• Alcools

    Guillaume Apollinaire

    Edition enrichie (Introduction, notes, dossier et chronologie)Placés sous le signe du temps qui passe, les poèmes d´Alcools récréent tout un monde : celui des lieux où son existence a

    5 Autres éditions :

  • Un élève officier de l'armée austro-hongroise, aspirant écrivain, adresse ses tentatives poétiques à Rainer Maria Rilke et sollicite son avis. De 1903 à 1908, en quelque dix lettres, le jeune homme, alors à la croisée des chemins, hésitant entre la voie toute tracée de la carrière militaire et la solitude aventureuse de la vie d'écrivain, confie à son aîné admiré ses doutes, ses souffrances, ses émois sentimentaux, ses interrogations sur l'amour et la sexualité, sa difficulté de créer et d'exister. Le poète lui répond. Une correspondance s'engage. Refusant d'emblée le rôle de critique, Rilke ne dira rien sur ses vers, mais il exposera ce qu'implique pour lui le fait d'écrire, de vivre en poète et de vivre tout court.

    /> Publié pour la première fois dans son intégralité, cet échange intime ne permet pas seulement de découvrir enfin le contrechamp de lettres qui furent le bréviaire de générations entières, il donne au texte de Rilke une puissance et une portée nouvelles, et invite à repenser la radicalité de son engagement esthétique, mais aussi la modernité frappante de sa vision de la femme.

    Édition établie par Erich Unglaub.

    4 Autres éditions :

  • Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires, chronologie et bibliographie)Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
    D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.

    9 Autres éditions :

  • Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », «Aujourd´hui» -sont séparées par la césure tragique de l´année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l´écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d´un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu´elle emprunte à la biographie de l´écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l´universel, c´est que le poète précisément dépouille ici l´écorce individuelle pour atteindre à l´intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d´une âme.

    1 autre édition :

  • N'ayez les coeurs contre nous endurcis.
    Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois.
    Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans.
    Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

    1 autre édition :

  • Marcel Proust se répétait Chant d'automne de Baudelaire :
    " J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre/ Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer, Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre, Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer ".
    Peut-être aucun poète ne nous t-il a laissé autant d'images durables et de vers mémorables. Il fut le poète du crépuscule, de l'ombre, du regret, de l'automne. Mais il est l'homme de tous les paradoxes. Il y a d'ailleurs chez lui une perpétuelle nostalgie du soleil sur la mer, du soleil de midi en été : "Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ".
    L'été pour Baudelaire fut celui de l'enfance. Un été à jamais révolu. Et sa poésie est aussi la recherche de ce paradis perdu. Moderne et antimoderne, Baudelaire est d'une certaine manière notre contemporain. Aucun poète n'a mieux parlé des femmes -; des femmes et de l'amour -; que Baudelaire dans quelques poèmes sublimes comme La Chevelure ou L'invitation au voyage.
    Ce fut un homme blessé, un cruel bretteur, un fou génial, un agitateur d'insomnies.
    Baudelaire aura été l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne, lui qui admirait tant la peinture de Delacroix et de Manet. Dandy et proche des chiffonniers, anarchiste de gauche puis de droite, il fut l'homme de tous les paradoxes et originalités.
    En 30 chapitres qui sont autant de diamants noirs, Antoine Compagnon aborde le réalisme et le classicisme de Baudelaire, le rôle de Paris et de Honfleur, de la ville et de la mer mais aussi le rire, la procrastination et le catholicisme. Dans le même esprit qu'Un été avec Montaigne, " à sauts et à gambades ", Antoine Compagnon nous fait redécouvrir Les Fleurs du mal et Les Petits poèmes en prose en nous faisant partager un Baudelaire inclassable et irréductible.

  • L'apparition du chevreuil

    Elise Turcotte

    • Alto
    • 15 Octobre 2019

    Au XXIe siècle, entre deux révoltes féministes, une écrivaine se retire dans un chalet après avoir été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. Remontant le cours de la colère, une histoire familiale revient la hanter. Au coeur d'une tempête qui à la fois obscurcit et enlumine le paysage, elle appréhende la forêt où rien n'est tranquille. Abandonné et rongé par la mérule, le chalet voisin se dresse comme une menace. Et si on l'avait suivie??

    Tel le chevreuil qui avance dans la neige et trace un ravage, cette oeuvre haletante, lucide et splendidement ornementée provoque un nécessaire fracas et expose, au temps de la prédation, un drame trop familier pour qu'on puisse se permettre de ne pas le raconter.

