• ça va changer avec vous !

    Julien Vidal

    • First
    • 24 Octobre 2019

    vous n'êtes plus seul... et ça va changer avec nous !
    Je suis parti d'un constat simple basé sur ma propre expérience : je suis beaucoup plus heureux depuis que j'agis en accord avec mes convictions. Alors soyons fiers de nos valeurs écocitoyennes car chacun peut participer à la construction d'une société plus durable et plus solidaire.
    Vous avez en main le kit complet pour :
    comprendre pourquoi il est urgent d'agir,
    répondre à ceux qui ne croient pas à l'urgence climatique et à notre capacité d'action,
    savoir par où commencer,
    donner envie aux autres de vous rejoindre dans votre aventure !

  • Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l'environnement se sont transformés en pollutions globales. Le climat se réchauffe, les mers s'acidifient, les espèces disparaissent, les corps s'altèrent : en rendre compte d'un point de vue historique permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement face à un processus qui semble devenu inéluctable. Car le grand mouvement de contamination du monde qui s'ouvre avec l'industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles successifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles. En embrassant l'histoire des pollutions sur trois cents ans, à l'échelle mondiale, François Jarrige et Thomas Le Roux explorent les conflits et l'organisation des pouvoirs à l'âge industriel, mais aussi les dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.
    François Jarrige est maître de conférences à l'université de Bourgogne. Il a notamment publié Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences (La Découverte, 2014).
    Thomas Le Roux est chargé de recherches au CNRS (CRH-EHESS). Il est notamment l'auteur de Le Laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770-1830 (Albin Michel, 2011).

  • Un triptyque écologiste qui raconte l'amour filial à travers le destin des abeilles.
    Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l'apiculture réveille son orgueil déchu : pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.
    Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée par l'inquiétante disparition des abeilles ?
    Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d'un avenir meilleur. Mais, lorsque ce dernier est victime d'un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l'humanité.

    1 autre édition :

  • Comment les Gwich'in, une société de chasseurs-cueilleurs athapascans du nord-est de l'Alaska, parviennent-ils à se défendre face à l'Occident et à ses crises ? La beauté de cet ouvrage, servi par un style d'écriture subtil et rapide, et l'émotion qu'il procure, viennent de la stupéfiante présence de l'auteur, restée deux ans sur le terrain, constamment attentive à ce qui lui arrive, à ce qu'elle ressent, à ce qu'elle comprend ou non.
    C'est l'hiver et la température avoisine les moins quarante degrés. Les yeux levés vers les aurores boréales qui animent le ciel arctique, nous écoutons. Le chasseur commence à siffler dans leur direction. C'est un son continu, aigu mais contenu, qui résonne dans le silence de la nuit polaire. Qui appelles-tu ? Elles, les aurores, et ceux qui transitent avec elles, les esprits des disparus, des hommes, des animaux, des plantes, qui courent sur un ciel glacial dans les explosions de couleurs.
    Qui sont ces hommes qui se nomment eux-mêmes les Gwich'in et peuplent les forêts subarctiques ? Sont-ils encore de fiers guerriers qui poursuivent les caribous jusque sur l'échine arctique de la Terre, ou ressemblent-ils plutôt à des humains dévastés par la colonisation occidentale qui titubent dans les rues verglacées des villes du Nord sous les effets de l'alcool ? Et que dire du territoire qu'ils habitent, l'Alaska contemporaine ? Cette terre demeure-t-elle fidèle aux images de nature sublime et préservée qui peuplent nos esprits d'Occidentaux, ou disparaît-elle face aux réalités énergétiques, politiques et économiques qui la transforment en un champ de bataille jonché de mines à ciel ouvert et d'exploitations pétrolières ?
    À l'heure du réchauffement climatique, aucun de ces clivages ne subsiste. Les mutations écologiques du Grand Nord sont telles qu'elles brouillent le sens commun et balayent toutes les tentatives de stabilisation, de normalisation et d'administration des écosystèmes arctiques et de leurs habitants. Loin de toute folklorisation indigéniste et de tout manifeste écologiste, ce livre s'attache à retranscrire les réalités des hommes qui parlent encore à l'ombre des arbres et sous le sceau de leur secret. Les âmes sauvages de l'Alaska sont celles qui se meuvent dans les plis d'un monde en révolution, et qui font de la métamorphose continuelle des choses et de l'incertitude des êtres un mode d'existence à part entière.

