• Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires et dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Enfant trouvé, fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l-a dépouillé et qui le rejette.
    Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la «comédie humaine», dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide.

    Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang.
    Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant.
    Paul Morand.

    Edition de Stéphane Vachon. 

  • Et si Napoléon ne devait pas seulement sa gloire à ses conquêtes, mais à son extraordinaire bravoure face aux dangers ? David Chanteranne nous raconte ces douze moments méconnus, où le plus célèbre des empereurs s'est imposé en héros immortel face à ses contemporains en échappant de peu à la mort : une épidémie de peste qui décime son armée en Égypte en 1799 ; un attentat à la bombe dans les rues de Paris, la veille de Noël, en 1800 ; une balle perdue qui l'atteint lors de la bataille de Ratis-bonne en 1809 ; un homme qui voulait le poignarder à Vienne la même année ; un suicide manqué au château de Fontainebleau en 1814 ; ou encore son miraculeux sauvetage par les soldats de sa garde à la bataille de Waterloo en 1815. À la faveur de ces spectaculaires mises en abîme, ce livre revisite, autour de Sainte-Hélène et sous une forme totalement inédite, l'existence d'un des plus grands héros du XIXe siècle et de la France.  

  • Nous avons tous en nous un peu de Napoléon sans pour autant être mégalomanes. Mais ce n'est pas l'aspect glorieux, militaire, conquérant le plus fascinant chez lui ; ce sont ses échecs. De Napoléon, Chateaubriand a écrit qu'il était « le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine ».
    Ses fêlures, ses échecs sont des leçons de résilience, de renaissance. Il y a en lui un écorché vif, un marginal, un rebelle, un mélancolique, parfois suicidaire, mais d'une volonté sans faille et d'une force de travail sans limite.
    Dans ce livre, sans doute l'un des plus originaux et percutants de cette année de commémoration napoléonienne, Philippe Perfetinni raconte comment Napoléon lui a sauvé la vie. Né à Ajaccio, à deux pas de la maison des Bonaparte, Philippe Perfettini a eu une adolescence d'écorché vif et multiplié les échecs scolaires. Dans sa jeunesse de punk, il ne s'est nullement intéressé à Napoléon jusqu'à un jour de 1997 où, presque par hasard, il lit une biographie de l'Empereur. Plus qu'une révélation, c'est une révolution. En quelques années, Philippe Perfetinni va devenir le responsable des collections napoléoniennes du musée du Palais Fesch à Ajaccio, commissaire de plusieurs expositions et, surtout, l'un des meilleurs connaisseurs de l'Empereur salué par les spécialistes académiques.  
    L'âme de Napoléon est une source infinie d'inspiration bien supérieure à tous les manuels de développement personnel.

  • Napoléon ne s'est pas qu'auto-couronné, il s'est aussi auto-divinisé. Il s'est pris et on l'a pris pour Jésus. Des miracles au Golgotha, il a endossé chaque image sainte. C'est cette iconographie impériale que décrypte avec talent une historienne de 28 ans. Une surprise pour le bicentenaire.
    Jésus avant Alexandre, avant Auguste : dans l'imaginaire de l'épopée napoléonienne, les figures impériales de l'Antiquité grecque et romaine cèdent devant une autre, plus secrète. Longtemps enfouie dans l'ombre des représentations césariennes, c'est l'icône christique qui se révèle la plus intime au sein de cette destinée et de cette oeuvre d'exception. Ce que Marie-Paule Raffaelli-Pasquini démontre magistralement en menant une enquête sans précédent, enlevée et passionnante, au coeur de l'imaginaire personnel de l'Empereur. Napoléon admire Jésus. Pour lui, le Christ a su initier un mode de pensée inédit, instaurer un ordre nouveau, unir l'humanité autour d'un Idéal commun. Plus encore que le Verbe éternel, c'est l'incarnation, l'hybridation, le mi-homme et mi-dieu qui le fascinent. Il lui faut à son tour, et à l'instar des héros qui ont bercé son enfance, aspirer à sauver le monde. Inspiré par l'exemple du Christ évangélique, Napoléon fera tout pour devenir lui-même un Christ politique. C'est cette emprise d'un message spirituel unique sur une aventure temporelle singulière qu'analyse avec talent et brio la jeune philosophe, éclairant tous les aspects d'une mythification religieuse qui nous aide à comprendre l'inexplicable pays qui est le nôtre.
    Une lumière inattendue jetée sur l'inconscient de la France.
    Un livre d'histoire époustouflant.

