• Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987, c'est l'hiver.
    Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si.

  • Prins

    César Aira

    Un célèbre auteur de romans gothiques décide d'arrêter d'écrire. Lassé de se plier aux exigences du genre et aux lois du marché éditorial, frustré d'y avoir sacrifié ses ambitions littéraires, il amorce un virage radical : sa vie sera désormais consacrée à l'opium. Encore faut-il en trouver. Commence donc pour notre héros une errance dans les rues de Buenos Aires jusqu'à une boutique, l'Antiquité. L'Huissier, un étrange dealer, l'y attend. Et lui ouvre très vite les portes d'une réalité inexplorée...
    Formidable éloge des pouvoirs de la fiction, Prins invite son lecteur à cheminer dans une succession de labyrinthes, d'escaliers secrets, de trompe-l'oeil où la surprise est reine et où s'estompe la frontière entre réalité et rêve. On y retrouve l'humour et la fantaisie légendaires de César Aira, et le regard ironique qu'il porte sur notre monde.

    « César Aira est l'un des trois ou quatre meilleurs écrivains d'aujourd'hui en langue espagnole. » Roberto Bolaño

  • «Le tiers-monde n'était pas un lieu. C'était un projet.» Alors que les pays du Sud s'effondrent sous le poids des dettes et des effets délétères de la mondialisation, on oublie trop souvent que les peuples colonisés ayant conquis leur indépendance au XXe siècle s'étaient efforcés de mettre en oeuvre un programme politique axé sur la paix, la justice, la liberté, l'anti-impérialisme et le changement social.
    Quelles ont été les dynamiques culturelles, sociales et politiques à l'origine de ce mouvement décolonialiste dans les pays communément appelés du «tiers-monde»? Comment leur rêve d'émancipation a-t-il pu mener au renouvellement cynique de l'exploitation et des rapports de domination? Les damnés de la terre sont-ils condamnés à demeurer inaudibles en cette ère de néolibéralisme?
    Une histoire politique du tiers-monde relate les événements du point de vue de ces «nations obscures» qui, à partir des années 1950, ont réclamé une place dans la gestion des affaires du monde, tout en se dissociant des blocs de l'Est et de l'Ouest de l'époque. De Bandung au Caire en passant par Abuja, Bali et La Paz, Vijay Prashad pose un regard à la fois rigoureux et personnel sur les grands débats et les figures politiques qui ont marqué le Mouvement des non-alignés, restituant le souffle extraordinaire de libération qui les a animés. Qui, aujourd'hui, portera ces rêves de liberté, d'égalité et de paix?
    Avec une nouvelle postface de l'auteur et un texte inédit d'Omar Benderra sur le mouvement citoyen en Algérie qui a débuté en février 2019.

  • Le guide Ulysse Escale à Buenos Aires est l'outil idéal à acheter pour vivre le meilleur de Buenos Aires lors d'un court séjour : attraits, bonnes adresses de restos, boutiques, bars, cafés, hôtels.
    Le guide Ulysse Escale à Buenos Aires est l'outil idéal pour tirer le maximum d'un court séjour ou d'un week-end à Buenos Aires, capitale et plus grande ville de l'Argentine. À découvrir dans la métropole argentine : le Centro Cívico, le vieux centre, le Microcentro, Puerto Madero, le Barrio Norte, Palermo et les parcs. Pratique de par son format et l'organisation de son contenu où l'on trouve l'essentiel en un coup d'oeil, le guide de voyage Escale à Buenos Aires vous révélera tous les secrets et les bonnes adresses de Buenos Aires. Le guide Escale à Buenos Aires est ultra-pratique grâce à sa structure facile à comprendre en un clin d'oeil et à utiliser sur place. La première section intitulée "Le meilleur de Buenos Aires" met en lumière ce que la ville a de mieux à offrir et facilite l'organisation générale de votre escapade à Buenos Aires. La section "Explorer Buenos Aires" propose ensuite une dizaine d'itinéraires clés en main pour ne rien manquer des différents quartiers de la ville. Pour chaque itinéraire, un plan double-page clair et précis indique le tracé du circuit, en plus de localiser attraits, cafés, restaurants, bars, boîtes de nuit, salles de spectacle, boutiques et hôtels. Impossible de louper quoi que ce soit! Qui plus est, un système d'étoiles et de labels coup de coeur guide le lecteur vers les adresses qui se démarquent. Le chapitre "Buenos Aires pratique", bourré de renseignements livrés de manière succincte et aisément repérable, complète l'ouvrage et vous donne de l'information utile sur les vols, la température, les accès et bien d'autres. À tout cela s'ajoutent des cartes additionnelles - vue générale de la ville, zoom sur le centre-ville, plan du métro.

