• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • Vies dérobées Nouv.

    Notre identité est-elle soluble dans un lot de coton égyptien? À Jaffa, lorsque Avraham est tué dans le massacre des Juifs de la ville en 1936, son associé musulman, Ibrahim, décide en quelques heures de se faire passer pour lui afin de récupérer le précieux tissu. Il ne mesure pas alors le poids que cette tromperie aura sur sa femme Miriam. Mais aussi sur leur fille et les générations suivantes. D'Istanbul a? Djerba, de Bâle a? Miami, d'Ancône a? Rome, l'imbroglio identitaire se fera de plus en plus inextricable. Et ce seront Giuditta et Esther qui, de façon détournée, payeront leur tribut a? ces vies dérobées.
    Et vous, êtes-vous sûr de vos origines?

  • L'amour peut-il grandir là où la haine a été semée ?
    Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour la cueillette des oranges, symbole du passage à l'âge adulte. Mais il n'aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers.
    Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, douze ans, doit préparer sa bat-mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial hanté par les pogroms russes et les camps allemands, et se jette à corps perdu dans la natation.
    Londres,
    swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux. Comment réussir à imposer leur histoire? Parviendront-ils à faire fi du poids du passé et à surmonter les embûches qui les attendent ?
    " Actuel et captivant.
    La Maison aux orangers est un texte superbe. "
    Elif Shafak, auteur de
    La Bâtarde d'Istanbul

  • Espions de nulle part

    Matti Friedman

    Jusque-là ils avaient vécu comme les Arabes, malgré une religion différente. Même langue, mêmes habits, mêmes plats épicés et même café sept fois passé sur le feu. Pourtant, dans les années quarante, sous la pression des événements survenus à la fin du mandat britannique en Palestine, la cohabitation devint impossible pour ces Juifs orientaux. Plusieurs d'entre eux choisirent de quitter leurs pays pour se rendre en « Terre d'Israël ». C'est là que le Palmach, une unité de commandos, eut l'idée d'utiliser leur précieuse connaissance de l'ennemi pour en faire des infiltrés en pays arabe. Pour quatre d'entre eux l'aventure commença dans le tumulte de la guerre d'Indépendance, puis se poursuivit au Liban, avec quelques incursions en Syrie. Une vie d'espion dangereuse mais exaltante. Une vie qui leur attribuait un rôle d'acteurs de l'ombre dans la création du futur pays. Un rôle qu'ils payèrent souvent de leur vie comme Havakuk. Et que Gamliel, Isaac et Yakuba continuèrent d'endosser de longues années au sein du Mossad, le célèbre service secret israélien.

  • « Il y eut à Metz un concert avec, en soliste invité, Isaac Stern. J'étais fou de joie, j'éprouvais une admiration sans bornes pour lui. À la fin du concert, alors que des dizaines de gens venaient le féliciter, je le tirai littéralement par la queue-de-pie, il ne prêta pas beaucoup attention à moi. « Que veux-tu, garçon ? » dit-il quand même dans son sublime français teinté de russe, d'anglais et de yiddish, le chef local lui fit savoir : « Oui, il est jeune, mais il joue déjà bien du violon, vous savez. »
    « Maître, pourrais-je un jour vous jouer quelque chose ? Je voudrais tant vous jouer quelque chose. »
    Après une hésitation :
    « Donne-moi ton numéro de téléphone - on verra. »
    Je pensais que c'était fini, et qu'il n'avait aucune intention de m'appeler. Quelques jours plus tard, nous étions à table à Metz pour le déjeuner familial. Le téléphone sonne. « Allô, c'est Isaac Stern. » Si on m'avait dit que Dieu venait de téléphoner, je n'aurais pas trouvé cela plus incroyable. »



    Illustration de couverture :
    Photo : Mathieu Bourgois

    ISBN : 978-2-267-02963-5

  • Au Proche-Orient, la terre et l'eau cristallisent les jeux de pouvoir et les rivalités. La question foncière joue un rôle clé dans les bouleversements politiques que connaît cette région depuis le milieu du XXe siècle. Et l'accès à l'eau - dont la plus grande part est destinée à l'irrigation - suscite d'âpres compétitions inter- et intra-étatiques.Dans cet espace aride, l'essor démographique et les risques liés aux changements climatiques accroissent les tensions autour des questions agraires et alimentaires. De plus, l'agriculture, secteur à forte dimension identitaire et territoriale, est souvent utilisée au service de politiques de contrôle de l'espace.Se concentrant sur cinq foyers géopolitiques importants du Proche-Orient - Liban, Syrie, Israël et territoires palestiniens, Jordanie, Égypte - cet ouvrage rappelle la place centrale de l'agriculture dans les stratégies de puissance et les logiques conflictuelles.Une leçon qui s'applique au Proche-Orient comme au reste du monde.

