• Au début du XVIe siècle, quatre jeunes princes hors du commun montent sur les principaux trônes d'Europe. Henri VIII en Angleterre ; François Ier en France ; Charles Quint en Espagne puis dans l'Empire ; Soliman le Magnifique dans l'Empire ottoman. Ces quatre lions vont dominer la scène européenne pendant un demi-siècle. Or lorsque l'on regarde de plus près le quotidien des affaires de ces empires et de ces royaumes, c'est toute une meute de conseillers qui apparaît, pas moins féroce que le chef du clan, tant il est vrai que le jeu politique est sans doute l'un des plus violents qui existe, aujourd'hui, comme jadis. Dans le monde ultra-concurrentiel des entourages princiers, un monde rendu incertain par le règne de la faveur et désirable par les opportunités qu'il propose, ce sont l'honneur, le pouvoir, la richesse et la place dans la société qui sont en jeu. C'est donc à entrer dans la cour des lions que ce livre invite, dans ce monde des cours de la Renaissance où tous les coups sont permis, où des ascen-sions à proprement parler extraordinaires côtoient des disgrâces non moins éclatantes.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • Les six dynasties de rois de France réunies ! De Clovis à Louis-Philippe, vous trouverez dans ce petit livre la fiche d'identité des 67 rois qui ont régné sur la France avec leurs dates de vie et de règne, ainsi que les principaux évènements qui ont marqué leur règne et leur époque. Grâce à ces anecdotes, à des tableaux généalogiques, un lexique, et des cartes, Charlemagne, Saint-Louis, François Ier, Louis XIV et tous les autres n'auront plus de secret pour vous !

  • Une plongée culturelle, artistique, politique et scientifique dans la Renaissance : un retour salutaire à l'humaniste à l'heure où notre société peine à se souvenir de ses racines... La Renaissance fut sans conteste une des périodes les plus riches de l'histoire moderne. Véritable cataclysme tant artistique (Léonard de Vinci) que scientifique (Galilée) ou encore sociétal (invention de l'imprimerie, diffusion de la culture), elle fut le théâtre de découvertes qui ont chamboulé l'histoire et la pensée humaines. Berceau de l'humanisme, elle vit se construire la notion d'identité européenne, à travers le retour à la pensée et la culture antiques. Il était plus qu'urgent que les Nuls, à travers la plume éclairée et éclairante de Jean-Christophe Saladin, grand spécialiste d'Erasme, se penchent sur cette période d'une richesse inégalée dans l'histoire européenne.

  • Il fait bon lire Clément Marot aujourd'hui.

    Malgré les siècles qui nous séparent du " prince des poëtes françoys ", c'est une voix familière qui nous parle, et qui n'a rien perdu de sa fraîcheur. Valet de chambre de François 1er et de Marguerite de Navarre, Marot est de ces courtisans qui flattent leur mécène en raillant leur propre flagornerie ; fervent défenseur de l'Évangile, il est de ces croyants qui jouent les bouffons pour révéler leur foi ; poète Protée insaisissable, il est aussi bien le traducteur des Psaumes que l'auteur de pièces badines comme l'éloge " Du beau tétin ".
    Il a écrit des rondeaux, des ballades, des épigrammes, des coq-à-l'âne ; il a lancé la mode du blason du corps féminin, et, selon la formule de Boileau, il a " montré pour rimer des chemins tout nouveaux ".
    Ces oeuvres complètes proposent, pour la première fois, une vue d'ensemble des différents écrits de Marot : le lecteur y découvrira une succession d'éditions originales présentées selon le voeu de l'auteur, mais aussi des pièces éparses et des textes demeurés inédits de son vivant.

