• Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du "dionysiaque" s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • Combattre l'utopie libérale et la société de classes renfoncée qu'elle engendre inévitablement passe aujourd'hui par une rupture radicale avec l'imaginaire intellectuel de la gauche.
    Certes. l'idée d'une telle rupture pose à beaucoup de graves problèmes psychologiques. car la gauche, depuis le XIXe siècle, a surtout fonctionné comme une religion de remplacement (la religion du "Progrès") ; et toutes les religions out pour fonction première de conférer à leurs fidèles une identité, et de leur garantir la paix avec eux-mêmes. J'imagine même sans difficulté que de nombreux lecteurs tiendront cette manière d'opposer radicalement le projet philosophique du socialisme originel et les différents programmes de la gauche et de l'extrême-gauche existantes pour un paradoxe inutile, voire une provocation aberrante et dangereuse de nature à faire le jeu de tous les ennemis du genre humain.
    J'estime, au contraire, que cette manière de voir est la seule qui donne un sens logique au cycle d'échecs historiques à répétition, qui a marqué le siècle écoulé et dont la compréhension demeure obscure pour beaucoup, dans l'étrange situation qui est aujourd'hui la nôtre. De toute façon, c'est à peu près la seule possibilité non explorée qui nous reste, si nous voulons réellement aider l'humanité à sortir, pendant qu'il en est encore temps, de l'impasse Adam Smith.

  • Rédigées en 1746, sans nom d´auteur, et aussitôt condamnées au feu par le Parlement de Paris, les Pensées philosophiques prennent à partie le christianisme, et au-delà toutes les religions révélées : ou la foi est compatible avec la raison humaine et les religions doivent accepter le doute et la critique et se réformer pour rejoindre « la religion naturelle » ; ou elle ne l´est pas, et comment admettre alors que Dieu exige des hommes qu´ils lui sacrifient leur raison ?
    Cette alternative, c´est celle que pose le déisme, avec la volonté de placer la raison au coeur des systèmes religieux (dogmes, croyances, témoignages, miracles, Livres saints, etc.). Si l´on crédite généralement les Lumières d´avoir posé les bases philosophiques de la tolérance et de la laïcité, on ignore le plus souvent le rôle joué par le déisme dans le combat de la foi et de la raison. Les Pensées philosophiques, livre subtil qui mobilise toutes les ressources du style pour faire du lecteur son allié, est la première oeuvre philosophique à porter sur la place publique le débat qui oppose les déistes aux tenants des religions établies.

  • Les Lois sont sans doute le dernier des dialogues écrits par Platon. Dans les douze livres de cette somme législative d´une extraordinaire ambition, le philosophe se prononce sur un nombre exorbitant d´aspects de la vie humaine et civique, produit une véritable histoire politique de l´humanité, et rappelle, avec une clarté qui n´a guère d´équivalent dans les autres dialogues, les principes généraux de sa « physique » et de sa cosmologie : le bonheur du citoyen dépend de l´excellence de la cité, laquelle doit prendre modèle sur l´ordre du monde.
    Les Lois soumettent le devenir de la cité - ses ressources, les conflits qui la menacent et les remèdes qu´on peut y apporter, l´éducation de l´ensemble des citoyens, leurs comportements, jusqu´aux plus intimes, les coutumes et croyances traditionnelles - à des principes communs et intangibles. Ce code de lois écrites passe au crible d´un examen rationnel les conditions d´existence de la cité excellente : de la loi sur la date de la cueillette des fruits jusqu´à celle qui condamne l´athéisme, en passant par les recommandations relatives aux moeurs sexuelles, rien n´échappe à l´autorité du législateur.
    Le premier ouvrage de philosophie politique et de philosophie du droit est également l´un des chefs-d´oeuvre de Platon.

  • Cet ouvrage est destiné en priorité auximmigrésqui, nouvellement arrivés en France, désirent apprendre efficacement lefrançais oral et écrit.
    La démarche pédagogique, qui part de lavie quotidiennedans sa diversité et son actualité, s'efforce de donner aux apprenants des bases linguistiques solides tout en rejoignant, au mieux, leur profil d'apprentissage.

    Elle vise principalement à :


    Répondre aux besoins de tous les jours(vie pratique, déplacements, santé, travail, droits sociaux...) en s´appuyant sur les 1 500 mots les plus usités de la langue française ;
    />
    Permettre une insertion effective dans la société et sur le marché de l´emploi, impossible à réussir si l´on ne maîtrise pas les bases de l´oral et que l´on ne sait ni lire ni écrire le français ;

    Tenir compte de la diversité actuelle des publics migrantspar la variété des situations proposées.


