• « Grâce au livre, un peuple prend possession de son cheminement », écrit Laurent Laplante en ouverture du dossier « Un peuple et son rêve ». À travers une sélection d'ouvrages, dont certains sont parus dans la foulée du vingtième anniversaire du référendum de 1995, Nuit blanche recense les avancées, les défis, les gloires et les défaites d'un projet pour l'heure inachevé. En couverture, Hérménégilde Chiasson, surtout connu au Québec comme poète, comme ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick ou encore pour ses créations en arts visuels. Mais c'est l'itinéraire du Chiasson dramaturge (Des nouvelles de Copenhague, Le Christ est apparu au Gun Club, Aliénor...) que ce numéro nous propose de parcourir.

  • Cette année marque le 35e anniversaire de Nuit blanche : la revue braquera naturellement ses projecteurs sur les auteurs âgés de 35 ans et moins, relève bouillonnante et passionnante. En couverture, Maude Veilleux, qui depuis 2010 construit une oeuvre bicéphale poésie/fiction mordante, provocante, qui interroge la sexualité et le désespoir (Les choses de l'amour à marde, Prague). Autre jeune écrivaine de l'heure, Chloé Savoie-Bernard nous parle en entrevue de son recueil de nouvelles Les Femmes savantes. Ce numéro vous propose également de découvrir la plume colorée du dramaturge franco-manitobain Marc Prescott ainsi que le français Emmanuel Robin (1900-1981), auteur d'un roman mythique, L'Accusé, précurseur des existentialistes. Également au sommaire, Simon Roy et son nouvel ouvrage Owen Hopkins, Esquire; la poésie profondément humaine de Normand Bellefeuille; les textes inédits du philosophe Vladimir Jankélévitch réunis sous le titre L'Esprit de résistance; ainsi qu'une généreuse moisson printanière de comptes rendus de tous genres.

  • Faisant écho au Sermon sur la Montagne, au cours duquel Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux, Herménégilde Chiasson nous propose, dans ces Béatitudes des temps modernes, un inventaire qui se veut exhaustif des gestes de tous « ceux » et « celles » qui « assurément sont en route pour le ciel ».
    « ceux qui font des grimaces, qui font les bouffons, qui se ridiculisent dans l'espoir improbable d'entendre une autre fois le rire aigu et cristallin de leurs enfants, ceux qui ont fait voeu de ne plus se pencher pour ramasser la monnaie destinée à leur porter chance »

  • Herménégilde Chiasson, dont l'oeuvre s´inscrit dans l´affirmation d´une Acadie moderne et contemporaine, publie un nouveau recueil de prose, «Solstices».

    Qu'il soit d'hiver ou d'été, le souffle qui porte cette parole la fait voyager au rythme du temps, sur les sentiers du souvenir. Sur les lieux revisités, l'oeil se nourrit d'indices pour reconstituer un passé à partir de structures ou d'objets à l'épreuve du temps, d'odeurs qui en émanent, de bruits qui les animent, de souvenirs qui les habitent.
    Le lecteur plonge dans un univers intime et intérieur qui le happe dès la première phrase et ne le laisse sortir qu´à la dernière.

    En avril 2009, Herménégilde Chiasson a remporté le prix Champlain pour son recueil «Béatitudes».

  • Prix du Gouverneur Général / Le recueil de poésie primé de Herménégilde Chiasson, «Conversations», est réédité dans la collection Bibliothèque canadienne-française (BCF). Cette édition est bonifiée d'une préface de Pierre Nepveu, d'un choix de jugements et d'une biobibliographie de l´auteur./ Dans ce recueil, l´auteur répertorie, accumule, déploie 999 fragments de conversations, racontées tantôt par un «Lui», tantôt par un «Elle». Pas de dialogue ici, pas plus que de répliques. Rien, non plus, qui permette de retracer l´existence d´un ou de plusieurs personnages qui se répondent, pas de suite qui permette de conclure à la construction d´une histoire. Plutôt, une sorte de texte théâtral d´où s´élève la vaste rumeur de l´oralité. Document d´où émerge le plus intime et le plus sincère de toute communication et de toute collectivité. / «D'une poésie puissante, tellurique, incantatoire, "Conversations" s'enracine dans les ressources sonores et rythmiques d'une langue à la limite de l´ultrason. Une version acadienne de dire l'humanité.» Jury, Prix du Gouverneur général

  • Ces deux « classiques » du répertoire acadien illustrent avec justesse les rapports des adolescents entre eux et ceux qu'ils entretiennent avec la société. Des thématiques importantes y sont abordées, dont le déracinement, le contact des cultures et le suicide.

