• L'Occident s'est construit sur le rêve, devenu cauchemar, d'une rationalité capable de congédier définitivement les pulsions, de contrôler les affects et de domestiquer les corps. De ce geste est née la modernité, à partir de laquelle l'homme s'est séparé de l'ensemble auquel il appartient. Bref, le rationalisme nous a conduits à une vision virile et conquérante de ce continent noir que nous avons nommé « nature ». L'époque qui s'ouvre marque le retour de l'exil. Après avoir écrasé et ignoré la fragilité du vivant, nous la voyons faire irruption dans notre quotidien sous les traits d'une pandémie et d'un écocide. Nous sommes liés et ne pouvons plus prétendre, en toute impunité, exister depuis un point de vue abstrait, de nulle part. La fragilité est expérience, non savoir hors-sol. À nous d'en tirer les leçons, d'inaugurer une pensée et un agir qui intègrent cet autre de la rationalité, qui est non pas l'irrationnel des relativismes identitaires ni l'hyper-rationalité de la machine algorithmique, mais un savoir qui se tisse au plus proche de nos sensations, de nos émotions et du vécu du corps : le sens commun.     

  • La force majeure

    Clément Rosset

    La joie est, par définition, illogique et irrationnelle. La langue courante en dit là-dessus plus long qu'on ne pense lorsqu'elle parle de « joie folle » ou déclare de quelqu'un qu'il est « fou de joie ». Il n'est effectivement de joie que folle ; tout homme joyeux est à sa manière un déraisonnant.
    Mais c'est justement en cela que la joie constitue la force majeure, la seule disposition d'esprit capable de concilier l'exercice de la vie avec la connaissance de la vérité. Car la vérité penche du côté de l'insignifiance et de la mort, comme l'enseignait Nietzsche et l'enseigne aujourd'hui Cioran. En l'absence de toute raison crédible de vivre, il n'y a que la joie qui tienne, précisément parce que celle-ci se passe de toute raison.

    La Force majeure est paru en 1983.

  • On affirme parfois que les crises génèrent des forces créatrices. Idée à méditer, au-delà des banales affirmations publicitaires ou entrepreneuriales sur le caractère fécond des crises (politiques, sociales, économiques ou personnelles). C'est le versant psychique, littéraire et philosophique de la notion de crise qui est ici exploré dans son rapport à la création. Crise de la créativité : silence, retirement, stérilité. Tout un chacun connaît ces périodes de vide, de blocage dépressif. La créativité de la crise en est-elle le simple renversement ?
    Comme le surent Deleuze ou Beckett, Nietzsche ou Foucault, mais aussi nombre d'artistes et créateurs modernes, il n'est pas facile d'endurer l'instabilité qu'exige toute création, les forces d'égarement qu'elle déchaîne, tout comme son indéniable jouissance. La création est sans doute un apprentissage de l'insécurité.

  • Aurore

    Friedrich Nietzsche

    Dans Aurore (1881), Nietzsche poursuit l'entreprise de critique radicale de la morale commencée dans Humain, trop humain, et pose ainsi les jalons d'un projet philosophique dont ses dernières oeuvres, de Par-delà bien et mal à Ecce homo, seront le couronnement.
    Le philosophe s'impose ici comme un travailleur des ténèbres, forant le fond de la civilisation pour mettre au jour les origines plus ou moins nobles des idéaux, des croyances et des moeurs, saper les fondements de la morale et faire vaciller nos certitudes. Prônant la libération de la pensée, il en appelle à l'affirmation de nouvelles valeurs. Et il nous montre, à travers cette série de fragments placés sous le signe de la belle humeur, que l'étonnement et le scepticisme sont au principe de toute philosophie : « Un livre comme celui-ci n'est pas fait pour être lu d'un seul tenant ou à voix haute, mais pour être consulté, notamment en promenade ou en voyage. On doit pouvoir sans cesse y mettre le nez, puis le relever, et ne plus rien trouver d'habituel autour de soi. » © Flammarion, Paris, 2012 Couverture : Virginie Berthemet © VO : Morgenröte - Gedanken über die moralischen VorurteileFlammarion

  • Schopenhauer

    Ugo Batini

    Une nouvelle collection sur les grandes figures de l'humanité où la vie éclaire la pensée. " Qui es-tu ? " propose une double biographie accessible, existentielle et intellectuelle, de grands penseurs. Ce livre-compagnon accessible fait ainsi entrer en dialogue avec Schopenhauer.
    Philosophe le plus lu de la seconde moitié du xixe siècle, Schopenhauer est-il toujours bien compris ?
    On le caricature souvent en vieillard acariâtre, chantre du pessimisme, aimant les bêtes bien plus que les hommes...
    Ce livre entend dépoussiérer cette image d'Épinal afin de mettre au jour, à travers le récit de sa vie et le développement de sa pensée, les raisons profondes que l'on peut avoir de lire et d'aimer encore une telle philosophie.
    À la croisée de la biographie et de la philosophie, voici réunies dans un même ouvrage introductif toutes les clés pour devenir un intime de Schopenhauer et de son oeuvre.

