• Peinture d'une époque, les Trente Glorieuses, à travers deux générations de femmes issues des classes populaires. Odile et Isabelle accompagnent le destin plein d'altruisme de l'artiste Jean Prouvé qui a fait de sa ville, Nancy, le merveilleux champ de ses créations et de ses utopies.
    Un roman sous forme d'hommage à la ville de Nancy.
    Entre Nancy et Champigneulles, les vies d'Odile et de sa fille Isabelle reflètent les grandes mutations de la seconde moitié du xxe siècle. Odile, épouse d'un ouvrier de métallurgie, connaîtra la difficulté d'élever seule ses enfants et la pénurie de logements ; Isabelle, forte de ses convictions, sans jamais renier ses origines populaires, aura à coeur de travailler comme journaliste. Des hauts-fourneaux lorrains aux premiers logements sociaux, de l'appel de l'abbé Pierre en hiver 1954 à la guerre d'Algérie, Odile et Isabelle traversent ces décennies, courageusement, avec leurs choix de femmes.
    Avec, en filigrane, un hommage aux grandes figures emblématiques lorraines : l'abbé Pierre et Jean Prouvé, architecte, designer, qui a rêvé d'une " maison des jours meilleurs " pour les plus démunis.

  • Près de Strasbourg, une jeune femme enquête sur le passé tragique de sa famille : une généalogie romanesque en terre alsacienne.

    L'Alsace est chère au coeur de Clémence. La jeune femme y a ses racines, un parrain, et
    une promesse à tenir. En mémoire de sa mère, elle doit faire la lumière sur un drame qui a
    anéanti les siens vingt-cinq ans plus tôt. Près de Strasbourg, Clémence s'installe dans une belle
    maison à restaurer jouxtant l'ancienne demeure familiale. Elle y trouve de vieilles lettres cachées.
    Imagine-t-elle alors jusqu'où les amours interdites, la guerre, l'ambition et la passion de la musique ont pu s'entremêler et conduire au destin tragique de sa famille ? Et de leurs voisins ?
    Dans la quête parfois périlleuse de Clémence, de belles âmes veillent sur elle, dont André,
    médecin, qui vit dans le merveilleux quartier de la Petite France. Ainsi qu'un couple de cigognes
    qui, les Alsaciens le savent bien, portent bonheur...
    Une superbe plongée au coeur de l'Alsace et dans les secrets des liens familiaux.

  • Naissance et origine du mouvement amish, en Alsace, au XVIIe siècle, à travers l'itinéraire romanesque d'Elias Greiber et des siens.




    Dans le canton de Berne en Suisse, Elias Greiber fait partie des anabaptistes mennonites (courant protestant prônant notamment un baptême adulte et volontaire, et respectant à la lettre la parole de l'Evangile) persécutés depuis la Réforme. En 1683, il s'installe à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace. Là, sur les terres des Ribeaupierre (famille de nobles protestants), règne la tolérance religieuse. Dans leur ferme en louage à Echery, Elias et son épouse Frena travaillent d'arrache-pied et accueillent les naissances d'Hanspeter, Elsy, Noé et Andreas.
    Le mouvement anabaptiste se radicalise sous l'impulsion d'un prédicateur dissident, Jacob Amann, qui veut revenir aux fondamentaux. De nombreux anabaptistes, parmi lesquels Elias deviennent amish (le groupe d'Amann). L'une des nouvelles règles est l'excommunication : celui qui est rejeté de la communauté n'existe plus. Elias connaîtra ce déchirement dans sa propre famille lorsque Hanspeter épousera une protestante.
    Le curé local s'engage dans un combat missionnaire opiniâtre et ses protestations finissent par arriver jusqu'à Versailles. Car, si Louis XIV a accordé la liberté de culte aux protestants alsaciens, luthériens ou calvinistes, les anabaptistes n'en font pas partie. En 1712, ils sont donc une nouvelle fois expulsés et essaiment dans les régions environnantes, ou plus loin. Elias choisit l'exil et l'Amérique, le pays de la liberté, où de nombreux coreligionnaires ont déjà migré, vers la Pennsylvanie...




