• Comme dans un roman noir trop réel, Jeremy Scahill entraîne le lecteur de l'Afghanistan au Yémen en passant par le Pakistan, la Somalie et, bien entendu, les États-Unis, où il recueille des témoignages bouleversants des différents acteurs d'une guerre cachée et interminable. Ce saisissant reportage démontre que, sous Obama, les bavures et les missions secrètes sont non seulement loin de prendre fin mais qu'elles contribuent à créer toujours plus d'ennemis contre lesquels les États-Unis et l'Occident peuvent prétendre lutter. Le nouvel art de la guerre porte un éclairage nouveau sur la guerre au terrorisme à l'échelle mondiale dirigée depuis Washington. Scahill brosse un portrait alarmant des opérations secrètes et clandestines des nouveaux groupes d'intervention qui vont jusqu'à traquer et assassiner des citoyens américains. Loin des lignes de tirs, des fronts de guerres déclarées, là où trop peu de journalistes vont, il enquête sur les nouvelles formes que prennent les guerres modernes.

  • Que VLB adore fréquenter les habitués des sommets, la preuve en est établie. Nietzsche faisait antichambre en attendant son tour. Laurent Laplante nous livre ses commentaires de lecture sur ce « non-livre » de près de 1400 pages dans lequel VLB déploie une liberté créatrice quasi-totale, fusionnant fiction et réalité, abolissant l'autobiographie connue pour retoucher le récit de son parcours et usant d'un humour qui ne doit rien à Zarathoustra. Le dossier de cette édition porte sur les romans et les essais témoignant des grands conflits de l'Histoire, de la Première Guerre mondiale à la guerre au terrorisme et au djihadisme, en passant par le nazisme. Ailleurs dans la revue, la chronique consacrée aux écrivains franco-canadiens dresse le portrait du franco-manitobain J.R. Léveillé, auteur d'une trentaine d'oeuvres diversifiées et exigeantes, et Diane Vincent nous parle de Dante, son écrivain jamais lu.

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