  • Cancers, broncho-pneumonies, asthmes... C'est aussi par la santé que nous prenons conscience des ravages de la pollution. Nos ancêtres de même : la première grande pollution date de la Belle Époque et fut consécutive à la révolution industrielle. Poussières de houille, traitement inexistant des eaux usées, exploitation animale provoquèrent anthracoses, fièvres typhoïdes, tuberculoses et autres grandes faucheuses.

    Par la force des choses, les premiers médecins hygiénistes sont donc écologistes. Avec l'aide des ingénieurs, ils luttent contre la pollution de l'air, le gâchis d'eau potable, les montagnes de déchets. Déjà obsédés par le recyclage, ils exploitent l'« engrais flamand », celui des humains, qui fait un bon compost, et mettent au point les stations d'épuration biologique.

    Le front sur lequel ils seront le plus performants ? La microbiologie. Et Semmelweis d'inventer les gestes barrières, Pasteur, le vaccin contre la rage, Koch, un faux remède contre le bacille qui porte son nom...

    Ce qui revit sous la plume de Pierre Darmon, c'est le monde du fog londonien, des chiffonniers de Paris, de Mary « Typhoid » la cuisinière porteuse saine. Où l'on verra que la concurrence entre médecins ne date pas d'aujourd'hui, pas plus que les foules confinées opposées aux mesures sanitaires et aux vaccins.

    Un panorama captivant et éclairant sur les rapports entre environnement et santé.

  • Le premier roman qui va vous faire voir la vie en vert !
    Corinne, quinquagénaire fraîchement divorcée, vite à 100 à l'heure entre son entreprise de wedding planner et les hommes qu'elle croque allègrement, surtout s'ils ont la moitié de son âge. L'écologie ? Elle a déjà du mal à prendre soin d'elle, alors s'occuper de la planète, très peu pour elle !
    Sa fille Amandine est complètement perdue en école de commerce. Gagner beaucoup d'argent comme ses parents, pour quoi faire ? Elle a besoin d'autre chose... reste à savoir quoi exactement.
    Leur voisine Charlotte est une écolo engagée à tendance radicale. Jeune maman trentenaire, elle fait de son mieux pour laisser l'empreinte la plus légère possible sur terre. Chez elle, tout est bio, local, de saison, fait maison, zéro déchet... Ce qui a le don d'amuser, voire agacer, son compagnon Alexandre. Au cours d'une année, au fil des rencontres et des saisons, chacune va faire ses propres expériences et découvrir qu'une autre façon de vivre est possible. Parfois, il suffit d'un rien pour modifier ses habitudes, être en harmonie avec la nature, les autres... et avant tout soi-même !

  • À cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan de notre décor séculaire et monte sur scène, au premier plan. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols : tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Gaïa est le nom du retour sur Terre de tout ce que nous avions envoyé off shore. Nous sommes ces Terriens, qui se définissent politiquement comme ceux qui se préparent à regarder Gaïa de face.
    James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions.
    Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous.
    L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux.
    En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie.


  • Le texte inédit de la conférence qui a donné naissance au chef-d'oeuvre de Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois. Des sujets plus que jamais au coeur des débats contemporains.