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  • En mémoire à un héros méconnu de la Seconde Guerre, l'Anglais Robert Forester part accomplir une promesse : retrouver la famille du soldat en Lorraine et remonter le cours de sa vie, frère et fils chéri, volontaire des Forces navales françaises libres et amant de l'ombre... La nécessité d'une quête et la force du souvenir.

    " S'il m'arrive quelque chose, tu iras leur dire combien je les aimais. "
    A tous, Adolphe Lamesch a laissé un vide immense. C'est sur ses traces que cinquante ans plus tard Robert Forester part à Châtel-sur-Moselle pour rencontrer les membres de sa famille et leur porter les mots de celui qui accompagna son enfance en Angleterre. Telle une promesse, à la mémoire du jeune Lorrain engagé parmi les premiers dans le sillage du général de Gaulle, disparu en mer à bord du torpilleur des Forces navales françaises libres La Combattante en 1945.
    Pour sa mère Berthe, l'espoir de revoir son fils vivant n'avait jamais vacillé. Elle laissait toujours sa porte ouverte, au cas où...
    Parce qu'elle détenait dans ses lettres le secret d'Adolphe. Un secret troublant, plein de vie et de résilience.
    Qu'elles étaient deux à partager...
    Un roman bouleversant qui rend hommage à un héros discret de la Seconde Guerre mondiale, et dans lequel s'impriment la force du souvenir et le courage des femmes.

  • Inséparables depuis leur enfance d'orphelines, malgré leurs tempéraments opposés, leurs choix de vie, ou leurs maris. Eve, la sage, est depuis toujours fascinée, attirée comme un aimant, par la magnétique Sarah. Leur amitié si particulière, grandie au fil de l'eau d'un canal de l'Est, intrigue tous leurs proches. Une tragédie et un secret scelleront leur destin pour toujours...
    Il y a des êtres faits de pure beauté. Telle Sarah, l'amie magnétique, avec laquelle Eve a tissé une relation exclusive, singulière, grandie au fil des eaux d'un canal. Jusqu'à leurs vingt ans et le drame qui a atomisé leurs vies. Dix ans plus tard, Eve, la discrète, a quitté le bruit du monde, son mari, une situation enviable pour une existence solitaire dans sa maison d'écluse, ponctuée des visites du " confident " Oscar... D'entre les souvenirs surgissent toujours Sarah et la fille adorée de celle-ci, morte tragiquement à l'âge de quatre ans. Eve a-t-elle une part de responsabilité dans ce drame ?
    En héritant des carnets intimes de sa mère, la jeune femme saura-t-elle découvrir la vérité, quelle qu'elle soit ? Et la surmonter ?
    Une vérité sans doute aussi profonde et mystérieuse que les eaux du canal...

  • Une fresque historique monumentale sur deux époques, au coeur des Vosges. Le chef-d'oeuvre de Pierre Pelot. 1999. Lazare Grosdemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d'un étrange accident. Dans ce même village, au XVIIe siècle, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d'une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l'enfer de la guerre de Trente Ans. Comment, défiant quatre siècles d'histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l'écrivain, et de Dolat, le " fils du diable ", se retrouveront-ils ?

  • En 1976. Au coeur des vignes alsaciennes, la confrontation rude entre deux femmes qu'unissent l'amour du vin, de la terre et d'une région, et un secret de famille.
    La belle Flora a quitté le vignoble bourguignon pour s'installer à Ammerschwihr, en Alsace. Que vient-elle y chercher ? A trente ans, elle est certes libre de toute attache, mais cette liberté a le goût amer d'une quête éperdue de racines. Au Domaine des vignes d'Obertor, elle travaille sous les ordres de l'impitoyable Grete, la digne petite-fille de Ruth, qui y autrefois régnait en souveraine. Des liens très forts se sont noués entre Ruth et Grete pendant la bataille pour la libération de Colmar en 1945.
    Malgré les beautés de la région et son amour pour le Kaefferkopf, " perle du vignoble alsacien ", Flora pourrait désespérer. Heureusement, des amis veillent sur elle. A mesure que passent les mois, le mystère s'épaissit au domaine. Qui est réellement Grete, la maîtresse des lieux ?
    Entre ces deux femmes que tout oppose mais qu'un rien pourrait rassembler, la guerre est déclarée, violente, passionnée, sous le regard de Clément, l'enfant de Grete. Or, ce garçon trop sage et silencieux connaît la vérité...

