• Sont régulièrement réunis les professionnels (pédagogues, psychistes, élus municipaux, travailleurs sociaux, animateurs, éducateurs, ...) afin de travailler ensemble autour d'initiatives concrètes mises en place dans les lieux des enfants (écoles, lieux d'accueils, collèges...) pour prévenir les phénomènes de violence. C'est ainsi que différents dispositifs comme le « jeu des trois figures », les ateliers philos, les cafés de parents fonctionnent avec efficacité dans les quartiers difficiles.

    Des Etats généraux de l'enfance sont organisés périodiquement pour faire le point sur ces expériences lilloises et inviter des acteurs de France et d'Europe à venir témoigner de leurs inventions au sujet de la prévention de la violence chez les enfants. Ces moments sont l'occasion d'associer les parents aux travaux des professionnels et d'inviter des conférenciers autour des grandes questions sociétales actuelles (harcèlement, violence entre enfants, maltraitance, développement de l'enfant d'aujourd'hui...).

    Des cycles de formation sont également proposés aux professionnels afin de les aider à comprendre les processus en jeu dans ces problématiques complexes.

    L'ouvrage raconte les étapes de cette histoire ponctuées de chapitres théoriques sur les questions de violence dans l'enfance, sur le plan anthropologique, psychologique, pédagogique, social et politique.

  • Claude n'a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l'espoir de la reconstruction.

    Dans ce récit à la première personne, l'auteur se glisse alternativement dans la peau de Claude et dans celle de Christine. Il nous laisse découvrir le profond désespoir des personnes sans abri, toute la fragilité du travail social et les premiers temps de l'accompagnement de ces personnes en situation de grande précarité. L'accueil se doit alors d'être au ras de ce qui se vit lorsqu'on vit dehors.

  • L'accueil de la petite enfance fait l'objet d'un véritable effort politique dans notre pays et plus largement en Europe. La notion d'investissement social dans la petite enfance, au même titre que dans l'école, témoigne du souci de lutter contre les inégalités sociales. Pourtant les professionnels qui prennent soin des tout-petits ne bénéficient pas de la reconnaissance qu'ils méritent. Un flou demeure sur la nature de leur travail quotidien et sur les compétences nécessaires pour assurer un accueil de qualité aux bébés et à leurs parents.

    Cet ouvrage rend compte de différentes études qui explorent les multiples facettes de ces professions et des personnes qui s'y engagent :  comment entrent-elles dans le métier ? En quoi consiste concrètement l'activité d'accueil des jeunes enfants ? Qu'est ce que faire du « bon travail » auprès des enfants ? Comment vivent-elles leur activité ? Comment font-elles face aux évolutions de leur métier ?

    En levant le voile sur le vécu des professionnels de la petite enfance, les auteurs questionnent politiques et représentations sociales. Ils montrent que ces métiers ont une place importante à tenir sur la scène des défis éducatifs d'un monde changeant, ouvert, où l'accueil des enfants est une mission essentielle.

  • Pourquoi s'intéresser à une pratique marginale aujourd'hui ? Le temps où toutes les femmes accouchaient à la maison n'est pas si loin : en France ce n'est qu'en 1952 que les naissances en milieu hospitalier ont dépassé les naissances à domicile. Quelles ont été les raisons de cette mutation fondamentale ? Quelles ont été les conséquences sur le métier de sage-femme et d'obstétricien ? Pourquoi aujourd'hui des femmes font-elles le choix d'accoucher chez elles ? Est-ce un retour en arrière ou, au contraire, une pratique d'avant-garde ? Par son évolution incroyablement similaire dans les pays occidentaux, l'histoire de ce phénomène est exemplaire d'un mouvement récent de « re-incarnation », de re-matérialisation, voire de « re-naturalisation » de la relation mère/enfant. Des professionnels de la naissance et des parents en témoignent.
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    Par les thèmes qu'il aborde, par les questions qu'il pose, ce livre qui rassemble des auteurs venus de pays et d'horizons divers touche un point essentiel de notre modernité, de nos bricolages idéologiques et pratiques d'aujourd'hui. Il ouvre de nouvelles voies d'investigation passionnantes.

  • L'auteur effectue une lecture originale de l'oeuvre lacanienne à travers de la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l'oeuvre freudienne.

    Cet ouvrage revient sur les points communs des oeuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d'une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». Il y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c'est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

  • Psychomotricienne, l'auteur met à profit sa double expérience - avec des bébés et leurs parents et avec des enfants et adultes psychotiques - et sa pratique de formation et d'enseignante (Formation de psychomotricité université Pitié Salpétrière et ISRP ) pour dégager les points essentiels qui font de l'activité aquatique une médiation corporelle bonne pour la symbolisation, ouvrant sur une capacité à jouer en utilisant le corps comme "médiateur et enjeu relationnel entre deux psychés, et entre la psyché et le monde" (Piera Aulagnier). Mieux qu'une synthèse théorique, cet ouvrage témoigne d'un cheminement personnel et professionnel où ce qui est privilégié dans le contact avec l'eau n'est ni la pédagogie ni l'adaptation, mais l'appropriation subjective du corps. Catherine Potel est psychomotricienne, thérapeute en ambulatoire (CMPP et clientèle privée).