    Walden est l'un des deux seuls livres publiés par Henry David Thoreau (1817-1862), et celui qui a fait sa renommée. Mais la version que nous connaissons est le fruit d'un long travail de réécriture qui va s'échelonner sur sept ans et autant de moutures jusqu'à une refonte complète organisée en chapitres. Or, Walden ne fut pas pensé comme un livre à l'origine, mais bel et bien comme le texte d'une conférence expliquant, pour satisfaire la curiosité de ceux qui venaient lui rendre visite ou qui s'interrogeaient sur son mode de vie, ce qu'était le quotidien de cet ermitage volontaire. Par ce texte originel, Thoreau entendait oeuvrer à l'édification de ses concitoyens en exaltant pragmatiquement l'autosuffisance. Contrairement au livre que nous connaissons, écrit plusieurs années après la fin de son expérience au bord de l'étang de Walden, Thoreau a écrit cette première version, qui n'est pas organisée en chapitres ni même structurée comme le texte définitif, lors de son séjour dans sa cabane. En publiant ce Walden originel, cette " History of Myself " rédigée sur le vif, on touche au coeur de la philosophie vécue de Henry David Thoreau. En cette année du bicentenaire de sa naissance, la parution de cette " vie dans les bois " inédite constitue un véritable événement. Ce Walden première version échappe à l'écueil du didactisme, pour aller à l'essentiel, à cette leçon de vie à portée de tous, à condition de l'adapter chacun à soi-même, qui permet cette " libération ultime " de l'esprit dont parle les Hindous, à laquelle on peut parvenir, nous démontre Thoreau, grâce à cette liberté acquise au contact de la vie sauvage.

  • En déclarant la mort de la nature, nombreux sont ceux qui voient dans l'Anthropocène l'opportunité de prendre enfin les commandes d'un système-terre entièrement modelé par les humains.
    À rebours de cet appel au pilotage global, Virginie Maris réhabilite l'idée de nature et défend la préservation du monde sauvage. Elle revisite pour cela les attributs de la nature que les fantasmes prométhéens du contrôle total s'appliquent à nier : son extériorité, en repensant la frontière entre nature et culture ; son altérité, en reconnaissant la façon dont les non-humains constituent leurs mondes tout comme nous constituons le nôtre ; et enfin son autonomie, en se donnant les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
    L'auteure invite à remettre au cœur de la réflexion sur la crise environnementale la nécessité de limiter l'emprise humaine sur la planète, en redonnant toute sa place au respect de cette nature indocile qui peuple nos paysages, nos imaginaires, et qui constitue finalement l'autre face de notre humanité.
    Virginie Maris est philosophe de l'environnement au CNRS. Elle travaille au Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) à Montpellier. Ses travaux portent sur la biodiversité, les sciences de la conservation, les valeurs de la nature ou encore les rapports entre écologie et économie. Elle est l'auteure de Philosophie de la biodiversité. Petite éthique pour une nature en péril (Buchet-Chastel, 2010) ainsi que de Nature à vendre. Les limites des services écosystémiques (Quæ, 2014).

  • Les photographies de Sebastião Salgado ont fait le tour du monde. Ses images en noir et blanc, ses portraits d'anonymes, notamment de travailleurs ou de réfugiés, sont connus pour la beauté de leurs lumières, leur force et la dignité des êtres qui s'y exprime.
    En 2013, après huit années de reportages, il crée l'événement avec " Genesis ", une série d'expositions en Europe, au Brésil, au Canada et aux États-Unis, où il montre des endroits de la planète encore préservés de l'industrialisation. Un hymne à la nature. Et de ses paysages, ses portraits d'animaux ou bien d'hommes et de femmes qui vivent à l'écart de la civilisation moderne, c'est toujours le même humanisme qui se dégage.
    Dans ce livre, Sebastião Salgado témoigne pour la première fois de ses engagements de militant et ses convictions de photographe, non pas avec des images, mais avec des mots. Remontant le cours de ses reportages - dans plus de cent pays - et de son histoire, on le suit du Brésil à Paris où Lélia Wanick Salgado, son épouse, et lui ont fondé l'agence Amazonas Images. Nous racontant leur travail pour monter des reportages au long cours, sur plusieurs années - objet d'expositions, de livres et de publications dans la presse internationale -, il nous livre son amour de la photographie et nous promène à travers le monde qu'il ne cesse de sillonner, pour aller voir, comprendre et témoigner.