    1 autre édition :


  • Près de Colmar,
    berceau du vignoble alsacien... La guerre, l'Occupation, la révélation de secrets familiaux, les épreuves ont désenchanté la jeune Viviane et ont emporté ses rêves d'amour.
    En 1944, un soldat venu d'ailleurs fera-t-il enfin renaître les élans de sa jeunesse malmenée ?

    Elle a la fougue et la sincérité de ses vingt ans. Mais en cette lumineuse journée d'été 1940, jour de son anniversaire, lorsque Viviane voit arriver les soldats allemands, au pied des vignes, envahissant sa terre, son village alsacien, ses illusions s'envolent.
    Entre compromis et résistance, sa famille, jusqu'alors soudée autour de la grand-mère Madeleine et du vignoble, ne risque-t-elle pas de voler en éclats ? Sa mère, qui vit désormais dans la peur, semble lui cacher quelque chose... Et Mado, sa cousine dont elle admire tant la beauté séductrice, ne joue-t-elle pas avec le feu à Colmar ?
    Viviane, la discrète, veut vivre, vibrer, aimer. Après les épreuves, les révélations, l'amour surgira comme un rêve incarné, venu de loin, dans un moment de liesse et de douleur mêlées.
    Un point d'orgue à toutes ces années d'espoir...


  • Près de Paris, de 1906 à 1914, les premiers pas de l'aéronautique, les exploits des pionniers Louis Blériot ou Santos-Dumont, vus à travers les yeux d'Aurélie. Avec eux et auprès de son père qui l'élève seul, la petite fille rêve d'exploits et d'aventures, toujours plus haut...

    C'est une plaie vive dans le coeur d'Aurélie : le dernier regard de sa mère sur le pas de la porte, valise à la main. A dix ans, la voici seule avec son père, Roland, et les souvenirs chéris de sa grand-mère issue d'une colonie d'Alsaciens installée en banlieue parisienne après 1872. Mécanicien des premières "machines volantes" de l'industriel Nieuport, Roland a été jusqu'alors un père absent, voire indifférent. Soudés dans l'épreuve, avides de rattraper le temps perdu, père et fille s'apprivoisent et tissent un lien de plus en plus fort. Après l'école, Aurélie rejoint les ateliers de Roland ; au fil des ans, elle partage sa passion.
    A ses côtés, elle assiste aux exploits et aventures des pionniers de l'air - Santos-Dumont, Louis Blériot... -, qui, en ce début du XXe siècle, rêvent de voler toujours plus loin, toujours plus haut...

  • Amélie Zürcher a découvert de la potasse sur les terres de sa ferme familiale. En 1910, grâce à la volonté de fer de cette pionnière, le " puits Amélie " est construit, près de Wittelsheim. Son apparition va bouleverser la vie de toute la région. Lucien Mosmann devient mineur après la faillite de sa menuiserie. Par solidarité, sa fille, Blanche, âgée de seize ans, se fait elle aussi embaucher. Tandis qu'elle s'impose rapidement dans les bureaux comme une brillante recrue, Lucien découvre le dur labeur au fond des galeries. Jour après jour, de nouveaux venus le rejoignent. Parmi eux, le frère de Blanche, Roger, et Antoine Friess, un jeune viticulteur dont la jeune fille tombe amoureuse. La mine est prospère mais tout bascule avec la Grande Guerre. Les hommes partent pour le front. A l'heure de l'armistice, rien ne sera plus comme avant. Roger est tombé au Chemin des Dames et Antoine, traumatisé par le souvenir des tranchées, sacrifiera Blanche pour retrouver ses vignes...