  • Tout recommencer à Buenos Aires... Pour Valentin Pescatore, la vie reprend loin des États-Unis. Mais un soir à l'aéroport, le passé le rattrape: Raymond, son ami d'enfance, un peu gangster, un peu chanteur, lui tombe dessus après dix ans de silence. Ce qu'il vient faire en Argentine, quelle a été sa vie et pourquoi il s'est converti à l'islam, il le lui racontera autour d'un verre. Une rencontre gâchée par un mauvais pressentiment... Peu après, un terrible attentat ravage un quartier de la capitale. Le doute concernant son ami a juste le temps de s'insinuer dans son esprit qu'il est entraîné dans une succession d'événements inattendus. Des jungles boliviennes aux rues de Paris, en passant par l'Espagne et Bagdad, Pescatore se lance dans une enquête qui met en évidence les connexions entre filières de la drogue et réseaux terroristes, et d'autres, plus souterraines, avec les services secrets du monde entier. Au bout du voyage, l'amitié pourrait se révéler un piège mortel...

  • À Buenos Aires, le soleil frappe fort sur l'immeuble en construction de la rue Bonifacio. En ce dernier jour de l'année, date initialement prévue de l'achèvement du chantier, les futurs propriétaires sont venus constater l'avancement des travaux. La famille Viñas, chargée de veiller à ce que personne ne pénètre dans le chantier, s'est précairement installée au dernier étage du bâtiment et s'apprête à célébrer le réveillon. Mais, traversant les étages et les cloisons, une bande de fantômes a également investi les murs. Des fantômes que les membres de la famille Viñas sont les seuls à pouvoir voir. Patri, la fille aînée, se lie particulièrement avec eux. Rongée d'incertitudes, peu en phase avec les humains qui l'entourent, préférera-t-elle la compagnie des fantômes à celle de sa famille pour fêter le passage à l'année nouvelle ?

  • ALAN PAULS HISTOIRE DE LARGENT Buenos Aires, dans les années 70. Un hélicoptère sécrase au large de la ville. Le corps du passager est repêché mais la valise emplie de dollars quil transportait a mystérieusement disparu au fond du Río de la Plata. Cet obscur événement fait naître ce qui va devenir une véritable obsession dans lesprit du jeune narrateur : le rôle tenu par largent dans sa vie et celle de ses proches. Et autant dire que son champ détude est vaste, entre son père qui ne jure que par le liquide dont il se débarrasse au casino, sa mère qui dilapide son héritage dans une villa en bord de mer, et la situation financière du pays, qui tourne au délire. Des souvenirs denfance évoqués avec tendresse aux grinçantes anecdotes de lâge adulte, largent apparaît ici comme la vibrante métaphore de ce qui nous échappe irrémédiablement.
    Alan Pauls excelle une fois de plus à écrire lhistoire de son pays par le biais de lintime : à travers le récit drôle et émouvant de cette famille peu à peu délivrée de son capital et de ses illusions, il recompose aussi à sa façon létourdissante tragi-comédie de lArgentine de la fin du XXe siècle, placée sous le signe de la perte.


    Illustration de couverture :
    Mimmo ROTELLA, Senza titolo 1958, décollage (détail) coll. M. Nazzaro Rome © ADAGP, Paris 2013 Traduit de lespagnol (Argentine) par Serge Mestre ISBN : 978-2-267-02525-5

