• Les ombres

    Wojciech Chmielarz

    • Agullo
    • 1 Avril 2021

    " Les années passent, mais la police polonaise ne change pas. Elle est toujours comme les trois singes. " Dans ce dernier volet des aventures de l'inspecteur Mortka, le Kub règlera enfin ses comtpes avec l'ombre maléfique qui plane sur Varsovie, le boss Borzestowski. Et pour ce faire, il devra faire le ménage parmi quelques collègues ripoux...
    Récemment, le cadavre d'un gangster disparu dans des circonstances mystérieuses six ans plus tôt a été retrouvé par l'inspecteur Kochan, ex-partenaire d'enquêtes de Jacub Mortka, dit le Kub. Quelques jours plus tard, la femme et la fille du gangster sont retrouvées mortes, abattues avec l'arme de Kochan. Flic et mari violent, ce dernier ne trouve pas grand monde pour le défendre et décide de se planquer. Il appelle tout de même Mortka, qui ne croit pas à la culpabilité de son collègue et va donc s'efforcer de trouver la vérité en travaillant discrètement.
    Pendant ce temps, la Sèche, la jeune adjointe du Kub, découvre sur une clé USB la vidéo du viol collectif d'un jeune garçon où figurent des politiciens de haut rang. Si elle révèle ce film à sa hiérarchie, elle sait que l'affaire sera étouffée, vu la stature des hommes impliqués. Mortka et la Sèche décident de s'entraider - ils ne savent pas encore que leurs enquêtes sont liées et qu'ils feront face à la mort en essayant de résoudre ces crimes. Et au centre de tout, il y a Borzsestowski, le grand requin du crime organisé à Varsovie...
    Prix du meilleur polar de l'année en Pologne.

  • Souhaitons-nous vraiment refaire notre vie ?
    Ludwik et Grazyna ont à nouveau trente ans.
    Après une rencontre dévorante, plus rien ne peut les séparer. Ou presque.
    Car les jeunes amoureux ont également l'expérience d'une vie commune longue d'un demi-siècle.
    Jusqu'à hier, ils vivaient en 2013 et approchaient les quatre-vingts ans. Or, pour des raisons obscures, le lendemain du 50e anniversaire de leur rencontre, le couple se réveille en 1963, jeune et beau, avec en prime les souvenirs de leur passé.
    Cependant la Pologne dans laquelle ils se trouvent n'est plus celle qu'ils ont connue. La Seconde Guerre mondiale est certes passée par là, mais leur patrie a désormais entamé une union de force... avec la France !
    Bien décidés à ne pas tomber dans la routine et commettre les mêmes erreurs, Ludwik et Grazyna s'ouvrent à des aventures nouvelles.
    Mais leur amour résistera-t-il à cette seconde vie ?

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • " Le journal de la Anne Frank polonaise enfin publié " Le FigaroPologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d'adolescente : l'école, ses meilleures amies, ses rêves d'avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses oeuvres.
    Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu'à ce que peu à peu, l'angoisse s'immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l'adolescente, l'étau se resserre et le danger se rapproche. L'horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l'âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
    Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n'aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.
    Sélectionné pour le Prix Clarens du Journal Intime.

  • La vie de l'esprit en Europe centrale et orientale depuis 1945 : dictionnaire encyclopédique Nouv.