  • Dans notre monde radicalement artificialisé, seuls les animaux, peut-être, en nous rappelant ce qu'a été la Nature, nous permettront de nous souvenir de notre propre humanité. Mais saurons-nous vivre avec eux ? Le savons-nous ? Le voulons-nous encore ?D'une part l'abattage de masse, industrialisé, des animaux leur inflige une terreur et une souffrance insoutenable, que nous ne voulons pas voir. Mais, de l'autre, l'élevage, après dix mille ans d'existence, est aujourd'hui de plus en plus souvent décrit comme une nuisance. Accusé d'être la cause de dommages majeurs à l'environnement, à notre santé et aux animaux eux-mêmes, il semble condamné à disparaître rapidement. Or cette condamnation repose sur une confusion entre " élevage " et " productions animales ". L'élevage est un rapport historique multimillénaire de vie et de travail avec les animaux tandis que les productions animales, elles, ont 150 ans ; elles sont nées avec le capitalisme industriel et n'ont qu'une seule raison d'être : le profit.Cet ouvrage a pour but d'aider le lecteur à comprendre les enjeux de notre relation aux animaux d'élevage, mais aussi, plus largement, aux animaux domestiques. Qu'est-ce que l'élevage ? Quelles différences entre " élevage " et " productions animales " ? Quelle est la place de la mort dans le travail avec les animaux ? Peut-on améliorer le sort des animaux dans les systèmes industriels ? Faut-il " libérer les animaux ", comme le proposent certains philosophes ?L'enjeu est de taille. Si, comme il est permis de le penser, le rapport aux animaux est un des meilleurs indices de notre degré de civilisation et d'humanité, si la capacité des Hommes à coexister pacifiquement dépend de leur capacité à vivre en paix et dignement avec les animaux, alors sauver l'élevage en évitant son assujettissement au système d'exploitation et de mise à mort industrielle pourrait se révéler comme une des plus belles utopies du XXIe siècle.

  • Les avancées récentes de l'anthropologie l'ont amplement démontré : la partition nature/culture qui fonde l'ontologie moderne occidentale et qui s'est imposée partout n'est pas la seule façon d'être au monde, encore moins la forme ultime de la civilisation. Un tel dualisme, qui sépare corps et esprit, émotion et raison, sauvage et civilisé, acteur et chercheur, humains et autres qu'humains, nous empêche de nous vivre comme partie du monde et nous conduit à le détruire. Dès lors, le projet émancipateur ne saurait se limiter à " changer le monde ". Il s'agit aujourd'hui de changer de monde.
    Des mouvements indigènes du Sud aux "zones à défendre" (ZAD) du Nord, les conflits politiques renvoient à des visions divergentes quant à la composition du monde et aux façons d'en prendre soin. Autrement dit, à un conflit ontologique. Comment, à l'heure de la crise écologique et face à l'échec de la mondialisation, penser cette dimension ontologique de la politique ? Comment engager notre transition, en dialogue avec luttes des peuples non-occidentaux et les cosmologies non-modernes, pour habiter en conscience le plurivers, ce monde des mondes qu'est notre planète ?
    Arturo Escobar, d'origine colombienne, est professeur d'anthropologie à l'université de North Carolina aux États-Unis. Il est mondialement connu pour sa critique du développement et d'une domination occidentale responsable de l'appauvrissement des mondes (Encountering development, 1996 ; World Anthropologies, 2006).
    Texte adapté avec la collaboration de l'auteur, préfacé et traduit par Roberto Andrade Pérez, Anne-Laure Bonvalot, Ella Bordai, Claude Bourguignon et Philippe Colin (collectif l'Atelier La Minga), avec l'appui du Réseau d'études décoloniales.
    Postface par Anna Bednik, membre du collectif ALDEAH (Alternatives au développement extractiviste et anthropocentré) et auteure de Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature (Le Passager clandestin, 2016).

  • Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l'occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d'une société d'abondance. Apprenons à devenir des " partageux " ! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire.
    À partir d'un (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes. L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