  • La lente et douloureuse installation de l´école de la République vécue par une lignée d´instituteurs dans les Vosges.

    « Il aimait cette clameur de réponses dans sa classe, cet élan des voix de jeunes garçons unies en une seule voix, un élan vers la connaissance qu´il était fier et heureux de partager avec eux. Il éprouvait une vraie jouissance à susciter le plaisir de la découverte chez les enfants, se souvenait, chaque jour, à chaque heure de classe, de ces paroles que Monsieur Abel Marichal, directeur de l´Ecole normale, répétait souvent à ses futurs instituteurs : « N´oubliez jamais que vous ne serez pas un vase plein destinéà remplir des vases vides ! » Il en avait fait, désormais, le moteur de sa vocation de maître d´école. » Deux familles que rien ne prédisposait à se rencontrer - l´une notable et traditionaliste, l´autre modeste et progressiste - s´unissent bon gré mal gré par le mariage de leurs enfants Rose-Victoire Dieudonné et Aimé Delhuis. Les deux fils du couple, Victor et Clément, suivront deux trajectoires et deux engagements différents. Dans la lignée des Dieudonné, Victor épouse une aristocrate et affiche un certain mépris à l´égard des siens tandis que Clément entre à l´Ecole normale d´instituteurs où, comme tous ses condisciples, il étudiera le violon. Gazé en 1915, il est évacuéà Vittel où il rencontre sa future femme, Mathilde, normalienne elle aussi.

    Ensemble, ils prennent, dès la fin de la guerre, leurs fonctions et s´engagent avec passion pour la laïcité et l´éducation. Clément, les poumons rongés par l´ypérite, mourra en léguant à son jeune fils son amour de l´enseignement, de la musique et l´engagement dans la franc-maçonnerie que lui a transmis le maître luthier avec qui il avait entrepris la fabrication de son propre violon.


  • De 1899 à 1918, dans le décor des Vosges et de leurs vignes, le destin de Louise, fille de vigneron, qui gagne sa liberté et l'amour après sa rencontre avec trois hommes.

    Au premier jour des vendanges de 1899, Louise fête ses dix-huit ans sur les pentes du Montfort. Son père, Charles Vinot, viticulteur sur ces coteaux des Vosges, veille sur elle comme sur sa vigne : sans relâche. Quitte à sacrifier son bonheur, il est prêt à la marier à un vieux garçon dont la parcelle avoisine la sienne.
    Mais le phylloxéra, ce fléau, ruine les vignobles. Grâce aux conseils d'un pépiniériste réputé du pays et d'un spécialiste alsacien, la vigne de Vinot sera reconstituée. Le temps d'une passion avec un ingénieur venu du Nord, le bonheur de Louise sera épargné, jusqu'à ce que cet homme révèle sa nature profonde...
    Le travail patient de la terre et du vin, la paix retrouvée avec son père suffiront-ils pour que Louise, jeune rose à peine éclose, emportée par le tourbillon de l'Histoire, s'ouvre enfin au bonheur et à la liberté ?


  • Toute une époque (1883-1945), une histoire lorraine dans notre Histoire.

    A ceux qu'il rencontre sur sa route depuis l'Italie, Valturno Palazzi aime à dire qu'il est " tailleur de pierre, maçon, simple ouvrier qui, de ses mains, veut créer du beau et du bon dans ce monde ". Un heureux hasard conduit l'exilé chez la belle Malou qui tient seule le Café des Lilas dans un village des Vosges. Son mari, Albert, a été assassiné. Un meurtre non élucidé, qui n'en finit pas de la hanter : en lettres anonymes, le nom de Mostaganem, lui revient telle une menace. C'est à Paris, lors de l'Exposition universelle de 1889, que Valturno fait le voeu de créer son entreprise de maçonnerie, de taille de pierre et de construction. Sa réussite sera fulgurante. En quelques années, Valturno s'épanouit dans cette Lorraine devenue sienne. Quand, un jour de 1895, un enfant de dix ans arrive subitement dans sa vie et ravive le souvenir de cette femme tant aimée, là-bas, " vers son Sud ", commence entre le petit Victor et Valturno une jolie passation de savoirs et de connaissances...

