• Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé.
    Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme. Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du xvi siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre !
    Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan...
    En décrivant les prodigieuses aventures qui s'ensuivront, Jules Verne a peut-être atteint le sommet de son talent. La vigueur du récit, la parfaite maîtrise d'un art accordé à la puissance de l'imagination placent cet ouvrage au tout premier plan dans l'oeuvre exceptionnelle du romancier.

  • "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.» Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.» Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique. 

  • « ... un matin, comme je me promenais près de mon parterre de rosiers, je vis, je vis distinctement tout près de moi, la tige d'une des plus belles roses se casser comme si une main invisible l'eût cueillie, la fleur resta suspendue dans l'air transparent, toute seule, immobile, effrayante, à trois pas de mes yeux.
    Saisi d'une épouvante folle, je me jetai sur elle pour la saisir. Je ne trouvai rien. Elle avait disparu...
    à partir de ce moment-là, je sus qu'il existait près de moi un être invisible qui m'avait hanté et qui revenait. Un peu plus tard, j'en eus la preuve. » Confession lucide et maîtrisée d'un homme qui assiste au naufrage de sa propre raison, Le Horla nous révèle la trajectoire secrète et fulgurante qui relie la plénitude de la santé au martyre de la démence. Nul autre récit fantastique - en raison, peut-être, de certains accents autobiographiques - n'a développé avec plus de rigueur et de vérité clinique l'implacable logique de l'imaginaire. 

  • Anglais Dracula

    Bram Stoker

    Plongez en VO dans le magnifique roman épistolaire et découvrez, noatmment à travers les lettres de Jonathan, l'histoire du comte Dracula. Pour vous aider, des traductions en marge  vous permettront de bien comprendre le texte original. Ces textes en VO font partie des lectures imposées pour les classes de Première dans le cadre du nouveau bac de 2020.

  • Baudelaire avait raison : ces nouvelles sont extraordinaires.
    Un homme atteint la lune en ballon, un autre transforme en or les vils métaux, les morts apparaissent pour entraîner les vivants au tombeau, les malédictions s'accomplissent.
    Edgar Poe était fasciné par le rêve, le spiritisme, la métempsycose mais aussi les sciences. Il a créé un monde irréel d'autant plus envoûtant que le fantastique est peint avec logique et minutie.
    Cet écrivain américain ressentit toute sa vie la perversité qui existe en tout être. L'homme est sans cesse et à la fois homicide et suicide, assassin et bourreau.
    « Edgar Poe a emprunté la voie royale du grand art. Il a découvert l'étrange dans le banal, le neuf dans le vieux, le pur dans l'impur. Voilà un être complet », disait Valéry.

  • Une ombre rôde dans l´Opéra. Une présence singulière, une apparence douteuse et une voix lugubre... Un machiniste est retrouvé pendu, un grand lustre se détache en pleine représentation. On parle du fantôme de la loge nº5. Mais a-t-on véritablement affaire à un fantôme ?

  • L'homme est lui-même et ce qu'il se cache. Ce secret hanta Edgar Poe. Le descendant de la maison Usher qui croit sa soeur morte, l'assassin du chat noir et William Wilson sont victimes de leur double, le cousin de Bérénice l'est de sa névrose obsessionnelle, le peintre du portrait ovale, de son art. Dans ces nouvelles fantastiques, prolongement des Histoires extraordinaires, les cadavres se promènent, un sourire ironique aux lèvres, les femmes sont « belles comme un rêve de pierre », et la mort clôt chaque récit. L'envoûtement est total, l'horreur atteint son point culminant et pourtant la réalité est là, tangible, pour chasser l'irrationnel. Fasciné par cette oeuvre américaine, Baudelaire l'a traduite admirablement et rendue célèbre dans le monde entier. 

  • Le monde perdu

    Arthur Conan Doyle

    Voulant impression la femme qu'il aime, le journaliste Ned Malone va interviewer le professeur George Challenger, qui prétend avoir découvert en Amérique du Sud des dinosaures vivants. Bien qu'ils soient partis du mauvais pied, Malone et Challenger rejoignent ensemble un groupe de volontaires pour une expédition vers une destination secrète, où ils vont bientôt découvrir si le professeur raconte la vérité, ou non. Cependant, il se peut qu'ils ont eu les yeux plus gros que le ventre, car les animaux les plus dangereux ne sont pas nécessairement ceux qui sont préhistoriques. Cette passionnante nouvelle de 1842 d'Arthur Conan Doyle fait réfléchir, et délivre une histoire pleine d'ambition où il faut oser croire l'incroyable. Une lecture idéale pour les fans de Jurassic Park.

