• Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue. Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l'enquête, avant d'assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. I. J.

    1 autre édition :

  • Sodoma

    Frédéric Martel


    " L'homosexualité dans le clergé est une question très sérieuse qui me préoccupe. "
    Pape François

    Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels ; la démission du pape Benoît XVI ; la misogynie du clergé ; la fin des vocations sacerdotales ; la fronde contre le pape François : un même secret relie toutes ces questions. Ce secret a longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma. La ville biblique de Sodome aurait été détruite par Dieu en raison de l'homosexualité de ses habitants. Or, aujourd'hui, c'est au Vatican que l'on trouve l'une des plus grandes communautés homosexuelles au monde.
    Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et mené l'enquête sur le terrain dans une trentaine de pays. Il a interrogé des dizaines de cardinaux et rencontré des centaines d'évêques et de prêtres.
    Ce livre révèle la face cachée de l'Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu'au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l'homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l'Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu'il soit homosexuel en privé.
    " Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie. " En prononçant ces mots, le pape François nous a confié un secret que cette enquête vertigineuse révèle pour la première fois.
    Sodoma paraît simultanément dans vingt pays.

    1 autre édition :

  • Une mise en lumière incontournable pour découvrir la face la plus sombre du monde de Pablo Escobar, le plus grand narcotraficant du monde.
    In frangranti. En flagrant délit. En flag'. Voilà comment on pourrait traduire le titre original de
    ce second livre du fils de Pablo Escobar, Juan Pablo. Après avoir parcouru la moitié du pays et interviewé des personnages de la pègre qui s'étaient toujours refusé à lui répondre, le fils unique du chef du cartel de Medellin partage ici avec le lecteur sa perplexité devant les découvertes de cette enquête.
    Dans l'idée de redécouvrir son père, Juan Pablo Escobar nous propose des révélations autour de sixaxes majeurs :
    o La puissance des paramilitaires qui ont gagné la
    guerre,
    /> o L'informateur américain qui l'a photographié en pleine transaction mais qui ne vécut pas assez longtemps pour le raconter,
    o Ce qu'il faisait le soir où ses sicarios (tueurs à gages) ont exécuté le ministre de la Justice,
    o Les confessions de William Rodriguez, l'homme qui n'a pas choisi d'être l'héritier du cartel de Cali,
    o Ce qu'il s'est passé quand il a capturé les guerilleros du M-19, sur le point de le kidnapper,
    o L'autoroute par laquelle circulaient la drogue et l'argent de Pablo Escobar, entre Miami, New York et Los Angeles.

  • Contrairement aux histoires imaginées par Arthur Conan Doyle, les douze enquêtes racontées par David Grann sont bien réelles. Que l'auteur se penche sur l'infiltration d'un gang de détenus dans le système carcéral américain ou la traque de l'un des grands imposteurs du XXe siècle, affabulateur caméléon aux multiples identités, qu'il retrace la folle cavale d'un vieux braqueur de banque, le démantèlement d'un empire mafieux dans une cité de l'Ohio surnommé "Crimetown", ou encore la disparition dans des circonstances mystérieuses d'un fanatique de Sherlock Holmes, ce recueil rassemble les meilleures enquêtes criminelles de David Grann. Il y endosse tour à tour et avec une virtuosité sans égale les habits de l'historien, du détective ou de l'auteur de romans policiers, jusqu'à effacer, en bon prestidigitateur, la frontière qui pourrait séparer la fiction de la réalité. De sorte qu'à la fin, subjugué par ses contes de meurtres, de folie et d'obsession, on serait tenté de s'écrier : "Élémentaire mon cher Grann !"

  • Côté ghetto

    Jill Leovy

    • Sonatine
    • 19 Octobre 2017


    Une histoire vraie du meurtre en Amérique.