  • Pourquoi le mal, la misère et la mort ? Faut-il accuser Dieu de tous nos maux ? Quand un pasteur et exégète renommé actualise le plus grand des cris bibliques.
    L'épisode de Job se lamentant sur son tas de fumier est célèbre. Mais si de nombreux théologiens ont lu ce texte, rares sont ceux qui ont osé affronter les questions qu'il pose.
    Alain Houziaux met les pieds dans le plat : pourquoi Job voit-il Dieu comme l'auteur du mal ? Quel sens donner au très énigmatique discours par lequel Dieu lui répond ? Et pourquoi Dieu fait-il l'éloge de créatures monstrueuses qui incarnent le tohu-bohu à l'oeuvre dans le monde ?
    C'est à une lecture neuve et originale du célèbre texte biblique que nous sommes invités. On découvre ainsi que le Dieu du livre de Job n'est en rien celui du judaïsme classique ; plutôt un Dieu incompréhensible et déroutant qui ignore le bien et le mal. Un Dieu que Spinoza, Nietzsche et Simone Weil pourraient reconnaître.
    Un Dieu finalement réjouissant, fortifiant et convaincant. Un Dieu pour aujourd'hui.

  • Friedrich Nietzsche

    Collectif

    La philosophie de Nietzsche, à travers une morale cynique, dresse une affi rmation de l'être et organise une violente critique du christianisme, allant jusqu'à affirmer que « Dieu est mort ». L'effondrement des valeurs prédit par Nietzsche permettra de libérer l'être humain de ses afflictions tout en dénonçant le risque totalitaire.
    Cet ouvrage reprend le meilleur du Cahier de l'Herne paru en 2006, sous la direction de Marc Crépon. Les textes sélectionnés par Yves-Jean Harder analysent la pensée de Nietzsche à partir de ses rapports avec la langue, les Grecs et la musique, pour se pencher sur sa critique de la métaphysique et l'histoire, la critique de la civilisation et de la morale, la conversion des valeurs.
    Comme Nietzsche le dit : la lecture de son oeuvre n'est pas de celles dont on sort sans que rien n'ait changé.

  • Irrévérentes, provocatrices, les idées libertaires suscitent une fascination et ne laissent pas d'interroger les sociétés occidentales. Trop vite réduites à des enfantillages ou réprimées par les pouvoirs en place, elles offrent pourtant l'image, aujourd'hui plus cruciale que jamais, d'un ordre social débarrassé des systèmes de pouvoir et d'oppression.Bakounine, Lafargue, Rousseau, Zola, Nietzsche : cette anthologie réunit tenants de l'anarchisme, penseurs de l'égalitarisme et contradicteurs des totalitaristes. Écrits par des romanciers, des philosophes, des personnalités politiques : vingt-deux textes fondamentaux de la pensée anarchiste, à découvrir ou à redécouvrir.

  • Recueil réunissant les pamphlets philosophiques de G. Politzer consacrés à H. Bergson, mais aussi à E. Husserl et M. Heidegger ainsi que ses écrits sur la psychologie et la psychanalyse. G. Politzer fut en effet le premier philosophe lecteur de S. Freud. Dans ces textes, il soulève un certain nombre de questions qui conservent encore aujourd'hui leur actualité.

  • Au-delà de l'analyse du récit appelée naguère narratologie, cet essai vise à mettre en lumière l'historicité des pratiques narratives en regard des modes de transmission de la mémoire culturelle. Pour cela, il propose d'interroger la résurgence des représentations cycliques du devenir depuis le XIXe siècle, dont on trouve des occurrences chez Hugo et Michelet, Baudelaire et Blanqui, Marx et Nietzsche, ou encore, au siècle dernier, chez Pierre Klossowski et Claude Simon. Pourquoi la modernité, qu'une vulgate historienne dit structurée par le temps cumulatif et linéaire du progrès, redécouvre-t-elle l'éternel retour des êtres et des événements ?
    Cet art du récit fondé sur la répétition est une réplique à la mutation des formes de l'expérience du temps amorcée au déclin des Lumières. En réponse au régime moderne d'historicité que Walter Benjamin et Hannah Arendt évoquaient dans les termes d'une crise de l'expérience et d'une rupture de la tradition, les poétiques de la répétition élaborent une singulière politique du deuil selon laquelle le passé qui revient ne réconcilie pas le présent avec l'autrefois, mais fait différer le présent d'avec lui-même. Or cette résistance mélancolique, qui multiplie fantômes, spectres et revenants, témoigne exemplairement de l'impact du régime moderne d'historicité sur les arts du récit depuis deux siècles.

