• Dix-huit récits et nouvelles inédits écrits de 1931 à 1934 par Jean Anglade. Dix-huit histoires et autant de petits bonheurs littéraires. Dix-huit nouvelles où pointe déjà tout le talent du conteur : son regard tour à tour tendre, caustique, affûté, posé sur ses personnages, sur une vie simple et sur les beautés champêtres.
    On y rencontre pêle-mêle :
    Zozo, qui, sur le chemin de l'école, arrive en retard en classe à cause d'un sentier et d'un pivert trop bavards ;
    un percepteur à la vocation frustrée de poète, n'osant déclarer son amour à une belle Italienne ;
    Rémy, facétieux facteur, qui livre sans le savoir les lettres de sa femme à son amant ;
    le petit Maxime, goitreux à cause d'une salamandre, et rejeté par tout un
    village...
    Mais aussi un joueur de vielle, un village du nom de Branquignoles, un futur agrégé de mathématiques et tant d'autres, qui peuplent ce savoureux recueil.

  • En bonus : une nouvelle de Jean Anglade, Le Roi des fougères.

    " Elle retourne vers Saint-Paul. La nuit est venue. Elle lève les yeux pour compter les étoiles qui, à cette heure-ci, brillent aussi sur le Peyroux abandonné, sur les cheminées éteintes, les volets clos, les trois rues vides. Puis elle brandit son bâton pour écarter ce souci qui frelonne autour d'elle. Elle aimerait bien, comme au Peyroux, trouver quelque part, en un coin chaud, sa casserolette de tilleul. La découvrir, verser l'infusion bouillante dans une tasse, la humer, la sucrer, la boire lentement. Sentir sa chaleur lui remplir l'estomac d'une douce distillation. Mais personne ne lui en a offert et elle n'ose demander. Ne va pas déranger le monde. Tant pis pour ta gourmandise. " Bienvenue au Doux Repos ! Chambres spacieuses, service impeccable, pléthore d'activités, nouveaux compagnons et journées bien rythmées : on mange, on dort, on joue au loto, on digère à heures fixes. La vieille Mathilde, irréductible et solitaire, s'est résignée - pour la première fois de sa vie - à quitter ses murs et son joli hameau d'Auvergne afin de profiter de nouveaux (et derniers ?) plaisirs terrestres. Là, en compagnie de vieillards édentés dont elle découvre peu à peu les fantaisies, les mesquineries et les angoisses, Mathilde, de son regard digne et bonhomme, s'ingénue à chercher la vie partout, à rester libre, la main tendue pour un peu de tendresse.


  • Avec La Noël aux prunes, fresque historique et sociale, sur fond de Castille et d'Auvergne, Jean Anglade signe un roman d'apprentissage.

    En 1975, une nouvelle enthousiasme les réfugiés, dont Manuel fait partie : Franco est sur le point de mourir. Manuel retourne donc en Espagne après trente-huit ans d'errance. Son village est désert, en ruines. Il redevient professeur dans une école imprégnée de franquisme, mais ce pays n'est plus le sien. Ce n'est plus le pays " de sa jeunesse, de ses espérances, de ses combats ; ses études, ses travaux, ses amours, il les a rêvés ". Il décide donc de revenir sur les flancs d'un volcan mort en Auvergne sur lequel il a bâti autrefois une maison de ses propres mains et ne se sent plus concerné que par sa vieillesse et sa solitude...

  • La Grande Guerre est finie depuis sept ans quand Maurice Poudevigne, que tout le monde croyait mort, revient « au pays ». En suivant pas à pas l´itinéraire de cet ouvrier agricole de son enfance à sa mort, Jean Anglade nous offre un bel hymne à la vie et à la culture paysanne du début du siècle dernier.

    « Après avoir été un autre, un guerrier, un combattant de la boue, un prisonnier, un frère convers, un domestique, un Juif errant, il se sentait redevenir lui-même, Maurice Poudevigne, agriculteur à Combret.