    Dans la lignée de l'oeuvre de David Simon ( The Wire), une oeuvre magistrale de journalisme littéraire, élu meilleur document de l'année par le New York Times et le Washington Post.
    South Central, Los Angeles. Le Ghetto. À la fois un lieu et un destin. Un quartier où les jeunes, noirs pour la plupart, sont souvent plus en sécurité en prison que dans les rues, où les plus violents sont les héros, et les victimes laissées pour compte.
    Sauf peut-être par quelques hommes, qui considèrent encore ces victimes comme des fils, des frères, des êtres humains à part entière. Ces hommes, ce sont les policiers du district qui, dans le marasme ambiant, s'accrochent comme ils le peuvent pour donner un sens à leur métier, luttant tout autant contre le meurtre que contre une administration déconnectée de la réalité.
    Ainsi lorsqu'un jeune du quartier, Bryant Tennelle, est abattu sur un trottoir, non loin de son domicile, l'inspecteur John Skaggs, en dépit des moyens dérisoires dont il dispose et de la résignation ambiante, va tout faire pour éviter que ce jeune garçon ne soit qu'un nom de plus inscrit sur la liste annuelle des milliers d'assassinats non résolus de jeunes Afro-Américains.
    À partir de ce simple fait divers et de milliers d'heures de témoignage, Jill Leovy nous livre un document criant d'humanité. Pourquoi un jeune Noir a-t-il quinze fois plus de chance de se faire tuer qu'un Blanc aux États-Unis ? C'est toute la " peste américaine " qu'elle dissèque avec ce portrait intime et bouleversant, fait de morts absurdes et impunies, de proches dévastés et d'enquêteurs acharnés mais démunis.
    Une analyse forte et humaine, un livre coup de poing, aussi dévastateur que le plus réaliste des romans.

  • Comment fonctionne notre justice ? Est-elle vraiment indépendante ou aux ordres, comme beaucoup le croient ?
    Procès Sarkozy, écoutes du Parquet national financier, affaire Fillon... : les relations entre la justice et le pouvoir sont au coeur de l'actualité.Depuis quarante ans, de François Mitterrand à Emmanuel Macron, les soupçons de collusion entre le pouvoir et la justice font la une des médias et chacun cherche à comprendre pourquoi juges et politiques s'affrontent au sein même de la République.S'appuyant sur des témoignages exclusifs, porté par un souci d'analyse scrupuleux, Pierre Rancé plonge ici dans les rouages de grandes affaires pour raconter la justice vue de l'intérieur et décrypter les raisons de cette rivalité.Ministres, directeurs de cabinet, avocats, conseillers justice à l'Élysée ou à Matignon, juges d'instruction ou procureurs se sont confiés à lui et s'expriment enfin librement sur le fonctionnement pour le moins complexe et sensible de la justice. Parmi eux, Élisabeth Guigou, Jacques Toubon, Henri Nallet, François Hollande, Éliane Houlette, Fabrice Burgaud, Renaud Van Ruymbeke ou encore Xavière Simeoni.À l'heure où le politique cherche à contourner le système judiciaire, leur parole est plus que jamais éclairante et précieuse.

  • La première fois, j'avais six ans Nouv.

    La première fois, j'avais six ans...... Je prenais mon bain, mon père s'est déshabillé et est entré dans la baignoire. Ça a duré jusqu'à mes 14 ans, lorsque j'ai eu la force de fuir, de parler. Tous les jours des enfants sont attaqués dans leur propre maison, dans leur propre chambre. Par ceux qui sont censés le plus les protéger. Tant que ça durera, je n'aurai pas de repos. Isabelle Aubry
    Dans ce témoignage bouleversant, Isabelle Aubry raconte le calvaire de son enfance piétinée et nous parle du combat qu'elle mène avec son association Face à l'inceste.En fin d'ouvrage, elle formule vingt-neuf propositions pour que l'inceste soit reconnu comme un crime spécifique et imprescriptible, et en finir avec cette loi du silence qui, chaque année, brise des milliers de vies.6,7 millions de français, soit 10 % de la population, déclarent avoir été victimes d'inceste. (Ipsos, novembre 2020)