  • Edition enrichie (présentation, notes, annexes, chronologie et bibliographie)« Elle était brune et pâle ; ses cheveux ondés et crêpelés, noirs comme ceux de la Nuit, se relevaient légèrement vers les tempes à la mode grecque, et dans son visage d'un ton mat brillaient des yeux sombres et doux, chargés d'une indéfinissable expression de tristesse voluptueuse et d'ennui passionné ; sa bouche, dédaigneusement arquée à ses coins, protestait par l'ardeur vivace de sa pourpre enflammée contre la blancheur tranquille du masque ; son col présentait ces belles lignes pures qu'on ne retrouve à présent que dans les statues. Ses bras étaient nus jusqu'à l'épaule, et de la pointe de ses seins orgueilleux, soulevant sa tunique d'un rose mauve, partaient deux plis qu'on aurait pu croire fouillés dans le marbre par Phidias ou Cléomène. En regardant cette tête si calme et si passionnée, si froide et si ardente, si morte et si vivace, il comprit qu'il avait devant lui son premier et son dernier amour, sa coupe d'ivresse suprême. » Editions de Bernard Auzanneau. 

  • Dans le quartier lugubre de Soho, le docteur Jekyll est un médecin corpulent, bienveillant, très humain de caractère. De temps à autre, dans son poussiéreux laboratoire, il se livre à des expériences chimiques et concocte un certain breuvage qui le transforme à volonté en personnage malfaisant, difforme, de tempérament violent et bestial : sous le nom de Hyde, il mène sporadiquement une vie criminelle. Mais peu à peu, la meilleure part de lui-même faiblit, et Jekyll résiste de moins en moins au monstre qui s'est emparé de lui.
    Stevenson n'avait d'autre intention que de raconter une histoire fantastique au milieu de gens ordinaires et de bon sens, mais, dans les brumes de Londres, l'intuition géniale du conteur fixe à jamais l'effrayante dualité de l'animal humain.
    Texte intégral

  • «Aussi sûr que mon âme existe, je crois que la perversité est une des primitives impulsions du coeur humain.»

    Un chat noir martyrisé, un nain humilié par les puissants, un homme emmuré vivant par celui qui se prétend son ami... Tour à tour cruels, sordides ou bouffons, ces courts récits d'inspiration fantastique rappellent le talent absolu d'Edgar Allan Poe en matière de romantisme noir. Dans une prose poétique et vénéneuse, sublimée par la traduction de Charles Baudelaire, il révèle la part d'étrangeté et de folie qui sommeille en chaque homme.

    Ce recueil rassemble Le Chat noir, Hop-Frog, L'Ange du bizarre, La Barrique d'amontillado, Petite discussion avec une momie et L'Homme des foules.

    o Objet d'étude : La fiction pour interroger le réel
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes
    o Prolongement : À la découverte d'un maître du fantastique (Le Horla de Maupassant).

    Classe de quatrième.

  • Il est des âmes plus succulentes que d'autres à corrompre. Pour le Diable s'entend. Ainsi ce fameux Frère Ambrosio - le plus rigoriste, le plus saint homme de Madrid et son confesseur le plus en vue.
    Quand la jeune et naïve Antonia, nouvelle en ville, lève les yeux vers la chaire, se doute-t-elle quelles tentations traversent le prêcheur, quels tourments de chair et d'esprit, quels vices rampants déjà le rongent ? Sévices souterrains, nonnes sadiques, messes noires, viols, incestes, parricides, enlèvements et labyrinthes... bientôt tout Madrid s'enfonce dans le péché. Un sommet du roman gothique.

  • Un mystérieux fantôme hante le musée du Louvre. Un gardien est assassiné, le personnel est en émoi. Le commissaire Chantecoq, aidée de sa fille, la charmante Colette, doit débrouiller cette sombre affaire, assisté par Jacques Bellegarde, un jeune et beau reporter. Ils vont tenter de découvrir qui se cache derrière Belphégor, à moins qu'il ne s'agisse véritablement d'un fantôme.

  • Flatland

    Edwin Abbott Abbott

    • Bookelis
    • 22 Octobre 2018

    En haut, en bas... Voilà deux expressions qui n'ont pas cours à Flatland. A les employer, on risque de perdre la tête, au propre comme au figuré. Car si les habitants de cet univers qui ne connaît que DEUX DIMENSIONS n'ont pas à craindre que le ciel leur tombe sur la tête, ils détestent les illuminés et les faux prophètes qui prêchent l'évangile de la TROISIÈME dimension. Pourtant, le narrateur de cette étrange aventure, un très raisonnable Carré, est certain d'avoir été visité par une Sphère, chose impossible pour ses concitoyens qui ne peuvent y voir qu'un Cercle... Mais ne riez pas de leur aveuglement. Comment réagissez-vous quand on vous parle de la Quatrième dimension ?

