• « L'Amour sans visage est un récit autobiographique dont la structure est un peu comme celle d'un manège où tout tourbillonne. L'impulsion initiale est donnée par un événement dramatique et ineffaçable : à la sortie de l'école, un jour d'octobre 1942, c'est une autre main que celles de ses parents (« partis en voyage », lui dira-t-on) qui se saisit de celle d'une petite fille, et pour elle aussitôt, elle le comprend, tout bascule.
    Sauvée elle passera la guerre dans un village de l'ouest, où ceux qui l'ont recueillie tiennent un café. Cette plongée dans la campagne de la France occupée, et ce qui lui fera suite, dans la prime jeunesse comme à l'âge adulte, tout repose sur un puits de silence ? celui où ses parents ont disparu : le mouvement de ce livre est justement d'aller puiser à cette eau, de remonter de l'oubli vers la mémoire. » Jean-Christophe Bailly

  • Fin 1943, après deux ans de combats lointains et relativement indolores pour les États-Unis, la population américaine qui, jusque-là, soutenait inconditionnellement la décision d'intervenir dans la Deuxième Guerre mondiale, est soudainement frappée d'effroi. La cause de ce vacillement: les violentes images tournées lors de la bataille de Tarawa. La prise de ce minuscule atoll du Pacifique se fait de justesse, en trois jours, au prix de 1 000 morts et de 2 000 blessés du côté américain seulement. C'est le premier carnage essuyé par les boys depuis leur entrée en guerre et c'est aussi la première fois qu'une équipe de cameramen de l'armée filme les combats... et les cadavres.

  • Une relecture inédite, contrastée et vivante de l'une des plus grandes gestes de notre histoire nationale.

    La Résistance est plus qu´une page d´histoire. Le combat contre l´occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu.
    Par exemple, que s´est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l´occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu´est-il advenu, à la Libération, du « Lion du 17e », seul résistant noir de Paris ?
    Il fallait le regard rigoureux d´un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. À la lueur d´archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d´armes de la Résistance, aussi bien en France qu´en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu´alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.

  • Quatre-vingt lettres écrites à son épouse par le Dr Mass, interné au camp de transit de Drancy du 16 octobre 1941 au 31 juillet 1943, nous font entrer dans l´intimité d´un médecin de la cité ouvrière de Maisons-Alfort victime de la persécution antisémite. Pour sa femme Élisabeth et leur fille Gabrielle qu´il aime profondément, le Dr Mass nourrit l´espoir d´une libération, alors que planent parmi les internés juifs, la famine, la terreur d´être fusillé comme otage puis, à partir de mars 1942, la peur d´être déporté.

    Aucune des protections que pourraient lui valoir son passeport roumain, la Roumanie étant un allié du Reich, ni même son état de santé précaire ou sa volonté de tromper ses bourreaux ne lui épargnent la déportation. Envoyé dans les mines de charbon de Jaworzno, Zacharie Mass, à bout de force, est transféré à Auschwitz-Birkenau où il sera gazé et son cadavre brûlé.

    Cet ouvrage saisit de l´intérieur ce que fut la vie dans le camp de Drancy, où transitèrent la grande majorité des déportés juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc, ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy , lui seul est revenu en 1945 après avoir connu la « marche

  • Les Juifs de Tunisie sont les seuls Juifs au monde à être tombés massivement sous le pouvoir de l´Allemagne hitlérienne et à avoir échappé à la Shoah. Pourtant l´anéantissement de cette Communauté était prévu, comme le prouve la présence à la tête des for

  • Alain-André Bernstein, né de parents juifs en mars 1940, est caché dans une famille catholique du Val de Loire dix jours seulement après sa naissance. Grâce à la correspondance conservée par sa mère et retrouvée à sa disparition, il reconstitue ici sa pet