  • La vie d'Assa Traoré a basculé le 19 juillet 2016, un soir de canicule où son frère cadet Adama est déclaré mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Mains menottées dans le dos, face contre terre, asphyxié. Ce jour-là, il devait fêter ses 24 ans.
    Au-delà de l'infinie peine, la violence d'un tel drame épuise fatalement toute énergie, confisque sourire et force à ceux qui restent. Pour Assa Traoré et sa famille, ce fut l'inverse. L'horreur les a soulevés. Portés par le soutien des habitants de Beaumont-sur-Oise, les Traoré ont transformé la douleur en combat. Avec l'appui du "comité pour Adama", Assa est devenue une guerrière.
    Dans sa "Lettre à Adama', Assa Traoré raconte une lutte citoyenne inédite contre les violences policières, la bataille judiciaire et médiatique qu'il a fallu mener pour déconstruire les mensonges et rester dépositaire de l'histoire d'Adama. Elle dénonce le comportement et le rôle des forces de l'ordre face à une jeunesse marginalisée et stigmatisée, mettant ainsi en lumière le déterminisme auquel sa famille n'a pas échappé. Enfin, elle ravive la mémoire d'un jeune homme dont le prénom s'impose désormais partout en France, comme l'étendard de deux exigences : "Vérité et justice'.
    Assa Traoré a 31 ans. Avant la mort d'Adama, elle était éducatrice spécialisée. Aujourd'hui elle se consacre entièrement à la cause de son frère.
    Reporter à L'Obs depuis 2001, Elsa Vigoureux s'intéresse aux thématiques des quartiers populaires. Journaliste, spécialisée justice, elle a couvert nombre d'affaires criminelles dont celle du gang des Barbares qu'elle traitera plus largement dans un document remarqué et publié chez Flammarion en 2010.

  • BRB

    ,

    2020 : 45e anniversaire de la BRB.

    Trois lettres qui claquent comme des coups de revolver !
    BRB : la fameuse brigade de répression du banditisme est née il y a quarante-cinq ans. Et pour la première fois, dans un document inédit, ces flics de choc se livrent et racontent, sans détour, les coulisses, leurs méthodes et leur quotidien. Des dizaines d'anecdotes insolites et souvent cocasses.
    Des tranches de vie. Et ce jargon particulier pour raconter les " filoches ", les " soums ", les
    " tontons " ou les " ripoux "...
    Devenue mythique, la brigade a affronté des gangs qui ont fait la une de l'actualité, comme la Dream Team, les Postiches, ou encore la " bande à Ferrara ".
    Des pickpockets de Pigalle aux attaques de fourgons blindés, des braqueurs de banques aux trafiquants d'art, bienvenue dans l'univers sulfureux du banditisme... des flics et des voyous !

  • Les affaires criminelles qui ont défrayé la chronique, par ceux qui ont mené l'enquête.
    Au moment de quitter ses fonctions en 2019, le général d'armée David Galtier était l'un des deux plus haut gradés de la gendarmerie française : figure de la Sécurité intérieure, il a gravi les échelons des ministères de l'Intérieur et de la Défense. Fort de ses quarante années de carrière, il nous entraîne au sein d'une institution qui a su, après le traumatisme des affaires Grégory et Omar Raddad, mobiliser toutes ses capacités en police judiciaire.Des meurtres sanglants d'Élodie Kulik et Marie-Christine Hodeau à l'incarcération d'Émile Louis, en passant par les infanticides de Valentin et Jonathan, la traque de Paul Touvier, l'arrestation des pirates du Ponant, le dossier Kouri ou le scandale des prothèses PIP, le général d'armée David Galtier nous fait découvrir une gendarmerie moderne, dotée de moyens scientifiques de pointe, de forces d'intervention très entraînées et d'offices centraux dédiés à la protection de la santé publique et à la lutte contre la délinquance, les mafias et les crimes contre l'humanité. Tour à tour épiques et émouvantes, ces enquêtes témoignent de la vitalité de cette force armée vieille de neuf siècles qui place l'humain au coeur de son action.

  • En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts
    suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore
    l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • J'ai séquestré Kim Kardashian Nouv.

