• C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • Chaque automne, un vieux chasseur régalait ses amis de bécasses. Les têtes de ces délicieux oiseaux étaient donnés à un seul convive désigné par le sort. Et ce dernier, pour dédommager les autres, devait raconter une histoire. Les seize nouvelles de ce recueil se situent presque toutes en Normandie où Maupassant vécut une jeunesse heureuse. Ses paysans chasseurs, ses aristocrates, sa rempailleuse, ses pêcheurs sont saisis sur le vif dans leur vie quotidienne. La folie de la femme qui a perdu toute sa famille, l'avarice sordide de la maîtresse du petit chien, la triste vieillesse des danseurs de menuets, la revanche de l'épouse bafouée, Maupassant voit tout dans les détails les plus poignants. Le célèbre auteur de Bel Ami nous donne dans ce recueil ses meilleurs contes.
    Préface de Jacques Chessex Commentaires et notes de Louis Forestiers.

  • Un couple de retraités parisiens vit au Havre, avec ses deux fils. Le cadet, Jean, est blond et sage ; l'aîné, Pierre, noir et emporté. Leur vie s'écoule paisible, agrémentée de parties de pêche en mer ou sur la plage quand un grain éclate. Le ciel s'obscurcit. Les vents se déchaînent, chassant le bonheur. En mourant, un vieil ami de la famille laisse à Jean sa fortune. Pourquoi à Jean seulement ? Pierre y pense nuit et jour. Il plonge dans le passé de sa mère, à la recherche du secret empoisonné.
    L'émotion intense, l'histoire cruelle et vraie, les odeurs de la mer, la lumière célèbre de l'embouchure de la Seine font de ce roman un des chefs-d'oeuvre de Maupassant.
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    Edition de Marie-Claire Ropars-Wuilleumier. 

  • L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même.
    Gustave Flaubert.


    Présentation et notes de Marie-France Azéma. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes.
    Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort...
    Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar ?

    Edition de Francis Marcoin.
    Préface de Louis Forestier.

  • En 1875, incompris depuis Salammbô, enlisé dans les ratures de Bouvard et Pécuchet, ruiné par sa nièce, Flaubert reprend un projet de jeunesse : La Légende de saint julien l'Hospitalier.
    Le feu de l'écriture lui redonne goût à la vie et à la création : il poursuit avec deux autres récits, pour réunir en une seule oeuvre " du Moderne, du Moyen Age et de l'Antiquité ". Un coeur simple, le volet " moderne " du triptyque, raconte la vie pathétique de Félicité, une pauvre servante au grand coeur. Coloré et étincelant comme un vitrail, énigmatique comme un rêve, le conte médiéval La Légende de saint julien l'Hospitalier retrace le destin sanglant d'un héros qui oscille entre sainteté et folie.
    /> Quant au volet " antique ", il fait revivre, avec Hérodias, l'époque évangélique, en donnant à la littérature la première incarnation d'un mythe qui, de Wilde à Nabokov, traversera la modernité : celui de Salomé. Dernière oeuvre publiée par Flaubert de son vivant, Trois contes peut être tenu pour son testament esthétique.

  • « Un matin, j'eus une curieuse révélation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous. » André Gide (1869-1951), Prix Nobel, est notamment l'auteur de : Les Nourritures terrestres, La Symphonie pastorale, Les Caves du Vatican, Les Faux-Monnayeurs, Si le grain ne meurt, La Porte étroite, Feuillets d'automne, d'essais critiques sous le titre de Prétextes et Nouveaux prétextes et du célèbre Journal.

  • Sans famille

    Hector Malot

      Le chien Capi et le singe Joli-Coeur, la brave mère Barberin et le  signor  Vitalis à la longue barbe blanche, Lise la petite muette, Mattia le jeune musicien, sans oublier bien sûr le courageux Remi, l'enfant trouvé... Autant de personnages si attachants qu'on ne les oublie plus quand on a fait leur connaissance, et que les générations successives découvrent avec le même bonheur.Publié en 1878,  Sans famille  est devenu un classique de la littérature de jeunesse. Mais il n'y a pas d'âge pour se laisser captiver par l'extraordinaire don de conteur d'Hector Malot, et émouvoir par sa tendresse envers les humbles ; ni pour apprécier le talent avec lequel il tente de rendre le pittoresque et la réalité des milieux traversés par Remi.

