• « Ils me reçoivent souvent chez eux. Plus rarement, sur leur lieu de travail, ou dans leur café préféré. Certains sont en robe de chambre, d'autres sont très empruntés. Je les sens à la fois impatients et inquiets. Ils savent qu'ils vont replonger, dans leur enfance, que les souvenirs vont surgir, avec leur part d'émerveillement et de souffrance.
    « Car s'ils sont devenus des acteurs du monde culturel, intellectuel ou scientifique, des personnalités reconnues, tous ont en commun cette part d'enfance durant laquelle ils devaient faire leurs preuves, étaient rêveurs, désiraient être les meilleurs de la classe. D'autres, en revanche, furent victimes de violence scolaire ou familiale, mauvais élèves, écrasés par l'ennui. Egarés par la guerre et les déménagements successifs de leur famille. Jouant avec des codes culturels multiples.
    Avec notamment les témoignages de : Philippe Besson, Jane Birkin, Geneviève Brisac, Jeanne Cherhal, Mona Chollet, Philippe Delerm, Marie Desplechin, Yvon Jablonka, Douglas Kennedy, Denis Laferrière, Catherine Meurisse, Mona Ozouf, Michel Pastoureau, Riad Sattouf, Delphine de Vigan, Bastien Vives,...

  • « Le livre le plus intelligent et le plus vif jamais écrit sur cette famille. » (Dominique Fernandez)
     
    Ils ont donné deux reines à la France, deux papes à la Chrétienté... et Florence leur doit ses heures les plus glorieuses. Princes prodigieusement populaires, riches et puissants, grands mécènes, les Médicis ont durablement marqué leur temps.
    Depuis l'avènement de Côme l'Ancien, le « Père de la patrie », au début du xve siècle, jusqu'à l'extinction de la lignée avec la mort de Jean-Gaston en 1737, leur histoire n'est que révoltes, exils, assassinats, trahisons, jeux de pouvoirs et amours violentes... Digne des meilleurs romans, elle inspire la verve de l'historien Dumas. Et l'histoire selon Dumas est une histoire où le sang coule, des complots se trament, des têtes tombent...
     
    Menacé de faillite, Alexandre Dumas se réfugie à Florence en 1840, où il est chargé d'écrire le texte de la Galerie de Florence, renfermant gravées les oeuvres conservées aux Offices. Ce superbe ouvrage s'ouvrait sur Les Médicis, hommage à la famille qui avait fondé l'un des plus beaux musées du monde. Un hommage enfin réédité.

  • « L'un des témoignages les plus importants sur l'Allemagne de Hitler. » Hannah Arendt De 1936 à 1944, Friedrich Reck-Malleczewen a couché dans son journal la haine que lui inspiraient les nazis et la honte ressentie devant ce qu´ils faisaient de l´Allemagne et des Allemands.
    Fervent nationaliste, conservateur convaincu, nostalgique de la monarchie, Reck-Malleczewen s´est insurgé par amour de l´Allemagne contre Hitler, ce « raté » rencontré à plusieurs reprises. Son témoignage aussi précis qu´implacable est porté par une écriture sans pareille où la colère le dispute à la révolte.
    Véritable réquisitoire contre le IIIe Reich, document majeur oublié depuis des décennies, La Haine et la honte se révèle ainsi d´une lucidité et d´une prescience troublantes.
    Une lecture indispensable pour comprendre le nazisme et ceux qui lui ont cédé.

  • Une grande scientifique peut en cacher une autre...
    Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d´enfants. Elle n´aurait jamais gagné Paris pour s´inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel.
    Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l´une des premières femmes médecins, elle n´aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d´énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps.
    Entre la Pologne et Paris, de 1867 à 1934, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l´histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l´une pour l´autre, travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout.
    C´est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.

  • Quel romancier promenait son homard en laisse dans les jardins publics parisiens ?
    Quelle icône de Hollywood martyrisait ses enfants ?
    Quel écrivain aimait par-dessus tout décapiter des rats dans des bordels ?
    Quel musicien vivait dans un placard, entouré de dizaines de parapluies ?
    Quel philosophe étrangla sa femme sans en avoir conscience ?
     