  • Des coups de coeur aux coups au ventre, Lena a tout vécu. C'est en prison, accusée de la mort d'un mari tyrannique, qu'elle libère les mots et les souvenirs de sa vie tumultueuse marquée par l'exil, l'univers du cirque, une passion amoureuse et la violence conjugale. Un roman poignant qui met en lumière une cause toujours de triste actualité. 1960. Dans sa cellule de la prison de Nancy, Lena attend, sans illusions, l'issue de son procès. 1960, Nancy. Dans sa cellule de prison, Lina attend sans illusions l'issue de son procès. C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, soeur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René... Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir...

  • A travers la vie de Matthieu Thuillier, souffleur de verre à Nancy, Les Alliances de cristal sont un hommage rendu à la Lorraine et à son art de vivre.

    « Confortablement installé dans le petit salon, Jacques Belmont venait de prendre son café et entendait bien lire en toute quiétude la Revue lorraine des artistes. Il se réjouissait de ce qu´on parlait de plus en plus de Nancy à propos des oeuvres d´art produites par cette ville toujours en quête de beauté. Les expositions se succédaient, tant à Paris qu´en Europe et même en Amérique, où les artistes lorrains étaient représentés. Leur art était apprécié et les récompenses ne manquaient pas. » A Nancy, Matthieu Thuillier exerce très jeune en tant qu´apprenti dans la verrerie Daum. Peu à peu, il connaît toutes les chaînes de fabrication. Il côtoie les plus grands artistes et artisans d´alors, ceux qui, rassemblés dans l´Ecole de Nancy, sont le fer de lance de l´Art nouveau.

    Au cours de l´Exposition universelle de 1900 à Paris, Matthieu s´éprend de la fille d´un verrier, Emélie, mais c´est auprès de Lucie Kessler qu´il connaît une folle passion. Au lendemain de la Grande Guerre, Matthieu revient travailler chez Daum au service commercial. Sa vie s´achève sur un stupide accident de voiture. Mais si Gallé, Daum et les autres ne sont plus, la passion subsiste. Par la grâce de deux alliances de cristal qu´avait conçues Matthieu, ses héritières vont se retrouver en 1969 dans la cristallerie Daum.

  • Une grande saga au coeur d'une Alsace de caractère, dans le monde des forêts, et portée par le désir de revanche de deux jeunes gens liés par une tragédie familiale.« Elle appréciait les torrents où d'une main agile elle savait saisir une truite qui améliorait l'ordinaire, les coins à champignons et à miel sauvage, sources de revenus appréciables quand pour toute richesse on ne possède que sa débrouillardise. Et surtout l'odeur de feuilles, de terre humide, grisante. »En 1713, la vallée de Munster, au coeur de l'Alsace, restée à l'écart des grandes voies de communication, forme un univers clos. Les Mayer sont venus y cacher un terrible drame. Conrad, le père, veuf, devenu schlitteur (celui qui transporte les bois abattus au moyen de la schlitte, sorte de luge), tente de subvenir aux besoins des siens, au péril de sa vie. Le secret de famille empoisonne les relations entre les deux enfants : Willy, ambitieux et sans scrupules, veut devenir marcaire (fabricant de fromage) ; Emma, courageuse et droite, animée par le même esprit de revanche, n'aime que la forêt, en connaît les moindres recoins. Ils mettent tout en oeuvre pour conquérir leur place au soleil. Se déroulent au fil des pages de ce tumultueux roman les destins croisés de Willy, d'Emma, des vies laborieuses, passionnantes, chargées d'événements dramatiques et d'heureux coups de pouce du destin, et surtout portées par la haine réciproque et le désir de vengeance qui les animent?