    Unguide du formateur, indispensable, détaille la démarche adoptée.


    Dans la rubrique "Télécharger", vous avez accès à certainsDOCUMENTS AUTHENTIQUESprésents dans le cahier du stagiaire, ainsi qu'àd'autres documents et/ou écrans intéressants (formulaires pdf àtélécharger, formulaires pdf à remplir en ligne, sites à consulter,etc.). Le tout est régulièrement actualisé :http://www.editions-retz.com/telecharger.html

  • L'allemagne est aujourd'hui la première terre d'émigration juive en europe.
    Ce surprenant retour après l'holocauste, olivier guez a voulu le raconter. son livre est le résultat d'une enquête dans la mémoire des juifs d'allemagne, dans leur identité et dans leur étrange rapport à la patrie de goethe et d'himmler. "je me suis installé à berlin et j'ai parcouru le pays et son histoire, de l'allemagne ruinée de 1945 à la vibrionnante république de berlin. j'ai convoqué hannah arendt et billy wilder, meryl streep et gershom scholem.
    Je me suis mis en quête des témoins: les rescapés des camps de la shoah, les "rémigrés", revenus au pays pour chercher fortune dans la rfa du miracle économique, les juifs communistes de l'ancienne rda, les juifs d'ex-urss qui sont accourus depuis la chute du mur, faisant de la nouvelle allemagne leur terre promise. j'ai rencontré daniel cohn-bendit ; je me suis entretenu avec imre kertész, le rescapé d'auschwitz, installé depuis peu clans la capitale allemande.
    A travers les méandres de l'histoire et de la géographie, j'ai écrit le feuilleton, la chronique et la troublante histoire des juifs au "pays des meurtriers". " après la catastrophe, le récit d'un impossible retour.

  • Plutarque était prêtre d'Apollon à Delphes lorsqu'il écrivit les Dialogues pythiques. L'E de Delphes cherche à expliquer la présence d'un Epsilon - qui était à l'origine une offrande en bois - dans le sanctuaire d'Apollon.
    Pourquoi la Pythie ne rend plus

  • Cette méthode de lecture-écriture s´adresse à des adultes et des adolescents débutants ; elle vise à lesrassureren leur fournissanttrès progressivementles repères et les outils nécessaires à leur apprentissage.
    En s´appuyant sur latranscription des sonset lareconnaissance de syllabes de plus en plus complexes, elle leur donne d´emblée dusensen abordant les syllabes dans des mots. Elle permet ainsi de découvrir, en parallèle, la nature des mots puis la fonction des mots dans la phrase. En cela, elle se différencie d´une méthode purement syllabique.
    Lelivret d´exercices, destiné aux stagiaires, sert de support (consommable) aux entraînements proposés dans le livret du formateur qui décrit très précisément la démarche générale et le déroulement des séances.

  • Fragilisation de l´école, montée de l´individualisme, expérience toujours plus problématique de la parentalité : jamais les modèles d´après lesquels les adultes exercent leurs responsabilités à l´égard des enfants ne sont apparus aussi énigmatiques.
    Ni la posture réactive - il faut réarmer les formes anciennes de l´autorité - ni le discours progressiste - on ne doit à aucun prix brader les libertés acquises - ne s´attaquent frontalement à la question décisive : les formes de pouvoir qui, dans les sociétés traditionnelles, ont fonctionné sur le mode de l´autorité (éducative, mais aussi politique, judiciaire, médicale) sont-elles encore compatibles avec la logique de la démocratie ?
    Si l´exercice de l´autorité consiste à conférer au pouvoir une dimension mystérieuse qui le rende indiscutable, la crise de l´autorité n´est-elle pas inhérente aux sociétés qui considèrent qu´aucun pouvoir n´est légitime s´il n´a obtenu l´adhésion de ceux sur qui il s´exerce ? Curieusement, nos sociétés n´ont pas encore tiré toutes les conclusions de la conviction qui constitue leur pari le plus audacieux.
    Entre l´appel réitéré à réactiver purement et simplement l´autorité et l´affirmation illimitée des formes les plus spontanées de la liberté, cet essai tente d´ouvrir une voie originale : les interrogations qui traversent aujourd´hui la famille, l´école et plus généralement tous les lieux de pouvoir n´appellent-elles pas surtout à repenser les pouvoirs, voire à les consolider sur des bases renouvelées ?