    Ce fut le cambriolage le plus people de la dernière décennie : le 3 octobre 2016, Kim Kardashian s'est vu dérober 9 millions d'euros de bijoux dans sa suite parisienne. Pour la première fois, Yunice Abbas, l'un des " papys braqueurs " à l'origine du coup, raconte " de l'intérieur " le déroulement du braquage - avec exactitude et sans esbroufe.
    Dans la nuit du 3 octobre 2016, Kim Kardashian, venue à Paris pour la Fashion Week, est séquestrée par un gang de " papys braqueurs " vêtus de K-ways et de casquettes de police. Neuf millions d'euros de bijoux : le butin le plus important jamais obtenu, en France, aux dépens d'un particulier. Le tout à pied et à vélo !
    Pour la première fois, l'un de ces truands chevronnés raconte " de l'intérieur " le montage, la réalisation, puis le fiasco final de ce " casse du siècle ". Une opération presque parfaite, qui a permis de détrousser sans violence la reine des réseaux sociaux. Le " coup " le plus incroyable d'un parcours de bandit à l'ancienne, que retrace ici Yunice Abbas.
    Avec gouaille et panache, sans esbroufe ni remords, il livre nombre de révélations et d'anecdotes inédites. L'occasion, aussi, de corriger les récits rocambolesques colportés sur une affaire qui n'a pas révélé tous ses mystères.

  • Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.
    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit se faire découper à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.


  • La vengeance des héritiers de la Brise de Mer.

    C'est l'histoire de trois garçons. Trois fils. Trois orphelins. Leurs pères ont été tués à quelques mois d'écart, en Corse, à la fin des années 2000. Chacun a décidé de venger le sien et de ressusciter la Brise de Mer, clan criminel mythique vieux d'un demi-siècle, fondé une génération plus tôt.
    Flics, juges, avocats, ils pensaient avoir tout vu. Ils restent sidérés par les ressorts de cette vendetta corse mûrie dans la tête d'orphelins fous de haine. On voyage de bar en palace parisien, du Bastia des années 1980, berceau de la Brise et de ses fondateurs, à Ajaccio et Marseille en passant par le Paris chic. On croise sur le chemin une matonne amoureuse et fan de polars, un espoir du football, un repenti vivant désormais sous une nouvelle identité, l'un des voyous les plus craints de l'île, alias " le Mat " (le fou), des veuves inconsolables. " Honorer nos pères ", disent-ils. La détermination des fils est totale.
    Entre témoignages inédits, archives historiques, écoutes effarantes, Vendetta offre une plongée dans la vérité de la criminalité corse et de ses dérives mafieuses où rien ne s'oublie, rien ne se pardonne. Et c'est plus haletant que n'importe quel roman noir.

  • Ne dis rien

    Patrick Radden Keefe

    • Belfond
    • 24 Septembre 2020

    Immense succès critique, lauréat du prestigieux prix Orwell, Ne dis rien est une enquête journalistique d'une puissance inédite, une plongée au coeur de la violence politique, le portrait bouleversant d'une génération sacrifiée.
    1972, Belfast, quartier catholique. Par une sombre nuit de décembre, une mère de famille est enlevée sous les yeux de ses dix enfants. Ils ne la reverront jamais...
    Pourquoi une femme apparemment sans histoires s'est-elle retrouvée la cible de l'IRA ? Était-elle réellement une moucharde ? Et pourquoi, alors que tout le monde connaissait l'identité des agresseurs, personne n'a rien dit ?
    En s'intéressant à l'" affaire Jean McConville ", Patrick Radden Keefe, journaliste au
    New Yorker, revisite toute l'histoire du conflit nord-irlandais. Des manifestations du début des années 1960 jusqu'à la vague d'attentats qui a terrorisé tout le Royaume-Uni, en passant par les grèves de la faim de Bobby Sands et des
    Blanket men, il en révèle les derniers secrets, les zones d'ombre et, surtout, le prix à payer pour les individus.

  • Un livre terriblement humain et politique, un témoignage coup de poing sur la condition carcérale et la prison de 2019.