  • Face à la destruction de la planète, l'heure est à l'autolimitation. Mais nous remettre à l'école de l'ascèse est d'abord une spiritualité. La décroissance vaut parce qu'elle est félicité. Un traité du mieux-être pour le monde et pour tout le monde.
    Le projet de ce livre ? Raconter simplement la vie de gens simples. Cet ouvrage dévoile en effet l'incroyable histoire de personnes qui, aujourd'hui en France, tentent de préserver la création dont ils ont hérité, et qu'ils devront léguer en bon état à leurs enfants.
    Entre juin 2016 et août 2017, Mayeul Jamin a traversé la France pour rencontrer ces hommes et ces femmes qui ont eu la gentillesse de lui accorder un moment, afin de lui faire découvrir l'étonnante vie qu'ils avaient choisie. S'ouvre ainsi une galerie formidable de portraits, et des conversations pleines d'humanité et d'espoir. Avec Ségolène, restauratrice de livres anciens ; Luc, troubadour des temps modernes et ancien candidat de The Voice ; Daniel, astro-poète boulanger ; Josué, fabriquant autodidacte de yourtes contemporaines ; ou encore Massoud, maçon rénovateur de châteaux... Tous vivent simplement, différemment de la norme peut-être, mais dans une joie qu'il est impossible de nier. Leur vie, dans des petits villages, des communautés, des monastères, des abbayes, est la preuve qu'un autre monde est possible - aujourd'hui et maintenant.
    Le manuel pratique de l'autolimitation et de la décroissance.
    L'atlas français des nouveaux modes de vie.

  • La forêt des 29

    Irène Frain

    Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rajahs rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l´avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au coeur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l´orgueil et de la richesse, la douleur de l´amour trahi. Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n´est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l´application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs.

    La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école. Dès 1500, l´Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l´eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix.

    Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse. Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s´enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l´imitent et sont massacrées. D´autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Ce massacre semble ne jamais devoir finir. Mais à la 363e victime, le chef de l´armée, écoeuré, renonce. Et le maharadjah, troublé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts.

    Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c´est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du légendaire Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes, qui font actuellement figure de pionniers de l´écologie moderne, et donnent à ce roman flamboyant des allures de conte initiatique.

  • Devant les dangers de l'urbanisation planétaire, des propositions réalistes d'écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de chaque homo urbanus de la planète. Un essai nourri d'histoires étonnantes puisées au fil d'une longue expérience curieuse de la " chose urbaine ", sous ses multiples formes territoriales, par l'un des meilleurs spécialistes du domaine.
    En ce début de siècle, un constat s'impose : l'urbanisation est planétaire. Un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout, avec son cortège de normes de consommation, de comportements types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes.
    C'est cette révolution aux expressions paradoxales que Thierry Paquot explore ici sous ses multiples formes territoriales - bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus... L'auteur pointe les défis à relever : la " bonne " occupation des sols face à l'extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la " bonne " manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives...) ; la " bonne " façon d'assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la " bonne " gouvernance, qui exige l'invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la " bonne " habitabilité entre soi et les autres.
    Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus peut assurer à tous un devenir urbain.

  • Du jardin d'Éden à la " petite république " de la ferme de Jefferson, des hortillonnages médiévaux d'Amiens à l'agriculture urbaine de Savannah, en passant par les kibboutz, les jardins ouvriers ou les jardins partagés urbains, et bien d'autres épisodes tous plus inventifs les uns que les autres, ce livre examine ce qui, dans les relations entre l'agriculteur ou le jardinier et la terre cultivée, favorise la formation de la citoyenneté, une puissance de changement considérable.
    On a l'habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l'usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
    À l'opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise l'essor des valeurs démocratiques et la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d'expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d'Éden qu'Adam doit " cultiver " et aussi " garder " à la " petite république " que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des " guérillas vertes " aux jardins partagés australiens.
    Cultiver la terre n'est pas un travail comme un autre. Ce n'est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C'est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu'on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L'agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l'écologie démocratique.

  • D'un côté, 3 milliards de gens vivent dans des conditions indignes de l'humanité. Enseignement, santé, énergie, eau, alimentation, mobilité, logement : individuellement leurs besoins sont modestes mais, au total, ils sont énormes. Comment les satisfaire sans augmenter la production ? De l'autre, deux cents ans de productivisme ont mené le système climatique au bord de l'infarctus. La réalité nous impose de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre. Donc la production matérielle. Comment stabiliser le climat tout en satisfaisant le droit légitime au développement de celles et ceux qui n'ont rien, ou si peu... et qui sont en même temps les principales victimes du réchauffement ? C'est le casse-tête du siècle.
    Dans ce livre, Daniel Tanuro propose de réconcilier l'écologie et le projet socialiste, parce que le capitalisme ne saura rien résoudre. Si l'on n'est pas capable d'articuler lutte sociales et écologiques, le capitalisme causera des catastrophes humaines et environnementales de grande ampleur. Quelles erreurs ceux qui se réclament du socialisme ont-ils commises pour que cette articulation semble aujourd'hui si difficile ?

