• Il y a six jours, un volcan s'est effondré dans l'océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n'y a plus qu'une étendue d'eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
    Et l'eau recommence à monter. Les parents comprennent qu'il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l'aide. Mais sur leur barque, il n'y a pas de place pour tous.Il va falloir choisir entre les enfants.
    Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l'amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

  • La ressource en eau est souvent comparée au pétrole dont la pénurie conduirait à une « crise de l'eau » imminente, permanente, locale et globale. De ce constat alarmiste aux guerres de l'eau prédites par certains, il n'y a qu'un pas. Pourtant, la place de l'eau dans les conflits est débattue. Si elle les aggrave, elle en est rarement la cause première, et peut même être un bon terrain de coopération lorsque l'on veut faire la paix. Plus qu'une « crise de l'eau » liée à une pénurie naturelle, la géopolitique de l'eau est gouvernée par des politiques de l'eau déficientes, et par la difficulté à garantir la sécurité hydrique, le tout aggravé par le réchauffement climatique. Mais des solutions pour une « nouvelle culture de l'eau » existent, encore faut-il réussir à les mettre en place.
    Au travers de cette analyse précise, David Blanchon détaille les trois grands défis pour la gestion de l'eau au XXIe siècle : préserver l'écosystème, fournir à tous une eau potable et produire suffisamment d'eau pour l'agriculture. Car sa place centrale dans la satisfaction de besoins humains fondamentaux fait de l'eau, au même titre que le climat, un enjeu global.

  • Quand son père est emmené par les gendarmes, le Toine se retrouve seul et abandonné....
    Par un très vieux soir de guerre, le Toine voit son père descendre l'allée gelée des premiers grands froids de janvier. Il est mené par deux gendarmes et un autre homme vêtu d'un long manteau de cuir sombre. Il ne le reverra jamais.
    Dès lors, Le Toine est orphelin. Il grandira mais dans son esprit, il va rester petit.
    Dans son village en Auvergne d'altitude, sa vie suivra un parcours délicat. Pourtant, c'est avec une lointaine et douce indifférence qu'il en reconnaîtra le chemin.
    Il entend parler de la mer... ou l'océan, il ne sait pas très bien.
    Il se dit qu'il aimerait bien la rencontrer, la mer... ou l'océan. Il attend d'être seul, le soir, pour dans ses rêves l'imaginer. Quand il la verrait, cette étendue d'eau si vaste que les bateaux eux-mêmes s'y perdent, il saurait bien la reconnaître...
    Le Toine, c'est un être qui, comme la terre et d'autres êtres en ce lieu un peu rond des montagnes d'Auvergne, souffre. Mais il regarde les souffrances de ses grands yeux étonnés, la tête un peu penchée, comme un qui, du monde, chercherait encore à s'émerveiller.
    Lui sera-t-il donné, au long de cette vie pas toujours très bien traitée, de le trouver enfin, le sentier qui mène à la mer-océan ?
    Le parcours initiatique rempli de poésie d'un jeune autiste.
    EXTRAIT
    Ça le prenait sans crier gare. Dans sa tête il ne voyait que ça.
    Un soleil immense succédait à la peine intense. Un soleil généreux comme s'il y avait soudain place en lui pour la miséricorde des dieux. Les coups redoubleraient, plus tard, mais dans ces moments-là, il s'en foutait pas mal des coups à en pleuvoir.
    Avant même que la première lumière matinale ait nettoyé le ciel de sa dernière étoile, Le Toine par les champs rejoignait la montagne. Elle avait été son refuge lorsque, soudainement, les bras de son père vinrent à lui manquer. De mère, il n'était pas question. Le jour de sa naissance, elle s'était enfuie. Il n'en avait jamais plus entendu parler.
    Le père, pour un temps, d'un seul parent en avait fait deux.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [...] une poésie onirique dense et pesante qui vient s'installer sur nos yeux comme un voile de douceur, une lenteur s'installe, on apprécie chaque mot, chaque description, chaque élément au travers du regard du Toine, au travers du regard de l'enfance, on est transporté, baladé, un peu chahuté aussi mais toujours cette sensation d'être ailleurs, l'écriture de l'auteur à quelque chose d'apaisant, d'intemporel, on se retrouve dans une bulle [...] - Blog Les Songes d'une Walkyrie
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ce livre est un premier livre, écrit d'instinct, fait de notes brèves et précises, le filet d'une musique qui s'écoule, lentement, sans la prétention d'être bruyante, comme une neige de septembre. Dansons au fil de cette musique, même si l'Histoire des hommes ne sait pas toujours nous y inviter d'un pas souple et léger. Pierre Geneste en est l'auteur, et que nous importe son parcours !

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