  • Edition enrichie (préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan.
    La Débâcle que Zola fait paraître en 1892, avant de clore Les Rougon-Macquart par un ultime roman, est le seul de ses livres dont le sujet soit un événement historique, le seul aussi qui soit consacré à la guerre. En abordant la crise la plus grave de l'histoire récente de la France, il adopte pour la dernière fois une vision tragique, mais nous donne à comprendre que sans doute la défaite fut un mal nécessaire. Après quoi Le Docteur Pascal pourra interpréter la totalité de la fresque romanesque comme une célébration de la vie.

  • Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine... vivait une princesse qui allait devenir une légende.
    À seize ans, la Princesse Leia Organa se retrouve confrontée au plus grand défi de sa courte vie : faire ses preuves dans les domaines du corps, du coeur et de l'esprit, afin de mériter son titre de princesse héritière du trône d'Alderaan. Pour ce faire, elle suit des cours de survie rigoureux, s'exerce aux rouages de la politique et dirige diverses missions humanitaires en faveur de planètes souffrant du joug impérial. Mais sa future intronisation n'est pas le seul souci de Leia. Ses parents, Breha et Bail Organa, se comportent étrangement ces derniers temps.
    Bien décidée à percer leur secret, Leia se place dans des situations périlleuses qui finissent par attirer l'attention de l'Empire...

  • Depuis qu'il a prêté allégeance à Palpatine, Thrawn est devenu l'un de ses outils les plus efficaces, mais l'Empereur rêve d'une arme plus destructrice.
    Alors que son programme de perfectionnement des chasseurs TIE est arrêté au profit du projet Étoile de la Mort, Thrawn réalise que les rapports de force ne se mesurent pas qu'à l'aune de l'efficacité tactique au sein de l'Empire. Même l'être le plus intelligent ne peut rivaliser avec le pouvoir d'annihiler des planètes entières.
    C'est l'instant que choisit son ancien protégé, Eli Vanto, pour revenir, porteur de nouvelles alarmistes à propos du monde natal du grand amiral. Écartelé entre son devoir vis-à-vis de l'Ascendance Chiss et sa loyauté envers l'Empire, Thrawn sait que son choix, quel qu'il soit, sera synonyme de trahison...

  • Napoléon croyait-il en Dieu ? Avait-il peur de la mort ? Pourquoi portait-il un uniforme de colonel alors qu'il était général ? Fut-il le fossoyeur de la Révolution ? Comment a-t-il géré la dette publique ? Son armée était-elle la meilleure du monde ? A-t-il ruiné la France ? Napoléon est l'un des personnages préférés des Français. Malgré la profusion de biographies, il demeure un mystère. En cent questions à la fois simples et insolites, évidentes comme inattendues, qui explorent le Napoléon intime et s'interrogent sur le bilan de son action, Thierry Lentz fait le point sur cet empereur fascinant. Son ouvrage n'est pas une biographie de plus, mais un puzzle en cent pièces, où il s'est attaché à apporter le maximum d'informations, à nourrir ses réponses d'anecdotes nouvelles, qui s'adressent à l'étudiant, au professeur, à l'amateur d'Histoire ou au passionné.

  • Ecrit sous la dictée et publié à titre posthume, cet ouvrage est le fruit des dernières réflexions de l'empereur Napoléon Bonaparte en exil à Sainte-Hélène, une analyse avertie d'un chef de guerre par un autre chef de guerre. Entouré de ses derniers fidèles, Napoléon aborde un sujet qu'il connaît depuis l'enfance et maîtrise à la perfection, s'attachant à restituer les combats décisifs de la guerre des Gaules puis de la guerre civile et à les commenter en stratégie éclairé. L'étude comparée des conflits antiques et modernes fait apparaitre l'influence durable du génie césarien auant que les boulversements tactiques liés à l'émergence de l'artillerie, dans une fresque vivante et synthétique de l'art de la guerre romaine.

  • Fidèles de Napoléon ou simplement remarqués, hommes d'État ou du cercle familial, nombreux sont ceux qui ont gravité autour de l'Empereur, témoins de sa prodigieuse destinée.
    Plus ou moins connus, Talleyrand, Charles de Flahaut, Charles de Morny ou Axel de Fersen ont marqué la vie publique et privée de Napoléon.
    Dans l'entourage, c'est souvent toute la vie politique, économique et militaire qui se joue. Entre amitiés, traîtrises et corruption, cet ouvrage d'Émile Dard, publié en 1940, donne à voir les coulisses du pouvoir sous l'Empire.
    Parmi tout ce qui reste à découvrir lorsqu'on croit tout savoir de Napoléon, il y a encore la personnalité singulière de ceux qui l'ont approché, servi, combattu, haï...
    Émile Dard (1871-1947), diplomate et historien, a été ambassadeur de France en Bulgarie et en Serbie, chargé des archives du ministère des Affaires étrangères, membre de l'Académie des sciences morales et politiques et président de la Société de l'histoire de France. Spécialiste de la Révolution française et du premier Empire, il est auteur de plusieurs livres tels que Napoléon et Talleyrand (1935, réed. De Fallois, 2017) et La Chute de la royauté (Flammarion, 1950).

