Littérature générale

  • Qui était la belle Rashna ? Quels secrets ont disparu avec elle quand le boeing Kangchenjunga s'est abîmé sur un glacier du Mont Blanc en janvier 1966 ? Un écrivain peut-il redonner vie et combler les zones d'ombre, les silences ? De l'Inde des années 50 aux rives du lac Léman, le portrait d'une femme de tête, singulière et passionnée.
    En janvier 1966, un avion d'Air India explose en plein vol sur le massif du mont Blanc, à l'endroit même où le Malabar Princess s'était écrasé en 1950. On retrouve le corps intact d'une jeune femme, une Indienne nue, vêtue de ses seuls bijoux : c'est Rashna, la belle Parsie. Presque cinquante ans plus tard, sa fille Anusha reconnaît le sari de sa mère dans une exposition. Quentin, un écrivain en mal d'inspiration ayant perçu son trouble, est aussitôt subjugué par la jeune femme. Une certitude germe en lui : ce sari lui donnera la trame de son prochain ouvrage. De rencontre en rencontre, Anusha tente de restituer les bribes de ses souvenirs, ses songes de petite fille hantés par le deuil, tandis que Quentin comble les vides, invente... Et le roman dans le roman apparaît. Quels étaient les secrets de Rashna, cette présence-absence obsédante ? Pourquoi a-t-on retrouvé tous ses bijoux, sauf un, un diamant inestimable ?

  • L'un l'autre

    Peter Stamm

    C'est la fin de l'été dans une petite bourgade suisse. Une famille heureuse rentre de vacances en Espagne. Astrid, Thomas et leurs deux enfants s'apprêtent à reprendre le cours d'une existence paisible. Rien ne laisse présager le départ de Thomas dans la nuit.
    Commence alors pour lui une longue errance dans les montagnes, vers une autre vie. Les heures, les jours passent. La police est avertie et commence, malgré le peu d'éléments dont elle dispose, son enquête. Si les enfants ne paraissent pas prendre la mesure des événements, la disparition de Thomas plonge Astrid dans un profond désarroi qui prend la forme d'un déni, d'un espoir insensé. Elle attend que son mari rentre car, elle en est persuadée, il reviendra.

  • Qui n'a pas eu vent de la théorie des poignées de mains ou des degrés de séparation ? Selon cette idée, il ne nous suffit que de quelques connaissances pour relier n'importe qui dans le monde. Un jeune doctorant, Antoine Cavallero, s'est mis au défi de nous le démontrer. Un véritable tour du monde l'attend. Et qui ne sera pas de tout repos !
    Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistiques, a choisi pour son doctorat un sujet peu conventionnel : la Théorie des poignées de main, ou l'idée selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe quel individu sur notre planète via six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver.
    Alors qu'il présente ses recherches à l'occasion d'un colloque, un grand professeur, irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Antoine devra retrouver un individu choisi au hasard et démontrer que seules cinq personnes les séparent.
    Piqué au vif, l'étudiant accepte et se lance à corps perdu dans un tour du monde fou et trépidant qui le mènera de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève.
    À propos de
    Bons baisers de Mesménie :
    " Filez découvrir ce roman d'aventures, d'amour, de personnages perchés et de fantaisies. "
    Olivia de Lamberterie -
    Elle

  • L'homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n'en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l'amour avant huit jours.
    En exil en Suisse, Gustave Courbet s'est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s'est baigné dans les rivières et dans les lacs. On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.
    Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.
    De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d'ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?
    Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.

  • Dans une chambre en Suisse, au fond d'un parc depuis longtemps à l'abandon, le Magicien Ténor se meurt. Quels rapports entretient-il avec le Président Hoffmann, juriste et député au parlement de Lausanne ? Que peut-il vouloir léguer à Bouddha l'Éternel ?

  • Roman «Ce fut durant le mois d'avril 1996 que je reçus la première lettre de Geneviève Bassano. (...) La calligraphie courait fine et régulière, posée comme des notes de musique sur une partition. Encre noire. Monsieur, vos livres me plaisent au point que j'en ai acheté pour quelques amis.» Ainsi débute la correspondance entre le narrateur et Geneviève Bassano, une lectrice passionnée. Elle vit près de Châteauroux, a deux enfants, un mari qui voyage pour ses affaires et des entrées à la bibliothèque de son village, où elle invite le romancier à venir y signer ses livres. Mais derrière cette façade respectable se dissimulent des sentiments forts, excessifs et équivoques, qui finissent par exacerber chez ces deux personnes le goût de l'absolu et de la perte. La relation d'abord courtoise devient intense, puis destructrice, jusqu'à mettre l'auteur en péril.