    Revenances de l'histoire est paru en 2006.

  • Les histoires de patients d'un psy vu par un trou de souris

    " Comme presque tous les patients, il commence sa première séance par "Je ne sais pas par où commencer." "

    Qui n'a jamais rêvé de lorgner par le trou de la serrure à la porte d'un psy ? Ecouter la vie des uns, les histoires parfois cocasses des autres, les échanges et les réponses s'il y en a.

    Le narrateur, " le psy ", partage son temps entre l'hôpital, son cabinet et le reste de sa vie. Comme un journal intime, il nous raconte par épisodes, ses patients, son quotidien, ses doutes et ses propres fêlures.

    On y croise ce père devenu alcoolique au départ de son fils en Syrie ou cette mère qui n'arrive pas à couper le cordon avec son fils de 30 ans ; des amis qui l'invitent " un peu aussi parce qu'il est l'ami qui est psy " ; son propre psy qui le recadre sans ménagement ; ses collègues potaches qui rebaptisent la moitié des troubles mentaux.

    On y croise CD, la cardiologue, avec qui il passe ses dimanches de garde et qui se bat, elle-aussi, contre ses propres démons.

    Et puis il y a cette vielle dame, au demeurant charmante, qui menace de se jeter du rez-de-chaussée...

  • Jean-Yves Leloup nous propose ici deux lectures magistrales de deux géants de la culture occidentale : Nietzsche, l´athée et Maître Eckhart, le théologien-mystique. Il tente de remettre « à l´endroit » un texte de Nietzsche, Ecce Homo, souvent cité pour justifier tous les athéismes. Leloup montre que le Dieu en lequel Nietzsche voyait une « antithèse de la vie » n´a rien à voir avec le Dieu des Évangiles qui est au contraire une puissance de vie et de libération, une claire lumière par laquelle le monde est vu. L´auteur, avec Maître Eckhart, nous entraîne ensuite au-delà des contraires, au-delà même de Dieu et de tous les Absolus que nous imaginons, vers notre essentielle et silencieuse liberté... Ce livre délicieux et audacieux nous montre, comme le disait Pascal, que « l´athéisme est une marque de force d'esprit, mais jusqu'à un certain degré seulement ».

  • « À seize ans, j'ai découvert les livres de Nietzsche. J'ai lu La Généalogie de la morale au moment de mon anniversaire. Ces lectures m'ont plongé dans une douce, amère et terrible folie. Leur effet a duré un peu plus d'un an. Pendant quatorze mois, j'ai vu le monde, j'ai parlé, j'ai agi, j'ai respiré même à travers Nietzsche. Rien d'autre n'existait, j'étais habité par sa pensée, possédé par elle. Le livre que vous tenez entre les mains est une reconstitution, aussi fidèle que la mémoire le permet, de cette possession. »

  • Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Que voulait dire Platon en professant de se préparer à mourir ? Qu'est-ce que vivre selon Nietzsche ? Qu'est-ce que la morale selon Kant ?
    Dix philosophes incontournables sont présentés par Charles Pépin : leur vie, leurs oeuvres majeures, leurs thèses principales, leurs phrases de trop ou leurs conseils pour bien vivre.
    Au-delà d'un manuel pour les bacheliers, cet ouvrage est dédié à tous. Les plus curieux, désireux de mieux comprendre le monde, apprendront à être libres avec Hegel, joyeux avec Spinoza, ou courageux avec Aristote.

  • Fin 1968 paraissait Mémoires d'outre-tonneau, premier roman de Victor-Lévy Beaulieu qu'André Major qualifiait alors de « roman brûlant, noir comme le Diable en personne, terriblement dérisoire et désespérant ». Au printemps 2015 paraissait 666-Friedrich Nietzsche présenté comme le « testament autobiographique, littéraire, social et utopiste » de l'auteur. Entre les deux, près de 50 ans de cavalcade de la jument de la nuit et, depuis, quelques titres encore qui ont mené l'oeuvre dans ses grosseurs d'un demi-siècle. De Satan Belhumeur au « chiffre de la bête », cette production s'est écrite (et s'est lue) sous le signe du diable, de la subversion, de la négation, de l'en deçà, mais aussi de l'au-delà, de l'idéal, de la surabondance, de la totalisation, voire d'une forme de « totalitarisme de l'écriture », comme l'évoque Yan Hamel dans sa contribution à ce numéro et comme le laissent entrevoir les 1392 pages du « dithyrambe beublique ».