  • Ce joli recueil réunit des contes, des fables et des légendes d'ici et d'ailleurs. Il reprend de grands classiques familiers et permet aussi de découvrir de nouvelles histoires fantastiques, issues des différentes cultures populaires ou de la mythologie. Il apportera aux enfants de vrais moments de plaisir soir après soir.


  • "La" biographie de Charles Baudelaire (1821-1867).

    Nous savons tous que Charles Baudelaire était un immense poète romantique, dont la vie personnelle fut aussi dissolue que le génie artistique fut immense. Mais dans cet ouvrage, on découvrira aussi, grâce à de nombreux documents et sources de valeur, un nouveau personnage : l'auteur revient sur le dandysme du poète, sur la réelle place qu'occupait la drogue dans sa vie ou encore sur la puissance de son talent, bien loin de se réduire aux Fleurs du mal. Marie-Christine Natta ne laisse pas plus d'espace aux controverses historiographiques qu'aux interprétations littéraires ou psychologiques concernant Baudelaire. Seuls les faits comptent.

    1 autre édition :

  • Cet essai incisif, au " parfum de résurrection ", rappelle que vivre en poète, c'est lutter pied à pied contre les forces qui poussent à l'exil pour habiter la vie entière. Pour une résurrection de la vie. Depuis les temps immémoriaux, dans toutes les civilisations, dans toutes les cultures, orales ou écrites, il y eut des poètes au sein de la cité. Ils ont toujours fait entendre le diapason de la conscience humaine rendue à sa liberté insolvable, à son audace, à son exigence la plus haute. Quand on n'entend plus ce diapason, c'est bien la cacophonie qui règne, intellectuelle, spirituelle, morale : le symptôme d'un abandon, d'une lâcheté et, bientôt, d'une défaite. Pour Jean-Pierre Siméon, il est urgent de restituer à notre monde sans boussole la parole des poètes, rebelle à tous les ordres établis. Pas de malentendu : si la poésie n'est pas la panacée, si elle n'offre pas de solutions immédiates, elle n'en est pas moins indispensable, d'urgente nécessité même, parce que chaque poème est l'occasion, pour tous sans exception, de sortir du carcan des conformismes et consensus en tous genres, d'avoir accès à une langue insoumise qui libère les représentations du réel, bref, de trouver les voies d'une insurrection de la conscience.

  • Le livre de géographie en a assez d'être classé à la lettre G ! Un soir, après le départ de la bibliothécaire, il décide d'entreprendre un petit voyage... En chemin, il va rencontrer de drôles d'énergumènes (l'encyclopédie mal lunée, le livre catalan, le livre des gros mots...) et se fera des amis précieux (le livre de nouvelles qui lui donne sa jaquette, le manuscrit qui se sent toujours un peu rejeté). Mais le livre de la police de l'air et des frontières n'est pas content du tout que l'ordre habituel soit bousculé...


  • " Michel Zink, professeur au Collège de France, fait partager la sensualtié et le charme de la poésie en langue d'oc du XIIe siècle. Émouvant. "

    Le Monde


    Les troubadours sont, au XIIe siècle, les auteurs, immensément admirés, des plus anciennes chansons d'amour composées dans une des langues nouvelles de l'Europe, la langue d'oc. Le tremblement du désir et celui de la crainte, la ferveur et la frustration, la jalousie et la jouissance, tout cela ils l'ont dit de façon si nouvelle et si intense que leurs chansons résonnent encore dans les mots d'amour d'aujourd'hui.
    Le beau livre de Michel Zink rend sa fraîcheur à cette poésie vieille de neuf siècles en la suivant dans ses méandres, en disant au fil des poèmes, qu'il cite en grand nombre, juste ce qu'il faut pour qu'elle nous parle, pour qu'elle nous enchante et pour qu'elle vive en nous.

  • Une nouvelle collection de petits livres pour découvrir et aimer les grands écrivains !
    Parce qu'on l'a accusé d'" outrage aux bonnes moeurs " à la publication des Fleurs du Mal, parce qu'il a mis des mots uniques sur le spleen de l'âme, parce que, poète maudit, il écrivait au milieu des vapeurs d'absinthe, lire Baudelaire est comme un voyage intense dans les tréfonds de l'âme humaine. Ce petit livre vous y convie, grâce à ce tour d'horizon de la vie et de l'oeuvre d'un auteur essentiel.

  • Dans ce "diorama d'états d'âme", Fargue imagine la nuit des temps préhistoriques et celle de la fin du monde. Entre les deux, il revoit Paris, cet univers lui aussi fantastique, qu'il a tant aimé et dont il fut l'inoubliable Piéton.