  • Paru en 1674,«De la recherche de la vérité», d'où est extrait le livre II«De l'imagination»fait aussitôt naître une polémique. Si, comme Descartes, Malebranche retient qu'on ne peut connaître que grâce aux idées claires et distinctes, il pense en revanche que ce n'est pas le cogito qui sert de point de départ à leur connaissance mais la lumière divine.

  • Il existe un agencement du désir sexuel.
    Il s'impose à chacun, qui y répond comme il le peut sans savoir d'où vient cette force ni ce qu'elle doit à l'amour. N'est-il pas accablant de constater que les désirs les plus profonds, qui sembleraient les plus aisés à satisfaire, parce qu'ils rencontrent presque toujours leur complice, paraissent la plupart du temps s'empêtrer dans leur propre mouvement et laisser, sinon dans l'insatisfaction, du moins dans une attente indéfiniment reconduite ?

  • Qu´on l´admette ou qu´on le dénie, chacun sent bien qu´à présent l´avenir de la vie terrestre se trouve mis en jeu dans une urgence inouïe. Et chacun sait que, depuis la séquence historique qui s´est engagée en 2007 et qui paraît avoir déclenché ce qu´on appellerait en physique nucléaire une réaction en chaîne, chaque pas compte et semble se surcharger systémiquement de conséquences très difficilement réversibles - sinon absolument irréversibles.

    Cette crise est sans précédent d´abord en cela. Si krisis signifie bien et d´abord décision, elle est critique comme jamais : elle révèle que le destin humain - qui est un destin inéluctablement technique et technologique - est pharmacologique au sens où, en grec, le pharmakon est à la fois le remède et le poison.

    Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin - au sens où il faut y faire attention : c´est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c´est une puissance destructrice. Tel est aussi le feu dans la mythologie grecque. Devenu technologie industrielle, le pharmakon est de nos jours hégémoniquement contrôlé par l´économie, c´est-à-dire par le marketing, et c´est une calamité. Cet état de fait, qui a installé une économie de l´incurie génératrice d´une bêtise systémique, signifie que la question du soin - que l´on appelle aussi le care - est une affaire d´économie politique, et non seulement d´éthique.

  • Plus d´un siècle après sa naissance, la psychanalyse est toujours l´objet de controverses et d´attaques virulentes. Son histoire est jalonnée de batailles et de remises en question qui montrent la nécessité d´examiner sa place dans la société, d´interroger son épistémologie, afin de maintenir vivants son développement et sa transmission en sortant d´une position essentiellement défensive.
    Les détracteurs contemporains puisent dans les dogmes modernes de la science les éléments de leur contestation, mais Freud en avait déjà anticipé les principales tendances.
    En développant une généalogie de l´interprétation, un des concepts clefs de la théorie et de la pratique psychanalytique, l´auteur entreprend de resituer les différentes critiques dans leur contexte historique. La psychanalyse est ici en débat avec l´herméneutique (en montrant comment le freudisme en modifie son histoire), avec la science (en partant de la querelle entre les sciences de la nature et les sciences de l´esprit), enfin avec la philosophie du langage (puisque Wittgenstein se présentait comme un « disciple » de Freud).
    Trois temps, trois débats, trois perspectives théoriques dont les racines permettent de renouer le fil d´un conflit moderne des paradigmes.

  • Cette méthode de lecture-écriture s´adresse à des adultes et des adolescents débutants ; elle vise à les rassurer en leur fournissant très progressivement les repères et les outils nécessaires à leur apprentissage.
    En s´appuyant sur la transcription des sons et la reconnaissance de syllabes de plus en plus complexes, elle leur donne d´emblée du sens en abordant les syllabes dans des mots. Elle permet ainsi de découvrir, en parallèle, la nature des mots puis la fonction des mots dans la phrase. En cela, elle se différencie d´une méthode purement syllabique.
    Complément indispensable au livret d'exercices, celivret du formateurdécrit très précisément :

    La démarche générale et le parcours pédagogique de la méthode;
    Les objectifs et le déroulement pédagogique des séances, enrichis de conseils pratiques.

  • On estime entre 10 à 14 % (chiffres Insee de 2004) la proportion de personnes de 18 à 65 ans touchées par l´illettrisme. Ce chiffre, qui concerne les jeunes défavorisés et les adultes en réinsertion mais pas uniquement, augmente continuellement, dans un contexte social et culturel où la maîtrise de l´écrit est de plus en plus incontournable.
    Cette méthode est destinée à remettre à niveau, en lecture et en écriture, ces adultes en difficulté. Elle s´organise autour des usages sociaux de la lecture et des centres d´intérêt des publics concernés : l´identité ; la famille ; la santé ; l´emploi. Si ces thèmes ne sont pas exhaustifs, la trame d´organisation proposée ici est suffisamment claire pour être transférable à tout autre thème.