  • Dans la Grèce ancienne, on considérait la philosophie comme un remède aux maux de l'âme, comme une thérapeutique permettant à l'individu d'atteindre l'indépendance et la tranquillité d'esprit par la connaissance de soi. Il n'est pas étonnant de retrouver des échos de cette pensée sous la plume du jeune philologue Friedrich Nietzsche. Dans ses premiers écrits, Nietzsche, alors professeur à l'Université de Bâle, donne à cette préoccupation thérapeutique la forme de la Kulturkritik : le philosophe est un médecin qui lutte contre la maladie de la civilisation, en s'en prenant à la fois aux causes et aux manifestations du mal. Cette entreprise l'amène à critiquer les postures caractéristiques du moderne : l'optimisme théorique, l'esprit scientifique, le relativisme historique, l'esthétique de l'imitation, la dignité accordée au travail.

    Martine Béland retrace les formes de la Kulturkritik en la rattachant au projet philosophique de Nietzsche d'entre 1869 et 1976. une époque essentielle pour comprendre la genèse de la pensée nietzschéenne.

    Martine Béland est titulaire d'un doctorat en philosophie (EHESS, Paris). Elle est professeur au Département de philosophie du Collège Édouard-Montpetit (Longueuil) et chercheur associé au Centre canadien d'études allemandes et européennes (Université de Montréal).

  • Les Nietzschéens et leurs ennemis : pour, avec et contre Nietzsche Nouv.

    La pensée du philosophe, le style du pamphlétaire : c'est à la manière de Nietzsche que Taguieff dénonce ses héritiers de droite et de gauche, modernes et postmodernes, totalitaires ou libertaires. Un festival de lucidité, une relecture de 150 ans de fictions qui se sont voulues des rêves et qui ont tourné au cauchemar.
    Nietzsche aura été le philosophe du siècle. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Retournant contre le prophète de Dionysos le marteau philosophique que lui-même employait pour ébranler les idoles, Pierre-André Taguieff livre avec acuité, verve et élégance une relecture inédite, iconoclaste et critique de l'histoire de la pensée contemporaine, de ses incohérences et de ses abîmes. Il explore le vaste continent des écrits nietzschéens et antinietzschéens qui continuent d'inspirer et de diviser les philosophes, les écrivains et les artistes, notamment face à la question de la décadence et à celle du nihilisme.
    Comment comprendre la fascination récurrente exercée par Nietzsche et sa pensée ? Qu'ont en commun les nietzschéens de droite et les nietzschéens de gauche ? Pourquoi puisent-ils au même fond de métaphores, de paraboles, d'images survoltées pour les surinterpréter ? Comment comprendre cette bataille d'appropriations qui semblent contradictoires mais qui se rejoignent souvent dans le même culte de la force et de la destruction ?
    Cet essai est déterminant pour lever nos cécités sur le plus enthousiasmant et le plus aveuglant des philosophes. Un exercice de lucidité qui marque un tournant dans la pensée française et européenne.

  • Max Beckmann, Otto Dix, George Grosz, Emil Nolde, E.-L. Kirchner, Paul Klee, Franz Marc sowie die Österreicher Oskar Kokoschka und Egon Schiele gehörten der Generation der höchst individuellen Künstler an, die zu der impulsiven und oft auch kontroversen neuen Bewegung des Expressionismus in Deutschland und Österreich des frühen 20. Jahrhunderts beitrugen. Diese Publikation stellt ihre Arbeit vor und verbindet sie mit dem kulturellen Kontext und weiteren Bewegungen jener Zeit.
    Die Autorin, die Kunsthistorikerin Ashley Bassie, erklärt, wie die expressionistische Kunst den Weg zu einer neuen, intensiven, bewegenden Betrachtung psychologischer, emotionaler und sozialer Themen des frühen 20. Jahrhunderts bereitete. Dieses Buch untersucht die Entwicklung des Expressionismus und seine Hauptwerke und hebt die oft intensiven subjektiven Bilder, ihr Streben sowie die Konflikte hervor, aus denen der Expressionismus hervorging.

