• Édition enrichie (Introduction, notes, documents et bibliographie)Drame historique, récit d'aventures, tragédie d'amour, Les Chouans, ou la Bretagne en 1799 forment le prologue de La Comédie humaine. Nous sommes à la veille du 18 Brumaire. Bientôt va sortir des limbes cette société nouvelle que Balzac a pour ambition de peindre. Mais, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, c'est encore l'affrontement sans merci des " manants du roi " et des soldats de la République. Sous la conduite d'un chef intrépide et juvénile, le marquis de Montauran, les Chouans pillent, rançonnent et terrorisent les patriotes.
    Cinq ans après l'insurrection de la Vendée, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d'Etat. Comment abattre Montauran et disperser ses hordes de pillards insaisissables, vite engloutis par la brume ou les chemins creux du bocage normand, après chaque coup de main ? Le génie ténébreux du meilleur espion de Fouché y suffirait-il s'il n'avait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ? Des douves sanglantes de la Vivetière à la redoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants - Marche-à-terre, Pille-miche, Galope-chopine - jusqu'à l'ultime assaut où se jouera leur destin.

  • Retour sur l'affaire, qui depuis deux siècles, divise la France. Mais ni plaidoyer idéologique, ni relation historique, ce livre consiste dans une véritable instruction juridique selon les critères mêmes de la justice internationale. La réparation d'un trou béant dans notre mémoire.
    Pourquoi c'est un génocide.
    Pourquoi il n'est pas reconnu.
    Pourquoi et comment il devrait l'être.
    Mars 1793 : la Vendée se soulève pour défendre ses " bons prêtres " et se bat pour le retour d'un roi qui protégerait cette religion que le nouveau régime persécute. Au cours de la guerre qui suivra, 21 à 23 % de la population de la région (170 000 personnes environ, surtout femmes, enfants et vieillards) périra.
    Utilisant la méthode du droit pénal international telle qu'elle s'est développée dans l'analyse des génocides commis en ex-Yougoslavie, au Rwanda, au Cambodge, sans négliger l'expérience du tribunal de Nuremberg, Jacques Villemain démontre que ces massacres entrent parfaitement dans la définition de ce " crime des crimes ".
    Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi serait-il bon de mettre derrière nous cette tragédie en reconnaissant enfin la nature de ces crimes, et comment le faire dans des conditions qui honorent notre attachement aux droits de l'homme et notre unité nationale ?
    Une enquête sans précédent.

  • 2019 : en a-t-on fini avec la Vendée ?La Vendée est à nouveau d'actualité. Les livres de Philippe de Villiers ou de Patrick Buisson connaissent des succès retentissants, faisant écho à celui que connaît le spectacle du Puy-du-Fou. Les querelles historiographiques continuent autour du " génocide " vendéen, revitalisées par les incertitudes de l'Etat pour savoir que faire des squelettes retrouvés au Mans, témoins de la répression de 1793. Le présent livre s'était initialement attaché à suivre l'histoire des relations entre la Vendée et la France de 1800 à 1980 pour mettre en valeur l'importance que le souvenir des guerres de Vendée, grossièrement de 1793 à 1799, avaient eue dans l'histoire de notre pays. L'ouvrage s'arrêtait alors aux années d'avant le bicentenaire de la Révolution, moment qui avait vu, paradoxalement, l'attention nationale et internationale se focaliser sur l'exemple de la Vendée. Il était nécessaire de le reprendre en le complétant par l'analyse des quarante dernières années où il a été question de cette dernière. Il permet ainsi de suivre l'évolution contrastée des souvenirs et des mémoires pour mettre en lumière le tournant manifestement définitif pris par les traces des guerres de Vendée dans notre mémoire collective.

  • " Car c'est toi, lorsqu'un héros tombe, qui le relèves souverain... ", écrivait Victor Hugo au sculpteur David d'Angers.

    Le 17 octobre 1793, les vendéens s'apprêtent à massacrer cinq mille soldats républicains enfermés dans l'église de Saint-Florentle- Vieil quand le général Bonchamps, blessé à mort, donne cet ordre : " Grâce aux prisonniers ! " Le père de David d'Angers était parmi ces soldats bleus miraculeusement épargnés.
    Trente ans après, devenu un immense sculpteur, David, le franc-maçon d'Angers, en reconnaissance à Bonchamps, réalise son chef-d'oeuvre, cette statue de chouan saluée par tous les grands romantiques.
    Dans un récit croisé, Yves Viollier - ressuscitant l'épopée de ces hommes et de ces femmes emportés dans la guerre et la Révolution et racontant les sept ans de la création d'une sculpture qui a marqué son temps - nous livre le grand roman de la grâce et du pardon.