  • Maison close où règne la vie réglée des habitués, lieu de débauche plein de bienséance bourgeoise, la maison Tellier est comme un deuxième foyer. Un jour, elle ferme "pour cause de première communion"... À la manière de Toulouse-Lautrec, Maupassant donne

  • Edition enrichie (Préface, notes et Dossier)
    Parce qu'il a cueilli pour sa fille cadette une rose dans le jardin de la Bête, un marchand ruiné se voit contraint d'échanger la vie de son enfant contre la sienne. La Belle, prête à sacrifier son existence pour sauver celle de son père, devient l'otage de la Bête, un monstre terrifiant. Mais dans ce château où règne la magie, la Belle va bientôt découvrir que l'amour éclôt parfois là où on ne l'attendait pas...Un récit intemporel et inoubliable sur la vertu, la modestie et la nécessité de voir au-delà des apparences.

  • C'est ici la première aventure d'Arsène Lupin, et sans doute eût-elle été publiée avant les autres s'il ne s'y était maintes fois et résolument opposé.
    «Non, disait-il, entre la comtesse de Cagliostro et moi, tout n'est pas réglé. Attendons.» L'attente dura plus qu'il ne le prévoyait. Un quart de siècle se passa avant le règlement définitif. Et c'est aujourd'hui seulement qu'il est permis de raconter ce que fut l'effroyable duel d'amour qui mit aux prises un enfant de vingt ans et la fille de Cagliostro.

  • Principe de suspension

    Vanessa Bamberger

    « 10% de talent, 90 % d'efforts. » C'est la devise de Thomas pour défendre son usine et ses salariés. Depuis qu'il a racheté Packinter, une PME de la filière plastique, il lutte pour conjurer le déclin de l'industrie dans sa région du Grand Ouest. Un hiver pourtant, tout bascule, et il se retrouve dans la chambre blanche d'un service de réanimation, relié à un respirateur artificiel. À ses côtés, Olivia, sa femme, attend son réveil. Calme, raisonnable, discrète. Comme toujours. Dans ce temps suspendu, elle revit les craintes des ouvriers, les doutes de Thomas, les trahisons intimes et professionnelles qui les ont conduits à ce grand silence, ce moment où les machines et la mécanique des sentiments se grippent. Parce que la vie s'accommode mal de l'immobilisme, il faut parfois la secouer un peu, selon le « principe de suspension ».
    Un premier roman juste et subtil sur le blues du petit patron et le fragile équilibre du couple.

  • En plein pays de Caux, non loin de l´embouchure de la Seine, le manoir délabré de La Barre-y-va est le théâtre d´événements mystérieux et terribles. Catherine Montessieux, la jeune fille qui en est l´héritière, ne retrouve plus à leur place ses arbres favoris. Une vieille à demi folle l´avertit d´un péril qu´elle ne peut préciser.
    Un assassinat est perpétré devant témoins au milieu du parc... Appelé au secours, Arsène Lupin - ici Raoul d´Avenac - quitte aussitôt sa luxueuse garçonnière parisienne.
    Une vieille connaissance l´attend là-bas : le brigadier Béchoux, celui de La Demeure mystérieuse et de L´Agence Barnett et Cie.
    Et, pour un seul regard de la ravissante Catherine, l´aventurier devenu détective va entreprendre de résoudre la plus inextricable des énigmes...

  • Joyeux drille, amateur d'eau-de-vie et de bonne chère, le caba-retier Toine est cloué au lit par une attaque de paralysie. Sa femme, qui ne supporte pas son inactivité, l'oblige à couver des oeufs !
    Pour avoir cédé une fois aux appétits de la chair, Rose, une fille de ferme besogneuse, paraît condamnée jusqu'à la fin de ses jours à porter sa maternité comme un fardeau.
    Le père Amable, lui, a épargné toute sa vie. Aussi, foi d'honnête homme, son fils ne dilapidera pas ses économies en épousant une fille déjà mère !
    Maupassant nous livre six contes et nouvelles de Normandie, tour à tour drôles, émouvants et cruels.

  • "Nous sommes tous dominés par notre sexe. Pourtant, nous autres médecins, devrions être indemnes de cette gourmandise insatiable que nous constatons si bien chez les autres, mais point ! Ce qui s’impose alors est si violent que l’esprit en est tout submergé."

    Formidable catalogue des mœurs, croyances et turpitudes du monde rural, Les trois saisons de la rage, qui se situe dans la Normandie de Maupassant, est autant le roman d’un médecin de campagne du XIXe siècle que l’évocation universelle de ce qui est à la source des conduites humaines. Tissant une foisonnante intrigue de destins, de situations et de révélations où la naïveté, le cynisme, la brutalité, l’égoïsme, l’avidité et le désir mènent la ronde, il confirme le talent de Victor Cohen Hadria, auteur des Chroniques des quatre horizons, à peindre une vision du monde impitoyable mais aussi lucide et pleine d’humanité.