  • Tarzan

    Edgar Rice Burroughs

    TROIS LÉGENDES AU SERVICE D'UN MYTHE ! Parmi les nombreux artistes qui ont illustré le Seigneur de la jungle, Russ Manning est resté le plus mémorable. Parmi ceux qui ont scénarisé les aventures de l'Homme-singe, Gaylord DuBois est celui qui a le plus produit. Parmi les auteurs d'aventure et de science-fiction, Edgar Rice Burroughs, le créateur de Tarzan, fait partie des plus grands écrivains du XXe siècle. Enfin, parmi les héros de bande dessinée, Tarzan est celui qui a été le plus représenté... Que de légendes ont oeuvré pour produire ce recueil des sept premières aventures de Tarzan (Tarzan, le seigneur de la jungle o Le retour de Tarzan o Tarzan et ses fauves o Le fils de Tarzan o Tarzan et les joyaux d'Opar o Tarzan, l'indomptable o Tarzan le terrible), fidèles adaptations des romans d'Edgar Rice Burroughs ! Dans une nouvelle traduction respectant le style de l'auteur, restauré dans des couleurs fidèles au monde de Tarzan, et lettré pour retrouver le style d'origine, découvrez ou redécouvrez les pages qui firent le succès de la série.
    Le format epub de ce titre est au format maquette fixed : vérifiez la compatibilité de vos appareils de lecture.

  • Pour moi, une nouvelle vie commençait : l´université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J´avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n´importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait.

    Il fallait qu´ils se fassent la guerre, c´était plus fort qu´eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J´étais dépassée.

    Je n´en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s´affronter allaient au-delà de tout ce qu´on peut imaginer.

    J´étais au moins sûre d´une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m´en sortirais pas indemne.

  • « Le danger était aux portes de la cité.

    J´avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau... Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s´apprêtait à s´abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups.

    La désolation. Le néant. La ruine. C´est tout ce qu´il resterait.

    Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver... lui. »

  • Dans La lumière qui s'éteint, le lecteur trouve matière à émotions fortes : l'amour, la guerre, la mort y sont évoqués sur un fond d'exotisme qui plaît aux amateurs de romans d'aventures. L'imaginaire et le réel y sont habilement mêlés. Le texte a le parfum de l'expérience vécue tout en faisant la part belle aux espérances irréalisées et peut-être irréalisables. Et surtout, au terme d'une existence agitée qui connaît les sommets de la gloire et les abîmes du désespoir, la mort triomphe, qui seule peut apaiser les souffrances du héros, Dick Heldar. Délaissant le monde indien, Kipling situe son action en Angleterre et au Soudan et, de plus, il s'y met en scène. L'affection particulière qu'il garda toujours pour ce roman dit clairement qu'il y mit beaucoup de lui-même.

  • Cette nuit là, quatre voyageurs cherchent à se réfugier. Le tonnerre gronde, et la pluie s'abat avec violence. Il n'y a rien aux alentours, seulement une sombre demeure. Et une homme lugubre... qui clame avoir vu le diable. Jamais plus il ne perdra aux jeux. Repenti, il attend vainement que son pacte cesse... Mais les voyageurs n'y croient pas, et ils entament une nouvelle partie de cartes... Peut-être la dernière de leur vie...



    Gaston Leroux (1868-1927) est un écrivain français. Exerçant le métier d'avocat, il commence par arrondir ses fins de mois en publiant des comptes-rendus de procès pour le journal L'Écho de Paris. Il est repéré en 1893 par le directeur du journal Le Matin: il y devient chroniqueur judiciaire. Son travail est une source d'inspiration pour ses romans. En 1901 il est promu grand reporter, et publie en 1903 «La Double Vie de Théophraste Longuet» sous forme de feuilleton. Sur sa lancée, il publie en 1908 «Le Mystère de la Chambre Jaune», un véritable succès qu'il assure par «Le Fantôme de L'opéra» en 1910, «La Poupée Sanglante» en 1923, «Chéri-Bibi» à compter de 1913.

  • Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin, a imaginé dans Les Trois Yeux une de ses plus curieuses histoires fantastiques. Rayon B... Berge... La mort n'a pas permis au savant Noël Dorgeroux d'achever son message. Voulait-il révéler la formule de sa découverte ou le nom de son meurtrier ? Mais certains veulent s'approprier le Rayon B, croyant, par ce moyen, faire fortune. C'est qu'ils ignorent l'étrange pouvoir des trois yeux...

  • « Quand j'avais dix ans, je rêvais déjà la gloire - et j'ai composé dès que j'ai su écrire, je me suis peint tout exprès pour moi de ravissants tableaux - Je songeais à une salle pleine de lumière et d'or, à des mains qui battent, à des cris, à des couronnes. On appelle l'auteur - l'auteur - l'auteur c'est bien moi, c'est mon nom - moi-moi - on me cherche dans les corridors, dans les loges - on se penche pour me voir - la toile se lève, je m'avance - quel enivrement ! on te regarde, on t'admire, on t'envie - on est près de t'aimer de t'avoir vu - »
    Gustave Flaubert

  • Un démon ne doit jamais tomber amoureux d'une humaine. Naphara en a payé le prix et la malédiction s'est abattue sur sa descendance... Les siècles passent, mais le mauvais sort s'acharne ! Luna, une jeune fille triste et solitaire, fera la connaissance d'Éric, un nouveau venu dans son lycée. Qui est-il ? Pourquoi se rapproche-t-il d'elle ? Que lui veut-il

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