  • À l'aide de témoignages soutenus par un appareil critique extrêmement précis, il est possible de faire oeuvre d'historien. La Tunisie est un pays que la Shoah européenne a effleuré de son souffle et où les persécutions subies par les Juifs du fait des Allemands ont été, hélas, bien réelles, même si les nazis n'ont pu infliger au judaïsme tunisien le traitement spécial réservé aux populations juives tombées sous leur domination. Sachant à quoi ils avaient échappé, les Juifs tunisiens ont eu le tact de ne pas insister sur les souffrances et les angoisses qu'ils ont endurées. Il nous a paru nécessaire de publier, en trois volumes de notre collection, des récits rédigés dès la libération de la Tunisie en mai 1943. Le premier témoignage est celui de Robert Borgel, avocat au barre

  • Un Journal est une source d'exception pour l'historien et pour tous, une approche à l'échelle humaine des conditions d'existence à un temps donné. Lorsqu'il écrit le sien, Otto Gerard (plus tard Gerry) Fischl est un adolescent juif en pleine croissance ca

  • « " Pitchipoï " un nom étrange qui sonnait mal à nos oreilles, nous juifs provençaux bercés dès notre enfance par le patois méridional de Mémé Cohen dont le mari était aconier, un métier typiquement marseillais, avec sa barque de ravitaillement destiné au

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs

  • 1939. Marie a 16 ans et vit avec sa mère, Rose, dans un petit village français, près de Montluçon. Elle profite d'une vie paisible et innocente de jeune fille de la campagne, mais la radio ne cesse de diffuser des nouvelles pour le moins inquiétantes. Il semblerait qu'un conflit entre l'Allemagne et la Pologne en soit à l'origine. La guerre éclate et le monde de Marie s'écroule.

  • Certains feux ne s'éteignent jamais.
    Ils couvent en silence pendant des siècles.
    Jusqu'à ce qu'une braise vienne les raviver.
    Et que le monde s'embrase à nouveau.

  • Quel secret se cache dans ce mystérieux village ?
    Le Conseil est prêt à tout pour le protéger ; tuer tous ceux qui le menacent ne le dérangera pas.
    Armée de ses souvenirs, Pénélope sait qu'elle ne peut compter que sur ses amis pour traverser l'Europe et l'atteindre.
    Toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre. Et si, finalement, la menace venait de l'un des leurs...

  •  21 juin - 8 juillet 1943 : ces deux dates renferment la légende de Jean Moulin. Arrêté à Caluire par Klaus Barbie puis torturé par la Gestapo, le chef de la Résistance est resté silencieux jusqu'à la mort. Sur la base de tous les témoignages et éléments historiques de cette période, Dernier combat raconte les derniers jours que Jean Moulin vécut face à son ennemi. La naissance d'un mythe.

      Extrait :

    « La porte s´ouvre et deux gestapistes se ruent sur moi. Ils me passent des menottes à griffes qui m´entaillent les poignets et me poussent hors de la cellule. Une traction noire avec un soldat au volant attend. On me projette sur la banquette arrière du véhicule qui démarre en trombe. Je connais ma destination. La voiture s´arrête devant un bâtiment imposant protégé par des barbelés. Je grimpe un étage puis on m´arrête devant une porte. Je devine que derrière elle m´attend celui qu´on appelle le boucher de Lyon. »   Nathan Saint-Cames est un jeune auteur de 28 ans, originaire du sud-ouest et vivant à Bordeaux. Il signe avec Dernier Combat son premier roman. Passionné par l'histoire et la littérature du XXe siècle, il trouve son inspiration auprès des grands hommes qui ont façonné le monde physique et intellectuel contemporain. Jean Moulin, 70 ans après sa disparition, est le premier d'entre eux.


