• SOMMAIRE
    «Présentation», Stéphane Inkel
    «Introduction. Cartographie des lieux dans l'oeuvre de Victor-Lévy Beaulieu», Myriam Vien
    «Le vidangeur et le traducteur : avenues de Satan Belhumeur», Kevin Lambert
    «L'écriture inhabitable dans Don Quichotte de la démanche. Entre fascination et errance», Lucille Ryckebusch
    «Morial-mort, ou l'esthétique de la décomposition dans Race de monde», Myriam Vien
    LA TABLE DE POMMIER
    «Présentation», Kevin Lambert
    «Promis juré craché», Shawn Cotton
    RECENSIONS
    «Trop loin de Mark Twain», Michel Nareau
    «Une excroissance de l'oeuvre : l'Histoire du jeune garçon de la nation dite des lots-renversés qui marchait dessus ses mains, et autres racontars, de Victor-Lévy Beaulieu», Pierre-Luc Landry
    «La rencontre des géants», Michel Rioux
    NOTICES BIOBIBLIOGRAPHIQUES

  • Fin 1968 paraissait Mémoires d'outre-tonneau, premier roman de Victor-Lévy Beaulieu qu'André Major qualifiait alors de « roman brûlant, noir comme le Diable en personne, terriblement dérisoire et désespérant ». Au printemps 2015 paraissait 666-Friedrich Nietzsche présenté comme le « testament autobiographique, littéraire, social et utopiste » de l'auteur. Entre les deux, près de 50 ans de cavalcade de la jument de la nuit et, depuis, quelques titres encore qui ont mené l'oeuvre dans ses grosseurs d'un demi-siècle. De Satan Belhumeur au « chiffre de la bête », cette production s'est écrite (et s'est lue) sous le signe du diable, de la subversion, de la négation, de l'en deçà, mais aussi de l'au-delà, de l'idéal, de la surabondance, de la totalisation, voire d'une forme de « totalitarisme de l'écriture », comme l'évoque Yan Hamel dans sa contribution à ce numéro et comme le laissent entrevoir les 1392 pages du « dithyrambe beublique ».

  • Que VLB adore fréquenter les habitués des sommets, la preuve en est établie. Nietzsche faisait antichambre en attendant son tour. Laurent Laplante nous livre ses commentaires de lecture sur ce « non-livre » de près de 1400 pages dans lequel VLB déploie une liberté créatrice quasi-totale, fusionnant fiction et réalité, abolissant l'autobiographie connue pour retoucher le récit de son parcours et usant d'un humour qui ne doit rien à Zarathoustra. Le dossier de cette édition porte sur les romans et les essais témoignant des grands conflits de l'Histoire, de la Première Guerre mondiale à la guerre au terrorisme et au djihadisme, en passant par le nazisme. Ailleurs dans la revue, la chronique consacrée aux écrivains franco-canadiens dresse le portrait du franco-manitobain J.R. Léveillé, auteur d'une trentaine d'oeuvres diversifiées et exigeantes, et Diane Vincent nous parle de Dante, son écrivain jamais lu.

  • « Grâce au livre, un peuple prend possession de son cheminement », écrit Laurent Laplante en ouverture du dossier « Un peuple et son rêve ». À travers une sélection d'ouvrages, dont certains sont parus dans la foulée du vingtième anniversaire du référendum de 1995, Nuit blanche recense les avancées, les défis, les gloires et les défaites d'un projet pour l'heure inachevé. En couverture, Hérménégilde Chiasson, surtout connu au Québec comme poète, comme ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick ou encore pour ses créations en arts visuels. Mais c'est l'itinéraire du Chiasson dramaturge (Des nouvelles de Copenhague, Le Christ est apparu au Gun Club, Aliénor...) que ce numéro nous propose de parcourir.