    La démarche pédagogique adoptée vise avant tout l´acquisition d´une méthode, qui repose sur :

    L´identification immédiate de mots porteurs de sens pour l´apprenant ;
    La découverte du codage syllabique, par discrimination des lettres et reconnaissance de syllabes identiques dans des mots différents ;
    L´émission d´hypothèses à partir du contexte.

    De nombreux documents authentiques ainsi que des renvois à des sites internet permettant d´actualiser constamment ceux-ci, ancrent la méthode dans le quotidien.


    Complément indispensable au cahier du stagiaire, ce guide du formateur :



    Apporte des éclairages théoriques sur les choix pédagogiques effectués ;


    Détaille la démarche adoptée et précise le déroulement des unités ;


    Propose des corrigés.





    Dans la rubrique « Télécharger », vous avez accès à certains DOCUMENTS AUTHENTIQUESprésents dans lecahier du stagiaire,ainsi qu´à d´autres documents et/ou écrans intéressants (formulairespdf à télécharger, formulaires pdf à remplir en ligne, sites àconsulter, etc.). Le tout est régulièrement actualisé :http://www.editions-retz.com/telecharger.html

  • La psychologie fait aujourd'hui partie de notre paysage au point qu'il est difficile de s'imaginer qu'elle est le fruit d'un long processus de confrontation d'idées, d'exploration scientifique, de maturation théorique. Faire un panorama de l'histoire de la psychologie, c'est permettre de mieux comprendre les différentes écoles, tendances, chapelles, qui ont construit la discipline. C'est aussi prendre la mesure des nombreux débats qui ont présidé à sa naissance et à son développement.
    Un point commun entre ces différents travaux, entre les différentes recherches : la passion de comprendre l'humain. Pinel et les aliénistes, Charcot explorant l'hystérie, Wundt construisant « la science des faits de conscience », Freud théorisant l'inconscient, Piaget découvrant les stades de l'intelligence de l'enfant, Binet et Simon s'efforçant de tester l'intelligence, Maslow et Rogers inventant la psychologie humaniste, Devereux fondant l'ethnopsychiatrie, Antonio Damasio introduisant les émotions dans le champ des neurosciences... mais aussi Fechner, Darwin, Milgram, Skinner, Dolto, Cyrulnik et bien d'autres encore... Tous ont contribué à faire de la psychologie ce qu'elle est aujourd'hui : un vaste continent de pratiques et de savoirs, sans cesse arpenté par de nouveaux chercheurs en quête de chantiers à explorer.
    Ce livre se propose donc de présenter un panorama de la psychologie, d'hier à aujourd'hui, à travers les grands noms et les grands débats qui l'ont animée. Un ouvrage de référence qui comprend également un petit dictionnaire des auteurs et des concepts.
    L'ouvrage est rédigé par des spécialistes de toutes les disciplines qui forment la constellation des « psy » : psychiatrie, psychologie du développement, psychologie clinique, psychologie expérimentale, psychologie de l'enfant, psychanalyse, neuropsychologie...

  • Introduction. De la guerre et de la paix La guerre : une violence organisée entre unités politiques Une activité violente Une activité collective Une activité organisée en fonction d'un but La paix, une définition en creux Le choix des guerres internationales Trois types de guerres internationales Nature hiérarchique de la plupart des guerres contemporaines Chapitre I. LA PAIX ENTRE GRANDES PUISSANCES ou la stabilité hégémonique Une longue paix nucléaire ?
    L'équilibre de l'offensive et de la défensive Du tabou au paradoxe nucléaire équilibre(s) des puissances et paix Une paix systémique dans un monde unipolaire Chapitre II. LA PAIX ENTRE ETATS OCCIDENTAUX ou la communauté démocratique La paix liée à l'interdépendance économique ?
    L'approche réaliste De l'interdépendance à la gouvernance économique internationale Une zone de paix démocratique L'Alliance atlantique, une communauté de valeurs démocratiques Chapitre III. LES GUERRES DES ETATS OCCIDENTAUX ou l'impérialisme orientaliste Guerres de nécessité ou guerres de choix ?
    De l'influence de la politique interne sur les guerres externes : l'approche libérale des relations internationales Spécificités des guerres impérialistes Exercer une emprise politique Défendre des intérêts particuliers d'ordre matériels Et des intérêts idéologiques : idéologie libérale et croisades messianiques Un contexte d'« obsolescence » de guerre majeures...
    Un mal nécessaire ?
    Deux poids, deux mesures : la pratique du double standard Une interprétation nouvelle du droit international : du droit d'ingérence à la responsabilité de protéger Chapitre IV. LES GUERRES REGIONALES ou les inimitiés durables Le territoire, un enjeu essentiel ?
    Un état de guerre sans fin : les exemples indo-pakistanais et israélo-arabo-palestinien Pourquoi un tel état de guerre : le profit ?, la gloire ? la sécurité ?
    L'impact du dilemme de la sécurité Spirale de l'insécurité et course aux armements Anarchies « hobbesienne » et « lockienne » Une culture de l'inimitié partagée Conclusion. Paix et Guerres dans le futur La guerre : un statut ambigu Une donnée inédite dans l'histoire Vers un affrontement sino-américain ?

