Tallandier

  • En 1940, la déroute militaire de la France s'accompagna d'un bouleversement politique qui vit disparaître
    la République. Né de la défaite, le nouvel État français fi t le choix de l'armistice et se proposa de conduire une « Révolution nationale », construite sur le socle idéologique de l'extrême droite. La haine de la démocratie et l'antisémitisme d'État furent deux des marqueurs de cette dictature, placée de bout en bout
    sous l'autorité du maréchal Pétain.
    Soucieux de voir reconnue sa souveraineté, le régime de Vichy opta pour la collaboration avec une Allemagne nazie perçue comme maîtresse du continent européen. Des rafles de juifs de l'été 1942 à l'État milicien en 1944, la dérive fascisante de Vichy était inscrite dans ce choix premier.
    En montrant la complexité d'un régime aux acteurs multiples et aux orientations parfois contradictoires, cet
    ouvrage saisit l'ensemble de la période, depuis les réalisations du régime jusqu'aux conditions de vie des Français occupés, sans oublier la lutte menée contre la France libre et la Résistance.

  • Quel est l'état d'esprit des Français au moment de l'armistice ? Comment les Allemands sont-ils accueillis en France ? Qu'apprend-on à l'école sous Vichy ? Comment fonctionnent les tickets de rationnement ? Comment s'habille-t-on ? Comment se déplace-t-on ? Qui sont les premiers résistants ? Combien compte-t-on de réfractaires au STO ? Qui sont les Français engagés au service de l'ennemi ? Comment les Français vivent-ils la Libération ?En 100 questions sur la vie quotidienne des Français pendant les heures sombres de l'Occupation, on est loin des clichés et des stéréotypes de Français « collabos contre résistants ». Inspiré par la série télévisée Un village français, qui raconte le quotidien des habitants d'une petite ville du Jura, proche de la ligne de démarcation, ce livre permet de mieux comprendre ce qu'ont vécu les Français, leurs souffrances, leurs engagements, et parfois leurs revirements.

  • De 1940 à 1944, alors que les Français vivent le pire, Vichy invente un outil diabolique : le Service des contrôles techniques, chargés de surveiller les Français à travers leurs correspondances et leurs communications téléphoniques.
    Rapidement, cet organe ultrasecret de surveillance sert à des fins policières : identifi er les dissidents, repérer les ennemis de l'État et faire la chasse aux juifs. 5 000 fonctionnaires tenus au secret travaillent dans l'ombre pour fournir quotidiennement aux dirigeants des rapports sur ce qui se dit et se trame. Des hommes aussi retors que redoutables - tels l'amiral Darlan ou René Bousquet - font de cette offi cine une « machine de guerre » très dangereuse pour ceux qui ont le malheur d'avoir été repérés, avec le risque d'être emprisonnés et envoyés dans les camps, d'où peu d'entre eux reviendront.
    Après de longues recherches aux Archives nationales, Antoine Lefébure dévoile aujourd'hui des milliers de lettres et d'échanges téléphoniques. Ces histoires où se mêlent témoignages bouleversants, banalités du quotidien et récits épiques révèlent une France occupée à la fois inconnue et au plus près de la vérité.

  • Entrée des chars de la 2e DB dans Paris, combats de rue associant FFI et tankistes de Leclerc, de Gaulle descendant les Champs Élysées, liesse populaire. Autant d'images gravées dans la mémoire collective et qui surgissent immédiatement à l'évocation de la libération de Paris.

    Aux premières histoires de la libération de Paris, bientôt suivies par les mémoires de plusieurs acteurs, ont succédé les grandes polémiques comme la lancinante mise en accusation des communistes par les gaullistes à propos des tireurs des toits. Cette nouvelle histoire de la libération de Paris se propose d'éclairer l'événement sous des angles négligés jusqu'ici.

    D'un strict point de vue militaire, la bataille de Paris oppose des forces de faible ampleur. Et les pertes sont à la hauteur des effectifs engagés : 200 morts et 500 blessés alliés, sans doute 2 800 tués et 4 900 blessés allemands.

    Et pourtant, on dansa dans les rues de Montevideo à l'annonce de la libération de Paris. De toute évidence, la force du symbole dépasse de très loin l'enjeu militaire : elle est perçue comme l'annonce de la chute désormais imminente du Reich hitlérien. S'il y eut bataille, elle se situa donc sur le plan politique. Cinq acteurs principaux s'y déchirèrent furieusement : le pouvoir vichyste déliquescent, les communistes, de Gaulle, la Résistance intérieure, et le général von Choltitz, soucieux d'une reddition honorable. De Gaulle en sort vainqueur. Mais ce serait oublier le rôle décisif d'Eisenhower, véritable deux ex machina de la pièce, et le basculement de la police parisienne, hier encore fidèle à Vichy.

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