    Franchement cinglé Van Gogh ? Dangereusement azimuté Maupassant ? Bon pour l'asile Kubrick ? Dans une savoureuse galerie de portraits, Christophe Bourseiller dévoile la folie des génies. Sous sa plume enlevée, ils apparaissent, saisis sur le vif, dans leurs excès quotidiens et leurs délires parfois meurtriers. Paranoïaques, maniaques, fantasques, superstitieux ou redoutablement névrosés... : un tour d'horizon des grands esprits qui ne tournaient pas rond.
     
    Avec la participation involontaire de Blaise Pascal, Friedrich Nietzsche, Vincent Van Gogh, Marcel Proust, Virginia Woolf, Erik Satie, Salvador Dalí, Stanley Kubrick et bien d'autres !
     
    Christophe Bourseiller est écrivain, historien et comédien. Il est l'auteur de trente-deux ouvrages, dont Et si c'était la vérité ? (La Librairie Vuibert, 2015).

  • Louis de Robien fut un témoin privilégié des soubresauts des révolutions russes. En poste à l'ambassade de Pétrograd depuis 1914, il a couché chaque jour dans son journal les observations rapportées de la rue comme des salons de la haute société ou des antichambres du pouvoir.
    Sa chronique précise et vivante raconte dans leurs moindres détails la chute du tsar, le coup d'État des bolcheviks et les prémices de la guerre civile.
    Narrateur intelligent, raffiné et subtil, Louis de Robien se garde de tout préjugé et porte un regard lucide et détaché sur un régime à bout de souffle, une poignée d'aventuriers prêts à tout et un peuple désabusé impatient d'en finir avec la guerre.
    Document majeur oublié depuis des décennies, ce Journal d'un diplomate en Russie nous est encore précieux aujourd'hui pour comprendre comment, en 1917, l'impossible s'est produit.
     
    Ambassadeur de France, Louis de Robien (1888-1958) a occupé plusieurs postes en Europe et en Amérique latine.
    Jean-Christophe Buisson est directeur adjoint du Figaro Magazine.

  • Une galerie de portraits insoupçonnée des Noirs qui ont fait la France.
    Pendant trop longtemps, les Noirs ont été cantonnés aux marges de nos livres d´histoire. Pourtant, ils en ont écrit certaines des plus belles pages.
    Rouben Valéry est ainsi parti à la recherche de ceux dont les noms ont été occultés ou sont tombés dans l´oubli, et nous entraîne à travers une galerie de portraits insoupçonnée : Jean-Baptiste Belley, le premier député noir de France, élu sous la Révolution ; Severiano de Heredia, petit-fils d´esclave et maire de Paris à la fin du XIXe siècle ; Camille Mortenol, ce polytechnicien guadeloupéen qui joua un rôle majeur pendant la Grande Guerre ; Paulette Nardal, l´inspiratrice de la négritude ; Raoul Georges Nicolo, l´un des pères du programme nucléaire français...
    Rouben Valéry rend ici un vibrant hommage à ces destins d´exception, qui ont dû bousculer l´ordre établi pour façonner la France telle qu´elle est aujourd´hui. Certains ont versé leur sang pour elle. Tous ont leur place dans notre panthéon national.

  • « L´histoire des États-Unis s´est plus déroulée en France que dans n´importe quel autre pays. » Comment construire une nation ?
    Aux yeux des Américains du XIXe siècle, la réponse à cette question se trouvait à Paris. À la recher