  • 'Gaston est un très grand prématuré. À sa naissance, il a été séparé de son jumeau. Dans le service néonatal de l'hôpital de Rouen dont l'entrée est gardée par la statue de Gustave Flaubert, il lutte pour respirer. Gaston, c'est mon fils.
    Gustave est le "patron" des écrivains. Il refusa d'être père pour écrire Madame Bovary et L'Éducation sentimentale. Il y a des moments où l'on aimerait se débarrasser de la littérature parce qu'elle ne console jamais des catastrophes. Et pourtant, à la naissance de Gaston, la statue de Flaubert s'est avancée vers moi. Gaston et Gustave se sont retrouvés unis dans la tempête et le naufrage, peau contre peau. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire ce livre. J'avais quitté le monde des vivants pour celui des limbes où je réchauffais mes deux fils.' Olivier Frébourg.

  • La Hague, entre labours et usine, les années 1960, et le déroulement d'une vie, celle d'une enfant abandonnée par sa mère puis épouse malheureuse, qui choisit, envers et contre tous, le droit au bonheur.

    Petite, Margriette portait constamment un bonnet de laine rouge. Pas par coquetterie mais pour que sa mère puisse la repérer, au loin, entre les murets de pierres sèches de La Hague. Ce petit bonnet, la petite fille le portera toujours en souvenir de sa mère qui, désireuse de refaire sa vie ailleurs, quittera la ferme familiale pour vivre un nouvel amour. Elevée par un père aimant, Margriette grandit dans un univers rural à la fois rude et chaleureux. A vingt ans, enceinte de son premier amour " disparu " en Algérie, elle épouse sous les conseils des siens Maurice Lanicole, agriculteur. Mais ce dernier, plus âgé, au sérieux penchant pour la bouteille, ne lui a jamais inspiré de l'amour. En aurait-elle eu le temps entre une ferme à gérer et sa progéniture à élever ? Margriette endure le travail de la terre, sa pénibilité, son exigence dans cet environnement du Cotentin quasi insulaire dont les terres fertiles sont presque toutes réquisitionnées par l'industrie nucléaire. Même coupée du monde, au bas du bas de l'échelle sociale, privée d'affection, Margriette est un coeur qui bat, qui espère....
    Le salut viendra-t-il de leur départ pour la région du Gers ?

  • Le narrateur de cette histoire a décidé de mettre fin à ses jours et de disparaître dans l'océan. Sur la côte normande, il s'accorde quelques heures de sursis, s'installe dans un restaurant, commande un plateau de fruits de mer et entame une innocente conversation avec une femme assise à la table voisine.
    Entre le grand amour, toujours incertain, et le grand plongeon, sans cesse différé, se tisse un roman en équilibre, virtuose dans l'autodérision et l'humour noir... où l'on apprendra qu'à trop attendre de se jeter à l'eau, on ouvre la porte à l'aventure.

  • L'histoire vraie d'Audrey, 31 ans, une jeune fille de Basse-Normandie, devenue dealeuse, passée par la case prison, qui enseigne désormais aux enfants en primaire à devenir des hommes et des femmes, des êtres dignes. Une rédemption.
    Originaire de Caen, Audrey est une jeune fille qui réussit à l'école. Mais le cadre familial n'est pas brillant, entre un père maniaco-dépressif et une mère qui ne s'en sort pas. Pour ne pas sombrer avec le navire, Audrey décide de prendre sa vie en main et de quitter la maison. Mais à 16 ans, comment gagner sa vie ? Elle a deux choix : vendre son corps, pas son genre, ou dealer ; c'est la seconde option qu'elle choisit, sans états d'âme... Et sa clientèle, elle la recrute naturellement dans le lycée où elle étudie, qu'elle continue de fréquenter. Qui soupçonnerait cette bonne élève qui réussit à passer son bac de science éco ? La drogue, c'est juste un moyen de gagner sa vie. C'est l'escalade. Et ce qui devait arriver, arrive, et son réseau tombe : direction la prison. Versailles puis Fresnes, où elle découvre l'univers carcéral féminin. Sa brutalité, mais aussi, pour la première fois, la solidarité entre femmes. La prison la révolte, elle se heurte de front à l'administration pénitentiaire, mais la rencontre d'un vieux prof qui anime des débats lui permettra de se reconstruire - et de découvrir sa vocation d'enseignante.
    Aujourd'hui, après avoir réussi à faire purger son casier judiciaire - un véritable parcours du combattant - Audrey est institutrice dans une école primaire à Bondy où en plus de l'enseignement classique, elle initie les enfants à la boxe, sa passion. Toute une philosophie de la vie : la maîtrise de soi, apprendre à esquiver les coups, se sentir forte ; des principes fondateurs, qu'elle veut transmettre aux enfants pour survivre dans ce monde de brute.
    C'est la belle histoire d'une fleur poussée au milieu du béton, celle d'une rédemption...