  • Dans le désert, un ranch hors norme se dresse au milieu des sables. Des hommes armés veillent sur un mort-vivant. Un homme qui incarnait autrefois la force armée et la puissance. L'ex-Premier ministre d'Israël, Ariel Meron. Il n'est plus qu'un corps sans chair. Son visage émacié disparaît sous la barbe et les cheveux longs. Les côtes saillent sous sa peau nue, blanche et fine telle une feuille de papyrus. Les médecins assurent que son cerveau est mort.
    Pourtant, un matin, il se réveille. Arrache ses perfusions. Se lève.
    Ariel serait-il le Messie? Il en est convaincu. Il a été envoyé du néant pour ramener la paix.
    La nouvelle se répand dans tout le pays. Et le miracle a lieu : sépharades, ashkénazes, Russes, Arabes, Éthiopiens, religieux, laïcs, pacifistes ou va-t-en-guerre, les Israéliens célèbrent tous le réveil du grand homme.
    Cette liesse sera de courte durée...

    Cette fable tout à la fois grave et légère, qui met en scène la diversité de la société israélienne, s'inspire librement du destin d'Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis 2006.

  • Wadi stationnait aux pieds du Christ-roi, tenant d'une main une valise fatiguée, de l'autre un journal avec lequel il tentait de se protéger de la férocité du soleil tropical. Tout autour s'agitaient marchandes de légumes, débardeurs, djobeurs poussant leurs charrettes à bras hétéroclites, chauffeurs de taxi-pays qui jargouinaient sans arrêt dans une langue pour lui incompréhensible. Il s'étonnait qu'ils fussent pour la plupart d'un noir d'ébène, hormis quelques visages couleur de miel. Soudain, un gamin rieur le tira par la manche : 'La Syrie, tu vas fondre sur toi-même, oui! Ha-ha-ha!' À la fin du XIXe siècle, des centaines de milliers d'habitants issus des pays du Levant ? Syrie, Palestine, Liban et Jordanie ? émigrèrent en Amérique du Sud et dans l'archipel des Antilles. Ils furent désignés sous le nom générique de 'Syriens'. Wadi est l'un d'eux. Quand il débarque à Fort-de-France dans les années 1920, le dépaysement est total. Il est à la recherche de son oncle Bachar, qui l'a précédé en Martinique au début du siècle. Wadi a tout à construire dans ce nouveau pays où il va vivre de multiples aventures et croiser de nombreux personnages : Fanotte la superbe et fantasque revendeuse, Bec-en-Or le crieur de magasin, Ti Momo le fier-à-bras amateur de combats de coqs, des maîtres en sorcellerie, un boutiquier chinois, un prêtre hindou, et bien d'autres encore, caractéristiques du melting-pot antillais...
    En célébrant l'épopée des Levantins à la Martinique, Rue des Syriens est aussi un grand roman sur l'intégration qui plaide pour une identité mosaïque.

  • Correspondant du journal Libération de 2002 à 2005 à Jérusalem, Jean-Luc Allouche retrace ses «choses vues», entendues, senties, au milieu des belligérants israéliens et palestiniens. Généraux et guérilleros, épiciers et paysans, intellos et travelos, colons et candidats kamikazes, mais aussi journalistes fanfarons et diplomates arrogants se retrouvent sous sa plume. Ce livre sait mêler la vie quotidienne à la «grande politique», avec ses héros et ses salauds, ses bravaches et ses humbles, ses moments d'humanité simple et sa cruauté inouïe.
    Pratiquant l'hébreu et l'arabe, l'auteur a parcouru Israël, la Cisjordanie et Gaza pendant les années de la seconde intifada. Jamais dupe de vérités trop tranchées, il cultive l'humour et la distance face aux deux camps. Et affiche une certitude : la paix n'est pas pour demain.