  • « Que fait la parole ? » se demandent les auteurs de ce dossier de Voix et Images. Ce dernier aborde la parole dans l'écrit, au sens d'une « pratique littéraire qui insuffle rythme et corps au texte et, de ce fait, module et infléchit son discours ». Il vise autre chose que la transposition de la langue parlée, et s'attache plutôt à des oeuvres et des pratiques d'écriture où l'acte de parole et ses effets sont reconnus comme centraux, voire fondateurs. Lisez l'entretien avec Mathieu Arsenault et Hervé Bouchard, puis Anne Élaine Cliche sur Victor Lévy-Beaulieu, Jacques Ferron et Gilbert La Rocque; Louis-Daniel Godin sur la fonction de la parole dans Mailloux d'Hervé Bouchard; Laurance Ouellet Tremblay sur le scénario commenté de La bête lumineuse de Pierre Perreault; Lucie Robert sur La peau d'Élisa de Carole Fréchette; et Catherine Cyr sur les pièces Yukonstyle de Sarah Berthiaume et Nacre C de Dominick Parenteau-Lebeuf.

  • Les analyses réunies dans ce recueil de texte représentent autant de coups de sonde dans une des oeuvres les plus vastes du corpus littéraire québécois contemporain. Les approches sont multiples, les lectures proposées sont exploratoires. Le but visé par les auteurs de ce livre est simple : redonner sa place à l'oeuvre de celui qui semble maintenant plus connu comme auteur de téléroman. Mis à part une brillante lecture de l'essai Monsieur Melville, les auteurs de ce livre se consacrent exclusivement à l'oeuvre romanesque de Victor-Lévy Beaulieu.

  • Le premier opus des Cahiers Victor-Lévy Beaulieu est maintenant disponible.

    Ce premier numéro de Cahiers consacrés au prolifique écrivain qu´est Victor-Lévy Beaulieu, propose sept textes et une présentation des Cahiers par Michel Nareau, professeur au Collège militaire royal du Canada.

    Table des matières:

    «Présentation des Cahiers Victor-Lévy Beaulieu», Michel Nareau «Victor-Lévy Beaulieu : actuel ?», Sophie Dubois et Michel Nareau «Du fantasme au roman. La grande tribu. C'est la faute à Papineau», Stéphane Inkel «Faire vivre le pays à travers les mots: une incursion dans La grande tribu», Tanya Déry-Obin «La grande tribu: c'est la faute à Gauvreau ou comme un orignal dans un jeu de quilles», Sophie Dubois «Se déprendre de soi-même, ou la lecture comme "conversation" dans le "jardin" de l'oeuvre», Guillaume Bellon «Espaces médiatique, mémoriel et sportif dans Je m'ennuie de Michèle Viroly», Michel Nareau «Sur les traces de Joyce: le roman comme expérience langagière. Dans les environs de La grande tribu», Jacques Pelletier

  • L'oeuvre de Victor-Lévy Beaulieu est énorme, colossale. Elle domine de sa masse gigantesque l'ensemble de la production littéraire québécoise contemporaine. Elle comprend plus de soixante-dix titres, écrits sur près d'un demi siècle, et dans les genres les plus divers, du roman à l'essai critique, en passant par le théâtre, le scénario de film, le téléroman, la chronique littéraire et politique.
    Immense, cette oeuvre est aussi complexe et multiple, irradiant dans plusieurs directions à partir toutefois d'un axe central, « La vraie saga des Beauchemin », qui lui assure une profonde cohérence. Inaugurée en 1969 avec Race de monde ! et maintenant complétée avec la publication récente d'Antiterre, conclusion de cette puissante « récréation mythologique des pays québécois », elle s'offre comme une saisis¬sante métaphore du Québec contemporain.
    Il fallait, pour rendre à terme ce projet démesuré, un écrivain totalement voué à son oeuvre, possédé et porté par une fureur créatrice sans égale, l'homme-écriture qu'est devenu, au fil du développement de son entreprise, Victor-Lévy Beaulieu.

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