  • Un terrible fait-divers qui défraya la chronique en 1912 : le roman d´une famille aristocratique, unie dans le vice et la débauche. En filigrane, la vie quotidienne d´un village normand devenu tristement célèbre, à l´aube duXXesiècle.
    Le roman débute par l´union de deux êtres qui allient richesse, titres, jeunesse. En 1892, dans les vieux manoirs de l´ancien bailliage de Falaise, on se réjouit d´une heureuse nouvelle : le mariage de Marguerite-Amélie-Hélie de Tréprel avec son cousin le baron Maxime Ménard de Couvrigny. De cette union naissent quatre beaux enfants. La vie pourrait être belle mais la baronne se met à boire, un peu, beaucoup. Trop. Elle boit tant qu´elle se met à fréquenter les cabarets des environs et n´hésite pas à offrir son corps à qui lui offre à boire. Une addiction fatale qui entraîne ses enfants dans le vice et la débauche.

    Un seul obstacle à ces dépravations : le baron Maxime de Couvrigny, homme de bien, estimé dans tout le pays mais bafoué chez lui, qui se console en vivant retiré dans ses appartements.

    Ce sont là des raisons suffisantes pour que toute la famille se ligue contre lui...

  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, en Normandie, l'histoire vraie d'un Lorrain face à un incroyable destin.0500 0300 En 1943, un régiment blindé allemand est transféré à Epaignes, en Normandie. Parmi les soldats, le jeune Nicolas Fischer, un Mosellan incorporé contre son gré dans la Wehrmacht. Au cours de la bataille de Normandie, à bord de son char, il perd tout contact avec son unité. Arrivé indemne au Sap, dans la région de Camembert, Nicolas part en quête de nourriture. Au détour d´un champ, leur route croise celle de Rose-Marie. La vie de Nicolas bascule, il vient de tomber follement amoureux...Deux jours plus tard, à Bosrobert, Nicolas, habillé en civil, déserte et rejoint Rose-Marie dans la ferme de ses parents. Là, il apprend au fil des jours le rude métier de paysan. Les saisons s´égrènent, la paix revient enfin. Les jeunes gens ont décidé de se marier mais dans le village on s´interroge sur le passé du nouveau venu. Un ouvrier agricole éconduit par Rose-Marie a juré de tuer Nicolas le jour de ses noces.

  • Pour la première fois dans Terres de France, le récit romanesque dela vie de ces marins de l'extrême, et la vie quotidienne des famillesrestées à terre et leur douloureuse attente.Dans ce roman où terre, océan, fiction et histoire vraie s'imbriquent savamment, Yves Jacob dresse l'inoubliable tableau de la vie des terre-neuvas, ces hommes tenaces, dont le plus grand amour était la mer.A bord deLa Valeureuse, les terre-neuvas, originaires de Cancale et des rives de la Rance, s'affairent à la pêche avec un courage exemplaire. Gildas Le Morvan, lui-même fils deterre-neuvas, est l'un de ces « bagnards des mers ». Ils travaillent dans des conditions extrêmes (le froid, la solitude, la mer glacée, le danger), lorsque l'équipage apprend que la guerre est déclarée avec l'Allemagne. De retour à Cancale, trop jeune pour être mobilisé, Gildas travaille, contraint, dans les fermes et dans les champs. Mais il ne poursuit que son rêve : celui de devenir capitaine et de repartir sur le Grand Océan?

  • Entre avril et août 1944, à Rouen, l'histoire superbe et tragique d'un jeune résistant caché dans les combles de la cathédrale.
    Après une poursuite de la Gestapo, le jeune Patrice Blanmesnil est recueilli par Joana Leclair, la fille du carillonneur. Dans les combles de la cathédrale, il va jouer un rôle important d'observateur des sites stratégiques (ponts et gares), communiquant avec Londres grâce à un poste radio clandestin. Très éprise, Joana le seconde activement. Au cours d'une action de sabotage, Patrice est capturé, emprisonné et torturé dans la tour Jeanne d'Arc, siège de la Gestapo. Pour lui éviter la mort, Joana tente une démarche audacieuse auprès d'un ami de son père, ancien organiste de Stuttgart, chef de l'Abwehr de Rouen. Mais, amoureux de Joana, il réclame sa récompense... Tandis que Patrice est déporté en Allemagne, Joana sera, à tort, dénoncée comme collaboratrice à la Libération.

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