• Dans les années 1980, les technocrates de Margaret Thatcher ont habillé du joli nom de « gouvernance » le projet d'adapter l'État aux intérêts et à la culture de l'entreprise privée. Ce coup d'État conceptuel va travestir avec succès la sauvagerie néolibérale en modèle de « saine gestion ». Nous en ferons collectivement les frais : dérèglementation de l'économie, privatisation des services publics, clientélisation du citoyen, mise au pas des syndicats... ce sera désormais cela gouverner.

  • À la fois pourvoyeur de fonds, emprunteur, investisseur, employeur et commerçant, lÉtat est un acteur économique omniprésent. Comment décide-t-on des finances publiques? Lauteur de ce livre explique les éléments les plus déterminants des politiques de financement de lÉtat.

  • Plus que jamais, les instances gouvernementales (fédérales, provinciales, municipales ou internationales) sont soumises à des impératifs d'optimisation de leurs politiques et de leurs programmes. Pour ce faire, l'évaluation devient un levier incontournable pour juger, réviser, ajuster et réinventer les politiques publiques. La mesure de la performance de l'action gouvernementale amène cependant son lot de pressions et de contingences avec lesquelles les évaluateurs doivent composer pour mener à terme leurs évaluations avec la rigueur et l'éthique requises.

    Cet ouvrage traite de la praxis de l'évaluation et de la révision des politiques publiques. Des évaluateurs et des experts de ce champ d'expertise explorent la nature et l'ampleur des défis auxquels sont confrontés les évaluateurs et les gestionnaires au Québec, au Canada et à l'international. Ils offrent des réponses inspirantes, transférables et adaptables aux exigences de la pratique évaluative dans divers secteurs d'intervention (la santé, le développement régional et international, l'innovation, le transfert de connaissances, etc.). Pas moins d'une trentaine d'approches évaluatives sont présentées, dont les évaluations formatives, sommatives, « ascriptives » et complexes pour n'en citer que quelques-unes.

    Les enseignements tirés de la lecture de ce livre seront d'une grande utilité pour renforcer les compétences évaluatives, améliorer les rapports d'évaluation ainsi que maîtriser, d'une part, les contraintes liées aux coûts, aux pressions politiques et aux délais requis par une évaluation rigoureuse et, d'autre part, la professionnalisation et la synchronisation de l'évaluation avec les impératifs des processus budgétaires, les ressources disponibles et les compétences en présence.

  • L'État, construit social par excellence, a dû changer et doit continuer de s'adapter dans un monde qui est en pleine redéfinition, d'où l'intérêt d'étudier son évolution et celle de son administration. C'est ce type de réflexions qu'a mis en valeur le colloque organisé pour commémorer le cinquantenaire des échanges que le Québec a entretenus avec l'École nationale d'administration (ENA) en France. Réunissant praticiens et universitaires des deux côtés de l'Atlantique, il a permis de sonder l'évolution de l'action étatique au fil de ce demi-siècle, dans quatre secteurs névralgiques portés par les administrations publiques : l'éducation, la santé, la décentralisation territoriale et l'économie. Pour chaque thème, des praticiens, anciens de l'ENA, Français et Québécois, ont exposé leur lecture de cette évolution. Leur contribution a été alimentée, à la base, par des analyses comparatives France-Québec préparées par des professeurs de l'École nationale d'administration publique (ENAP).

    Ces analyses sont rassemblées dans le présent ouvrage afin d'élargir la discussion. C'est une invitation qui est lancée aux personnes qui les consulteront de poursuivre le travail d'adaptation et de réflexion que ces experts ont commencé. Certaines le feront par rapport à un domaine particulier ou à quelques-uns d'entre eux. D'autres joueront la carte de la vision d'ensemble. Quelle que soit l'approche qui sera réservée à ces analyses, elles demeureront une source riche pour qui veut mettre en perspective là où en sont nos administrations publiques dans des domaines qui occupent une bonne part des efforts gouvernementaux.

  • La budgétisation publique n'est pas un univers clos accessible aux seuls initiés qui, ce faisant, ont toute latitude pour agir à leur gré. Au contraire, il s'agit d'un monde fortement encadré, traversé par des courants normatifs majeurs qui encadrent l'activité des gouvernements: la constitution, les lois, les règlements, les ordonnances et les directives. C'est aussi un monde marqué par de fortes valeurs tenant à la fois de la démocratie, de l'économie, de l'administration et du budget. En tension les unes par rapport aux autres, ces valeurs ne s'actualisent pas toutes en même temps et souvent, il faut choisir lesquelles prioriser.

    La difficulté de la gestion publique et de la gestion budgétaire consiste justement à essayer de concilier des objectifs contradictoires dans un contexte d'incertitude. Quelle priorité choisir? Quels moyens retenir? Comment choisir entre deux solutions à un problème alors que ni l'une ni l'autre ne semble optimale? C'est le genre de dilemme auquel sont souvent confrontés les élus et les administrateurs publics.

    Ce livre explore l'univers des valeurs à partir desquelles les décisions budgétaires se prennent. Il s'adresse donc à tous ceux qui veulent mieux comprendre les courants qui traversent cet univers.