  • LA MORT DE DINAH

    Emmanuel Bove

    • Bookelis
    • 25 Octobre 2018

    Bove Emmanuel - La Mort de Dinah : Dinah va mourir ! Le titre n'en laisse pas douter. À treize ans, elle est atteinte de tuberculose. Un séjour à Leysin pourrait la sauver mais... En dernier recours, sa mère, désargentée, s'adresse à son voisin, Jean Michelez. Petit bourgeois, entrepreneur qui réussit, celui-ci va être ému par Dinah.
    Mais enfermé dans un système défensif construit sur des trahisons, des déceptions et des rancoeurs, il ne peut envisager l'aide financière sollicitée. « Moi, chaque fois que j'ai rendu un service à quelqu'un, qu'est-ce qui est arrivé ! On s'est moqué de moi. Sans qu'il soit question de reconnaissance, on ne m'a même pas remercié. Aujourd'hui, j'ai quarante-sept ans. Si je regarde en arrière, je ne trouve pas un jour de bonheur. Si j'ai une situation, c'est grâce à mon père. Sans lui, que serais-je ? Qui m'aurait tendu la main ? Personne, personne. » Malgré tout, « un point gênait, quoi qu'il fît pour ne pas le voir, la conscience de Jean Michelez ».
    Finalement Dinah mourra de la mesquinerie de tous : celle de Jean et de sa femme, celle du propriétaire du pavillon qui n'hésite pas à tenter de profiter de la situation, celle de l'inconséquence d'un oncle qui dilapide son argent au jeu.


    « Ce court roman réussit à nous émouvoir tout en restant parfaitement honnête. Comme toujours Emmanuel Bove réussit à parler de l'intime et de la misère dans une langue courte et sans fioritures, visant à une sorte de transparence qui au lecteur non initié peut paraître fade et neutre alors qu'il s'agit très exactement de l'inverse. Toujours prompt à pointer les faux-semblants et la médiocrité des hommes, Bove ne s'autorise jamais la facilité et trace à la pointe sèche des psychologies tout à fait précises et crédibles. » (Barda,

  • Mes trois patries :
    Onze ans en France
    Vingt-quatre au Cameroun
    Quarante-trois en Suisse

    Ces trois pays ont laissé de fortes empreintes sur Françoise : faites le calcul ! C'est une femme d'un certain âge - ou d'un âge certain - qui évoque des souvenirs dont les plus lointains ne sont pas les plus estompés. Loin de là !

    Sur les pas de Françoise, on est transporté par les faits historiques, les anecdotes et la vie même de l'auteure qui nous emmène à la découverte des lieux où elle a vécu. Un récit de vie étonnant qui intéressera tant les amateurs de voyages que les amateurs d'Histoire.

  • Parenthèse suisse est un livre minuscule mais dense. À mi-chemin entre l'autobiographie et la fiction, teinté de nostalgie, de mystère, mais aussi d'humour, ce récit puissant et émouvant raconte, en douze fragments, le déracinement d'une jeune femme et sa parenthèse de vie à Fribourg, ville à proximité de Lausanne. Son parcours, alors qu'elle découvre les parois puis l'intérieur de sa nouvelle vie, se révèle par parenthèses, chacune d'elles dévoilant des personnages et des expériences transitoires. C'est une femme et un pays qui se construisent en parallèle, en miroir, dans l'écriture de Jules Clara ; c'est un exil volontaire et une identité qui se déploient, qui se définissent et se redéfinissent : où il est question des villes qu'on habite, du mal-être comme de l'amour qu'on peut y ressentir.

  • Une sorte de « Lettre au père » originale où l'auteur évoque les figures paternelles de substitution qu'il s'est choisies et retrouve l'irremplaçable qui l'a marqué, bien qu'il lui ait fait cruellement défaut au quotidien. Est-ce parce que ce drôle de père a su être présent dans les moments décisifs ? Michel Contat se veut lucide sur leur petite histoire au sein de la grande Histoire dans un pays, la Suisse, qui semble vivre à l'écart. Tenant la part égale entre l'humour et la tendresse, le texte offre une évocation de ce personnage hautement romanesque.

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