    Faisons véritablement tomber le rideau de fer. Pour que la pensée ne périclite pas à l'Ouest, il faut qu'elle renoue avec la vitalité qu'elle revêt à l'Est. Cette encyclopédie des intellectuels de l'autre Europe révèle un continent inconnu mais insuffle surtout des raisons d'espérer. Un monument.
    Parce qu'elle ne saurait marcher sur un seul pied, l'Europe a besoin de recueillir les interprétations diverses et les compréhensions multiples de ses principes et de ses projets. Or, témoins et acteurs des bouleversements majeurs du xxe siècle, résistants au nazisme, dissidents du communisme, victimes de l'emprise totalitaire et promoteurs de la transition démocratique, les penseurs d'Europe centrale n'en demeurent pas moins les grands oubliés du débat contemporain des idées.
    Pourtant, ces penseurs de l'Est n'ont cessé de vivre avec les penseurs de l'Ouest. Ils ont édifié à partir de leur particularité et de leur expérience une autre conception du monde et de l'histoire, de l'homme et de la cité. Et, en vertu de cet autre humanisme, apte à nourrir l'esprit européen, ils ont beaucoup à nous dire sur notre destin commun.
    Cette encyclopédie des intellectuels de l'autre Europe qui réunit 150 spécialistes veut contribuer à rétablir les ponts rompus par la méconnaissance pour en finir avec les préjugés réciproques et réinstaurer un indispensable dialogue.
    Un monument décisif pour aujourd'hui et pour demain.

  • " Tout ce qui s'est passé en Europe de l'Est n'aurait pas été possible sans la présence de ce pape. " Mikhaïl GorbatchevOrdonné prêtre en 1946, Karol Wojtyla (1920-2005), cardinal-archevêque de Cracovie, devient pape le 16 octobre 1978. Cet homme de l'Est tient d'emblée un discours bien étrange pour l'époque : il affirme que le communisme - qui avait été condamné comme " intrinsèquement pervers " par le pape Pie XI en 1937 - n'est qu'une " parenthèse de l'Histoire ", et qu'il importe de ne pas se laisser entraîner par sa logique. Pour peser avec autant de force et d'audace, en toute conscience, sur le cours de l'affrontement Est-Ouest, il fallait un homme qui soit à la fois un pasteur, un intellectuel et un militant, aussi fin connaisseur de la théorie marxiste que de la réalité communiste. L'histoire personnelle de Jean-Paul II, d'abord " fils de la nation polonaise ", coïncide avec cette triple exigence. Le souverain pontife, canonisé en 2014, restera ainsi l'un des acteurs les plus déterminants de la chute du communisme.

  • Le metteur en scène polonais doit adapter, pour l'ouverture de saison d'un théâtre français, le roman d'un auteur autrichien mort. Mais ce roman est instable : entre deux lectures, des personnages disparaissent, d'autres surgissent, sans explication. Un texte doté d'une vie propre, indépendant du regard du lecteur, c'est une idée plaisante a priori. Pourtant, dans les coulisses du théâtre, on commence à se douter que le spectacle ne pourra pas éviter la catastrophe. Le metteur en scène polonais devient fou, dit-on.

  • Entre 1939 et 1945, le meurtre systématique de près de 90 % de plus de trois millions de Juifs polonais laisse exsangue l'une des communautés juives les plus florissantes du monde d'avant-guerre.  Les dizaines de milliers de survivants font alors face à l'incompréhensible : la persistance d'un antisémitisme après Auschwitz. Craignant leurs voisins polonais mais fuyant aussi le nouveau régime socialiste, plus de la moitié des juifs rescapés choisirent les chemins de l'exil. Que devinrent ceux qui restèrent dans une Pologne devenue communiste ? Ce livre retrace l'histoire oubliée de ces survivants et de leur descendance, à travers la manière dont ils ont été perçus par la société et les autorités polonaises. Entre assimilation systématique, efforts pour préserver la mémoire juive et rejet récurrent lors de soubresauts à caractère antisémite, les débats demeurent toujours vifs sur les relations polono-juives. 