  • Né en 1769 (au moment où la Corse devient française), le second fils de Charles et de Letizia Bonaparte grandit à Ajaccio. Le gringalet endiablé passe ses soirées à admirer les parades de la garnison royale.
    À 8 ans, grâce à une bourse de Louis XVI, il quitte la Corse avec sa famille pour étudier sur le continent. Fier, rebelle et travailleur forcené, il devient officier à la fin de sa scolarité. Le jeune homme traverse la période de la Révolution de 1789 sans y prendre part. Son génie militaire éclatera plus tard au siège de Toulon, le menant sur la voie qui changera « Bonaparte » en « Napoléon » : empereur des Français dont la signature a marqué l'Histoire (du Code Civil à la création des départements).

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Don Juan d'Autriche

    Jean-Pierre Bois

    Le 7 octobre 1571, la flotte de la Sainte Ligue (Espagne, Venise et papauté) remporta sur les Turcs la victoire de Lépante, mère des batailles entre l'Occident et l'Orient, entre la Chrétienté et l'Islam. De son chef, Don Juan d'Autriche, Voltaire écrira plus tard que, « comme vengeur du Christ, il était le héros de toutes les nations ».
    Le fils naturel de Charles Quint, alors âgé de 24 ans seulement, avait déjà à son actif la répression de la révolte des morisques en Espagne, et fut nommé cinq ans plus tard, par son demi-frère Philippe II, gouverneur des Pays-Bas soulevés contre la souveraineté espagnole. Charmant, généreux, de tous les talents, mais portant comme une croix sa bâtardise impériale, il a, durant sa courte existence, irradié le sombre éclat du Siècle d'Or d'un éclair étincelant. Aussi sa figure attachante et superbe n'a-t-elle pas cessé de fasciner.

  • "An 217 de l'ère chrétienne.
    L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. Le règne le plus décadent de l'histoire romaine commence : durant trois ans et neuf mois, Rome va vivre au rythme des caprices, des extravagances et des provocations de ce jeune homme de quatorze ans, immature et fantasque, que rien ni personne n'a préparé à assumer une telle dignité.
    Adorateur mystique d'une étrange divinité orientale incarnée dans une pierre noire, l'Elagabal solaire, dont il est le grand prêtre, enfant prodigue et imaginatif, homosexuel et travesti, celui que l'Histoire ne connaîtra que sous le sobriquet d'Héliogabale va offrir le spectacle de tous les excès et de toute la démesure que lui inspirent la quête obsessionnelle du plaisir, l'ivresse du pouvoir suprême et la haine de l'ordre établi.
    Surpassant Tibère dans les molles voluptés, Caligula dans la cruauté, Néron dans la folie esthétique et théâtrale, l'enfant-empereur n'aura de cesse de choquer et de scandaliser le vieux monde latin pourtant accoutumé aux excentricités et aux débauches de ses prédécesseurs. Mais derrière lui, s'agitent les ombres inquiétantes de sa grand-mère, de sa mère et de sa tante, qui s'inquiètent de voir la pourpre leur échapper...
    Détesté par le Sénat romain, exécré par l'armée, rejeté par sa famille, l'empereur honni saura-t-il trouver d'autres soutiens que ceux de ses mages et de ses amants ?"

  • Depuis le milieu des années 1990, l'Amérique semble condamnée à aller de crise en crise et d'un effondrement à l'autre, chaque réponse trouvée ne faisant qu'engendrer de nouveaux déséquilibres, à la faveur d'une spectaculaire fuite en avant. Et pourtant, ceux qui misent sur la fin prochaine de l'empire américain se trompent. Ce n'est pas à une chute que nous assistons, ni même à un déclin, mais à une métamorphose. L'empire américain change de nature sous nos yeux, comme un corps secoué de convulsions grotesques qui le font passer d'un état à un autre. C'est une autre dimension de son « être » qui voit le jour ou renaît sous une forme inédite. Grâce au pouvoir des innombrables réseaux qu'il déploie sur le monde comme autant de filets (ou de webs), qui l'enserrent et le retiennent, le nourrissent et le traversent, l'empire est en train d'oeuvrer à sa propre invisibilisation. Il a créé les moyens inédits de s'établir au coeur de notre existence, au plus près de notre pensée et de notre imagination, jusqu'à ne plus devoir être vu. Si bien que le monde est aujourd'hui en train d'« absorber » l'Amérique, de la métaboliser, comme on le dit d'un corps qui assimile un autre corps et en retient les qualités.