  • Purgatoire raconte l'histoire d'Emilia Dupuy, dont la vie s'est brisée un jour de juillet 1977, près de la ville de Tucumán, dans le nord de l'Argentine.
    Avec son mari Simon, cartographe comme elle, ils étaient partis en mission dans cette région lointaine pour parachever la carte d'une route internationale à la demande de l'Automobile Club de Buenos Aires. C'est alors qu'ils sont arrêtés par les militaires en raison de leurs activités « suspectes », ils détiennent en effet, pour leur travail, des cartes topographiques de toute la zone. Après avoir été détenue et torturée, Emilia est libérée par les autorités grâce à l'intervention de son père, le Docteur Dupuy, l'un des intellectuels du régime, dont les idées guident l'action de la dictature.
    Emilia rentre à Buenos Aires où elle pense retrouver Simon. Mais Simon ne rentrera jamais. Le calvaire d'Emilia s'étend sur plus de trente ans. Elle part chercher son mari à Rio où un témoin dit l'avoir vu ; elle parcourt les bidonvilles de Caracas et de Mexico où elle croit pouvoir retrouver sa trace. Elle n'accepte pas les conclusions de l'enquête menée par des ONG après la chute de la dictature ni les déclarations de plusieurs soldats qui ont vu le cadavre de Simon dans le patio d'une caserne.
    Emilia pense que son mari est toujours en vie car elle « sent » sa présence. Qui plus est, vers la fin de sa vie, elle le voit enfin et le retrouve mais comme dans un rêve, ou est-ce la projection de son esprit dérangé ? Car Emilia vit avec les démons du passé : la culpabilité d'un père qu'elle refuse de s'avouer (ce bras droit des militaires n'a eu aucun mal à faire « disparaître » son gendre, jugé « subversif »), et les cauchemars d'une époque effroyable qu'elle a vécue comme un zombi, assommée par la violence psychologique exercée par sa famille et par la société tout entière.
    Tomás Eloy Martínez, l'un des intellectuels argentins qui a dénoncé avec le plus de force et d'indignation les crimes de la dictature militaire de son pays, nous raconte cette histoire d'amour et d'obsession dans deux cadres temporels alternés : celui de la dictature et, trente ans plus tard, celui des derniers jours d'Emilia, devenue bibliothécaire dans une petite ville du New Jersey. La narration passe d'un contexte à l'autre, d'une époque à l'autre, et nous offre, à la fois, une fresque historique des années noires de l'Argentine et le portrait intime d'une femme seule, déséquilibrée et hantée par son passé.

  • Une jeune actrice, Norma Traversini, rédige un prospectus pour informer les habitants de son quartier de sa décision d'ouvrir un atelier où ils pourront apprendre à mieux jouer leurs sentiments, afin d'« améliorer leur niveau de sincérité », et donc leur vie. Peu à peu, le prospectus s'allonge, jusqu'à atteindre les dimensions d'un roman, ou plutôt d'une novelita, puisque c'est ainsi que César Aira baptise ses récits. La fiction quitte imperceptiblement les rues et les cafés de Flores, que hantent l'auteur et tant de ses personnages, pour se transformer en un roman colonial foisonnant, avec héros masqué, Anglaises persécutées, Thugs étrangleurs et machiavéliques officiers de l'armée des Indes. Le Prospectus, métamorphose d'une feuille volante en roman d'aventures, envolée de Buenos Aires jusqu'à la mystérieuse cité de Kali - via les réunions littéraires de Windson Manor et les rizières sélénites d'Islamabad - constitue un des sommets de l'oeuvre de César Aira.

  • Buenos Aires, dans les années 1970. Un jeune garçon vit seul avec sa mère dans les quartiers pauvres de la ville. Abandonné par son père, il voue un amour inconditionnel à cette « belle jeune femme » dont il ignore presque tout tant elle s'évertue à cultiver son mystère. Esquivant la plupart des questions de son fils, elle a l'art de disparaître à l'improviste le soir ou au milieu d'une promenade, et refuse souvent de répondre aux appels téléphoniques qu'elle reçoit. Un comportement qui suscite de nombreuses interrogations : est-elle impliquée dans des affaires criminelles ou politiques ? A-t elle un amant ? Il n'est pas certain que l'enfant aura un jour les réponses à ces questions... « Ce roman évoque les années sinistres de la dernière dictature en évacuant tous les clichés. Julián López fait évoluer les conventions quant à la manière d'écrire sur la tragédie politique argentine et les disparitions qui s'en sont suivies. » La Voz « Mélancolie, souvenirs, humour et style sont autant d'ingrédients constitutifs d'Une très belle jeune femme. [...] Un livre admirable. » Clarín

  • « Je n'ai jamais imaginé que l'acte d'écrire pût s'accomplir à l'extérieur. Et ce fut le penchant que j'avais pour le repli qui me mit dans la voie de l'écriture. Sortir de soi, de chez soi, signifie se perdre. Écrire, à mes yeux, est un acte intime. Nul geste ne me rapproche davantage de moi-même. De ce à quoi je tiens le plus. Rien ne me fait me sentir moins seule, absente, écartée de tout : pas même l'acte d'aimer. » S.B.S.