    Dans Pierre, Hélène et Michael, Hélène est déchirée entre l'amour sûr mais sédentaire que lui offre Pierre et son désir ardent de sortir de son milieu, de mordre dans la vie, maintenant. Elle rencontre Michael, un anglophone de Toronto, qui lui offre une porte de sortie.

    Dans Cap Enragé, des circonstances mystérieuses entourent la mort du jeune Martin. S'agit-il d'un meurtre ou d'un suicide ? L'enquête dévoile une histoire pleine de rebondissements.

  • À l'heure où nous sommes de plus en plus sollicités par la littérature-monde de langue française, qu'est-ce que la poésie acadienne, et quelle en est la spécificité? Les 50 poètes de cette anthologie d'éditeurs sont nés entre 1884 et 1983 ; la plupart ont vu le jour ou élu domicile dans la région atlantique du Canada. D'autres vivent en Louisiane. Tous partagent la même chose: la langue française et ses multiples variantes en usage dans la microsociété acadienne. Cette anthologie se veut en quelque sorte la carte de visite - et l'invitation au voyage - d'une petite maison d'édition qui se consacre témérairement à faire connaitre la poésie acadienne aux francophones et aux francophiles du monde entier. Jean-Philippe Raîche est né à Petit-Rocher, au Nouveau-Brunswick. Il vit à Paris depuis 1996. Membre fondateur de La Nouvelle Pléiade, il a reçu le prix Aliénor et le prix Louise-Labé. Serge Patrice Thibodeau est né à Rivière-Verte, au Nouveau-Brunswick. Essayiste, auteur de récits de voyage et poète, il a reçu entre autres le prix Émile-Nelligan et, à deux reprises, le Prix du Gouverneur général du Canada. Il est le directeur littéraire des Éditions Perce-Neige, à Moncton.

  • Par un contrat étrange, rédigé sur un coup de tête en 1975, Christiane et Michel ont décidé de se quitter le jour de l´an 2000. La veille du jour fatidique, ils enclenchent le processus de séparation tout en attendant l´arrivée de leurs enfants à qui ils doivent annoncer la nouvelle. Dehors, une tempête de neige fait rage...

    « Le coeur de la tempête » : un bilan ou les chiffres se confrontent aux émotions et aux souvenirs et où deux générations s´opposent dans leur parcours de vie et d´amour.

  • Survol de la production littéraire acadienne contemporaine, cette anthologie est la première étude de son genre publiée depuis l'«Anthologie de textes littéraires acadiens 1606-1975» de Marguerite Maillet, Gérard LeBlanc et Bernard Émond parue en 1979, si l'on excepte les anthologies consacrées à la poésie acadienne. L'Anthologie de Maillet se termine au moment de l'émergence de la littérature acadienne contemporaine alors que «Paroles d'Acadie» en fait sont point de départ. L'ouvrage présente les auteurs acadiens les plus importants de la période 1958-2009 qui écrivent des nouvelles, de la poésie, des romans et du théâtre, que ce soit pour les adultes ou la jeunesse. La préface offre une synthèse de l'histoire de la littérature acadienne. Une notice biographique, une photo de l'auteur et une courte présentation de l'oeuvre précèdent les textes choisis. Cette anthologie témoigne de la grande vitalité de la littérature acadienne contemporaine.

  • Conrad, mécanicien de génie pouvant « démancher » et « ramancher » une voiture en une journée, peut aussi réciter moult passages de l´Évangile. Car comme le souhaitait son père sur son lit de mort, il l´a apprise par coeur, la Bible - bien que parfois le sens de certains mots lui échappe. Venant de quitter son emploi de réparateur de machines à Coke, il se retrouve au Gun Club en compagnie de son ami Simon, là où travaille Véronica, serveuse et chanteuse country avec qui il a déjà eu une relation. En cette soirée d´ivresse et de délivrance, s´il faut l´en croire, le Christ apparaîtra bel et bien au Gun Club. / « Conrad a appris "par coeur" et il veut appliquer "par coeur" ce qu´il a lu. La réalité lui résiste, il la niera, lui surimposant sa vision du monde avec une telle force qu´elle sera "sa" réalité. Quête d´un individu à la recherche d´une spiritualité qui compensera sa maigre emprise sur le réel, la démarche de Conrad est d´autant plus tragique qu´elle ne se fonde que sur des mots déconnectés de leur portée symbolique. » Préface, David Lonergan / «Le Christ est apparu au Gun Club» a été créée le 23 octobre 2003 par le théâtre l´Escaouette, en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts.

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