    Au crépuscule, il sortit dans le village. Il rencontra du monde. Tous s´étonnaient en le reconnaissant, on le croyait mort, son nom était écrit à l´église de Venteuges sur la liste des glorieux soldats tombés pour la France. Ils voulaient des nouvelles de tel ou tel pas encore revenus. Mais non, il ne savait rien d´eux. » La terre, omniprésente dès l´enfance du petit Maurice, qui doit quitter les bancs de l´école communale au moment des moissons.

    La terre, celle de la famille Magne, dans le département voisin, où il va travailler comme faucheur saisonnier.

    La terre, celle des tranchées, où il est fait prisonnier en 1916.

    La terre, celle d´Allemagne, en pleine Forêt-Noire, où il devient fabricant de cercueils, sensible au charme de la jolie Erika dont le mari est au front.

    Et enfin, sa terre natale, qu´il retrouve après sept années d´errance, où il fera venir Erika qu´il épousera, et où il mourra en fauchant l´herbe comme on décapite ceux qui font l´Histoire en défaisant la vie des hommes.

  • Faire le tour du doigt de Jules Vendange, c'est dérouler la vie d'un jeune Auvergnat, qui, fin septembre 1913, arrive avec ses premières braies longues à l'Ecole normale d'instituteurs. Mais sa formation est brutalement interrompue par sa mobilisation. Incorporé dans une unité de soldats dans l'Aisne, il revient des tranchées avec une jambe en moins mais une conscience en plus. Autant dire qu'en 1919, à l'instar de ses camarades survivants, il n'est plus le même ; plus l'envie de se mettre au garde-à-vous devant le directeur, le prof, les pions, d'obéir, et d'appliquer un règlement souvent absurde... juste celle de décrocher le sacro-saint Béhesse (Brevet Supérieur) qu'il n'obtiendra pas, à la suite d'une " mutinerie " d'élèves-maîtres rétifs à la discipline et à la pédagogie enseignée.
    Qu'importe, la vocation est là...

  • « Je ne suis pas libre. J´ai un mari, quatre enfants, deux chattes, des parents, des beaux-parents, des maisons à tenir. Tous ont besoin de moi, comprends-tu ? Je leur appartiens. Je ne me suis jamais appartenu ! Toute ma vie, j`ai été le bien des autres, la chose des autres, par droit naturel ou par contrat ! »Prête à marier, Aline Florenceau dit oui au premier venu, Denys Salomos. Un homme aux antipodes d´elle : aussi sanguin qu´elle est placide ; aussi méditerranéen qu´elle est auvergnate. Elle le suit en Tunisie dans ses terres colonisées : rude désillusion. Et revient en Auvergne quelques années plus tard, veuve, avec ses trois enfants, dans la maison parentale.Maître Théodore Grampon au « visage aussi froid que gris un jour de Toussaint » est huissier-audiencier. Un jour, c´est la rencontre entre le vieux garçon et la jeune veuve. « Pour l´amour des enfants, du bien et de l´intérêt composé», Aline l´épouse.A quarante ans, dans sa vie terne et triste, exempte de toute passion, elle fait la connaissance d´Edmond Leblé, président de la Société nationale de la nature. D´âge indéfinissable, jamais marié, électron libre émancipé de tout, il habite au pied du Puy, écume au volant de sa vieille 2CV les routes de France pour sa cause. Une amitié littéraire et épistolaire se noue entre les deux êtres solitaires. Puis une passion véritable, sincère, profonde, inattendue naît. Aline en est bouleversée : elle aime, enfin, et décide de reprendre son destin en main...


  • Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer... pour Samuel, petit Juif adopté à six ans, victime de passeurs véreux pendant la Seconde Guerre mondiale, et pour Camille, fille d'une sévère directrice de pensionnat. Dans la région d'Annecy, tous deux vont se rencontrer et mener une périlleuse quête de vérité...