    De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    " Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ".
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • Une histoire de violence, de vengeance. Une histoire corse.Dans cette famille, un soir de novembre 2011, sur le parking d'une résidence cossue, assise à l'arrière d'une voiture, une fillette de 11 ans, Carla-Serena est blessée par plusieurs balles de kalachnikov lors d'une tentative d'assassinat qui vise son père, Yves Manunta, un ancien nationaliste reconverti dans les affaires. À l'avant sur le siège passager, touchée à la hanche et à la cuisse, sa mère va perdre l'usage d'un pied.
    Mère et fille portent en elles les stigmates de cette violence, des fragments de balles de kalachnikov que les médecins n'ont pu extraire de leurs corps.
    Après cette tentative ratée, la menace continue de planer. L'appartement familial, avec vue imprenable sur le golfe d'Ajaccio, se transforme en bunker. Comme dans le petit village d'Amérique du Sud de "Chronique d'une mort annoncée' de Gabriel Garcia Marquez, où tout le monde sait que Santiago Nasar va être tué, à Ajaccio une macabre rumeur bruisse : Manunta est un homme à abattre. Il sera finalement assassiné le 9 juillet 2012. Déjà en 1996, en pleine guerre entre nationalistes, alors militant nationaliste actif, il avait échappé à 98 tirs de pistolets mitrailleur, et avait gagné un surnom : " Robocop "... Aujourd'hui c'est sur le fils , qui vit désormais loin de la Corse, que pèsent les menaces.
    C'est l'étoffe d'une tragédie. La famille Manunta ne semble pouvoir échapper à un destin dramatique.
    Des années romantiques du nationalisme aux guerres fratricides, du temps des affaires jusqu'aux dérives mafieuses et affrontements sanglants entre groupes armés, cette affaire de famille illustre la difficulté de l'Etat à esquisser une vérité judiciaire sur une île en proie à la violence, qui n'épargne même plus les femmes et les enfants.

  • Mes 1001 vies Nouv.

    Mes 1001 vies

    André Soulier

    LA VIE, c'est quoi la vie sinon le court trajet qui mène de la naissance à la mort ? Mais UNEVIE ? c'est autre chose !Parcourir la carrière d'André Soulier, c'est revisiter soixante ans d'histoire judiciaire et politique française.
    Avocat au barreau de Lyon, considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs pénalistes du pays, André Soulier évoque ici quelques-unes des causes qu'il a défendues : celle de Jean-Marie Desvaux, en 1963 et 1969, qui fut à l'origine d'une loi prévoyant l'indemnisation des personnes injustement emprisonnées ; celles des victimes des incendies de la raffinerie de Feyzin en 1970, et de la discothèque le 5-7, en 1972 ; celle, enfin, du cardinal Barbarin, en 2019.
    Parallèlement, André Soulier s'est pleinement investi dans la vie politique, auprès de Pierre Mendes France puis de François Mitterrand. À la mairie de Lyon, il fut l'adjoint de Francisque Collomb et, par la suite, de Raymond Barre. Il siégea également au conseil régional de Rhône-Alpes, ainsi qu'au Parlement européen.
    À ces engagements, André Soulier en ajoute un troisième : celui du passionné de football, qui présida la Commission nationale d'éthique et de discipline de la Ligue nationale de football, puis la Commission juridique de l'actuelle Ligue de football professionnel.
    De ces vies entrelacées, André Soulier forme un récit à la fois intime et emblématique, avec ce goût du verbe et de l'argument qui tisse l'étoffe des grands avocats.

  • Non, il n'est pas fasciné par le mal, mais il défend autant la présomption d'innocence que le droit - pour les criminels de tout bord - à une juste peine qui ne varie pas du simple au double d'une cour d'assises à l'autre.
    Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de la notion d'humanité dans leur serment, alors qu'elle figure dans celui des avocats. Car ceux qui lui confient leur destin sont aussi des êtres humains, dont la ligne de vie a parfois de quoi inspirer aux jurés une certaine clémence.
    Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la Justice. Comme personne ne l'a fait auparavant, il raconte les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. À travers les anecdotes et les souvenirs édifiants des grands procès d'assises auxquels il a participé, il dresse le portrait d'un système judiciaire implacable, au sein duquel la défense n'est guère que tolérée, même quand elle tente désespérément d'éviter les erreurs judiciaires.
    " J'ai décidé de devenir avocat à quinze ans. C'était le 28 juillet 1976 et j'avais entendu à la radio que Christian Ranucci, l'homme du "pull-over rouge", avait été exécuté à l'aube. Ce n'est pas le récit d'une vocation que je fais ici, mais d'une sorte de fatalité. Je suis condamné à plaider. "

