• LES DEUX ÉTOILES

    Théophile Gautier

    • Bookelis
    • 3 Novembre 2016

    Une pâle aurore de novembre encore mal éveillée se frottait les yeux derrière une courtine de nuages grisâtres, et déjà le digne hôtelier Geordie se tenait debout sur le seuil de son auberge, les bras aussi croisés que le permettait un abdomen plus que majestueux, qui témoignait on ne peut plus favorablement de la cuisine du Lion Rouge. Il avait l'air profondément tranquille d'un aubergiste qui, étant unique, se sent maître de la situation et ne craint pas que les voyageurs puissent lui échapper, car le Lion-Rouge était en ce temps-là la seule hôtellerie de Folkstone.

  • LE VOLCAN D'OR

    Jules Verne

    Le Volcan d'or est un roman de Jules Verne, paru en 1906 à titre posthume. L'histoire se déroule en pleine période de la ruée vers l'or et met en scène deux cousins franco-canadiens héritant d'une concession sur les rives du Klondike.

  • DE LA TERRE À LA LUNE

    Jules Verne

    Après la fin de la guerre de Sécession, le Gun Club de Baltimore, club d'artilleurs, végète par manque d'activité. Son président, Impey Barbicane, propose très sérieusement d'envoyer un boulet de canon sur la Lune. Après plusieurs réunions, le Gun Club s'organise et lance une collecte de fonds en direction de toute la planète. Après avoir récolté l'argent nécessaire, le projet prend forme sous la forme d'un gigantesque canon d'une conception inspirée des Columbiad américains.

  • Les Spectres-Pirates est un roman de William Hope Hodgson publié en 1909.
    Extrait
    | Je me demandai s'il n'y aurait pas quelque chose de vrai sous les vagues histoires que j'avais entendues. Et je saisis la première occasion de m'informer auprès de lui.
    » D'abord, ses réponses furent évasives. Il ne se rappelait aucun incident particulier qu'on eût pu qualifier d'anormal, encore moins de surnaturel. Pourtant, avouait-il, on avait vu se produire quantité de petites choses qui, additionnées, ne laissaient pas de donner à penser. Par exemple, pourquoi les traversées de ce bateau étaient-elles toujours si longues et si contrariées, tantôt par des périodes de calme, tantôt par de mauvais vents ? Et il y avait plus grave : des voiles, soigneusement carguées, s'éployaient toujours de nuit. Alors, il ajouta cette phrase étonnante :
    » -- Il y a trop d'ombres sur ce maudit paquebot ! Et de ma vie je n'avais rien rencontré de pire pour les nerfs !
    » Ces mots furent prononcés avec précipitation, et d'un ton saccadé. Je me tournai vers lui, le regardai en face :
    » -- Trop d'ombres ! m'écriai-je. Que diable voulez-vous dire ?
    » Mais il refusa de s'expliquer davantage, et se contenta de hocher la tête, d'un air stupide, à chacune de mes questions ultérieures.... |

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