    Dans les années 1960, les secrets de la guerre commencent seulement à affleurer. Ainsi,
    Samuel, jeune professeur, apprend, à la mort de sa mère adoptive, qu'il a été recueilli en 1943
    non loin de la frontière suisse où un réseau de passeurs aidait les Juifs à fuir.
    En Haute-Loire, Camille, elle, seconde sa mère Catherine, une veuve qui dirige avec autorité un pensionnat de jeunes filles. L'arrivée d'une nouvelle enseignante, qui porte de
    lourdes accusations à l'encontre de Catherine, va remettre en cause les certitudes de Camille
    sur sa filiation.
    C'est dans la région d'Annecy que Samuel et Camille vont se rencontrer par hasard au milieu des ruines du chalet des anciens passeurs de Juifs.
    Tous deux se lancent dans une périlleuse quête de leurs origines et, surtout, découvrent
    l'amour...

  • A travers les amours compliquées d'un fils de paysan et d'une jeune bourgeoise, Gérard Georges évoque un pan du patrimoine auvergnat du XIXe siècle : la culture du chanvre, l'une des activités les plus importantes de la région de Riom.
    " Rouillage, teillage et peignage, clama-t-il à la tribune, sont les trois mots clés de la politique que je compte mener très bientôt à la filature, Une nouvelle technique que j'ai mise au mis au point récemment, et qui s'appelle le filage mouillé, nous permettra d'obtenir une toile plus unie et plus luxueuse qu'avec le filage à sec, généralement utilisé pour les toiles à voile ou les cordages. Cela revient à dire que nous pourrons produire du linge de corps avec du chanvre. Vous rendez-vous compte, mes amis ? Quelle révolution dans les habitudes des gens ! " 1843. Justin Grenet, paysan, est embauché à la filature du chanvre de Saint-Martin, près de Riom. A dix-sept ans, il découvre un univers aux conditions de travail très rudes et où le danger est permanent. Justin tombe littéralement fou amoureux de Géraldyne Chollet, la fille de son patron. Il se résigne néanmoins à épouser Agathe, fille de paysans comme lui. Mais elle meurt en couches.
    Sur fond de conflit tapageur entre aigueurs (gardes-champêtres chargés de faire respecter les droits d'eau) et maraîchers, le destin de Justin va, contre toute attente, s'unir à celui de Géraldyne. Tous deux s'enfuient sur les routes puis accèdent enfin à la reconnaissance de leur amour mais ce sera. au prix de nombreux drames.




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  • Esiècle, le destin d'une mère et de ses trois filles, aux parcours de vie très différents.
    Alexandrine dirige d'une main de maître son entreprise florissante spécialisée en fruits confits, Les Délices de Velay. Elles a trois filles : Marie l'aînée, Madeleine et Marguerite. La première reprendra les rênes de la société, Madeleine sera institutrice, et Marguerite, infirmière. Longtemps, elles resteront célibataires avant de trouver un homme à leur goût. Alexandrine avoue son incroyable secret à Marie : elle est née d'une liaison avec un prêtre. Marie va alors tenter de le retrouver. En vain : il est déjà mort d'une belle vie atypique, originale et pleine de générosité.

  • " Pendant une heure, en attendant le train suivant, Chattoune sur ses genoux, Rose resta songeuse. Examinant le contenu de sa tête, elle y trouva une quantité de sujets possibles. Sa propre histoire de garde-barrière nourrie de lectures. Celle de Jeanne,

  • Au XVIII e siècle, le roman d'une authentique ascension. Ou comment un modeste camelot auvergnat, issu d'une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, fait naître toute une dynastie de riches financiers !
    Elevé par son grand-père auvergnat, qui décèle en lui bien des talents, Marin Tourlonias quitte les siens pour conquérir la fortune là où elle se trouve : en Italie ! En 1750, avec une charrette remplie de bric-à-brac qu'il vendra sur les chemins - quelques almanachs, des couteaux, de l'eau miraculeuse ... -, Marin part, confiant en sa bonne étoile. Au fil de ses étapes, de Montbrison à Valence, puis de Turin à Rome, son voyage s'écoule, imprévisible, plein d'apprentissages, de rencontres et de joyeusetés !
    /> Comment ce modeste camelot, issu d'une famille illettrée de laboureurs et de chiffonniers, va-t-il faire naître une riche - et véridique - descendance, la puissante dynastie des Torlonia ?