  • Esiècle. Un superbe hommage à la faïence lorraine et à ses artisans.0500« La dernière pièce du moule retirée, elle avait pu contempler enfin ce loup de Métendal destiné à Théo, à lui seul ! Grand, majestueux, souverain, comme son grand frère du champ de courses ! » Née en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïence où travaillait son père, chef d´atelier à Rambervillers, en Lorraine. Passionnée, elle perpétue la tradition, et survit avec le fruit de ses ventes de terres cuites dans une ville meurtrie par les assauts des cavaliers prussiens. Jeune veuve, elle prend en charge seule son fils Théo et son frère Nicolas, revenu traumatisé de la terrible bataille de Sébastopol. En 1871, refusant l´annexion prussienne, des Alsaciens se réfugient dans le Sud de la Lorraine resté terre française. Parmi eux, Palmyre Lazare. Il tombe bientôt sous le charme de Clémence. La vie de celle-ci connaîtra-t-elle enfin un cours plus tranquille ?
    Le bel hommage, à la fois érudit et romanesque, d´un écrivain à sa terre natale à travers le portrait d´une femme qui se bat pour sauvegarder sa faïencerie et son amour.0300 Née à Rambervillers en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïencerie, où travaillait son père, chef d´atelier. C´est tout naturellement qu´elle perpétue la tradition. Orpheline et veuve d´un artisan mort au combat, elle assume seule leur enfant et prend en charge un frère revenu impotent de la bataille de Sébastopol. Elle survit avec le maigre fruit de ses ventes de terres cuites, dans une ville meurtrie. Dans les années 1870, des Alsaciens, refusant la soumission à l´ordre prussien, se réfugient en nombre en Lorraine. Parmi eux, des Juifs qui seront à l´origine de l´âge d´or du textile vosgien. Palmyre Lazare est de ceux-là. Il tombe sous le charme de Clémence. Mais la vie de celle-ce ne connaîtra pas pour autant un cours plus tranquille : l´antisémitisme sévit. En 1916, Clémence aura survécu à toute sa famille, à son mari Palmyre, à son fils mort à la guerre, son enfant unique pour qui elle avait modelé, peint d´émaux, la fameuse sculpture du loup de Métendal (une statue de l´Hippodrome de la ville, lieu de promenade privilégié entre Clémence et son fils.)


  • Bernard pourra-t-il un jour dire toute la vérité ? Sur l'incendie criminel qui a dévasté sa famille et sa vie. Sur le secret qu'il est le seul à connaître vraiment, qui mêle à la fois la folie, l'amour, la jalousie et, à l'origine, la souffrance muette d'un enfant malaimé.

    A tout juste dix-huit ans, Bernard Bertin est désigné coupable de l'incendie criminel qui a tué sa mère et laissé pour mort son père. Depuis toujours, un feu contenu brûle en lui : une sensibilité à fleur de peau, une posture solitaire et secrète ont fait de lui un enfant incompris. Après sa peine de prison, il revient vivre sur les lieux du drame, à Metz. Il est devenu écrivain et n'a jamais levé le voile sur son histoire. La vraie et insoupçonnée. Celle qui se tramait derrière la façade bourgeoise de la maison familiale. A la faveur de ses retrouvailles avec Alexandra, son amour de jeunesse, Bernard est poussé dans ses derniers retranchements.
    Parviendra-t-il, enfin, à panser les plaies du passé, à révéler les souvenirs douloureux d'une enfance qui n'en fut jamais une ?

  • Dans une mine qui vit ses dernières années, Blanche, jeune infirmière, va trouver aux côtés des gueules noires de Lorraine la paix et l'amour dont elle a été privée. Un roman dédié à la dernière mine de charbon de Lorraine. Depuis que Blanche a quitté la Lorraine et le pays minier pour Paris, elle n'a plus donné signe de vie. Quinze ans ont passé. A l'hôpital des grands brûlés où elle travaille, Blanche croise un jour sa mère Renate qui lui apprend que son père est mourant. Si la colère est toujours aussi vive chez Blanche, elle a pitié de la douleur de sa mère. Quel secret lie ces deux femmes ? Auprès de son père, l'heure est aux confessions. Kurt lui raconte l'arrivée de ses parents allemands en Lorraine, puis sa rencontre avec Renate, fille de réfugiés italiens. Il lève ensuite le voile sur la blessure qui a poussé Blanche à tout quitter. C'est alors que survient une catastrophe au puits Simon à Forbach. Bouleversée, Blanche met ses compétences professionnelles au service des siens. Momentanément, clame-t-elle, car trop de révolte coule encore dans ses veines pour renouer avec une terre qui l'a à jamais meurtrie. Pourtant, au fil des jours, par-dessus les chevalements de la mine qui vit ses dernières années, Blanche va cheminer aux côtés des gueules noires de Lorraine dont elle est le soleil. Trouvera-t-elle la paix du coeur et, qui sait, l'amour dont elle a été privée ?

