• « Le monde selon Victor Hugo se partage entre le réel et l'imaginaire. Il vit pleinement la réalité de son siècle qui voit naître et se développer la révolution industrielle et l'apparition d'une nouvelle classe sociale, le prolétariat ; il connaît l'exil et la guerre ; il participe à la grande transition qui, malgré les résistances de l'Ancien Régime, connaît l'émergence de la société démocratique et le triomphe final de la République. Il fait corps avec l'histoire du XIXe siècle qui l'a vu naître en 1802 et mourir en 1885 : à lui seul il en est un résumé des avatars, des désastres et des espérances. »
    Michel Winock, qui s'est replongé avec délice dans l'oeuvre gigantesque de Victor Hugo, dessine le portrait d'un homme aussi complexe que fascinant. Servi par une plume fluide, il nous retrace sa carrière d'écrivain, ses amours, sa famille, ses campagnes pour la justice, son combat contre la peine de mort, son exil, sa ferveur pour Napoléon Ier et sa colère contre Napoléon III, ses relations avec l'invisible.
    Un tableau passionnant qui éclaire de l'intérieur la conception du monde de cet homme-siècle qu'on ne cesse de redécouvrir.

  • Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, est un oublié de l'histoire du mouvement ouvrier français. On ne connaît de lui que son "Droit à la paresse", de la même manière que l'on connaît Sieyès par son "Qu'est-ce que le Tiers état ?"
    Pourtant Paul Lafargue a été le fondateur, avec Jules Guesde et l'approbation de Marx, du Parti Ouvrier Français qui a été longtemps le seul parti ouvrier organisé en France.
    Les oeuvres de Paul Lafargue sont peu connues et peu publiées. Aucun éditeur n'a voulu de son essai sur Victor Hugo. C'est donc dans l'Empire des Hohenzollern qu'il a été publié dans la Neue Zeit. Au pays de la déclaration des droits de l'homme, on ne touche pas aux gloires de la République.

  • Leurs noms sonnent encore glorieusement à nos oreilles et ils ont baptisé nombre de grandes artères à travers toute la France. Issus de milieux très divers (apprenti, mousse, fils de chirurgien, membre de la petite noblesse, etc.), ils ont choisi très jeunes le métier des armes et, sans compter sur le moindre passe-droit, ils sont partis du bas de l'échelle sociale pour gravir peu à peu les échelons militaires uniquement par leurs actes héroïques.
    Honneur suprême, ils ont été remarqués par Napoléon Ier qui les a faits maréchaux. Plus ou moins honnêtes, plus ou moins scrupuleux, plus ou moins clairvoyants (mais toujours prêts à mener leurs troupes au combat et à braver les pires dangers), ils ont accumulé des richesses dans les territoires conquis et ont été pourvus de titres de noblesse qu'ils ont transmis à leurs descendants.
    Frédéric Hulot nous raconte ici leurs fabuleux destins : leur ascension, les grandes batailles qu'ils ont gagnées, les innombrables blessures qu'ils ont reçues pour la gloire d'un empereur qu'ils vénéraient, mais qu'ils ne pouvaient s'empêcher de critiquer.

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