  • « Lui qui n'avait jusqu'ici été qu'une ombre morte, il avait été vivant, la lettre nous le disait, il l'était peut-être encore. Cette certitude transfigurait la maison de banlieue. Le salon était envahi par une présence qui occupait les lieux : derrière nos fauteuils, à côté de nos corps et nos visages, près du visage douloureux de Pesia, des mains inquiètes de maman, près de nos pieds, ceux de Judith et les miens, bien calés sur le sol, Ovadia avait bondi hors de sa relégation, il avait parcouru les lieux et les années, il avait traversé les frontières - mi-fantôme, mi-homme -, il avait bouleversé les successions normales du temps et de la mémoire, pour nous apparaître (et cette apparition c'était un tourbillon, du sang neuf) en instance de rapatriement. »

  • À quatorze ans, je n'étais plus le perdreau de l'année, mais enfin une vraie jeune fille. Cinq jours par mois, je faisais partie du lot des mal fichues. J'entrais dans le clan. J'allais pouvoir connaître le saint des saints et sortir de l'obscurité. Ne plus être sans arrêt rembarrée par les grandes d'un « T'es trop p'tite ! », « Ça n'te regarde pas ! ». [...] Cet été-là, on a fauché et rentré cinquante charrettes de foin sous un soleil cuisant. Et on a commencé la moisson du blé par grand beau. À la tombée de la nuit, les charrettes pleines à ras bords, tirées par les chevaux comtois, se suivaient à la queue leu leu sur les chemins qui mènent dans les hameaux, au-dessus du village des Gras. On était toute une flopée à revenir des champs, soûlés de chaleur, la peau brûlée, le corps fourbu mais le coeur joyeux. Le sang bouillonnait dans nos veines. On avait toute la vie devant nous. On chantait à tue-tête Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? et on n'entendait pas le bruit des bottes des nazis qui écrasaient la Pologne.

  • « " Pitchipoï " un nom étrange qui sonnait mal à nos oreilles, nous juifs provençaux bercés dès notre enfance par le patois méridional de Mémé Cohen dont le mari était aconier, un métier typiquement marseillais, avec sa barque de ravitaillement destiné au

  • Régine Frydman est une enfant du ghetto de Varsovie qui a, par miracle, échappé à la mort. Elle a huit ans en 1940 quand les Allemands décident denfermer 450 000 Juifs dans une enclave de cinq hectares, où ils vont être parqués et broyés à mort en lespace de trois ans. Régine naurait pas survécu si son père Abram Apelkir navait pas bravé le danger, risqué sa vie en sortant du ghetto pour trouver de la nourriture, caché sa famille chez des amis polonais en plein centre-ville et à la campagne, et même chez des religieuses.

    Régine Frydman mêle son récit à celui de son père. À deux, ils livrent un témoignage bouleversant des terribles événements dont ils ont été les témoins, les cadavres qui sentassent sur les trottoirs, les descentes éclairs de la police allemande, les fusillades dans la rue, les enfants qui se battent pour un quignon de pain, les marches dans la neige pour échapper aux rafles et à la déportation, et enfin la joie de retrouver la liberté grâce aux troupes russes.

    Un document rare.

    «Il y avait des individus qui se débrouillaient, qui risquaient leur vie pour leurs familles, pour leurs enfants. Certains habitants du ghetto étaient dun courage incroyable, et très inventifs. Mes parents étaient de ceux-là, ils se battaient sans jamais penser à la mort qui leur était destinée.» RÉGINE FRYDMAN

  • Guerre et guerres

    Thierry Noiret

    • Bookelis
    • 26 Novembre 2017

    L'auteur dans ce livre revient sur deux périodes de sa vie et construit deux récits imaginaires afin de partager son inquiétude quant à l'agressivité du genre humain : la Pologne dans les années quatre-vingt-dix et ce qu'il a vu à la télévision de la guerre de Bosnie et du blocus de Sarajevo.
    À Varsovie, une femme perd la raison dans le climat oppressant de la reconstruction de la ville après la Seconde guerre mondiale, les luttes du syndicat Solidarité, les assassinats commandés par le régime et la répression.
    À Sarajevo, le narrateur ne parvient pas à mettre les mots véritables sur la vie de tous les jours, parmi les snipers, les disettes, le froid et l'acharnement télévisuel qui s'abattent sur la ville. Quand vient la paix, c'est pour sonner le glas du Kosovo.
    Plutôt que de conclure, l'auteur rend hommage à un ami de sa jeunesse à la fac., assassiné à Kigali lors de la guerre fratricide que le Rwanda a traversée.
    Qu'est-ce que la guerre ? Il y a les mots, il y a les morts. Puis ceux qui survivent, à peine. Comment en parler, que faut-il taire ?