  • En 1816, l´affaire des revenants - des migrants assassinés - agite la police de Strasbourg. Au coeur du mystère, un château, celui du Haut-Barr, qui renfermerait un précieux trésor convoité par un homme sans scrupules...

    «- Tout se déroule comme prévu. J´ai vu des plans, pas d´une maison, des plans en longueur, comme ceux d´une route, ou d´un passage. Ainsi qu´une gravure...
    Les yeux écarquillés, elle désigna ce qui se trouvait juste sur le mur qui lui faisait face.
    - Qu´est-ce ?
    - Le château du Haut-Barr. Il domine la ville.
    Elle eut un moment de flottement. Sans doute en trouvait-on autant dans presque chaque maison.
    - Dites-lui que j´ai vu une gravure du Haut-Barr, non pas accrochée au mur mais posée sur une table, appuyée contre une pile de livres et de documents. » Le commissaire Pernon de Strasbourg envoie plusieurs de ses émissaires, parmi lesquels Florent Schoebel et Nanni, vers Saverne (au pied des Vosges, sur la route de Strasbourg). Disette oblige, en cette année 1816, de nombreux Alsaciens sont candidats à l´émigration pour l´Amérique. Et Pernon s´inquiète de la « disparition soudaine » de certains, rançonnés par les passeurs. Florent mène son enquête tandis que Nanni doit espionner le principal suspect, Ambroise de Laroche-Fontan. Elle acquiert rapidement la certitude de son rôle central dans l´« affaire des revenants »- il a besoin d´argent pour poursuivre discrètement ses recherches autour d´un fabuleux trésor enfoui sous les ruines du Haut-Barr.

    Mais, contre toute attente, Nanni s´éprend de Fontan.

    Grâce à la sagacité de Florent et de ses comparses, passeurs et voleurs sont sous les verrous, Laroche-Fontan est arrêté, «éliminé», laissant Nanni, véritable héroïne du récit, inconsolable...

  • «- Ach, on les regrettera pas. Monsieur le curé l´a bien dit : heureux comme Dieu en France ! Seulement, ça a pas l´air de s´arranger. Le vin est de plus en plus cher et paraît qu´en ville les gens ont faim... Ici, faut pas trop se plaindre, ça va... mais on trinquera encore, l´Alsace a toujours été cocue, prise par les uns, trahie par les autres, française puis allemande et maintenant à nouveau française, on a l´impression que ça s´arrêtera jamais... tout le monde nous veut et personne ne nous aime, enfin on verra bien ce que ça va donner avec les Français ! » Fin 1918, après l´armistice, le jeune instituteur Jules Maître est nommé en Alsace, tout juste reconquise par la France. Il connaît cette région par les récits que lui faisait sa grand-mère émigrée en 1871. Il y apporte avec lui l´amour de la France, sa langue, sa culture et la République. Jules est un idéaliste, bien décidéà convertir ces « Allemands » aux vertus républicaines, mais il se heurte à de nombreuses barrières : ses élèves, enfants de paysans- ouvriers, typiques des vallées vosgiennes, ne parlent pas le français, et la religion est enseignée au sein même de l´école républicaine.

    En pleine montée du nazisme, Jules prend pleinement conscience de son devoir d´homme et de la portée des convictions pour lesquelles il se bat. Il lui faudra protéger sa fille et son épouse Judith.