  • Dix ans de guerre contre les Deux-Empires ont repoussé les tribus occidentales loin dans la forêt éternelle.

    Fils d´un général et d´une Cheveux-Noirs rebelle, Herdred emprunte à contrecoeur le même chemin que son père : guerrier, officier, bras armé de l´Empire kel´yon. Lorsque des murmures de révolte contre les Deux-Empires s´élèvent dans la forêt, son instinct lui souffle de se tenir à l´écart.

    Mais l´ombre du dieu de l´ouest plane sur les bois, et la main du grand loup blanc propulse le jeune sang-mêlé au coeur de la forêt, là où trahison et ambition règnent en maître.

  • Aînée des soeurs de Napoléon, Élisa naît en janvier 1777. Elle est placée, à l'âge de sept ans, à la Maison Royale de Saint- Louis, à Saint-Cyr. En mai 1797 elle épouse le capitaine Félix Baciocchi, issu d'une des familles illustres d'Ajaccio. Élisa est estimée et courtisée, sous le Consulat, par l'élite intellectuelle.
    Princesse sous l'Empire, elle accède, avec son époux, aux principautés de Lucques et Piombino, qu'elle contribue à sortir du sous-développement, aussi réduites fussent-elles. Devenue en 1809 grande-duchesse de Toscane, elle imposera des structures modernes, copiées sur la France impériale.
    Partout Élisa fait briller tous les arts et s'en fait mécène. Sans faiblesse, sans laxisme, de manière autoritaire, certes, elle conduira les affaires du grand-duché, jusqu'à sa chute en 1814 et son exil en Moravie. Rentrée à Trieste, elle reconstruira une vie de famille, sans regrets du trône, mais avec l'amour des choses de la terre.
    Elle meurt âgée de quarante-trois ans, en août 1820. Elle est la première de la fratrie de l'Empereur à s'éteindre, pas même un an avant Napoléon.

  • Raymond Viviès

    Arnaud Bezard-Falgas

    • Iggybook
    • 20 Septembre 2019

    « Un oublié de la Grande Armée », c'est ainsi que l'éminent Jean Tulard conclut sa notice sur Raymond Viviès dans son Dictionnaire Napoléon. Après ses premières armes dans la campagne d'Italie où Bonaparte le remarque, Viviès gagne ses étoiles à Austerlitz et se distingue à Eylau. Ce qui lui vaut d'être cité par l'Empereur dans son Mémorial de Sainte Hélène. Archétype de ces généraux sur lesquels Napoléon a pu appuyer ses traits de génie tactiques, misant sur l'anticipation et la vitesse d'exécution, il est de toutes les campagnes majeures de l'Empire. Il incarne donc l'engagement de ces hommes qui ne peut s'expliquer simplement par leur dévouement à un chef charismatique ou leur soif d'aventures, mais aussi et surtout parce qu'ils se sentaient les hérauts de valeurs qui dépassaient leurs ambitions personnelles.

  • Le Conseil d'Etat du Second Empire : pierre d'angle du systme politique selon les uns ; rouage impuissant et subalterne vis--vis des ministres comme des parlementaires, selon les autres.
    S'interrogeant sur la fonction législative du Conseil, Vincent Wright s'est attaché expliquer tous ces paradoxes, cerner la réalité d'un corps que l'Empereur avait voulu tout-puissant et qui fut en fin de compte assujetti au pouvoir exécutif.
    Cette démystification ne se laisse pas enfermer dans les limites d'une froide analyse : l'auteur recrée l'esprit de l'institution, sa vie véritable. Nous entendons les conseillers débattre les projets de loi, nous les suivons dans leurs autres occupations, nous partageons l'impatience des jeunes auditeurs.
    Derrire l'étude du rôle législatif du Conseil d'Etat, se profilent toute l'évolution politique du Second Empire et sa véritable atmosphre, faite la fois d'enthousiasme et de désillusion.
    Vincent Wright est professeur la London School of Economics.