  • Si Jacob Alsztejn brise ici le silence qui fut le sien, c´est pour son petit-fils, Jonathan. Son témoignage, dense et franc, nous plonge au coeur de la plus grande tragédie du xxe siècle : l´extermination planifiée et systématique des Juifs d´Europe pa

  • Un enfant juif polonais survivant de la Shoah est une exception et son parcours va de pair. Ainsi Henri, né à Demblin en 1933, a connu l´invasion nazie, les persécutions, la première déportation des Juifs de sa ville dont sa soeur et son frère sont victimes, le ghetto de Varsovie, puis la disparition de son père convoqué à la Kommandantur et la seconde déportation à laquelle il se soustrait de justesse. Il n´échappe pourtant pas au camp de travail de Demblin, à celui de Czestochowa où il est déporté avec son grand-père, et au camp de concentration de Buchenwald. Enfin, il vit la libération au camp-ghetto de Terezin, au terme d´un transport de trois semaines auquel son aïeul chéri ne survit pas.

    Après guerre, Henri, rétabli du typhus, retrouve sa mère avec qui il parvient à quitter la Pologne communiste pour Paris.

    Ce n´est que 50 ans plus tard qu´il accepte, pour ses petits-enfants, de raconter sa « guerre ». Le résultat est un cahier d´écolier manuscrit, bouleversant, où il retrace, avec un style poignant de sincérité, ce qu´il a vu et ressenti à hauteur de l´enfant qu´il était. Sans éluder les blancs de sa mémoire, il donne des flashs, analyse ce qu´il ressent, ce qu´il comprend et ce qui lui échappe parce qu´il est un enfant.

    Un témoignage probe, d´une force unique.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

  • Berlin, 1942.

    Le baron Johann von Steinert, colonel SS au sein de la Gestapo, et sa femme Else ont invité des proches d'Hitler à la réception qu'ils tiennent annuellement dans leur somptueux manoir, en banlieue de Berlin. En cette année où l'idéologie nazie s'impose avec hargne et violence sur toute l'Europe, les invités triés sur le volet discourent avec verve sur la supériorité de l'Allemagne. Dans leur délire fanatique, ils ne peuvent se douter que deux ans plus tard, la situation ne sera plus la même. Les ennemis avancent vers la capitale allemande et, du manoir, on entend l'écho incessant des bombardements qui mettent Berlin à feu et à sang. La sécurité d'Else et de ses quatre enfants est menacée.

    Alors que les bombes ennemies détruisent leur résidence ainsi que leur usine et que les Russes approchent à grands pas, ils doivent entreprendre un long exode vers l'ouest, à l'autre bout du pays, où devrait les accueillir Magnus, le frère de Johann. Leur pénible parcours de 650 kilomètres sera semé d'embûches, de problèmes, de périls, de dangers, de morts. La faim, la peur de rencontrer l'ennemi ainsi que le froid et le mauvais temps seront leurs fidèles compagnons jusqu'à Düsseldorf.

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu´il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fu

  • Si le camp d'extermination de Treblinka est aujourd'hui tristement célèbre, le camp de travail créé antérieurement (Treblinka I) l'est beaucoup moins. Le récit de Mieczyslaw Chodzko figure parmi les très rares témoignages évoquant les conditions d'« existence » dans ce camp. Mieczyslaw Chodzko est né à Lodz en 1903. Raflé dans le ghetto de Falenica, il est déporté avec 6 500 autres Juifs, dans le cadre de l'Aktion Reinhard : l'extermination systématique des Juifs de Pologne. Dès son arrivé à Treblinka, il est sélectionné pour le travail forcé et transféré vers le camp de Treblinka I.