  • C'est demain la rentrée des classes, les occupants de la trousse ont du mal à fermer l'oeil... Le compas tourne en rond. La colle se liquéfie de peur. Les ciseaux vagabondent. L'agrafeuse claque des dents. Le trombone s'entortille. La calculette clignote. Dans quelques heures, tous devront être fin prêts !

  • Nicole Malinconi échange avec Jean-Pierre Lebrun autour des questions de l'écriture, de la langue et de l'altérité.

    Dans un dialogue vivant et accessible, les auteurs ouvrent un champ de questions qui intéressent autant les professionnels de la santé mentale que tout citoyen s'interrogeant sur ce que parler veut dire. Utilisant des références littéraires, cinématographiques, psychanalytiques, linguistiques, sociologiques, philosophiques, ils se demandent comment une société traite la langue et comment la langue transforme la société.

  • Du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden, Paul Deville négocie les ressources africaines pour le compte d'une multinationale chinoise. De port en port, les ravages de la mondialisation lui sautent au visage et au coeur la beauté du monde dont il ne peut empêcher la destruction.
    Les merveilles qui ne s'achètent pas ne risquent-elles pas de disparaître dans un système où toute valeur se chiffre ?
    Paul se met alors à chasser un autre trésor : les " écrits jamais écrits " d'Arthur Rimbaud - il veut le croire, le marchand d'armes n'a pas tué le poète. Inlassablement, il cherche.
    Trouvera-t-il plus que le soleil aveuglant, la culpabilité d'être et la fièvre ?

  • La problématique de tout adolescent est d'avoir à guérir de son enfance. Pour cela, il s'engage dans un intense « travail de création », qui est au coeur même de l'expérience adolescente, de ses préoccupations et parfois de ses revendications face aux adultes.

    L'auteur s'appuie sur la trajectoire de créateurs célèbres (Arthur Rimbaud, Frida Kahlo, Charlotte Salomon...) pour mettre en évidence les processus psychiques à l'oeuvre à l'adolescence. Plus que pour tout autre, la démarche de l'adolescent est d'exercer son pouvoir créateur qui le conduit, non sans risque, sur le chemin des bordures psychiques dans un vacillement des positions imaginaires et symboliques, non sans risque. Saisir cette nécessité interne qui pousse à essayer, à innover, à inventer, permet d'entendre ce qui fait la spécificité de cet âge. Au lieu de chanter l'action des autres, l'adolescent est comme le poète, celui qui marche en avant pour montrer la route et se déployer. Ainsi, pour pallier le vide ressenti, l'ennui, la passivité, il faut amener l'adolescent moderne en position de créativité, afin que puisse surgir une invention de lui-même, un « style » qui était là potentiellement mais invisible jusque-là, y compris pour le sujet lui-même.

  • Poète préféré des Français, Arthur Rimbaud est aussi l'un de ceux sur lesquels on a le plus écrit. On ne compte plus les livres, brochures, articles qui ont été consacrés depuis la finn du XIXe siècle à cet " esprit impétueux ", selon la formule de son ami Paul Verlaine. Mais dans ce flot ininterrompu de commentaires, controverses et interprétations que sa vie et son oeuvre n'ont cessé de susciter, il n'existait à ce jour aucun ouvrage de cette ampleur. Une somme dont l'ambition est d'explorer le mythe rimbaldien sous tous ses aspects, de faire le tri entre vérités et légendes au sujet d'un homme dont le génie, la traversée fulgurante demeurent à bien des égards énigmatiques et ne cessent de nous fasciner.
    Ce Dictionnaire permet d'approcher au plus près le poète dans sa vie intime comme dans ses écrits (y compris dans ses devoirs d'écolier et sa correspondance), d'en savoir davantage sur les personnes qui l'ont accompagné, les auteurs qui l'ont influencé, les lieux qui ont jalonné son itinéraire d'errances et d'aventures. Il propose aussi des angles inédits et parfois insolites tels que l'influence de Rimbaud sur la chanson française, le rock ou la bande dessinée, qui témoignent de son rayonnement à travers le temps et les modes.
    Placé sous la direction de l'un des spécialistes rimbaldiens les plus réputés, Jean-Baptiste Baronian, qui s'est appuyé sur le concours de trente-six collaborateurs, cet ouvrage foisonnant de portraits et d'anecdotes fait le tour le plus exhaustif de l'univers du poète.