  • Comment Conan Doyle inventa-t-il Sherlock Holmes ? Un personnage aussi stupéfiant qu'Arsène Lupin a-t-il pu exister ? Le vrai Dracula était-il aussi effrayant que son double de fiction ?
    Quand nos auteurs préférés nous entraînent dans les histoires les plus folles, leur imagination est sans borne. Mais d'où tirent-ils toutes leurs idées ?
    On raconte que les mésaventures d'Alexandre Selkirk, échoué quatre ans sur une île déserte, ressemblent étrangement à celles de Robinson Crusoé. Et qu'Alexandre Dumas s'intéressa de près à un certain François Picaud, emprisonné injustement sur dénonciation de ses proches et déterminé, comme son comte de Monte-Cristo, à assouvir sa vengeance...
    De d'Artagnan à Maigret, en passant par James Bond ou Tarzan, Nicolas Carreau mène l'enquête et dresse le portrait de ceux qui ont inspiré ces personnages mythiques. Des vies plus romanesques les unes que les autres, où réalité et fiction rivalisent avec génie !
    Nicolas Carreau est journaliste et chroniqueur littéraire sur Europe i. Il est l'auteur, à La Libraire Vuibert, de L'avenir est pavé de bonnes intentions (2015) et des Légendes du Masque de fer (2014).

  • Étonnants parcours que ceux de ces félons, transfuges et autres indécis aux convictions réversibles qu'on a surnommés, au fil des époques, girouettes, moulins à vent, matois, caméléons, opportunistes, Saxons ou jaunes !
    Parmi eux, des hommes d'État comme Mirabeau, Talleyrand, Gambetta, Edgar Faure, côtoient des figures aussi déroutantes que l'extravagant général Cluseret, passé de la Commune à l'extrême droite. Par ambition, vénalité, goût du pouvoir - et parfois au nom de l'intérêt général -, ils ont traversé l'échiquier politique : si Victor Hugo ou Jules Verne allèrent de droite à gauche, la plupart évoluèrent en sens inverse, comme Pierre Laval, dérivant de Jaurès à Pétain, ou Roger Garaudy, du communisme au négationnisme.
    Entre idéaux bafoués et réalités mouvantes, ce petit traité de l'inconstance en politique rappelle ce que la grande Histoire doit à la versatilité des hommes.
     
    BRUNO FULIGNI, écrivain, historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po, est l'auteur de vingt livres sur l'histoire politique de la France.

  • Henri IV

    Alexandre Dumas

    Le pouvoir, l'amour et le sang : la vie du plus populaire de nos rois ne pouvait qu'inspirer le Dumas historien.
    Henri IV et Dumas, c´est une vieille histoire. Le plus populaire de nos rois apparaît dans plusieurs romans de l´écrivain, dont La Reine Margot. Le pouvoir, la mort et l´amour : la vie du Vert-Galant rassemble tous les ingrédients d´un bon roman d´aventures, Dumas ne pouvait passer à côté d´un tel sujet. Entre ses démêlés avec la belle-famille et ses innombrables aventures féminines (il était prêt à prendre tous les risques pour une femme), Henri IV avait toujours le temps d´intriguer et de traîner son panache blanc sur les champs de bataille - jusqu´au jour où Ravaillac eut raison de lui...
    Dumas s´empare du personnage, croquant un homme truculent, jouet consentant de ses passions auxquelles il se révélait incapable de résister.
    Une biographie, donc, mais une biographie à la Dumas, c´est-à-dire joyeuse et amicale, menée tambour battant. Les ventre-saint-gris et les répliques assassines fusent, les rebondissements se succèdent et les personnages prennent vie en trois coups de plume habiles.

  • Le 24 juillet 1957, les Français apprennent la mort de Sacha Guitry.
    Sa disparition marque la fin d'une époque, celle du Paris insouciant des Années folles, celle, optimiste, de la reconstruction de l'après-guerre après la période sombre de l'Occupation.
    En évoquant les réactions des célébrités et des anonymes à l'annonce de la mort de ce génie de la comédie, Jacques Pessis se fait le narrateur d'une vie époustouflante et de ces années 1950 où la France était heureuse.
    Entre anecdotes de tournages et souvenirs des femmes courtisées par Sacha Guitry, de la télévision encore balbutiante aux salons du Tout-Paris en passant par les salles de rédaction enfumées, ce récit joyeux et nostalgique nous invite à revivre heure par heure la journée du 24 juillet 1957.
    Soixante ans après, Sacha Guitry continue de faire rire et rêver, comme si le grand théâtre de la vie avait été sa plus belle scène.
     
    Journaliste, écrivain, homme de radio et réalisateur, Jacques Pessis est l'auteur de nombreuses biographies. On lui doit notamment Radio Londres, la guerre en direct (Albin Michel, 2014). Il est aussi le légataire universel d'un autre homme d'esprit, Pierre Dac.