  • Lorsque, en 1980, Jean-Louis Barrault accorde une série d´entretiens au critique dramatique Guy Dumur, il est un comédien, un metteur en scène et un directeur de troupe de premier plan. Il a soixante-dix ans, mais évoque encore la figure mythique de l´éternel jeune homme, toujours Pierrot, toujours bohème ; il est dans tous les esprits le Deburau des Enfants du paradis et l´indéfectible partenaire de Madeleine Renaud.
    Ce sont aussi des facettes moins connues de son existence et de sa carrière qu´il livre ici, au fil de la conversation, avec une franchise désarmante : de sa « vie de mauvais garçon » - petits boulots et premières auditions chez Dullin - à l´extraordinaire aventure du théâtre d´Orsay, en passant par la création de la compagnie Renaud-Barrault et la direction houleuse de l´Odéon.
    D´anecdotes en confidences, on croise Claudel et Artaud, Camus, Malraux et Boulez, comme autant de personnages d´un véritable moment de théâtre : la langue savoureuse de Barrault nous donne à rire et à songer, rejoue ses plus grands spectacles, créations géniales et éphémères, et raconte la destinée errante de l´artiste en saltimbanque : une vie de désir et d´émerveillement constants, un corps à corps ininterrompu avec la scène.

  • Les désirs singuliers ne s'additionnent pas et la psychanalyse, qui traite de la particularité de chacun, devrait se désintéresser de toute investigation «politique». Mais le désordre secret de ces désirs singuliers n'a-t-il pas une incidence sur le tissu social ?
    Les travaux de Freud concernant la psychologie des foules sont encore loin d'avoir reçu toute l'attention qu'ils auraient méritée. Lorsqu'elles ne sont pas considérées comme des mythes ou de simples constructions, les thèses freudiennes ne sont guère prises en compte dans leur actualité, peut-être parce qu'on ne perçoit pas bien à quelle pratique concrète l'analyse théorique de la psychologie des foules correspondrait. Gérard Pommier tente d'éclairer les rapports de la psychanalyse et de la politique et montre que le regard de la psychanalyse peut être fécond lorsqu'il s'agit d'observer la réalité sociale.

  • Dans ce recueil de textes, réunis après la mort de Conrad Stein, on trouvera des clés pour la conduite de la cure. Des clés pour traverser les difficultés de l'analyse et en affronter les énigmes : celle du féminin, de la séduction, du tragique... Conrad

  • Au fond, c'est quoi l'antisémitisme ?
    La haine des juifs ? Chaque juif serait donc haïssable, qu'il soit éthiopien, yéménite, polonais, irakien, français ou sud-africain ? Un commun dénominateur d'abjection annihilerait une telle diversité ethnique et culturelle, motivant le séculaire délire déployé en paroles et en actes, en moqueries comme en meurtres, d'Horace à Dieudonné et de saint Paul à Ahmadinejad ? Mais qu'ont en commun des êtres aussi dispersés et dissemblables, hormis ce qui fait qu'on les qualifie de "juifs" ? Et ce qui fait qu'on les qualifie de "juifs", qu'est-ce d'autre que le judaïsme ? Il y aurait ainsi au coeur du judaïsme un je-ne-sais-quoi d'assez puissant et profond pour avoir déclenché la plus intarissable des détestations ? Or, ce qui caractérise tout à fait exclusivement la religion du Livre, n'est-ce pas sa jouissance revendiquée du Texte ? Son art de l'interprétation ? La remise en question perpétuelle de la moindre bribe de dogme ? L'extravagante coutume talmudique de répondre à une question par une autre question ? Dès lors, la paranoïa antisémite aurait, d'une manière complexe, un rapport encore jamais élucidé avec ce qu'on nomme la pensée juive ? Toute la sauvagerie déployée depuis tant de siècles à l'encontre des juifs se résumerait, en ultime et secrète raison, à une viscérale haine de la pensée ? Même la "Solution finale" aurait été une tentative d'anéantir l'énigme en soi du Questionnement ? Et ce livre-ci, diapré de dialogues, parsemé de citations, saupoudré d'illustrations historiques et d'anecdotes contemporaines, moiré de méditations poétiques, ensemencé de digressions mystiques, apporterait, sur un fond d'humour jamais absent, une compréhension enfin cohérente du pourquoi de la Question juive ?
    Qui sait ?