  • Au début du XXe siècle, les «étrangers», venus du Limousin ou d´ailleurs, travaillent à surélever la digue pour protéger la terre du Marais poitevin, sous le regard, toujours soupçonneux, des «maraîchins». Jean-Marie, un de ces «étrangers», s´éprend d´une fille d´origine guyanaise, Lilas. Ce qu´il ne sait pas, c´est qu´en l´épousant, il va se retrouver au coeur de vieilles haines entre deux familles du pays... Grands travailleurs, ils acquièrent une gabare qu´ils baptisent «Le Lilas de mer». Ils connaissent alors une période de labeur intense, mais de bonheur aussi. Jusqu´au jour où une tempête jette la gabare sur la côte, emportant tous leurs espoirs de réussite. Désespéré, Jean-Marie se met à boire. Une nuit, on retrouve à la sortie d´un bistrot son compagnon de beuverie mort, la gorge tranchée. Accusé, Jean-Marie est incapable de se défendre: il est condamné aux travaux forcés et déportéà Cayenne. C´est le curé de Saint-Nicolas, convaincu de son innocence, qui mènera son enquête et parviendra à mettre la justice sur la voie du véritable assassin. Mais peut-être n´aurait-il pas dû se mêler de cette affaire...Dans ce pays étrange et envoûtant, c´est l´amour, le courage et la détresse des humbles qu´évoque Yves Viollier. Une histoire riche, complexe, généreuse, conduite avec rigueur par la grâce d´une écriture ferme et dense.

  • Après le succès inattendu de La Vendée PLN, voici l'histoire d'une période qui a résonné bien au-delà des frontières de sa région après la Révolution française ! Voici l'histoire d'un épisode crucial bien que méconnu de l'après Révolution française : comment la politique délibérément anticatholique du pouvoir révolutionnaire de l'après-1789 a révolté une population qui pourtant ne lui était a priori pas hostile, provoquant l'un des plus grands génocides de l'histoire de France. Voici le récit d'une guerre qui lança plusieurs fois en l'espace de 20 ans des gens du peuple - hommes, femmes, vieillards, enfants - avec des fourches et des faux contre des troupes républicaines aguerries et suréquipées. Découvrez Charette, le roi de la Vendée, ou encore bien plus tard la duchesse de Berry qui tenta de mener un ultime soulèvement, et plongez dans les heures noires de la République avec les noyades de Carrier et les "colonnes infernales" de Turreau. Partez à la découverte du récit captivant et effroyable de cette "guerre des géants" racontée à la sauce Nuls par un professeur d'histoire et amoureux d'un terroir à l'identité si marquée.

  • Au milieu des haies vives et des chemins creux de Vendée, il y avait Grasla, la forêt de chênes et de hêtres barrée de ronces impénétrables. Et, lorsqu´en février 1794 la Convention a lancé sur le pays ses infernales colonnes incendiaires afin que « pendant un an nul homme, nul animal ne puisse subsister sur ce sol », les habitants du pays de Grasla se sont réfugiés dans la forêt.

    Ils s´y sont cachés pendant de longs mois. Ils ont construit des huttes qu´ils appelaient des loges. Ils ont créé un vrai village avec une loge-église, un hôpital au milieu des arbres. Ils ont eu froid, faim. Il a neigé, beaucoup plu au cours de ce terrible hiver. Les soldats de la République brûlaient leurs fermes. Ils étaient comme sur une île au milieu de la guerre.

    C´est à travers le destin de quelques personnages étonnants qu´Yves Viollier raconte cette épopée. Et surtout l´histoire de Marie-Pierre, la jeune sage-femme lumineuse qui, aux côtés du docteur Blé, l´humaniste intransigeant, ne cessera jour et nuit dans cet hôpital invraisemblable de soigner les blessés, de fermer les yeux des morts et de mettre au monde les nouveau-nés. Elle poussera l´héroïsme jusqu´à soigner un soldat ennemi gravement blessé qu´elle a connu autrefois, dans une autre vie. Lui laissera-t-on le droit d´aimer ce jeune homme, son ennemi ?

    Pour tous ces gens, chaque jour est un combat, chaque nuit est une épreuve, et pourtant ils survivent.