  • Les tourbillons de l'histoire cèdent parfois la place à des pauses festives dont on ne doit pas mésestimer l'importance. La table, au même titre que les champs de bataille, a toujours été un formidable lieu de pouvoir et de stratégie politique ; l'issue d'un festin n'est jamais sûre, tant les enjeux de puissance y sont réversibles.
    Voici 12 agapes mémorables aux mises en scène éblouissantes et aux enchantements culinaires ; tel le Banquet du Bal des Ardents organisé par le roi Charles VI, qui vit cinq grands seigneurs de ses amis mourir par le feu, transformés en torches vives, et qui en fut affecté jusqu'à la folie ; ou le Banquet du Faisan célébrant la suprématie du duc de Bourgogne Philippe le Bon et dont le clou fut un pâté d'où jaillirent vingt-huit musiciens donnant sur-le-champ un concert. Ou encore celui de Vaux-le-Vicomte dont les splendeurs firent de l'ombre au Roi-Soleil : Fouquet le paya d'un emprisonnement à vie. Ou, enfin, ces immenses mouvements de commensalité fraternelle qui, sous la IIIe République, réunirent en 1900 plus de vingt mille maires dans le jardin des Tuileries.
    Ces festins devenus pages d'Histoire, Suzanne Varga les a mitonnés avec un art consommé !

  • Juillet 1555. Investie de la mission de protéger d'inestimables documents, Francesca s'embarque pour le Nouveau Monde. En quittant l'Europe, elle laisse derrière son amoureux, de même que sa soeur de lait, Catherine de Médicis, et sa mère, l'illustre Monna Lisa.
    Pendant son périple, l'écuyère maintenant élevée au rang d'émissaire du roi fera la connaissance d'un homme qui saura la charmer, mieux encore que ce pays merveilleux qu'elle découvre, où la vie est pourtant fort difficile.
    Ici, elle témoignera de trahisons à l'intérieur même de la colonie et désespérera de la déchéance humaine qui l'entoure. Au terme d'un long exil au Brésil, hantée par de terribles souvenirs, la fille de la Joconde regagnera enfin la France.
    Elle y constatera alors l'ampleur de la dévastation causée par la guerre de religion qui y sévit toujours et se rendra bientôt compte des multiples complots qui se trament pour renverser la monarchie.
    En digne descendante de Monna Lisa, la jeune guerrière se donnera tout entière pour seconder la reine Catherine dans ses efforts pour instaurer la paix, dans l'espoir que ses fils puissent accéder au trône qui leur revient et ainsi poursuivre la dynastie des Valois.

  • Au XXIe siècle, François Ier apparaît comme le père de la Renaissance française, l'ami de Léonard de Vinci, le bâtisseur de Chambord et de Fontainebleau, le vainqueur de Marignan, l'allié de Soliman contre l'ennemi juré du royaume, Charles Quint. Mais ces traits saillants ne sont-ils pas l'arbre qui cache une forêt bien plus complexe ?
    Dans cet essai biographique d'un genre nouveau, Franck Ferrand dépasse l'image d'Épinal et nous dépeint ce roi sous les traits d'un personnage moins brillant qu'on ne le prétend. Car le géant débonnaire a connu des triomphes mais aussi des défaites - et ce jusqu'à la captivité. François Ier, héros tourmenté, subit la trahison de son cousin, adora sa soeur et détesta son héritier, frôla plusieurs fois la mort, multiplia les conquêtes amoureuses, vit mourir ses fils aimés... Un homme qui vécut entre une jeunesse de rêve et une vieillesse de cauchemar, torturé par une maladie atroce.
    L'historien va plus loin : et si François Ier n'avait pas été un si bon roi ? Louis XII disait de son successeur : « Ce gros garçon gâtera tout. » L'histoire, pour peu qu'on la regarde objectivement, semble lui avoir donné raison. Longtemps dominé par sa mère, manipulé par sa maîtresse, François se laissa aveugler par son amour de l'Italie et par sa haine de l'Empereur. Jouet des factions, facile à duper, le soi-disant « restaurateur des Lettres » instaura la censure et lutta contre l'imprimerie ; il fi nit même par allumer les bûchers d'où partiront les guerres de religion ! Sous une plume érudite et alerte, voici un portrait contrasté, doublé d'une analyse implacable.

    Couverture : Joos Van Cleve, Portrait de François Ier, roi de France, huile sur bois, entre 1530 et 1535, Paris, Musée Carnavalet © Flammarion, 2014

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