  • Le portrait plein de vie de Lucie, petite " herbe folle " de douze ans, adoptée par une famille de cultivateurs auvergnats. Instantanés d'une époque pleine d'insouciance, au rythme des yéyés, et chronique savoureuse d'un village et de ses habitants.

    Dans la ferme familiale des Collange, la benjamine Lucie est la pièce rapportée, l'enfant adoptée de l'Assistance publique. Pas vraiment aimée, juste tolérée. Les Collange ont fait " fortune " grâce à la culture de l'ail rose ; le père est toujours dans ses champs ; la mère toujours après la bonne. Entre son grand dadais de " frère " Roland et sa " soeur " Edith, adolescente disgracieuse, Lucie est un vent de liberté et de vitalité, qui n'aime rien tant que parcourir la nature et retrouver son ami Clément... Chez elle et au village, depuis le café jusqu'à l'épicerie, partout on dit d'elle qu'elle a le diable aux trousses. Parce qu'elle est plus maligne, plus jolie, parce qu'elle est la meilleure de sa classe ? Parce que, bien malgré elle, des garçons lui tournent autour ? Et parmi eux le gros Marcel, le garçon de ferme, à la face boutonneuse.
    En cette année 1963, Lucie a une révélation : un jour, c'est sûr, elle sera écrivain. Pour mieux quitter le village de Cussac et ses mesquineries, pour mieux y revenir plus tard avec le bonheur de retrouver Clément...

  • A Peyroux, hameau auvergnat, la dernière habitante tente de maintenir en vie l´âme du village déserté, et le souvenir de son fils qui l´a oubliée.

    « Rien à faire. Ce coin maudit (il portait dans son nom même la preuve de sa malédiction, puisque Peyroux veut dire pierreux), ils le vomissaient tous. Bon. D´accord. Qu´ils aillent tous à leurs foutus cinémas, à leurs foutus bistrots, à leurs foutues Assurances sociales, elle, elle restait. » « Nom de gueux ! » Ainsi jure la vieille Mathilde Dutheil à longueur de journée. Contre qui, contre quoi ? Unique habitante d´un village perdu d´Auvergne, elle en arpente inlassablement les trois rues (la rue Horizontale, la rue Qui-Monte et la rue Qui-Descend !). Son mari est mort, son fils installéà Nice ne lui a plus donné de nouvelles depuis des années... et depuis que son dernier voisin est parti dormir au cimetière d´à côté, elle n´a plus que ses chèvres, ses poules, le chat et le facteur à qui faire la causette.

    Alors pourquoi rester ? Un jour Mathilde voit dans La Montagne l´annonce d´une police privée. Elle décide de faire appel à ses services pour retrouver son fils.

    Illusion de la vie, de la vieillesse, des derniers jours comptés.

    La vieille Mathilde qui vit encore mais qu´on a déjà oubliée...





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  • Entre humour et sagesse, fables et contes à découvrir du grand Jean Anglade.

    Ce recueil regroupe quinze nouvelles d'Auvergne et d'ailleurs, qui sont autant de portraits croqués, de saynètes savoureuses, où se révèle tout l'art du conteur loué par Alexandre Vialatte: "Jean Anglade a le génie de la belle histoire."
    Et aussi des fables pleines d'humour et de sagesse où l'esprit et la plume de Jean Anglade racontent à ses contemporains, à la manière de Jean de La Fontaine.
    Les mots simples et vrais d'un éternel porteur d'histoires.