  • Essayiste, romancier, journaliste, philosophe, historien, mémorialiste... Emmanuel Berl (1892-1976) fut tout cela à la fois. Rien ne sera resté étranger à ce personnage singulier, cavalier seul en marge des grandes équipées de son temps.
    Sa vie commence sous le regard de Bergson et de Proust, ses parents éloignés. Elle s'achève par une étroite complicité avec Patrick Modiano. Entre-temps, il aura couru l'aventure de son siècle aux côtés d'Aragon, Drieu, Breton, Malraux, Morand ou Camus, pour ne citer qu'eux.
    Son nom évoque d'éclatants pamphlets, l'hebdomadaire Marianne qu'il dirigea de 1932 à 1936, son mariage, improbable et joyeux, avec la chanteuse Mireille ; mais aussi les messages du maréchal Pétain auxquels il prêta main-forte en juin 1940 : le spectre de Vichy hantera longtemps ce juif de bonne famille, homme de gauche proclamé, élevé dans un milieu dreyfusard et clemenciste.
    Pacifiste et patriote, quiétiste et libertin, marxiste et anticommuniste, maurrassien et européiste, Berl n'a cessé de varier et de marier les contraires. Retracer sa vie, c'est suivre une ligne brisée qui traverse tout un siècle d'idées, de livres, d'amitiés.
    À l'aide de témoignages nombreux et de documents rares, cette biographie dessine le portrait multiforme d'un écrivain farouche et séduisant, dont la vie, plus que toute autre, illustre ce qu'il en coûte de penser librement.
     
    Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt sont les auteurs de biographies de référence : Roger Stéphane, enquête sur l'aventurier (Grasset, 2004) et La Vie d'Irène Némirovsky (Grasset/Denoël, 2007).

  • « Dostoïevski bondit hors de son fauteuil. Nous nous tenions l'un en face de l'autre, chacun frappé par le sort, chacun enfermé dans sa solitude. Il me fixait de son regard triste et pensif. Submergé par l'émotion, oubliant mon titre d'avoué aux affaires civiles et criminelles, je me jetai dans ses bras sans réfléchir. »
     
    Pour écrire ce récit émouvant, Jan Brokken s'est glissé dans la peau d'Alexandre von Wrangel, le confident oublié de Dostoïevski.
    Chaque soir, les deux hommes se retrouvent et se livrent l'un à l'autre. Les travaux forcés, l'exil, la mort, l'amour fou, la reconnaissance... c'est leur vie qu'ils se racontent. Tout les séparait. L'amitié entre eux fut pourtant entière, sincère et bouleversante. Ils avaient besoin l'un de l'autre, tant pour les petites choses du quotidien que pour l'essentiel.
    Des steppes de Sibérie aux rues de Saint-Pétersbourg, c'est tout un pan méconnu de la vie d'un écrivain culte qui nous est ici dévoilé.
     

  • Seattle, 1933, Joe Rantz est l´un des éléments les plus prometteurs du programme d´aviron de l´université. Il se donne d´autant plus au sport que sa participation à l´équipe est le seul moyen pour lui de poursuivre ses études. Abandonné par sa famille, malmené par la vie, miné par les doutes, Joe s´accroche à ses rêves de victoire. Course après course, il devient un adulte en se fondant dans l´effort collectif au point de ne faire qu´un avec le bateau.
    Sous l´impulsion d´un entraîneur aussi secret que déterminé et grâce aux conseils d´un Anglais excentrique, les neuf rameurs de l´équipe surmonteront tous les obstacles jusqu´à la consécration aux jeux Olympiques de 1936, sous les yeux mêmes d´Hitler et devant les caméras de Leni Riefenstahl.
    Cette histoire vraie d´un pauvre gamin qui trouve un sens à sa vie est aussi une fantastique évocation de l´époque. Avec un souffl e qui rappelle les romans de Steinbeck, Daniel James Brown évoque la crise avec force détails concrets et dresse un tableau savoureux de l´Ouest américain encore sauvage.
    Récit époustouflant mené d´une main de maître, Ils étaient un seul homme n´est pas sans évoquer Les Chariots de feu par son ampleur et sa tension dramatique.