  • Impliquant chaque famille où se révèlent les violences, l'auteur étudie et aborde avec elle les interactions qui conduisent à la maltraitance. Les aspects sexuels de ces abus conduisent à des interventions judiciaires qui mettent fin au processus lui-même le plus souvent, mais les résultats ne sont durables que lorsque l'abuseur et les complicités qui favorisent ces actes violents deviennent également l'objet d'un travail psychologique approprié. La dimension familiale de tels troubles légitime ces approches actuelles avec tous les participants vivant sous le même toit comme avec l'environnement éducatif, médical et judiciaire. Le pragmatisme des théories et des interventions systémiques offre des succès fréquents dans ce domaine si difficile.

  • "Les auteurs, praticiens, chercheurs, responsables, élus, explorent ici les voies possibles pour améliorer la qualité de l'accueil due aux jeunes enfants et à leurs parents.

    L'ouvrage vise à donner du corps et du sens au terme « curriculum », désignant l'ensemble d'objectifs, de valeurs, de normes qui sous-tendent et encadrent les pratiques d'accueil, à l'échelle nationale ou locale. Des praticiens, chercheurs, responsables apportent leurs analyses et leur expérience sur les ingrédients constitutifs d'un tel cadre et les modalités démocratiques de son élaboration."

  • Alexander Bard et Jan Söderqvist développent une vision matérialiste de l'ère informationnelle, fondée sur les neurosciences et la remise en cause des concepts, selon eux dépassés, d'âme, d'ego ou d'inconscient. En rupture avec la pensée humaniste qui s'est imposée au monde moderne par l'entremise des Lumières, de l'idéalisme hégélien et de la psychanalyse freudienne, ils montrent qu'à l'heure de la révolution techno­logique de l'information, le renouveau culturel, social et politique repose sur la pensée et la pratique du Réseau : l'homme n'est plus réduit à une entité isolée et homogène, il est un « dividu », morcelé et contradictoire, en relation constante avec son environnement, dont l'activité est moins déterminée par le libre arbitre que par la génétique. Après avoir posé la question du pouvoir à l'heure d'Inter­net, les auteurs des Netocrates en proposent ici une anthropologie et une éthique. Pour cela, ils procèdent à une relecture de Darwin - qui aurait pu prophétiser l'avènement du Net comme moyen de survie de l'homme -, de la généalogie de la morale propre à Nietzsche, et de la schizo-analyse conceptualisée par Deleuze et Guattari. Alexander Bard est sociologue et philosophe. Il est l'un des pionniers d'Internet, à l'origine de nombreuses entreprises d'e-commerce à succès, et dirige neuf réseaux internationaux. Jan Söderqvist est journaliste, éditeur et producteur de télévision. Il a traité de sujets aussi différents que la mode masculine, la crise asiatique ou la révolution technologique. Il est aussi conférencier chez SpeakersNet. Le premier tome des Netocrates, publié aux Éditions Léo Scheer en 2008, est aujourd'hui le livre portant sur le nouvel ordre politique issu de la souveraineté d'Internet le plus traduit dans le monde.

  • Le livre

    Une problématique à la fois médicale et sociale met particulièrement à mal les services d'obstétrique : la toxicomanie chez les femmes enceintes. Les peurs mutuelles violentes paralysent les relations et la prise en charge médicale se résume souvent à un malaise. Les placements d'enfant en urgence laissent toujours un sentiment d'insatisfaction. Là plus encore qu'ailleurs, l'intérêt d'une coordination, d'un accueil, d'une revalorisation des futures mères apparaît primordial. Comment mobiliser chez les soignants et les acteurs sociaux les représentations négatives sur ces parents, qui paralysent leur propre engagement et provoquent en miroir des passages à l'acte tels que le retrait non préparé d'enfant ?

    En 1995, une sage-femme du service d'obstétrique du Centre hospitalier régional de Montpellier, aidée par un obstétricien, un pédiatre et un pédopsychiatre, élabore un projet d'accueil personnalisé pour les futures mères toxicomanes à l'hôpital : ainsi naît en 1997 la cellule Parentalité et usage de drogues . Pour la première fois, une sage-femme anime une prise en charge globale visant à intégrer, au titre d'une naissance à venir, les registres somatique, social et psychologique. Elle pense son action de l'anténatal au post-natal, de l'intra à l'extra-hospitalier, anticipant d'emblée la place des professionnels à venir, et le processus de séparation/individuation que les parents doivent permettre à leur enfant au cours des premières années.

    Avec ce premier titre de la collection Prévention en maternité, Françoise Molénat et son équipe rendent compte de cette expérience pratique et théorique d'un fonctionnement en réseau habité , étroitement moulé sur l'expression des attentes et des peurs des parents. S'appuyant sur leur travail clinique et sur les formations pluridisciplinaires dispensées au sein de l'Afrée*, elles proposent des points de repères pour les professionnels de la périnatalité et militent pour une certaine manière de penser ensemble. Le témoignage filmé** de parents vient à la fois illustrer et étayer la réflexion tout en offrant une bonne garantie à l'encontre des dérives inévitables dans toute transmission psychologique prise au pied de la lettre.


    *Association pour la formation et la recherche sur l'enfant et son environnement.

    ** La cassette vidéo correspondant à cet ouvrage est actuellement disponible, voir dans cette collection Enceinte et toxicomanie.

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