    Plusieurs mois passeront avant que, petit à petit, les réfugiés quittent la forêt et rejoignent leurs villages. Si bien que, le 12 juillet 1794, lorsque le général républicain Ferrand investit Grasla, à la tête de trois mille six cents hommes, il ne trouve qu´un village de loges vides. Les derniers occupants avertis de l´assaut sont retournés chez eux.

    Et la vie reprendra dans cette Vendée ravagée par cette guerre inhumaine.

  • Un livre de plus sur les malheurs de la Vendée ? Non. Mais une synthèse accessible au plus vaste public, qui aborde tous les sujets délicats : y a-t-il eu ou non génocide ? Etait-ce une guerre civile et, si oui, de quelle nature ? Quel fut le rôle de Turreau, le général éradicateur ? Combien y eut-il de victimes et comment la mémoire locale et nationale en a-t-elle tenu compte ?
    La "Vendée" est le premier "orage" idéologique qui s'abat sur la France contemporaine et dont certaines traces sont toujours repérables. La dénonciation du complot, la peur des ruraux, la crainte des populations maritimes, la volonté de ruiner le pouvoir des Girondins, tant de nuées idéologiques, historiques et sociales ont cristallisé dans un événement qui a frappé comme la foudre et qui semblait né d'une logique inéluctable. Son déroulement l'a confirmé : rejet de l'"ennemi", recours à la violence débridée de la "guerre civile" et des "machines de guerre". Le travail a été achevé par la mémoire : la "Vendée" a compté par l'échec de son action, plus que par sa reconnaissance. La région est née de sa défaite. Et la mémoire nationale de la Révolution s'est fabriquée autour de ce conflit emblématique autant qu'autour de la Terreur.
    Jean-Clément Martin, professeur à Paris I-Sorbonne, a notamment publié Violence et Révolution, essai sur la naissance d'un mythe national ; Contre-Révolution, Révolution et Nation, France 1789-1799.

  • Une nouvelle lecture des guerres de Vendée Les guerres de Vendée, qui courent de 1793 à 1832, ont suscité l'émulation de bien des historiens. Surtout la principale qui éclate en pleine Révolution, en mars 1793, et s'éternise jusqu'en mai 1796. Il s'agit d'une guerre civile, la plus sanglante qu'ait connue la France depuis les guerres de Religion au XVIe siècle. La plus féroce jusqu'à nos jours. Faute de mieux, on l'a appelée ainsi car l'épicentre en était le département de la Vendée. Mais elle s'est répandue ensuite, touchant presque tout l'Ouest. L'ambition des auteurs a été d'en proposer une nouvelle lecture qui ne désigne pas les " méchants " pour mieux exalter les " bons ". L'histoire partisane a toujours procédé ainsi, empêchant toute compréhension, toute réflexion proprement historique. Le commentaire, laudateur ou dépréciatif, l'emporte sur le simple exposé des faits. Les historiens favorables aux Vendéens royalistes ont donné des récits qui jouent de la victimisation pour mieux apitoyer leurs lecteurs. Les historiens républicains, de filiation jacobine, ont minimisé les souffrances des vaincus, souligné leur sauvagerie, pour mieux exalter l'héroïsme des Bleus. Les guerres de Vendée a été une authentique guerre civile qui a coûté la vie à plusieurs centaines de milliers de Français. Les atrocités se rencontrent dans les deux camps. Mais le plus inquiétant est bien l'apparition d'une idéologie exterminatrice dans les rangs républicains. Des hommes à Paris (Robespierre, Couthon, Barère...), sur place (Carrier, Turreau, Francastel...) ont trempé dans ce processus alors inédit. Ils l'ont décidé, appliqué et se sont félicités des résultats. Ce fut là comme le péché originel, matriciel, de la République française, identifiée pour longtemps à la Terreur. Les régimes totalitaires du XXe siècle y puisèrent argumentaires et méthodes. Bref, la Vendée divise toujours auntant qu'elle fascine.