  • Un éclairage complet sur le concept récent d'empreinte écologique, un outil et un indicateur désormais au centre des débats sur le développement soutenable.
    Peut-on mesurer la durabilité écologique d'une nation de manière claire et synthétique ? Est-il possible, à l'instar du PIB, de résumer une réalité aussi complexe en un seul chiffre ? C'est pour répondre à ces questions que l'empreinte écologique a été inventée au début des années 1990. Mobilisant des centaines de données statistiques et scientifiques, cet ingénieux système de comptabilité a permis de démontrer que l'économie mondiale consommait davantage de services issus de la biosphère que celle-ci était capable d'en régénérer. Il a également servi à révéler les inégalités environnementales, en montrant par exemple qu'il faudrait plusieurs planètes pour répondre aux besoins de l'humanité si le modèle de consommation occidental venait à se généraliser.
    Dans cet ouvrage, les auteurs reviennent dans le détail sur les tenants et les aboutissants de cet indicateur, que de nombreux écologistes ont élevé au rang de véritable totem. Ils en révèlent les forces, mais aussi les limites. Plus encore, dans cette nouvelle édition, ils montrent que la famille des empreintes environnementales s'est largement développée au cours des dernières années, permettant d'affiner notre appréhension des limites planétaires.

  • Vous aurez une furieuse envie d'inventer le monde de demain ! Le nouveau roman de Jérôme Leroy Le monde de la Douceur vient d'entrer dans sa quatrième génération. Dans la Douceur, il n'y a plus de téléphones portables, plus de pollution, plus de cadences effrénées, l'idée même de profit a disparu. Macha-des-Oyats, qui a cent sept ans, est née au tout début du 21e siècle. Elle est l'une des dernières personnes à avoir connu l'époque ultraviolente et morose du monde de la Fin. Alors, pour les jeunes qui le lui demandent, Macha accepte de raconter sa jeunesse, son amour perdu, sa fuite vers un idéal...

  • Quelque chose a changé dans notre rapport aux animaux. La " cause animale " est à l'ordre du jour, et le vivant humain est désormais plus essentiellement animal qu'humain. Cela s'appelle un zoocentrisme : au centre de notre humanité, l'animalité.
    En apparence, nous avons tout à gagner à cette nouvelle image de l'homme. Elle nous vient de la biologie de l'évolution, qui nous a situés, quelque part dans l'ordre des primates, en bonne compagnie avec nos cousins les grands singes. Elle est aussi un appel à réformer et à moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons : on respecte d'autant mieux qui nous ressemble. Enfin l'animalité humaine fait de nous des esprits forts, qui ont su en finir avec les dualismes et les grands partages métaphysiques d'antan. Bref : c'est à tous égards une pensée progressiste, car ouverte à la science, généreuse envers les animaux, et philosophiquement éclairée. Il se pourrait pourtant que ces raisons d'en finir avec la différence homme-animal ne soient qu'un ensemble de pensées bancales qui, entre oubli des sciences humaines, réduction de la vie humaine à sa seule vulnérabilité et déni de ce que nous vivons en première personne, composent finalement le portrait idéologique d'un progressisme stérile.
    Pouvons-nous échapper au " complexe des trois singes ", ces trois façons de méconnaître ce que nous vivons et faisons comme vivants humains ? Et pouvons-nous imaginer un progressisme de vérité conscient de tout ce que nous devons aux animaux sans pour autant renier ce que nous sommes ?
    Étienne Bimbenet est professeur de philosophie contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne. Il est notamment l'auteur de L'Animal que je ne suis plus (Gallimard, 2011), et de L'Invention du réalisme (Cerf, 2015).