  • Les Ventres jaunes, La Bonne Rosée, Les Permissions de mai : la grande saga de la famille Pitelet, couteliers de Thiers qui couvre près d'un siècle de vie auvergnate.
    La fierté et la vie d'une communauté d'artisans avec ses rites et ses coutumes
    racontée par " un enfant de Thiers ", Jean Anglade né au pays des couteaux.

    Les " Ventres jaunes " sont la fierté de l'artisanat auvergnat. Ils ont donné à la coutellerie de Thiers sa noblesse et sa renommée internationale. " Mariés à leur planche, beaucoup plus qu'à leur femme ", les émouleurs aiment profondément leur métier et s'épuisent seize heures durant, couchés sur le ventre. Maurice Pitelet, dit " Tchoucossa ", s'enorgueillit d'appartenir à " l'aristocratie " de la profession coutelière et souhaite pouvoir transmettre le flambeau à l'un de ses fils.
    De 1883 à 1968, s'égrènent les années laborieuses d'une famille attachante avec ses coups d'éclat, ses drames, ses destinées imprévisibles et pittoresques avec en filigrane près d'un siècle d'histoire.

  • En Corrèze, au début des années 1960, la truculente histoire de Lazare Bazin, notaire rusé, au coeur des secrets et héritages de familles des villageois de Galiane0500 0300Notaire à Galiane-sur-Sévère, Lazare Bazin a été l´homme de tous les arrangements : falsificateur d´héritages, expert en fausses écritures, un brin usurier à ses heures... Bref, l´indispensable gardien des secrets de famille ! Mais qui est-il vraiment ? On le dit saint homme, serviteur zélé de la cause paysanne, amoureux de la terre et de ses traditions ancestrales. Il est temps de le découvrir : on attend sa mort d´un jour à l´autre, dans la crainte et le soulagement... Dans le vaste salon de la maison de Pradeloup, les visiteurs affluent. Au fil des heures, c´est toute la société villageoise qui se révèle avec ses grandeurs et ses bassesses.

  • Au milieu duXIXesiècle, un jeune prêtre auvergnat découvre la haute vallée de la Dordogne (à la frontière du Limousin et de l´Auvergne).

    «- Et quand pensez-vous que l´on pourra habiter ici ?
    - Mais, monsieur le curé, pour finir ici, il faudrait... enfin, c´est de l´argent que l´on manque. Le peu que vous m´avez donné, il est passé dans le mortier. Et tout seul, sans aide, à Pâques on y sera encore.
    Emilien murmura alors, comme un défi :
    - A Pâques ? Non, Jules. A Noël, le feu brûlera ici.
    Et, tout en parlant, il releva les manches de sa soutane, posa sa calotte sur un muret et saisit la brouette de mortier tout frais. Jules se précipita, mais Emilien, d´un regard, l´arrêta net :
    - Jules, si je vous aide, quand serons-nous prêts ? » Nommé curé de la paroisse de la Combe-Noire pour son premier sacerdoce, Emilien Marillac découvre la pauvreté, la maladie, la faim et la souffrance d´un monde rude. Déterminéà améliorer le quotidien de ses paroissiens dans ce recoin perdu de la vallée de la Dordogne, il fonde, contre l´avis de tous, une congrégation de soeurs gardes-malades avec des femmes du village : Marie, avec laquelle il partage un sentiment trouble ,et Johanna sont ses premières recrues. Au fil des ans, Emilien redonne un peu d´humanitéà ce lieu austère en restaurant des chapelles en ruine et en installant, dans un vieux monastère, une école de formation pour les aspirantes gardes-malades.

    Devenu vieux, Emilien s´éteint, laissant derrière lui l´oeuvre d´une vie, une congrégation qui continue son ouvrage. Il ne verra pas, bien des années plus tard, alors qu´un jeune prêtre a pris sa suite, son couvent et son église disparaître sous les eaux après la construction d´un barrage hydroélectrique sur la Dordogne.


  • En Auvergne,
    durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la chronique pleine d'humanité d'une famille de la noblesse locale et le quotidien de villageois, à travers le destin de Namadie, la " demoiselle aux fleurs sauvages ".