  • Loués ou honnis, tels demeurent dans la mémoire française les chefs de guerre qui, de 1793 à 1796, menèrent les révoltes royalistes de l'Ouest contre les armées républicaines. Leur jeunesse et leur audace ont fait leur légende, dorée ou noire. Mais c'est en cela que ces champions de la monarchie sont également des héros modernes.
    Cathelineau " le saint de l'Anjou ", Lescure " le saint du Poitou ", Bonchamps le magnanime, Talmont le vengeur, d'Elbée le provocateur Marigny l'indiscipliné, Stofflet l'infaillible, La Rochejaquelein le cadet et Charette " le roi de la Vendée " : voici l'épopée d'une génération qui, toute à sa fureur de vivre, a choisi pour destin de revivre l'Iliade. C'est avec un souffle homérique que Jean-Joël Brégeon en restitue ici l'histoire.
    Préface de Gérard Guicheteau

  • Déménager dans un château perdu en Vendée ? Voilà bien une idée grotesque comme peuvent en avoir les parents... Lucie et Victor quittent leurs copains, le coeur lourd, mais vont bientôt rencontrer de mystérieux colocataires et chercher à découvrir en leur compagnie un secret farouchement gardé depuis plusieurs siècles.Au XXIe siècle, Fonteclose, le manoir du Général Charette, est racheté par un couple de restaurateurs parisiens et leurs enfants. Mais la demeure est déjà " habitée ".
    Depuis la Révolution française et la révolte des Vendéens, le Comte Erwan de Parenssay et sa famille sont prisonniers du domaine. Trois siècles pendant lesquels ils ont veillé sur le trésor de Charette, le plus célèbre de Vendée. Des caisses d'or que beaucoup cherchent encore.
    Mais cette fois, impossible pour le vieux Comte de faire fuir les nouveaux propriétaires du manoir !
    Le pouvoir des ondes a changé la donne... " Éternels " et " Intrus " doivent vivre ensemble et mener l'enquête sous l'oeil vigilant du Général !

  • Avec les Nuls, la Bretagne n'a pas fini de vous suprendre !Vous êtes breton de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous pouvez déjà bien connaître cette région à l'identité forte, ou vous voulez la découvrir ? Alors ce livre est fait pour vous !
    D'où viennent les premiers Bretons ? Qu'est-ce que l'identité bretonne ? Quels sont les lieux à avoir vus en Bretagne, les plats à avoir goûtés ? Des mystérieuses légendes sans lesquelles la Bretagne ne serait pas la Bretagne à la langue et aux spécialités culinaires, en passant par l'Histoire de ce territoire têtu qui résista à tous les envahisseurs, jusqu'au débat sur le rattachement de la Loire-Atlantique, ce livre vous invite à un voyage inédit.
    /> Loin de la caricature et des clichés, avec
    La Bretagne pour les Nuls, la Bretagne n'aura bientôt (presque) plus de secrets pour vous !
    Dans ce livre :

    L'Histoire de la Bretagne, des origines à nos jours
    L'économie de la Bretagne
    L'identité bretonne : langue, culture, patrimoinen spécialités culinaires
    La Bretagne du nord au sud, d'est en ouest : les lieux à voir

  • Carrier : psychopathe ou terroriste ordinaire ? Jean-Baptiste Carrier (1756-1794), envoyé en mission de la Convention, a, en l'espace de cent jours, organisé les noyades de Nantes où périrent entre 2 000 et 5 000 personnes. Contrairement à la légende noire qui l'a ainsi dépeint, il n'a rien d'un être sanguinaire et monstrueux doublé d'un obsédé sexuel. Venu à Nantes pour réprimer les révoltes vendéennes, Carrier agit sans grands états d'âme, en technicien parmi d'autres, même s'il fut l'un des plus efficaces, croit bien faire, est persuadé d'agir pour le triomphe de la Révolution. Tout en démontant les mécanismes de la Terreur, l'auteur montre que de tels agissements s'inscrivent dans un contexte plus large. L'extermination des opposants se fait de trois manières différentes : par fusillades après procès, par famine (des milliers de détenus meurent dans l'Entrepôt des tabacs), par noyades sans jugement. Cependant, Carrier n'a pas agi seul : il a bénéficié de l'appui des sans-culottes virulents et actifs, d'un comité révolutionnaire d'une dizaine de personnes ayant mis la ville en coupe réglée, soit un certain nombre de personnages bien décrits dans leur origine sociale, leur idéologie, leurs revendications, leur comportement. Une synthèse indispensable pour comprendre l'engrenage et les ressorts de la Terreur.

  • Partez à la découverte de ce département pas comme les autres !



    La Vendée, tout le monde a son idée à son sujet. Une idée parfois très tranchée ! Pour les uns, c'est le comble de l'abomination : un territoire arriéré, peuplé de royalistes et d'ennemi

  • « Parcourir et comprendre la Vendée à travers et à l´affût de ses légendes est le plus sûr moyen de tomber sous son charme ».

    Au fur et à mesure du voyage, le lecteur-promeneur découvre dans cet ouvrage sensible et envoûtant des habitants au caractère bien trempé, des lieux ensorcelés, des personnages salvateurs... Les terres vendéennes regorgent de trésors abandonnés par les hommes au fil du temps.