  • La France n'a pas attendu les années 1970 pour s'intéresser à l'environnement. L'Américaine Caroline Ford, dans cet essai novateur, montre la vivacité du débat français sur la nature de 1800 jusqu'aux années 1930. Scientifiques, politiques et artistes rivalisent d'initiatives et d'interventions. Bien au-delà de l'Hexagone.
    Tout au long du XIXe et du XXe siècle, la guerre, les bouleversements politiques et les désastres naturels - particulièrement les grandes inondations de 1856 et de 1910 à Paris - ont provoqué l'inquiétude grandissante des Français. La déforestation, l'urbanisation et l'industrialisation agitèrent l'opinion dès le règne de Napoléon Ier, suscitant de nombreuses interventions de l'État (l'administration des Eaux et Forêts) ou de la société civile.
    Non seulement les naturalistes et les scientifiques mais aussi les politiques, les ingénieurs, les écrivains et les artistes se passionnèrent pour la cause environnementale. Le triomphe de la peinture " au grand air " et de l'impressionnisme au temps des chemins de fer et de l'industrialisation n'est pas un hasard... Et que dire du projet de " verdir Paris " et les grandes villes, cher au Second Empire ?
    L'expansion coloniale fut elle aussi propice au développement de la conscience environementale notamment en l'Algérie, qui devint un laboratoire en ce domaine. Et c'est au tout début du XXe siècle que la France mit en place un arsenal juridique visant à protéger l'environnement (création de parcs naturels, de réserves, etc.). C'est elle qui, la première, appela la communauté internationale à coopérer sur le sujet.
    Avant cet ouvrage fondateur, il n'existait pas d'étude synthétique du " souci de la nature " propre à la France. Personne jusqu'à présent n'a si finement étudié l'arsenal intellectuel et juridique déployé à la fois dans l'Hexagone et dans son empire colonial.

  • Le carbone est bien plus qu'un élément chimique : un être multiple, à la fois naturel, social et culturel. Le charbon, le graphite, le diamant, le graphène, autant d'avatars du carbone que nous rencontrons quotidiennement, tant dans les phénomènes de la nature que dans les aventures humaines. L'impact du dioxyde de carbone sur le changement climatique est loin d'épuiser son rôle et le carbone n'est pas un démon extrait du sous-sol par l'humanité et qui se retournerait contre elle. Il inspire bien d'autres histoires, à commencer par celle de la vie, dont il constitue un élément essentiel grâce à sa versatilité chimique. Les nombreux modes d'existence du carbone se déploient sur diverses échelles de temps, depuis les éphémères réactions nucléaires jusqu'à l'âge de l'Univers en passant par des durées dont certaines coïncident avec celle de l'histoire humaine. Ainsi, les vies du carbone nous invitent à repenser la nôtre.
    Ce livre singulier, qui traite de phénomènes tantôt quotidiens et familiers, tantôt méconnus et mystérieux, combine avec originalité le style narratif de la biographie avec celui de la meilleure vulgarisation scientifique.
    Bernadette Bensaude-Vincent est professeure émérite à l'UFR de philosophie à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Elle est membre de l'Académie des technologies et de plusieurs comités d'éthique. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages.
    Sacha Loeve est maître de conférences à l'université Jean-Moulin-Lyon 3. Ses travaux de recherche concernent la philosophie des techniques et la technologie.

  • Il n'y a pas d'alternative aux politiques libérales ? Réveillez-vous, le monde a changé ! Si vous plongez dans les travaux de recherche des économistes, dans les gros rapports des institutions internationales, voici ce qui ressort : il y a trop d'inégalités, trop de finance, les salaires ne progressent pas assez, il faut plus d'investissements publics, lutter contre les paradis fiscaux et promouvoir la lutte contre le changement climatique !
    Le libéralisme économique a perdu la bataille intellectuelle. Il peut perdre la bataille politique. Une mondialisation régulée, c'est possible, une finance au service de l'économie aussi. L'Europe n'empêche pas les politiques nationales : la France peut développer sa propre politique industrielle, faire reculer le chômage, réduire les inégalités, sortir du " tout croissance ". Et pas besoin d'en passer par le rejet de l'autre, comme Trump, ou par le rejet de l'Europe, comme avec le Brexit. On peut, aujourd'hui, suivre une voie progressiste et écologique sans sortir de la mondialisation ou de l'Europe.
    Un corpus impressionnant de travaux donne désormais les armes intellectuelles pour définir en France, en Europe, une autre politique économique. Il fallait en faire la synthèse, organisée, pédagogique, accessible. C'est fait.

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