     

  • Jacques Saurel, Jahrgang 1933, hätte ohne weiteres das gleiche Schicksal erleiden können wie zahlreiche Kinder von Eltern, die in der Zwischenkriegszeit aus Polen nach Frankreich ausgewandert waren: Auschwitz und die Gaskammer. Seinem Vater verdankt er es, zunächst nicht behelligt worden zu sein: Dieser hatte sich freiwillig zum Militärdienst verpflichtet, war in Kriegsgefangenschaft geraten und deswegen - wie auch seine Familie - durch die Genfer Konvention geschützt. So wurden Jacques, seine ältere Schwester (die jüngste war versteckt) und sein kleiner Bruder drei Monate lang in Drancy interniert und dann mit ihrer Mutter in das "Sternlager" von Bergen-Belsen deportiert.

  • La vérité sur la fin des grands dignitaires du régime nazi
    À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'ouverture du procès de Nuremberg, le 20 novembre 1945, voici le parcours d'une trentaine de hauts dignitaires du régime nazi, de leur engagement au service du Führer jusqu'aux dernières heures qui ont précédé leur mort.

    C'est au cours des derniers instants qu'une question essentielle se pose : ces hommes ont-ils compris, au crépuscule de leur existence, le but ultime du projet dévastateur et inhumain de Hitler ?
    Certains n'ont pas vu la fin de la guerre, qu'ils aient été assassinés sur ordre du Führer lui-même - comme Röhm trahi au cours de la Nuit des longs couteaux ou encore Rommel, fidèle parmi les fidèles -, ou bien victimes de la Résistance comme Heydrich, dont le meurtre sera payé le prix fort par les Tchèques et les Polonais à l'été 1942. À la toute fin de la guerre, nombreux sont ceux qui trouveront la mort : volontairement, à l'image du Führer, comme c'est le cas de Göring, Himmler ou encore Goebbels - qui condamne avec lui ses cinq enfants au suicide -, ou suite à leur condamnation à la peine capitale au procès de Nuremberg : douze hommes, dont Rosenberg, Jodl ou Kaltenbrunner.
    D'autres ont survécu : qu'ils aient été emprisonnés, comme Hess et Speer dans la prison de Spandau, ou bien rattrapés par la justice des hommes de nombreuses années après - Eichmann et Barbie en sont les figures les plus emblématiques, bien sûr. Enfin, nombreux sont ceux qui ont échappé à toute forme de procès : le terrible docteur Mengele en est évidemment l'un des exemples les plus outranciers.
    Luc Mary et Philippe Valode tentent, à travers ces pages, de comprendre comment ces hommes ont été emportés dans cette entreprise de mort et ce qui a pu les déposséder si complètement de tout sens critique.

  • Discours

    Simone Veil

    « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six

  • Si Jacob Alsztejn brise ici le silence qui fut le sien, c´est pour son petit-fils, Jonathan. Son témoignage, dense et franc, nous plonge au coeur de la plus grande tragédie du xxe siècle : l´extermination planifiée et systématique des Juifs d´Europe pa

  • In this book, Odette Spingarn gives us a first-hand account of the various camps of the "final solution" she passed through after being arrested with her parents in a village in Corrèze, France on 31 March 1944: the Périgueux barracks, Drancy transit camp, Auschwitz II-Birkenau extermination camp - where her mother died - one of its sub-camps, Kanada , where she sorted murdered deportees´ clothing and, finally, the Zschopau campfactory in Saxony, Germany, to which she was moved in early October 1944.


    As the Allies approached in April 1945, she and her fellow slave laborers, all of them women, were packed into boxcars bound for a death camp. Odette took her fate into her hands and jumped out of the train, embarking on a long odyssey that she describes in detail. In the end, a German woman saved her life.


    Back in France, Odette´s youth and unshakeable optimism enabled her to build a new life, study, have a career and start a family.