  • Anglais Scenes from Village Life

    Amos Oz

    Scenes from Village Life is like a symphony, its movements more impressive together than in isolation. There is, in each story, a particular chord or strain; but taken together, these chords rise and reverberate, evoking an unease so strong its almost a taste in the mouth . . . Scenes from Village Life is a brief collection, but its brevity is a testament to its force. You will not soon forget it.--New York Times Book Review Strange things are happening in Tel Ilan, a century-old pioneer village. A disgruntled retired politician complains to his daughter that he hears the sound of digging at night. Could it be their tenant, that young Arab? But then the young Arab hears the digging sounds too. And where has the mayors wife gone, vanished without a trace, her note saying Dont worry about me? Around the village, the veneer of new wealth--gourmet restaurants, art galleries, a winery--barely conceals the scars of war and of past generations: disused air-raid shelters, rusting farm tools, and trucks left wherever they stopped. Scenes From Village Life is a memorable novel in stories by the inimitable Amos Oz: a brilliant, unsettling glimpse of what goes on beneath the surface of everyday life. Translated from the Hebrew by Nicholas de Lange Finely wrought . . . Oz writes characterizations that are subtle but surgically precise, rendering this work a powerfully understated treatment of an uneasy Israeli conscience." --Publishers Weekly, starred Informed by everything, weighed down by nothing, this is an exquisite work of art.--The Scotsman

  • Juif français originaire d´Alsace, Jacques Samuel a traversé la guerre au sein d´une famille engagée dans la Résistance juive. Ce jeune homme pieux et mélomane a consigné dans son journal ce que lui et les siens ont vécu durant le conflit : l´Exode et la

  • Le mouvement de résistance d''un grand nombre de Palestiniens pèsera-t-il réellement sur le destin du Proche-Orient et du monde ? Afin d''aider à mieux répondre à pareille interrogation, il est bon de commencer par le commencement, de lire les textes des Palestiniens eux-mêmes. Que pensent-ils des contraintes auxquelles ils sont soumis, depuis exactement un siècle ? Comme se représentent-ils leur riposte, dont le premier grand épisode a marqué les années 1936-1939, et dont l''épisode actuel, depuis 1965 et surtout 1967, semble à beaucoup une faillite ? Quelle idée se font-ils de la marche du monde, du socialisme, de la révolution ? Bref, y a-t-il une idéologie palestinienne de résistance ? Ne faut-il pas aussi interroger, en de de l''idéologie, la parole secrétée par l''expérience quotidienne de la perte et de la mort, que tout un peuple redit parce que des poètes l''ont chantée ?
    Voilà les questions que se pose, et vous pose, Olivier Carré, chercheur au Centre d''étude des relations internationales de la Fondation nationale des sciences politiques, sociologue et arabisant, après avoir travaillé plusieurs années au Caire, à Beyrouth et à Damas, ainsi que récemment à Nazareth (Israël). L''auteur a choisi de présenter un nombre restreint de documents fondamentaux, la plupart ignoré en France, et de les lire en profondeur soit par l''analyse structurale des textes potiques, soit par un système d'analyse conceptuelle combinatoire qu'il a déjà appliquée à des corpus de manuels scolaires arabes.

  • De 1997 à 2007 Mosab Hassan Yousef était le «Prince vert».
    C'est sous ce nom de code qu'il renseignait la Sécurité intérieure israélienne, le Shin Bet, tout en militant au sein du Hamas, l'une des organisations palestiniennes les plus radicales.
    Arrêté au sortir de l'adolescence par l'armée israélienne, il bascule lorsqu'en prison il est confronté à la barbarie dont font preuve les membres du Hamas envers les autres prisonniers palestiniens. À sa libération, mettant constamment sa vie en danger, il devient la pièce maîtresse des services secrets israéliens au sein de l'organisation cofondée par son père, un informateur si précieux que son existence n'est connue que d'une poignée de hauts responsables de l'État hébreu.
    Agent double au coeur de la poudrière du Proche-Orient, Mosab Hassan Yousef a vécu au plus près, et des deux côtés, les événements de la seconde Intifada. Il livre ici un témoignage inédit sur la répression dans les territoires occupés, la guerre civile qui oppose depuis 1993 les différentes factions palestiniennes, le fonctionnement du Shin Bet et l'organisation des attentats-suicides par les terroristes du Hamas.
    Si Mosab Hassan Yousef est allé jusqu'à rompre avec ses proches, son peuple et son identité, c'est d'abord pour entraver la spirale infernale des attentats et des représailles. Jamais il n'a touché d'argent en échange et ses informations et son seul but a toujours été de sauver des vies dans les deux camps - la liste des attentats qu'il a aidé à déjouer, parfois au dernier moment, est là pour le prouver.
    Document exceptionnel à l'image des Mémoires des plus grands espions, Le Prince vert nous plonge dans le quotidien du peuple palestinien entre désir de paix et sanctification du martyre.

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