  • Comment imaginer que la trajectoire de Michel Fourniret, serial killer et pédophile, percuterait un jour celle du gang des Postiches, la plus célèbre équipe de braqueurs des années 1980, pour écrire l'une des pages les plus incroyables de la criminalité en France ? Rien ne laissait présager en effet que le destin d'un voyou " politique " breton allait basculer, dans une cellule de Fleury-Mérogis, au contact de l'Ogre des Ardennes, lors d'une alliance de circonstances pour récupérer le butin des Postiches. Enfin, aucun élément ne laissait penser qu'une journaliste, Patricia Tourancheau, ferait le lien entre ces différentes affaires qu'elle suivait et découvrirait l'origine du magot de Fourniret. Et pourtant, c'est ce qui est arrivé.
    Car derrière les barreaux se scellent des rencontres impromptues entre détenus d'horizons divers, qui passent leur temps à échafauder des projets d'évasion et des " plans thunes ". Et si les Postiches voulaient conjurer la misère et flamber comme des nouveaux riches, l'ouvrier ardennais, devenu chasseur de vierges, qui a détourné leur magot, a préféré s'acheter des camionnettes destinées à enlever des petites filles, et un château digne de Barbe bleue afin d'enterrer leurs corps. Pendant que les Postiches désargentés pleuraient leur trésor...
    Après avoir exercé vingt-neuf ans à Libération, Patricia Tourancheau, journaliste freelance spécialiste des dossiers criminels et des cold case, collabore notamment au site d'information Les Jours, avec lequel ce livre a été conçu. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages dont Grégory, la machination familiale (Seuil-Les Jours, 2018) et Le 36 (Points, 2018). Elle participe également à l'écriture de scénarios de films et de séries.

  • Il y a les procès historiques, les affaires médiatiques, il y a les acquittements parfois et les polémiques souvent.
    Et puis il y a l'homme derrière la robe d'avocat.
    Libre. En colère. Révolté.
    Éric Dupond-Moretti, à la barre, livre ses vérités.

  • Le grand avocat parisien revient sur ses doubles racines insulaires, la Corse et les Antilles. Contre les tentations communautaristes, un magnifique cri du coeur sur la gloire du métissage à la française. Une confession poignante, une alerte saisissante. Un grand livre.
    Un ministre de la Marine de Guerre, des faux-monnayeurs, des Antillais en Picardie, des Corses partout ailleurs, un magistrat comme patriarche, des soeurs sans compter, et surtout une mère toute de beauté pour animer la chronique magique d'une famille recomposée, se moquant des continents et des mers...
    Des joueurs de poker, des juges récusés, l'Afrique et l'affaire de l'Angolagate, la France et l'affaire Buffalo Grill, des clients fameux et des victimes anonymes, pour peupler le roman vrai d'une existence consacrée à défendre la loi contre elle-même...
    Une mémoire méditative des grands conflits militaires passés, une contemplation mélancolique de la " Question Noire ", une redécouverte émue de poèmes oubliés, un renversement éclairé de deux tabous majeurs, et un retour fracassant sur l'erreur judiciaire du siècle, pour dire une vie résolument inscrite dans l'Histoire...
    Déjouant les règles et les pièges de l'autobiographie, Jean-Pierre Versini-Campinchi offre ici, dans une leçon sans leçon, un hymne citoyen et enchanteur à la volonté et à la persévérance.
    Contre la tentation communautariste, une plaidoirie iconoclaste pour un métissage à la française.

