• Grands carnivores

    Bertrand Belin

    Aujourd'hui, lendemain de l'arrivée d'un cirque en ville, lendemain de l'exposition au Grand Hôtel, lendemain d'un jour qui n'était encore la veille de rien de particulier, d'aucun événement remarquable, aujourd'hui donc, aux aurores, sur le site de l'ancien port de marchandises, le moral n'est pas au beau fixe. Il y a de l'agitation... un groupe de fauves s'est échappé durant la nuit. L'inquiétude se propage avec la rumeur. Qui a peur, à présent, d'être dévoré ? Et par qui ?

  • Des questions pour éveiller la curiosité des enfants !
    Les trapézistes ont-ils peur de tomber ? Comment se maquille le clown ? À quoi sert la baguette magique ?

  • Une galerie de portraits de personnages hauts en couleur que Tully côtoya pour le meilleur parfois, et souvent pour le pire.

    Dans le premier volume de ses " souvenirs des enfers ",
    Vagabonds de la vie, paru en 1924, Jim Tully évoquait ses mésaventures de hobo à bord de trains de marchandises. Trois ans plus tard, dans
    Circus Parade, il aborde un nouveau chapitre de son adolescence tumultueuse, celui de son passage dans un cirque nommé Cameron's World Greatest Com bined Shows. Le livre se présente comme une galerie de portraits de personnages hauts en couleur que Tully côtoya pour le meilleur parfois, et souvent pour le pire. Le cirque de Cameron et ses dix wagons étaient peuplés d'acrobates, de dompteurs, de monstres de foire, de rabatteurs, d'aboyeurs, d'embobineurs et de manoeu vres dont l'existence nomade était rythmée par les représentations de ville en ville.

    Circus Parade rencontra un succès immédiat, aussi bien auprès du public – il fut réimprimé à plusieurs milliers d'exemplaires quelques semaines après sa parution – que de la critique. Le jeune romancier James Agee y alla de son commentaire : "
    Circus Parade se distingue par son style dépouillé et sa description d'une brutalité effroyable dont je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse exister. " Bref, tout aurait été pour le mieux si Jim Tully n'avait pas essuyé les tirs croisés des censeurs et des défenseurs du cirque, notamment la Circus Fans' Association, qui réussirent à faire échouer le projet d'adaptation cinématographique en 1929. Tout au long de sa carrière littéraire, Jim Tully souleva ainsi l'indignation des ligues de vertus et des gardiens de la morale. Or son oeuvre nous offre un éclairage précieux sur le monde des nomades et des va-nupieds de l'Amérique du début du XXe siècle et permet de mieux comprendre les origines du roman noir américain.

  • Timoté découvre les grandes joies et petites frayeurs du cirque ! Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille.
    Aujourd'hui, ses grands-parents lui font une surprise et l'emmènent au cirque pour la première fois. On découvre au fil des pages, les numéros du cirque : le dompteur de lions, les acrobates, le dresseur d'éléphants et bien sûr les clowns ! Beaucoup d'émotions pour Timoté qui rit de bon coeur mais qui, parfois, a aussi un petit peu peur...

  • Dans le jardin, les enfants montent un cirque. Poésie et imagination sont au rendez-vous...

    Au cirque, il faut s'entraîner et recommencer, mais sous le chapiteau tout devient plus beau !

  • Coordonné par Sara Dion, le dossier de ce numéro est consacré au répertoire théâtral québécois. Sarah Berthiaume, Jean-Denis Beaudoin, Édith Patenaude et Guillaume Corbeil font partie des créateurs qui ont accepté de se pencher sur le sort de pièces signées par des auteurs comme Marcel Dubé, Françoise Loranger, René-Daniel Dubois et Jovette Marchessault. Hors dossier, on trouve notamment un appel à l'audace signé Paul Lefebvre, mais aussi des entretiens avec Daniel Wetzel, du collectif berlinois Rimini Protokoll, et Anne Teresa De Keersmaeker, célèbre chorégraphe flamande.

  • Victoire

    Patricia Ricordel

    Victoire, interpellée par quatre mots lus sur un panneau publicitaire, échoue à La Réunion au sein d'une église évangéliste. Là, elle croise la route de Timothée Damour, un gourou au grand coeur et Colette, sa fidèle collaboratrice qui vont bouleverser le cours de sa vie. Cette jeune femme, enfant de la balle, fan de Céline Dion, dépendante aux jeux de hasard et allergique à la prière, parviendra-t-elle à échapper à ses créanciers ? C'est une histoire de hasards ou de coïncidences, de petits cailloux semés sur un chemin qui ne mène jamais où l'on croit. Victoire, une héroïne intense et volcanique à l'image de l'île où se déroule l'intrigue : La Réunion. C'est un roman frais et pétillant, émouvant et drôle à la fois, avec des personnages attachants, qui donne envie d'être créateur de sa destinée.

  • Source d'information, d'émerveillement, de plaisir et de stimulation intellectuelle, la littérature s'avère un filon considérable d'inspiration pour les artistes des arts vivants. C'est pourquoi l'édition printanière de Jeu se consacre au rapport entre scène et littérature. À la une, Fanny Britt et Jean-Philippe Baril Guérard, tous deux dramaturges et romanciers, livrent un échange épistolaire sur les spécificités du geste d'écrire, pour la scène ou pour le livre. Pierre Yves Lemieux, lui, expose sa démarche d'adaptation d'oeuvres littéraires, qu'il qualifie de « transcréation ». Puis, Marie-Christiane Hellot tente de cerner en quoi la figure de l'écrivain constitue une matière théâtrale inspirante. Hors dossier, James Oscar pose la question de la diversité au Festival TransAmérique et Jeu présente une enseignante au secondaire, qui utilise le théâtre pour faciliter l'intégration d'élèves en classes d'accueil, et un metteur en scène new-yorkais qui, par le biais de la tragédie grecque, favorise la résilience de toxicomanes, de soldats et de victimes de catastrophes naturelles.

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