  • Pourquoi la poésie ? Parce qu'elle est le lien qui ouvre à soi et aux autres et que sans elle, il n'est pas possible de vivre vraiment. Elle est le pont, la porte et le monde. Aussi, la considérer, comme nous le faisons habituellement, pour de l'accessoire, du joli, voire du mièvre ou simplement un effort abstrait voire abscons, est une catastrophe. La poésie dit la vérité. Elle nous libère ainsi des calculs de la rentabilité, de la crispation des concepts, de la bêtise des émotions et des divers visages de l'idéologie qui trop souvent nous tiennent lieu de viatique. Elle est le courage même. Un travail de pointe. Orphée, auquel ce livre s'attache, n'est pas pour rien la source occidentale de la poésie. Mû par un amour intense, il traverse les enfers et donne au monde son harmonie. Même les bêtes féroces viennent l'écouter.Quels sont les enfers que traverse aujourd'hui le poète ?Dans cet essai engagé, parfois brûlant, Fabrice Midal bouleverse les idées reçues et montre, de manière étonnamment simple, comment entendre et lire un poème.

  • Kâmasûtra

    Frédéric Boyer

    Ceci est si intime et secret notre imagination si fantaisiste qui pourrait savoir qui devrait faire quoi quand pourquoi et comment ?

    Dans une nouvelle traduction originale du sanscrit, voici cet étonnant rendez-vous avec une grammaire du désir, conjuguée à l'idée pratique d'une existence sensuelle, théâtralisée, vécue à coups de formules, de ruses, de syllogismes, de recettes ou de techniques diverses, et de poèmes. L'étude des plaisirs et du sexe est ici un art du bref, de la rapidité et de la récitation. Texte de l'Antiquité de l'Inde, le Kâmasûtra nous plonge aujourd'hui dans la mélancolie d'un monde perdu ou impossible. Celle d'une idéalisation sophistiquée de la comédie de moeurs, d'une trop parfaite écriture des équations menant à l'équilibre illusoire du plaisir et du néant.

  • Il fait bon lire Clément Marot aujourd´hui. Malgré les siècles qui nous séparent du « prince des poëtes françoys », c´est une voix familière qui nous parle, et qui n´a rien perdu de sa fraîcheur.Valet de chambre de François Ier et de Marguerite de Navarre, Marot est de ces courtisans qui flattent leur mécène en raillant leur propre flagornerie ; fervent défenseur de l´Évangile, il est de ces croyants qui jouent les bouffons pour révéler leur foi ; poète Protée insaisissable, il est aussi bien le traducteur des Psaumes que l´auteur de pièces badines comme l´éloge « Du beau tétin ». Il a écrit des rondeaux, des ballades, des épigrammes, des coq-àl´âne ; il a lancé la mode du blason du corps féminin, et, selon la formule de Boileau, il a montré «pour rimer des chemins tout nouveaux ».
    Ces OEuvres complètes proposent, pour la première fois, une vue d´ensemble des différents recueils publiés par Marot de son vivant, présentés conformément à ses voeux : le lecteur y découvrira une succession d´éditions originales dont chacune, nourrie des précédentes, possède une logique propre, voulue par l´auteur, et que les éditions disponibles jusqu´à présent ne permettaient pas de saisir aussi clairement.

  • « Les femmes infertiles m'ont tout appris. Leur souffrance, leurs symptômes, les paradoxes de leur désir d'enfant m'ont offert une expérience clinique inattendue à laquelle le discours universitaire ne m'avait pas préparé. Parfois, même souvent, elles conçoivent sans traitement, au-delà de tout espoir thérapeutique. Me rappelant ainsi que rien n'a d'effet sur le corps si la dimension du sujet humain et le mystère de la vie ne sont pas respectés. Leur refus de concevoir témoigne que l'objectivité scientifique et la matérialité de la société de consommation éloignent de la vie au lieu de la servir.

    L'être humain souffre toujours de ses limites et de son impuissance mais aussi de ses excès qui le précipitent dans l'illusion du bonheur par le comblement du manque. Ces nouveaux symptômes interfèrent avec les influences sociétales pour décider de l'avènement de la vie. Aujourd'hui, les femmes me conduisent plus loin encore. Leur témoignage ouvre sur l'universel. Car tout être humain peut entendre, quel que soit son sexe, qu'il lui est possible un jour de se retourner sur sa vie pour changer son destin... » J. R.

  • " Sous le pont Mirabeau coule la Seine ", " Heureux qui comme Ulysse ", " Mignonne allons voir si la rose "... Vous souvenez-vous de ces quelques vers appris sur le banc de l'école ? Et n'avez-vous pas envie de connaître la suite ? Jean-Joseph Julaud est

empty