    S. Z.

  • La grande santé

    Olivier Razac

    • Climats
    • 17 Août 2011

    La médecine protège un corps machine contre des accidents, des dangers et des risques. Envisagé ainsi, ce corps se voit plongé dans le temps oppressant de l'attente, de l'usure et de la prévision. Sa vie est minée par une mort omniprésente qui la grignote et une mort impensable qui la clôt.
    La grande santé, elle, s'exprime dans un rapport particulier à la dépense où le sacrifice joyeux vient remplacer la comptabilité inquiète ; une pensée du temps qui ne suit pas la pente de l'inévitable dégradation mais s'éternise dans l'instant présent ; une pensée de la mort qui n'est plus l'usure fatale du corps contre laquelle on lutte sans jamais gagner, mais la décision affirmative de la haute puissance. Dès l'antiquité, la philosophie stoïcienne montre que la santé ne dépend pas de nous et que seule une extrême tension de l'âme peut permettre de se maintenir au-dessus de l'accident qu'est la maladie. La puissance éthique de cette philosophie, comme celles de Nietzsche et Deleuze bien plus tard, consiste à faire vaciller l'évidence d'une santé triste qui nous fait entièrement dépendre des caprices du destin. Ces philosophes pensent un corps qui ne se constitue qu'à travers des épreuves et des expériences périlleuses. Ce corps vit un temps immédiat et infini. La mort n'est rien pour lui, sauf une autodestruction qui est l'essence de la vie.
    Il s'agit d'interroger ces pensées, contre l'obsession mortifère très contemporaine de la conservation de soi, et, pourquoi pas, de redécouvrir une vitalité joyeuse.

  • Chanter

    Vincent Delecroix

    Chanter est l'une de nos activités les plus quotidiennes. Mais elle n'est pas une simple ornementation : fugace et fragile, elle plonge ses racines dans nos existences. Qui sommes-nous lorsque nous chantons ? Rossignols ou perroquets ? De la voix de casserole au duo d'amour, on cherche ici à définir la présence au monde dont témoigne la voix chantante.
    Libérant le chant de tous ses mythes, des sirènes d'Ulysse au rock and roll, en passant par les métamorphoses d'Orphée ; échappant à la nostalgie des origines, comme à toute sacralisation de la voix, ce gai savoir interroge une époque qu'on prétend « désenchantée ». Il montre alors, au plus près de l'expérience, comment chanter nous fait reprendre la parole.

    /> Couverture : LZ 123649; C-print, 120 x 80 cm; 2009 © Andreas Nicolas Fischer/www.anf.nu

  • C'est la première fois qu'une histoire des bébés en Occident se trouve racontée dans un ouvrage destiné au grand public. Les innombrables traités sur la puériculture et l'évolution de la layette permettent de comprendre les changements survenus dans la représentation de la petite enfance, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.
    Emmaillotés à peu près de la même façon pendant des millénaires, ce fut seulement au XIXe siècle que les petits enfants bénéficièrent peu à peu d'une mode à eux, tendance qui s'accrut au fil des décennies. Aujourd'hui, à six mois, les bébés occidentaux accumulent autant d'objets que, jadis, une famille entière durant toute l'existence de ses membres.
    En s'appuyant sur les traités antiques et médiévaux, manuels, pamphlets de l'époque révolutionnaire, revues féminines, qu'ils soient de langue française, anglaise, allemande, russe ou américaine, mais aussi sur des peintures et des enluminures, ainsi que des documents peu explorés jusqu' ici, Carol Mann nous entraîne dans une captivante histoire des mentalités.

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