    En 1752, au château de Portabéraud, dans la région de Riom, la famille du baron Gabriel Mercier mène une vie douce, loin des tourments du monde extérieur. Mais les jours heureux s'enfuient pour le clan Mercier, notamment pour le fils, Guillaume, dont le mariage tourne au désastre. Son épouse quitte le foyer, le laissant seul avec les petits Alexandre et Namadie. Pour oublier son chagrin, Namadie, solitaire et fantasque, se réfugie dans le parc du château et la contemplation de la nature. Mais un jour, celle que tous surnomment " la demoiselle aux fleurs sauvages " tombe malade.
    Tandis que s'annoncent des temps de bruit et de fureur...


  • Au début du XXe siècle, pourquoi Duradieu, cet homme si bien né, est-il devenu à ce point cynique et méchant ? Aveugle à la suite d'un accident, il découvre peu à peu sa part d'humanité et l'amour des autres, dont celui de la douce Lucie.

    En Auvergne, au début du XXe siècle.
    Tout destinait Georges Juradieu à une existence heureuse : beauté, intelligence, considération, richesse. Tout lui fut accordé. Mais, encore enfant, il assiste à l'assassinat de son père, banquier, par le fils d'un homme que la banque Juradieu a conduit à la ruine et au suicide. Devenu un fils de banquier en banqueroute, Georges découvre alors la méchanceté humaine.
    Désormais, avec un cynisme et une violence rares, il s'applique à être partout le plus méchant, jusqu'à ce qu'il devienne lui-même victime de son système : un accident " provoqué " par un contremaître qui le déteste le laisse aveugle et défiguré.
    Alors, du fond de la nuit, lentement, Georges Juradieu prend conscience de la face cachée de l'homme grâce aux démonstrations de gentillesse, de patience, d'attention envers lui. Mais surtout grâce à la jeune Lucie, qui va avec beaucoup d'amour anéantir toutes ses erreurs passées et le dépouiller de son ancienne peau " d'aspic "...


  • Début des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l'alliance d'une fille de confiseur et d'un jeune ingénieur des mines.

    En 1889, ce n'était encore qu'un très modeste moulin-chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l'ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu'il entreprend. Elle, fille d'un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n'ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer " le meilleur chocolat de toute la contrée ", aux arômes et épices subtils...
    Comment, en une dizaine d'années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu'à Paris et à l'étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

  • " Elles retrouvaient une part des élans qui avaient enflammé leur jeunesse, quand mai 1968 proposait de refonder le monde et d'offrir un radieux avenir aux bambins qu'elles ne manqueraient pas d'enfanter. La maternité pousse à la prudence, la conjugalité

  • Après Honorine et sa fille Alice, le portrait tout en nuances de Pierre, héritier de la fabrique de dentelles du Puy-en-Velay, dont il va développer le succès jusqu'en Amérique à l'aube du XXe siècle. Roman sur la fin d'une dynastie de grands artisans de la dentelle.

    Puy-en Velay. Fin du XIXe siècle. A l'instar de sa mère Alice et de sa grand-mère Honorine, Pierre Vonque se passionne dès l'enfance pour le métier de la dentelle. A l'école des Jésuites de Saint-Etienne, il se lie d'amitié avec un fils de soyeux lyonnais dont l'univers exigeant et pointu le fascine. Aussi retors et calculateur qu'Honorine et Alice, d'une honnêteté purement formelle, Pierre s'ancre au fil des succès dans les certitudes des nantis de son époque. Son mariage arrangé dont il a trois enfants, est un fiasco. Comme beaucoup d'hommes, ses aventures galantes auront un bordel pour décor.
    Pendant vingt ans, Pierre Vonque développe la " Fabrique Chalencon et associés, dentelle au fuseau ", vend dans l'Europe entière, exporte même en Amérique. Privilégiant le caractère artisanal de son métier, il hisse la dentelle à un niveau de savoir-faire et de raffinement exceptionnels. Mais, en 1914, " Monsieur Pierre ", roi de sa petite ville de Craponne, est conscient que le conflit va tuer la dentelle de luxe. En 1923, il se dégage de la fabrique moribonde. Est-ce sa faute si, malgré ses avis, ses associés ont refusé de voir que la dentelle de luxe n'avait pas sa place dans la société d'alors ?