  • Bernard Germain Étienne de Laville, comte de Lacépède (1756-1825) est l'un des personnages les plus fascinants de la fin de l'Ancien Régime et de l'Empire, une époque qui n'a pourtant pas manqué d'hommes exceptionnels. Ce pur représentant des Lumières, aristocrate de bonne souche originaire d'Agen, acquiert une culture encyclopédique. Disciple favori et continuateur du grand Buffon, il occupe longtemps, y compris durant les troubles révolutionnaires, l'une des cinq chaires du Muséum d'histoire naturelle. Féru de physique, de géologie, de minéralogie et de zoologie, il rédige de véritables sommes (vertébrés, poissons, etc.) qui sont souvent les premières du genre. Membre de l'Académie des sciences dès la création de l'Institut, il sera le «- savant de Napoléon- ». Musicien de haute stature (il a appris à composer avec le célèbre Glück), poète et même romancier, c'est enfin un artiste et un créateur. Ardent propagateur des idées nouvelles tout en se gardant énergiquement des excès, ami du genre humain, il lutte sans relâche pour la liberté et se dépense pour soulager les misères de ses semblables. Il sera d'ailleurs le seul dignitaire de l'Empire à mourir pauvre... Les honneurs accumulés - grand chancelier de la Légion d'honneur dès la création de cet ordre, sénateur, comte de l'Empire, haut dignitaire de la franc-maçonnerie, etc. - n'ont jamais altéré ni sa curiosité d'esprit, ni sa passion de servir, ni sa générosité. Homme universel, Lacépède incarne ce que l'être humain peut donner de meilleur.

  • Peu de femmes artistes ont connu une renommée aussi éclatante que celle d'Elisabeth Vigée le Brun (1755-1842). Douée de charme, de beauté et d'esprit, considérée comme une portraitiste de talent alors qu'elle n'a que vingt ans, elle répond aux attentes de la société aristocratique qui se reconnaît dans l'image qu'elle lui prête. Marie-Antoinette la choisit pour peintre officiel. Elisabeth poursuit ainsi sa fulgurante carrière en France jusqu'à la Révolution. Très liée à la noblesse de cour, elle juge plus prudent d'émigrer dès 1789. Elle parcourt alors l'Europe jusqu'en Russie. Partout où elle passe, elle est reçue et fêtée dans la meilleure société. Les commandes affluent. A son retour en France, en 1800, elle découvre un monde nouveau dans lequel elle demeurera une nostalgique de l'Ancien Régime, dont elle était l'une des égéries. Cependant, jusqu'à sa mort, en 1842, elle poursuit son oeuvre et tente de maintenir les habitudes de la vie mondaine d'autrefois.

  • Julien dit l'apostat

    Lucien Jerphagnon

    On avait exterminé sa famille entière. On l'avait relégué dans un lointain palais truffé de mouchards. On méditait même d'en faire un prêtre. Bref, le très chrétien Constance glorieusement régnant n'avait rien négligé pour évincer Julien de la pourpre de ses ancêtres. Et voilà qu'il était devenu empereur de Rome ! Et qu'entre-temps il s'était converti en secret aux dieux qu'on croyait morts. Et alors...
    La noire saga d'une dynastie, hantée de monstres froids, de prélats doubles, de barbouzes et de philosophes arrivistes est racontée ici jour après jour, au plus près des textes.
    Extraordinairement informé, Lucien Jerphagnon joint à l'érudition un rare talent d'évocation. En entreprenant cette réhabilitation de l'empereur Julien, il réussit avec ce livre un modèle de biographie.

  • Cet ouvrage rassemble les connaissances techniques de pointe pour faciliter le renouvellement des vergers de pommiers standards avec des pommiers nains ou semi-nains. Présenté sous forme de feuillets, il couvre les aspects suivants : Volet 1 : La planification de la plantation, le choix du site et la préparation du terrain. Volet 2 : Les cultivars, les porte-greffes, la plantation, les modes de conduite et l'espacement, le tuteurage, l'irrigation et l'économie de la plantation.

  • Le nouvel ordre colonial qui s'installe à la fin du XlXe siècle, et qui sera fondamental dans l'histoire de la France contemporaine, est dominé par le Parti colonial français, ce parti «pas comme les autres». L'interaction, l'interpénétration et l'interdépendance des milieux politiques et des milieux d'affaires se révèlent dans les pratiques politiques du Parti colonial. Celui-ci imposera la présence de la France dans le monde et mettra le développement économique de l'Empire au coeur de la puissance française mondiale... jusqu'à la décolonisation.

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