  • Après Le Rêve de la Grenouille, rêve tourné vers la Russie des tsars, à la poursuite d´une tante exotique, gouvernante à la cour de Russie, la fillette qui se méfiait de l´autre sexe grandit...

    «- Une femme libre est celle qui peut exercer le métier qu'elle a choisi, déclarait-elle. Ce à quoi Fine répondait au tac au tac :
    - A condition qu´elle tienne bien son ménage.
    Poulette grinçait des dents, haussait les épaules.
    - Il n´y a pas que le torchon et la poussière à faire disparaître dans la vie. D´ailleurs, pour ce qui est de la poussière nous y retournerons. En attendant, il est tout de même préférable de faire ce que l´on aime. Faire ce que l´on aime... Elle avait raison, ma Poulette de maman.» La suite des tribulations initiatiques de la Grenouille : sa passion pour le théâtre, son engagement dans le scoutisme, ses révoltes qui lui font rencontrer d´autres jeunes gens, ses tentatives d'émancipation face à une mère omniprésente, et ce petit coeur qui ne demande qu´à battre s´emballe... C´est l´époque de la guerre d´Algérie et la Grenouille trouve soudain sa voie en écoutant un reportage sur Radio Luxembourg. Plus tard, elle n´écoutera pas les événements, elle sera « dans les événements », au coeur de ceux-ci. Ainsi, elle rêve d'aller jusqu´en URSS pour interviewer Krouchtchev, ainsi fouler le sol cher à sa tante de Russie.
    En attendant vive les célébrations du bicentenaire du rattachement de la Lorraine à la France où un bel amoureux l´attend à la Pépinière, non loin de la place Stanislas à Nancy. La Grenouille veut vivre...

  • AvecVent de colère, second ouvrage de la sagaCeux de la Grande Vallée, la révolte gronde dans la vallée de Munster.

    « Emma Ritter, la patronne de l´exploitation forestière du Herrenwald, au fond de la Grande Vallée, sourit en pivotant vers son amant et, sous la brûlure avide de son regard, oublia l´avertissement que son ouïe particulièrement aiguisée venait de lui transmettre.
    - Tu as raison. Qui viendrait ici alors que tout le bois flottéà l´automne a été vendu et livré ?
    - Méfie-toi quand même de tes ennemis. » 1723... Dans la ville de Munster, Willy Bresch est devenu un éleveur prospère grâce à son riche mariage ; il ne recule devant aucune bassesse pour assouvir sa soif de vengeance. Emma Ritter, patronne de l´exploitation forestière et propriétaire d´une scierie, lui rend coup pour coup. Leur rivalité divise la communauté villageoise en deux clans. Des temps troublés s´annoncent pour tous.

    Et par-dessus tout, le pouvoir royal menace les libertés ancestrales des habitants de la Grande et de la Petite Vallée. La révolte gronde...


  • En Lorraine, dans la période de l'entre-deux-guerres, le destin de Rosalie, qui, toute jeune, sacrifie ses rêves et sa vie pour s'occuper de ses frères et soeurs.

    Printemps 1919. De retour d'exode, la famille Piquart retrouve la ville de Verdun. A quatorze ans, Rosalie, excellente élève, espère devenir maîtresse d'école. Mais sa mère meurt des suites d'une longue maladie. La tradition et le devoir désignent alors Rosalie, l'aînée, pour s'occuper du foyer auprès son père, modeste maçon. Désormais, Rosalie doit veiller sur ses frères et soeurs, dont la benjamine, Marinette, qui d'instinct, l'appelle " petite mère ". Des années durant, Rosalie va sacrifier son enfance, son rêve, sa vie de jeune femme pour les siens. Sa tâche accomplie, elle n'aura plus envie de penser à elle. Elle se marie cependant avec Faustin, que la guerre a blessé corps et âme. Mariage d'amitié plus que d'amour. Plus tard, Rosalie s'épanouira en élevant l'enfant de Marinette, un " enfant de la honte "...
    Roman bouleversant dans la lignée de Marie sans terre d'Yves Jacob.

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