  • Dans la famille Holleeder, il y a d'abord le père : alcoolique et violent qui détruit tout sur son passage, rabaisse femme et enfants et fait régner un climat de terreur dans son foyer. Ouvrier chez Heineken, il se soûle en rentrant de l'usine, distribue raclées et insultes sous l'effet de l'alcool et de la frustration. Il y a la mère, être fragile et docile qui tente tant bien que mal de protéger ses enfants. Il y a Willem, le fils aîné, seul à tenir tête à son père et qui finit par le dépasser en devenant l'un des plus grands criminels des Pays-Bas, le célèbre Neus (le Nez). Avec comme premier haut fait d'armes, l'enlèvement en 1983, à vingt-cinq ans, du patron d'Heineken, Freddy Heineken et son chauffeur, Ab Doderer. Fort de cette réputation et tout en purgeant une peine de prison, Willem Holleeder va se transformer en chef de gang, prêt à tout pour régner sur un monde mafieux qu'il va contribuer à bâtir. De prisons en prisons, la petite frappe va se muer en meurtrier assoiffé de sang et de pouvoir, Scarface à la sauce hollandaise, sans scrupules, capable de commanditer le meurtre de son meilleur ami et beau-frère, Cor. Et puis il y a Sonja et Astrid, les deux soeurs, deux femmes qui un jour vont trouver le courage de dénoncer ce frère qu'elles ne reconnaissent plus, monstre de cruauté. Témoignages, enregistrements clandestins, les soeurs vont se faire Judas et envoyer leur cher frère en prison.
    Judas, immense succès au Pays-Bas et en cours de traduction dans le monde entier, raconte l'incroyable histoire d'une famille dysfonctionnelle gouvernée par la violence d'un père alcoolique puis d'un frère incontrôlable, et la rédemption par le récit. Ce thriller du réel, entre Roberto Saviano et Gitta Sereny, nous plonge au coeur d'une histoire de trahison, de crime, de haine et d'amour qui n'a rien à envier aux tragédies grecques ni au Parrain.

  • Ce livre retrace des affaires dont les intrigues sont à la mesure de l'imagination la plus audacieuse et la plus cruelle. Vous y rencontrerez des personnages aux destins hors du commun, des charmeurs et des charmeuses totalement dénués de scrupule et d'empathie : Jeanne de la Motte qui a réussi à duper le cardinal de Rohan en lui extorquant une somme considérable pour un collier " destiné " à Marie-Antoinette (l'affaire du collier de la reine, aussi fameuse que méconnue), Sir Gregor McGregor, cacique de Poyais, Thérèse Humbert et son fabuleux héritage, Henri Lemoine, " inventeur " d'un diamant de synthèse, Ivar Kreuger et son siphonnage de l'épargne mondiale, Charles Ponzi et sa célèbre pyramide, Michele Sindona, banquier de la mafia et du Vatican, le terrible Bernard Madoff et quelques autres.
    Christian Chavagneux raconte les trésors de ruse déployés par ces hommes et ces femmes pour tromper des victimes qui étaient loin d'être démunies d'intelligence et d'esprit critique, sur des décennies pour certains d'entre eux. Il décortique dans le détail les mécanismes de leurs fraudes, les raisons pour lesquelles ils sont parvenus à leurs fins, avant de raconter leur chute – aussi spectaculaire que leur succès. Il détermine aussi pour chacune des escroqueries une sorte d'" équation de l'arnaque " qui en donne les déterminants principaux. Car la forme particulière prise par chacune n'est pas un effet du hasard. Elle révèle aussi les rouages de l'économie et de la société d'une époque. L'histoire des arnaques est celle du capitalisme : on n'escroque pas de la même manière à l'heure de la dérégulation financière et des paradis fiscaux qu'au temps où l'héritage était la principale source de richesses !
    Docteur en économie, Christian Chavagneux est actuellement éditorialiste au mensuel Alternatives Économiques. Il est aussi chroniqueur à France Inter et BFM Business. Il est notamment l'auteur de Une brève histoire des crises financières : des tulipes aux subprimes (2013, nouv. éd., 2020) et Les Paradis fiscaux (avec Ronen Palan, 2012, nouv. éd., 2017), tous deux publiés aux éditions de La Découverte, et de Les Aventuriers de la finance perdue (avec James), Casterman, 2016.

empty