  • Un enfant juif polonais survivant de la Shoah est une exception et son parcours va de pair. Ainsi Henri, né à Demblin en 1933, a connu l´invasion nazie, les persécutions, la première déportation des Juifs de sa ville dont sa soeur et son frère sont victimes, le ghetto de Varsovie, puis la disparition de son père convoqué à la Kommandantur et la seconde déportation à laquelle il se soustrait de justesse. Il n´échappe pourtant pas au camp de travail de Demblin, à celui de Czestochowa où il est déporté avec son grand-père, et au camp de concentration de Buchenwald. Enfin, il vit la libération au camp-ghetto de Terezin, au terme d´un transport de trois semaines auquel son aïeul chéri ne survit pas.

    Après guerre, Henri, rétabli du typhus, retrouve sa mère avec qui il parvient à quitter la Pologne communiste pour Paris.

    Ce n´est que 50 ans plus tard qu´il accepte, pour ses petits-enfants, de raconter sa « guerre ». Le résultat est un cahier d´écolier manuscrit, bouleversant, où il retrace, avec un style poignant de sincérité, ce qu´il a vu et ressenti à hauteur de l´enfant qu´il était. Sans éluder les blancs de sa mémoire, il donne des flashs, analyse ce qu´il ressent, ce qu´il comprend et ce qui lui échappe parce qu´il est un enfant.

    Un témoignage probe, d´une force unique.

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu´il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fu

  • Nicolas Roth est né dans la ville hongroise de Debrecen en 1927. Elevé dans la tradition orthodoxe, il verra à l´âge de deux ans sa soeur et son plus grand frère émigrer en France puis le second en Palestine.Son père, tailleur respecté dans la petite bourgeoisie environnante, l´élèvera avec sa dernière soeur dans un certain confort, mettant au premier plan les lois juives et l´étude du talmud.Il nous livre ici une description remarquable et détaillée de la vie d´une communauté juive en Hongrie après la Première Guerre mondiale et leur participation massive à l´effort de guerre, en nous décrivant tant ses désillusions que l´image qu´elle reflète à la population « magyar » non juive.A tra

  • Pierre Goltman est adolescent lorsqu´il est arrêté par la Gestapo avec son père, le 27 mai 1944. Commence alors pour eux une descente aux enfers, au coeur de la folie exterminatrice nazie.
    Fuyant la région parisienne lors de l´Exode, la famille Goltman avait trouvé refuge dans l´Allier, à Néris-les-Bains. Le sort de Pierre et de son père sera scellé par la dénonciation d´un collaborateur qui les fera arrêter comme complices de la Résistance locale. C´est comme juifs qu´ils seront transférés, après quelques jours de prison, au camp de Drancy, puis déportés à Auschwitz (convoi n° 76, 30 juin 1944).
    Sur la rampe d´Auschwitz II-Birkenau, Pierre et son père échappent, contrairement à la très grande majorité des arrivants, à la sélection, synonyme de mort immédiate dans la chambre à gaz. Pour eux, ce sera l´enfer concentrationnaire du camp d´Auschwitz III-Monowitz lié à l´énorme complexe industriel de la Buna. Là, ils sont réduits à un matricule et contraints aux travaux les plus durs et les plus dangereux, travaux que les nazis « réservent » aux Juifs. Dans ce monde où règne l´arbitraire, ils souffrent de la faim, des coups et du manque d´hygiène. Cette stratégie nazie de la mort lente aura raison du père de Pierre.
    Paradoxalement, Pierre doit sa survie à l´état d´extrême faiblesse dans lequel il se trouve au moment de l´évacuation d´Auschwitz (18 janvier 1945). En effet, les Allemands le laisseront pour mort à l´« infirmerie » de Monowitz, non loin de Primo Levi. Il échappera ainsi aux « marches de la mort » auxquelles il n´aurait pas survécu. Après de longs mois de convalescence, Pierre parvient à revenir dans le monde des vivants. Il a retrouvé sa mère mais d´autres membres de sa famille n´ont pas survécus à la Shoah. Il redeviendra le très bon élève qu´il fut avant la guerre et réussira ses études brillamment. De son voyage en enfer, il aura puisé une force de caractère et un goût pour la vie exceptionnels.

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