui qui fut par excellence le souverain des Lumières.Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa soeur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé. Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du pape au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale. Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent - pacifique - de la France, laissant un héritage riche et contrasté. Une biographie magistrale.

  • Baden-Powell

    Philippe Maxence

    Baden-Powell, ou la naissance du scoutisme. En 1907, Robert Baden-Powell, général en préretraite de l'armée britannique, âgé de cinquante ans, prenait l'initiative d'inviter quelques adolescents vivant dans les brumes de Londres à camper pendant plusieurs jours, en plein air, sur un îlot inhospitalier, et à participer à des activités conçues et réalisées par eux-mêmes : le scoutisme était né. L'année suivante paraissait Scouting for Boys, best-seller absolu. Mais Baden-Powell n'est pas seulement le fondateur du plus considérable mouvement de jeunesse de l'histoire. Son existence aventureuse dans l'armée des Indes, sa participation héroïque à la guerre contre les Boers, son séjour comme espion en Russie l'avaient déjà fait entrer dans la légende.

  • Karl Dönitz, né en 1891, grand amiral de la Kriegsmarine à partir de janvier 1943, incarne presque à lui seul la guerre sous-marine systématique menée par les Allemands contre les Alliés. Derrière l'organisateur hors pair se profile un inconditionnel de Hitler qu'il poussera à la résistance envers et contre tout. A la mort du Führer et à sa demande, il lui succède à la tête du Reich pour quelques jours. Condamné à Nuremberg à dix ans de prison, il cultivera, après sa libération et jusqu'à sa mort en 1980, une réputation usurpée de militaire rétif au nazisme.
    " Un ouvrage très précieux puisqu'il comble l'absence de biographie aisément accessible en langue française. "Revue historique des armées.

empty