    La mémoire perdure ici à travers les mots et l´émotion de l´auteur. Du coup, les pas résonnent, les pierres parlent, les statues ricanent, la nature tout entière vibre. A croire que du nord au sud et de l´est à l´ouest, la Vendée libère sans retenue ses contes et légendes.

  • Pour ces paysans vendéens, quitter leur terre martyre, leurs églises, leurs familles, c'était presque une désertion. On ne s'y résolvait pas sans déchirement, quelle que fût la misère. Mais quand Antoine Gendreau rentre de captivité, en 1919, et qu'il se retrouve veuf, il décide de secouer le poids du passé et de la routine et de recommencer ailleurs une vie nouvelle. Ailleurs : pas loin, en Charente, où la terre et le ciel sont plus doux et où tant de Vendéens déjà ont émigré. Malgré les réticences du père, mais soutenu par sa mère et ses deux frères, il entraîne toute sa famille sur les routes de charente. Ils s'installent à Martignac, sur une grande propriété en friche, Sarreboute, comme des pionniers. Ce qu'ils feront de Sarreboute, année après année ; quelles seront leurs peines, leurs joies, leurs espérances ; quels conflits - entre Antoine et son frère Louis-Marie même, pour l'amour d'Angéline - les déchireront ; quel long, long chemin sera celui de Louis-Marie jusqu'à la réalisation du grand rêve : rejoindre les rangs de l'aristocratie terrienne qui cultive la vigne et distille son cognac - c'est toute l'histoire que content Les Pêches de vigne. La terre, la famille, l'amour, réalités charnelles. Ici, tout est vrai et juste. Deux pays s'y épousent : c'est la rigueur vendéenne éclairée par la lumière charentaise.

  • Une maison, un gamin, deux pigeons, un chat, une 4L hors d'âge: une tranquillité feutrée, à peine froissée par quelques sautes d'humeur et des réminiscences du passé. Elles sont un peu folles, ces deux vieilles ? plutôt: hors de ce temps-ci. Un peu grenouilles de bénitier, avec autant d'humour que de caractère, on voudrait les prendre par la main pour leur faire traverser les rues et ce qui leur reste de vie.Mais voici que la Société vient bouleverser leur paix: leur maison doit être démolie et elles, réduites à la maison de retraite. Elles refusent, elle se révoltent.Déboussolées, elles se jettent dans une extravagante virée à bord de leur vieille 4L, à travers les marais, qui attire sur elles l'attention de tout le pays. Et les souvenirs qui les hantent depuis leur enfance explosent, leurs amours ratées, leurs mensonges. Pourtant, elles ne perdent pas pied: si elles doivent abandonner leur maison, ce sera comme elles l'entendent?Écrit au présent, pas à pas avec ses héroïnes, ce roman bref a un ton unique, qui réjouit le coeur et l'esprit.

  • La guerre franco-française de quarante ans.

    Du soulèvement de 1793 à la tentative désespérée de la duchesse de Berry en 1832, Emile Gabory raconte les grandes heures de la guerre de Vendée sans oublier de peindre les chefs qui l'ont incarnée - La Rochejaquelein, Charette, Bonchamps, Cathelineau, Stofflet...- et leurs antagonistes républicains, comme le redoutable Turreau et ses colonnes infernales, Hoche, Kléber ou encore le général Lamarque. Ecrit d'une plume alerte, ce grand récit, introuvable depuis longtemps, reste considéré comme une référence incontournable.