  • Ce livre n'est pas tout à fait comme les autres.
    Pour la première fois, le pape François - l'Argentin - y est raconté par ceux qui le connaissent le mieux, et depuis très longtemps : les siens.
    Tous les nombreux témoins que l'auteur a retrouvés ont vécu avec lui des moments lumineux et souvent révélateurs du pape qui sommeillait en lui.
    Comment Jorge Mario Bergoglio est-il devenu cet homme qui émerveille les foules ? Qui sont-ils, ceux qui ont nourri sa différence, donnant naissance à la bonté qu'il distille aujourd'hui au monde entier ? Qui a « fabriqué » le futur pape François ? Qui lui a donné ses premières impulsions ? Qui a contribué à façonner cet être spirituel et politique qui dénonce aujourd'hui la souffrance et l'injustice du monde, la cruauté et l'abomination des mafias, le pouvoir de l'argent et les inégalités sociales ?
    Pour le comprendre, une seule solution : prendre le chemin de Buenos Aires. Aller voir sur place, respirer l'air qu'il a respiré, s'imprégner des ambiances, des odeurs, de toutes les grandes et petites histoires qui ont été son quotidien. Et découvrir qu'avant même d'être pape, il avait déjà bouleversé de nombreuses vies...

  • L'un danse quand l'autre le regarde. L'un semble toujours sur le dpart quand l'autre est immobile. Tels sont les deux frres Fortuna, ns la fin des annes 1970, dans le quartier de Recoleta, Buenos Aires. Ils grandissent et s'apprivoisent. Le pre comme la mre sont aussi tranges qu'imprvisibles; les cousins jouent avec le feu. De tous, Juan Fortuna est le plus solitaire, le plus fou, le plus libre. Il croit sa bonne toile.

  • Tango tatouage

    Jean Perron

    « Des chevaux blancs, bruns et noirs apparaissent ici et là, détendus. On ne saurait dire s'ils font partie d'élevages ou s'ils vivent à l'état sauvage.
    Rien ne semble délimiter ce vaste territoire chargé d'énergie tellurique.
    Aucune clôture.
    Aucune affiche.
    Je sors mon caméscope pour capter ce paysage fuyant, sur lequel je ne peux toutefois projeter tout ce qui me passe par la tête en même temps : les souvenirs de Buenos Aires, encore brûlants, et les réflexions sur mon séjour dans cette ville. À l'opposé, je ne pourrais non plus, même si je tentais de tout oublier en plongeant mon regard dans le décor en mouvement par la fenêtre, effacer de ma mémoire les images et les pensées chargées de questions qui me poursuivent au rythme du train.
    Je me sens tatoué de l'intérieur, au son d'un tango aussi doux que déchirant. »

  • La langue de ta langue Nouv.

    Poursuivant le projet amorcé avec le recueil Ta voix là (2015) autour de l'écrivain italien Mario Luzi, La langue de ta langue s'appuie sur les univers singuliers de Roberto Juarroz (1925-1995), Arnaldo Calveyra (1929-2015), Silvia Baron Supervielle (1934-) et Jorge Luis Borges (1899-1986) pour interroger le fil de l'existence depuis les mouvements du corps et de la langue. Les poèmes prennent la forme d'un dialogue fait d'allers-retours entre les textes, le carnet, la rêverie, les déambulations dans Buenos Aires, la table de travail, et tout ce qui participe à faire apparaître, disparaître, puis réapparaître une parole qu'on pétrit dans la patience des jours pour faire surgir une certaine langue, au milieu de celle qu'on partage, qui puisse répondre à ce que la poésie interpelle en soi. D'un hémisphère à l'autre, l'Argentine se transforme en une expérience qui interroge les lieux intimes que seule l'écriture peut visiter.

  • " Il est essentiel que les catholiques ? les prêtres comme les laïcs ? partent à la rencontre des gens. Le rôle de l'Église est d'aller vers les autres, de connaître chacun par son nom. C'est le coeur de sa mission.
    Il est vrai qu'en descendant dans la rue on prend le risque, comme n'importe qui, d'avoir un accident. Mais je préfère mille fois une Église accidentée à une Église malade." Qui est ce nouveau pape qui s'exprime de façon aussi directe ? Une personnalité secrète, qui n'a accepté de raconter sa vie qu'une fois, dans ce livre, quand il était cardinal de Buenos Aires. Un jésuite pour qui le travail est l'instrument essentiel de la dignité humaine. Un homme préoccupé par les questions sociales, qui affronte le temps de la dictature argentine, les scandales de l'Église, et prêche un pardon qui n'est pas synonyme d'impunité. Un missionnaire, proche des plus faibles qu'il cherche à faire grandir. Un symbole d'espérance.

    Photo de couverture : © Reuters / Alessandro Bianchi

  • Les métropoles des Amériques sont-elles en train de suivre de plus en plus leurs propres voies ou sont-elles en train de converger ? Regroupant des contributions de chercheurs internationaux, ce livre porte sur onze métropoles dAmérique. Il amène le lecteur à réévaluer les clivages radicaux quil pensait trouver entre le Nord et le Sud.

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