  • Alors que le sort de l'Europe se joue à Waterloo, Joachim Murat, soupçonné de trahison par Napoléon, est contraint à l'exil. Dans un dernier et pathétique sursaut, il tente avec quelques fidèles de reconquérir son royaume de Naples. Embarqué à bord d'une barque de fortune, accueilli en Corse sous les vivats, il croit en sa bonne étoile. Mais, à son tour trahi, il tombe dans une embuscade sur une plage de la côte calabraise...Vingt ans après, Alexandre Dumas s'empare du destin de ce héros, personnage dumasien par excellence, pris dans l'étau de l'Histoire. Fils d'aubergiste élevé au rang de maréchal d'Empire, Murat connaîtra une fin tragique, mais jamais, jusqu'à ses ultimes instants, il ne se départira de son panache.Voici, racontées par Dumas, « les dernières heures d'une des plus cruelles agonies dont le faste de l'Histoire ait conservé le souvenir ».

  • Elle a laissé son nom à la loi de 1946 fermant les maisons closes, mais c'est son destin qui a fait de Marthe Richard une figure d'exception.Adolescente prostituée au tournant du siècle, devenue pionnière de l'aviation et espionne en 14-18 (à défaut de pouvoir participer à l'effort de guerre en tant qu'aviatrice), elle est élevée au rang d'héroïne nationale dans les années 1930. Et se gardera bien, durant l'Occupation, de prendre parti entre collaboration et résistance, jouant sur les deux tableaux, avant de se lancer en politique à la Libération.Portée par la grande Histoire et les rencontres opportunes tout autant que par une conscience aiguë de ses intérêts, Marthe Richard (1889-1982) a taillé elle-même sa légende. Quitte, parfois, à travestir un peu la réalité...Natacha Henry brosse ici un portrait sensible et flamboyant d'une aventurière qui n'a reculé devant rien pour faire de sa vie le plus éblouissant des romans.

  • Juin 1940 : la France est défaite. Pour le Lorrain Hermann Bickler, le Corse Petru Rocca, le Breton Olier Mordrel et tous ceux qui voulaient mettre à bas la République « jacobine » au profit de leur vision d'une « Europe des peuples », cet effondrement est l'occasion de faire avancer leurs idées. Ayant en commun une idéologie fasciste qui fédère les mécontentements à travers des identités locales fantasmées, ils se compromettront avec l'ennemi jusqu'à l'irréparable, allant parfois jusqu'à une collaboration active au rêve nazi de Grand Reich.Par le portrait de personnages jusqu'alors méconnus, Francis Arzalier reconstitue ce puzzle aux multiples pièces. Il jette ainsi un éclairage précieux sur tout un courant politique qui prend ses racines au début du XXe siècle et étend ses ramifications jusqu'à nos jours. Des hommes au destin étonnant que ces perdants de 1945, au coeur des tempêtes du XXe siècle.

  • La glorieuse épopée d'un obscur lieutenant corse devenu, en quelques années, le bâtisseur d'un empire immense a de quoi fasciner les esprits les plus récalcitrants. Cependant, malgré les sommes qui lui ont été consacrées, Napoléon reste, à plus d'un titre, une énigme. Qui était-il vraiment ?Grâce à Pierre Branda, derrière le mythe perce l'homme - avec ses intuitions et ses contradictions. Le fardeau de rumeurs malveillantes quant à l'identité de son père ; la misogynie maladive d'un amoureux transi et faible ; un souci permanent du détail qui virait à l'obsession dès qu'il s'agissait de la gestion du quotidien de sa Maison ; son art consommé de la manipulation et du secret, qui en fit un chef à la fois adulé et redouté...Flamboyant, secret, impétueux, paranoïaque... Pierre Branda nous invite à découvrir les multiples facettes d'un Napoléon intime. Les manies et les défauts d'un homme d'exception peuvent-ils être ordinaires?
    Pierre Branda est historien et directeur du Patrimoine à la Fondation Napoléon. Il a consacré de nombreux ouvrages à l'empereur, dont Napoléon et ses hommes. La Maison de l'empereur (2011).