  • Dès qu''elle ouvre la porte du réfrigérateur, Polka n''écoute plus. Rien d''autre n''existe. Elle s''évade au pays des délices, tandis que sa maman rêve de voyages. Elles dansent toutes les deux dans la cuisine et se régalent de mots plus savoureux les uns que les autres. Un quotidien bien animé !

  • Polka surmonte sa peur de l''avion pour se rendre en Pologne, le pays de sa maman. Elle y découvre une drôle de langue, des chants et des paysages à faire rêver, des plats savoureux. Cependant, la maison d''enfance de sa maman est loin du château décrit.... Sa mère lui a menti. Mais petit à petit, son regard change et Polka découvre le vrai goût de ce pays.

  • Szyja Opatowski, surnommé Samy, a dix-sept ans lorsque les troupes allemandes envahissent la Pologne en septembre 1939. Pour ce jeune Juif, c´est un long combat pour la survie qui commence, une lutte de chaque instant pour échapper à l´extermination. Dès avril 1940, Samy est déporté à Belzec, alors camp de travail, à la frontière de l´URSS. Là, il va développer ses capacités d´analyse, sa « débrouillardise » et son instinct extraordinaire qui vont lui permettre de s´en sortir, sans compromission. Chaque fois qu´il ressentira la menace d´une mort imminente, il saura saisir l´opportunité qui lui permettra de fuir. Pris dans l´une des « marches de la mort », à partir de Dachau où son parcours chaotique l´a dirigé, il réussit à s´évader. Et c´est accueilli chez un habitant qu´il attend, deux jours, sa libération par les Américains... en compagnie de soldats allemands déserteurs. Son arrivée, illégale en France, est encore révélatrice de sa pugnacité et de son intelligence des situations. Samy nous livre ici un témoignage dense et implacable, un parcours particulier qui révèle les conditions de vie dans les ghettos et les camps nazis.

  • Ce livre retrace le parcours tragique d'une jeune juive polonaise de la région de Lodz durant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir perdu la majorité des membres de sa famille, elle se retrouve seule à Auschwitz, à Birkenau puis au Stutthof. Laissée pour morte lors de l'évacuation, on lui amputera ses deux jambes, gelées pendant la « marche de la mort ». Malgré toutes ses souffrances physiques, malgré l'indicible douleur d'avoir perdu ses proches, elle gardera en elle la force de continuer à vivre, de fonder une famille et de mettre au monde deux enfants.

  • Près d'un millénaire d'un passé riche en événements, la saga extraordinaire et tragique des Juifs polonais et de la civilisation ashkénaze.
    Le judaïsme polonais a longtemps et profondément marqué les communautés juives dans le monde. Malgré leur quasi-disparition dans l'horreur indicible du génocide nazi, l'immense héritage des Juifs de Pologne, ces " combats sans nombre sur les champs de bataille de l'esprit ", perdure aujourd'hui, fût-ce de façon souterraine, chez les millions de Juifs qui vivent sous d'autres cieux.C'est l'histoire longue, curieusement méconnue, du judaïsme polonais que retrace ici Henri Minczeles, dans ses dimensions religieuse, culturelle et politique : près d'un millénaire riche en événements, un destin bien particulier, avec ses périodes paisibles ou tourmentées, une civilisation ashkénaze dont le yiddish fut un vecteur de premier plan.Henri Minczeles raconte la saga des Juifs polonais sur une terre qui fut la leur durant des siècles, au sein d'un milieu majoritaire rarement bienveillant, souvent antisémite. Il met en scène l'extraordinaire vitalité de cette communauté, malgré l'angoisse et la précarité, avant l'horreur de la Shoah : sur trois millions et demi de Juifs qui vivaient en Pologne à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, plus de trois millions furent anéantis en moins de six ans par la folie meurtrière des nazis.Fruit d'un travail de plusieurs années, cet ouvrage accessible comble un vide en rappelant, aux Juifs comme aux non-Juifs, ce passé palpitant et tragique.

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