  • La Soupe à la fourchette Choc des cultures entre la petite Zénaïde, arrivée de Marseille - avé l'accent ! -, et la famille Rouffiat chez qui elle est accueillie en ces jours d'Occupation. Loin des siens, du bitume, de la Canebière, Zéna découvre la vie de ces drôles d'Auvergnats et l'amitié avec Adrien. Très vite, les deux enfants deviennent inséparables. Mais la guerre se termine et le retour à Marseille est bientôt inéluctable...
    Un souper de neige Le village de Saint-Coutain, partagé entre le Cantal et l'Aveyron, comprend deux mairies, deux écoles, deux églises. Il est marqué d'une ligne blanche pour en baliser la " frontière ". Ce qui n'arrange pas les affaires de coeur de Léonce et Flora. En dépit de leurs différences - Flora fait partie des " notables "; Léonce est un garçon de la terre - ils se sont très tôt juré amour et fidélité. Mais aussi forts soient-ils, les sentiments n'empêchent ni la guerre, ni les séparations, ni surtout la désapprobation des parents de Flora, qui ont toujours espéré pour elle une union " plus respectable "...
    Tout Anglade est là, l'art du conteur, la plume ciselée et l'humour tendre.

  • Fin des années 1950, dans la région du Velay.

    Une famille disloquée à la suite de la mort du père, riche fermier.

    Le fils, qui, seul, rumine sa vengeance...

    « Neige de l´Avent dure longtemps, dit le proverbe. Certes... Mais chez nous, passé le premier de l´an, quand la neige commence à tomber, c´est en général très fort et pour un bout de temps. Ce premier mardi de janvier 1959, Albert Carrot aurait dû s´en souvenir en attelant le Gris au tombereau pour aller débarder quelques pins abattus en bonne lune, l´avant-veille de Noël, sur le replat de la Virolette. Il aurait dû se douter, en passant le collier au cou du grand percheron, que ces quelques flocons qui tombaient sans conviction d´un ciel de granit poli, voletaient autour de lui, et fondaient dans le poil de l´animal encore chaud de l´écurie, annonçaient la tempête. Et si les flocons n´avaient pas suffi à l´alerter, le bruit mat, comme étouffé, qu´émirent les longues chaînes qu´il jeta au fond du tombereau aurait dû le faire. C´est sûr, Albert aurait mieux fait de rester chez lui, ce jour-là. » Au village de Tournac, les Carrot, fermiers et propriétaires terriens de père en fils depuis des générations, dépositaires d´un grand savoir-faire et de fortes valeurs familiales, sont des hommes à craindre et à respecter.

    Lors d´une violente tempête, en janvier 1959, Albert Carrot meurt, tombé d´une falaise, le crâne fracassé. C´est la stupéfaction, la fin d´un cycle et le deuil pour Germaine, l´épouse digne, en charge dorénavant d´un vaste domaine « de très loin le plus gros et le plus riche de Tournac, et probablement du canton», pour Claude, frère cadet d´Albert, l´éternel second, et surtout pour Albert fils, l´héritier de vingt ans.

    Dès lors, dans la ferme où pourtant les travaux des champs, l´entretien des bêtes régulent la vie mieux qu´une horloge, se joue un implacable huis-clos régenté par l´esprit troublé du jeune Albert qui, du soupçon au délire, cède à un terrible besoin de vengeance...

    Depuis la mort du père...

    Depuis le mariage en secondes noces de son oncle et de sa mère...

    Depuis le retour de la jolie cousine de Lyon...

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