  • Fascinant quatuor que ces Dumas, dont le génie se transmet de génération en génération.
    Thomas Alexandre, premier général d'origine antillaise de l'armée française, issu de l'union d'un noble normand et d'une esclave ; son fils Alexandre Dumas que l'on ne présente plus ; son petit-fils, Alexandre, auteur de La Dame aux camélias ; et sa petite-fille, Marie-Alexandrine, romancière et peintre méconnue.
    À travers le récit de leurs vies, faites de triomphes éclatants et de déconvenues, Claude Schopp et Sylvain Ledda racontent la saga d'une lignée marquée du sceau de la bâtardise.
    Des liaisons, des enfants illégitimes, des conflits familiaux, mais aussi beaucoup d'amour : cet ouvrage, plus qu'une biographie, est une authentique fresque qui lève le voile sur l'une des plus illustres dynasties de l'histoire de France.
     
    Claude Schopp est docteur ès lettres, grand spécialiste d'Alexandre Dumas et lauréat du Goncourt de la biographie 2017 pour Dumas fils, ou l'Anti-OEdipe (Phébus).
    Sylvain Ledda est spécialiste du romantisme français, professeur à l'université de Rouen-Normandie. Il est notamment l'auteur d'une biographie d'Alexandre Dumas (Gallimard, 2014).

  • Lucien Febvre : le chef-d'oeuvre retrouvé Ce livre scelle la rencontre de deux maîtres, Jules Michelet et Lucien Febvre. Historiens majeurs de leur temps, ils ont chacun marqué de leur empreinte la manière dont on écrit l´histoire et notre regard sur la nation.
    Retrouvé récemment et publié pour la première fois, le texte du cours mythique au Collège de France que Lucien Febvre consacra à Michelet en 1943-1944 s´impose comme un chef-d´oeuvre.
    Febvre y retrace le parcours et l´oeuvre de son prédécesseur, père fondateur de l´histoire de France. Texte magistral et lumineux, il montre ce que nous devons à Michelet, véritable inspirateur de notre roman national. C´est toute l´histoire de France qui défile ici en une fresque brossée par Michelet et ciselée dans une langue aussi vigoureuse que juste par Febvre.
    En prêtant sa voix à la vision de Michelet, en le plaçant aux côtés de tous ceux qui ont fait la France, Lucien Febvre nous montre pourquoi, encore aujourd´hui, nous avons tant besoin de l´histoire.
    « Depuis Michelet, Lucien Febvre a été le plus grand, peut-être le seul grand historien d´expression française. » Fernand Braudel Édition établie par Brigitte Mazon et Yann Potin

  • Les mémoires inconnus d'un génie de la mode Peu avant sa mort soudaine en 1957, Christian Dior, alors au faîte de sa gloire, entreprit de publier ses mémoires. Ceux-ci retracent, avec humour et style, le destin exceptionnel d'un homme qui, inconnu un jour, célèbre dans lemonde entier le lendemain, révolutionna la mode.

  • Une passionnante incursion à travers les coulisses du Vatican des premiers temps à aujourd'hui.
    Si Jean XII, élu pape à dix-huit ans, a pu être qualifié d´adorateur de Satan, le pape avignonnais Clément VI, quant à lui, se démena pour protéger les Juifs pendant la Grande Peste. Et pour un Alexandre VI, pape Borgia qui organisait des parties fines dans ses appartements, combien de Benoît XIV, pape des Lumières, qui luttait avec humour pour débarrasser l´Église des superstitions qui la gangrenaient ?
    L´histoire de la papauté forme ainsi une drôle de procession où les grandes figures côtoient les coquins de la pire espèce. Au milieu des ivrognes sanguinaires et dépravés, des saints et des ascètes ont su mener la barque de l´Église à travers les siècles.
    Jean-Louis Bachelet, en passionné de l´histoire de la chrétienté, explore dans cette fresque édifiante les vices secrets, mais aussi la sainte lumière, de quelques-uns des 266 successeurs de saint Pierre.

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