  • Max Beckmann, Otto Dix, George Grosz, Emil Nolde, E.L. Kirchner, Paul Klee, Franz Marc as well as the Austrians Oskar Kokoschka and Egon Schiele were among the generation of highly individual artists who contributed to the vivid and often controversial new movement in early twentieth-century Germany and Austria: Expressionism. This publication introduces these artists and their work.
    The author, art historian Ashley Bassie, explains how Expressionist art led the way to a new, intense, evocative treatment of psychological, emotional and social themes in the early twentieth century. The book examines the developments of Expressionism and its key works, highlighting the often intensely subjective imagery and the aspirations and conflicts from which it emerged while focusing precisely on the artists of the movement.

  • Que VLB adore fréquenter les habitués des sommets, la preuve en est établie. Nietzsche faisait antichambre en attendant son tour. Laurent Laplante nous livre ses commentaires de lecture sur ce « non-livre » de près de 1400 pages dans lequel VLB déploie une liberté créatrice quasi-totale, fusionnant fiction et réalité, abolissant l'autobiographie connue pour retoucher le récit de son parcours et usant d'un humour qui ne doit rien à Zarathoustra. Le dossier de cette édition porte sur les romans et les essais témoignant des grands conflits de l'Histoire, de la Première Guerre mondiale à la guerre au terrorisme et au djihadisme, en passant par le nazisme. Ailleurs dans la revue, la chronique consacrée aux écrivains franco-canadiens dresse le portrait du franco-manitobain J.R. Léveillé, auteur d'une trentaine d'oeuvres diversifiées et exigeantes, et Diane Vincent nous parle de Dante, son écrivain jamais lu.

  • Max Beckmann, Otto Dix, George Grosz, Emil Nolde, E.L. Kirchner, Paul Klee, Franz Marc as well as the Austrians Oskar Kokoschka and Egon Schiele were among the generation of highly individual artists who contributed to the vivid and often controversial new movement in early twentieth-century Germany and Austria: Expressionism. This publication introduces these artists and their work.
    The author, art historian Ashley Bassie, explains how Expressionist art led the way to a new, intense, evocative treatment of psychological, emotional and social themes in the early twentieth century. The book examines the developments of Expressionism and its key works, highlighting the often intensely subjective imagery and the aspirations and conflicts from which it emerged while focusing precisely on the artists of the movement.

  • Max Beckmann, Otto Dix, George Grosz, Emil Nolde, E.-L. Kirchner, Paul Klee, Franz Marc sowie die Österreicher Oskar Kokoschka und Egon Schiele gehörten der Generation der höchst individuellen Künstler an, die zu der impulsiven und oft auch kontroversen neuen Bewegung des Expressionismus in Deutschland und Österreich des frühen 20. Jahrhunderts beitrugen. Diese Publikation stellt ihre Arbeit vor und verbindet sie mit dem kulturellen Kontext und weiteren Bewegungen jener Zeit.
    Die Autorin, die Kunsthistorikerin Ashley Bassie, erklärt, wie die expressionistische Kunst den Weg zu einer neuen, intensiven, bewegenden Betrachtung psychologischer, emotionaler und sozialer Themen des frühen 20. Jahrhunderts bereitete. Dieses Buch untersucht die Entwicklung des Expressionismus und seine Hauptwerke und hebt die oft intensiven subjektiven Bilder, ihr Streben sowie die Konflikte hervor, aus denen der Expressionismus hervorging.

  • Toute l'oeuvre de Nietzsche Une approche immédiate Un auteur spécialiste Accessible, précis et complet, ce livre propose 150 citations extraites de l'oeuvre de Nietzsche.

    Pour chacune, vous trouverez :


    Le contexte de sa rédaction ;

    Ses différentes interprétations ;

    L'actualité de son message.

  • Au dbut du XXe sicle, en Allemagne, Franziska met Walter au monde. Ce roman raconte Walter, l'Allemagne, et le sicle. Walter, exil en France, deviendra lgionnaire, puis mineur. Il se mariera, aura des enfants, vieillira, mourra. Un destin anonyme, enfoui dans la multitude. Un homme semblable aux autres, qui ne pse pas sur l'histoire, et que l'histoire malmne. De la naissance la mort, le trac vertigineux du temps. Que vaut une vie ? En mlant l'histoire d'un homme l'histoire de l'humanit, dont les tapes tragiques se succdent au rythme effrn de ce sicle, ponctues par l'vocation des grandes figures de la philosophie allemande, de Nietzsche Heidegger et Hannah Arendt, Alle 7, range 38 russit, avec une force d'vocation impressionnante, donner le sentiment bouleversant de la prcarit des hommes.

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