  • Le roman d'un missionnaire vendéen dans les Antilles...0300Notre-Dame de la Soie est une des paroisses catholiques de l'île de la Dominique, gros caillou abrupt situé entre la Guadeloupe et la Martinique - si abrupt que le tourisme l'ignore. On y trouve encore des descendants des premiers habitants des Antilles : les Caraïbes. De l'autre côté de l'Atlantique, la Vendée, qui, depuis longtemps, envoie ses fils évangéliser cette terre ingrate bien que luxuriante. Il en est encore ainsi en 1945 quand le jeune père Donatien Vernageau - l'un des enfants de la famille Vernageau que nous connaissons déjà pour avoir partagé sa vie dans Les Saisons de Vendée et l'Étoile du Bouvier - débarque à la Dominique, prêtre missionnaire de l'ordre vendéen des Pères de Chavagnes. Donatien a vingt-sept ans ; il est fragile, mais courageux et sûr de sa foi. Il est affecté à Notre-Dame de La Soie, petite paroisse face à l'océan. Donatien s'acquitte au mieux de sa mission : il accroche une nouvelle cloche à son église de bois ; il court les mornes, les criques et la forêt, à pied ou à cheval, pour apporter le secours de la religion partout où on l'appelle ; il tente d'inculquer quelques principes d'agriculture à des gens qui n'en ont nul souci. Comme il est simple et généreux, il devient vite populaire. Cependant, en Vendée, sa soeur Alexina se marie, son père meurt... Ces événements le bouleversent, lui qui est demeuré si proche de son pays ; et il lui arrive de douter... Et puis voici que le diable prend le visage et le corps de la très belle Carita, dix-sept ans. Il succombe et, pour se sauver, se lance dans une entreprise qui surpasse ses forces et celles de ses paroissiens : la construction d'une nouvelle église, en pierre - alors que leurs moyens sont si modestes ! Carita est enceinte, et elle meurt en donnant naissance à un petit garçon, baptisé Fortuné. Dans l'épreuve, ses collègues missionnaires ne l'abandonnent pas, ni la dame anglaise, qui propose même d'éduquer Fortuné. Aucun scandale, tout le monde feint de ne rien savoir : c'est ainsi. Lui se jette dans une activité missionnaire accrue, partout dans sa paroisse et autour de sa nouvelle église. Arrive sa soeur Alexina : coup de foudre pour le petit Fortuné. Avec la complicité de tous, et à l'insu des autorités britanniques, elle repart pour la France avec l'enfant. " Mon Dieu, prie Donatien, faites que je revoie mon enfant. Je ne l'ai pas abandonné "... Le 6 novembre, un coffret réunissant trois chefs-d'oeuvre d'Yves Viollier, L'Étoile du Bouvier, Les Saisons de Vendée et Notre-Dame des Caraïbes, sera mis en vente. Et durant tout le mois d'octobre, vous trouverez sur ce site un dossier complet sur l'École de Brive, son histoire, ses auteurs, ses thèmes...

  • Deux enfants.
    Deux enfants dans la Vendée des années 1880. Augustin vit chez son oncle métayer ; il est orphelin : sa mère est morte en le mettant au monde sans avoir dit qui était son père. Elise est élevée au château des Etablières. Tout les sépare... Un jour, pourtant, ils se retrouveront par-delà les épreuves, les révélations douloureuses, les séparations, et la guerre.
    L'histoire de cet amour s'inscrit dans un temps et un pays qui n'ont rien oublié des violences de 1793. La vie est rude, la société rigide. Il faudra à Augustin tout son courage, toute sa passion de la rerre et des bêtes, et l'ardeur du sentiment qui le possède, pour secouer le poids du passé et devenir l'homme nouveau qu'Elise espérait. Sur quoi roulent les saisons, les travaux, les bonheurs et les peines.
    Un roman sobre et juste, qu'emporte un flot généreux et où l'émotion naît de la vie même.

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    Avec ses personnages animés par la certitude de la grandeur et de la bienveillance de Dieu,La Chanson de Molly Maloneest un roman lumineux.0300Au cours de sa longue vie, le destin a frappé Olivier Gallagaire à quatre reprises. La première fois, avant sa naissance, le jour où son père séminariste a croisé le regard de sa mère dans l´église de leur village. L´amour est imparable. Ils s´enfuient loin de cette Irlande bigote des années 1930 dans laquelle une telle histoire d´amour est criminelle. Olivier naît donc en Vendée. La deuxième fois, à l´âge de sept ans : Olivier tanne son père pour qu´il l´emmène à la pêche malgré l´orage menaçant. Surpris par la tempête, le père couvre l´enfant de ses propres vêtements pour l´empêcher d´attraper froid. Il en mourra. La troisième fois, c´est au cours du premier voyage dans cette Irlande dont il rêvait depuis l´enfance, quand il trahit sa fiancée dans les bras d´une cousine. Sa fiancée, blessée, s´embarque avec son père pour une course en mer d´un jour. Ils n´en reviendront jamais. Le quatrième coup du destin, enfin...Yves Viollier a inscrit son roman en équilibre entre l´Irlande et la Vendée, deux pays secrets, magnifiques et austères, labourés par une foi profonde. Tout est pareil : les ciels, les mers, les âmes. Et pourtant, tout est différent. Déchiré entre ses deux héritages, Olivier Gallagaire devra gravir un terrible chemin pour trouver la sérénité.

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