Nil éditions

  • Inspirée par la dernière histoire d´amour de sa grand-mère qui, à 71 ans, a vécu une relation passionnée avec son nouveau voisin de 81 ans, une jeune journaliste part à la rencontre de celles et ceux qui vivent de grandes histoires d´amour passé l´âge de 70 ans.


    On croise ainsi Pierre et Odile, les amants terribles du Perche : ils ont eu un coup de foudre lors d´un bal, ont vécu un an et demi entre Paris et Nogent-le-Rotrou puis ont « cassé».
    Il y a Jorge et Perla : lui est veuf, elle est divorcée, ils se sont rencontrés en voyage à Cuba et se sont mariés.
    Il y a Jeannette et Julius : lui est allemand, elle est française, ils se sont aimés au Havre pendant la guerre, se sont interdits de se revoir après, mais continuent de s´aimer, soixante ans plus tard, au téléphone...
    Il y a Françoise et Charles, qui s´étaient connus adolescents en Algérie, manqués à l´âge adulte, et qui s´aiment enfin, soixante-dix ans plus tard, à Montpellier.
    Il y a aussi Georges et Odette, un couple qui co-habite avec panache, dans une résidence des bords de Loire, ou Armand, le serial dragueur de 80 ans, qui essaie de noyer son chagrin amoureux sur Meetic...


    En dix portraits de couples et solitaires en quête d´amour, ce livre nous plonge dans des histoires extraordinairement romanesques et émouvantes, destins individuels dans la France des années 40 à nos jours. Poids des conventions sociales, gênes des enfants et petits-enfants, pudeur sur la question de la sexualité : le phénomène des amours tardifs est aussi important que tabou. Pour la première fois, parce que Marina Rozenman a su prendre le temps de les écouter durant deux ans, ces amoureux acceptent de parler à coeur ouvert.
    Plus qu´un reportage sur l´amour après 70 ans,Le coeur n´a pas de ridesest un livre sur l´amour tout court. Un hymne à la vie.

  • Depuis des années qu´ils sont mariés, Alice et Jules ont leur petit rituel : chaque matin, tandis qu´elle paresse au lit, c´est lui qui prépare le café avant de dresser, au salon, la table du petit-déjeuner. Puis, à dix heures pile, le fils de la voisine, David, a l´habitude de sonner à leur porte pour une partie d´échecs avec celui qu´il appelle " M. Jules ". Enfant autiste, David aime profiter du calme des deux retraités, de leur douce lenteur et de leur vie bien réglée. Mais ce jour-là, lorsque Alice rejoint son époux au salon, elle le retrouve tranquillement assis sur le canapé, toujours vêtu de son pyjama, l´air serein mais le regard étonné. Mort.Que faire ? Doit-elle téléphoner aux pompes funèbres ? Hors de question : en moins d´une heure, des croque-morts viendraient chercher le corps de Jules et exhiberaient aux yeux d´Alice leurs sinistres catalogues, pleins de cercueils. Doit-elle appeler leur fils Herman ? Il est sans doute déjà parti travailler, et Alice n´a pas envie de lui annoncer la mauvaise nouvelle en passant par sa femme. Autant attendre le soir pour le ménager un peu. Et d´ailleurs, pourquoi bouleverser tous leurs repères quotidiens ? David ne doit-il pas arriver, d´ici une heure, pour sa partie d´échecs ? Puisque de surcroît la neige tombe à gros flocons dehors, elle décide de ne rien précipiter. Dans ce temps suspendu et grâce à la complicité de David, Alice va garder son homme chez elle, à ses côtés une journée encore, et prendre le temps de lui confier tout ce qu´elle n´avait pas pu, ou su, lui dire de son vivant...

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