    Pierre Cliche, Ph. D., a travaillé pendant 35 ans dans la fonction publique du Québec, dont plus de 25 ans à titre de gestionnaire supérieur, que ce soit au ministère du Conseil exécutif à titre de secrétaire adjoint ou au secrétariat du Conseil du trésor comme secrétaire associé aux politiques et programmes budgétaires. Il a été au coeur des dispositifs de coordination administrative et budgétaire de l'État. À l'École nationale d'administration publique (ENAP) depuis 2007, il a occupé les fonctions de professeur invité et de directeur de l'Observatoire de l'administration publique. Il mène des activités de conseil et d'enseignement en gestion budgétaire dans le cadre des diverses activités offertes par l'ENAP. Aux Presses de l'Université du Québec, il a publié Gestion budgétaire et dépenses publiques (2009), Budget public et performance (2015) et Le budget du Québec : fondements, contraintes et défis (2017). On lui doit également une douzaine d'articles et chapitres de livre.

  • Dans un monde marqué par des évolutions accélérées d'ordres démographique, énergétique, environnemental, culturel, migratoire et sécuritaire, les administrations publiques et les entreprises d'État initient, ou subissent, des transformations majeures. Pour survivre, ces organisations de l'État doivent faire preuve de vision stratégique et bénéficier d'une autonomie décisionnelle, tout en tenant compte des pratiques de tutelle et des principes d'alternance du pouvoir qu'impose l'exercice des valeurs démocratiques.

    Cet ouvrage présente, d'une part, des recherches sur les présupposés et la philosophie politique véhiculés implicitement par des concepts et des instruments de la stratégie et du management appliqués aux organisations publiques. D'autre part, il expose les résultats de travaux empiriques visant à repérer et à évaluer les avancées, mais aussi les limites, voire les régressions, qui accompagnent la « stratégisation » des organisations de l'État. Les auteurs y traitent des problèmes majeurs inhérents à la conception, à l'élaboration et au déploiement des choix stratégiques au sein des systèmes de gouvernance publique, que ce soit au Québec, en France ou en Suisse, mais aussi dans des contextes divers, c'est-à-dire dans l'administration publique proprement dite, et ce, du niveau municipal au niveau national, dans les sociétés d'État, dans les hôpitaux, dans les universités, dans les services de police, etc. Cet ensemble dense, marqué au sceau de la diversité institutionnelle, permet de formuler des propositions et des résultats génériques éloquents sur les stratégies des organisations de l'État.

  • 1892-1970 : c´était l´époque de Montréal, ville ouverte, de Montréal, la flamboyante. Les maisons de jeu et les loteries illégales fourmillaient. Cette étude historique plonge au coeur de cette période et révèle le rôle qu´a joué la ville de Montréal dans la légalisation des jeux de hasard et d´argent au Canada.

  • Le budget du Québec, pour la majorité des citoyens, reste un document un peu mystérieux : des montants astronomiques y sont mentionnés, des évaluations très précises d'actions non encore entreprises y apparaissent, des projections des revenus et des dépenses pour les années à venir y sont présentées. Tout cela suppose un travail considérable de la part des élus et des fonctionnaires sans que l'on sache vraiment ce qui est du ressort des uns et des autres. Qui fait quoi dans la mécanique budgétaire ? Comment les décisions sont-elles prises ?

    Dans son ouvrage, l'auteur décrit et explique les diverses phases de préparation et de suivi du budget du Québec en identifiant les responsabilités des différents acteurs impliqués et en déchiffrant les mécanismes de coordination qui permettent d'ajuster leurs interventions. Il cherche à faire comprendre que cet acte prévisionnel qu'est le budget n'est pas le fruit aléatoire d'un exercice qui ne répond à aucune norme particulière. Au contraire, ses assises légales sont multiples et encadrent fortement sa préparation. Le principe de réalité est au coeur de cet exercice et les orientations budgétaires que le gouvernement se donne doivent tenir compte des besoins à moyen et à long terme de la population et de l'économie.

  • Le projet de la modernisation de l'État entraîne de nombreux défis qui demandent une réflexion en profondeur sur la légitimité des actions publiques. Pour pouvoir juger de leur pertinence, de leur efficacité et de leur efficience par rapport à une situation sociale jugée politiquement problématique et inacceptable, un modèle d'analyse des politiques publiques est nécessaire. Il s'agit de distinguer une logique d'action, de discuter de sa cohérence et de -considérer sa mise en oeuvre.

    Cet ouvrage présente, après une rapide revue de la littérature, les clés de l'analyse de politiques publiques, fondées sur le jeu des acteurs impliqués, les ressources que ceux-ci parviennent à mobiliser et les contraintes et les possibilités amenées par les règles institutionnelles. Tenant compte des processus liés à la mise à l'agenda des problèmes publics, à la programmation des actions publiques, à la mise en oeuvre de ces actions et à l'évaluation des politiques publiques, un modèle d'analyse est ensuite proposé et illustré par des exemples français, suisses et canadiens.

    Ce modèle permet non seulement d'analyser les politiques publiques d'un point de vue scientifique afin de comprendre leur évolution, mais aussi d'accompagner des réformes d'institutions administratives ou de piloter de nouvelles politiques publiques. Les praticiens responsables des politiques publiques pourront en effet s'en servir pour mettre en évidence certaines régularités empiriques propres au fonctionnement des collectivités et des politiques publiques pour évaluer les chances de réussite et les effets attendus des projets de modernisation de l'État.

  • En tant qu'instrument d'intervention dont disposent les gouvernements pour résoudre un problème public, la réglementation doit favoriser le bien-être social, tout en évitant les effets néfastes sur l'économie et les entreprises. Son efficacité est évidemment tributaire de la qualité des analyses et des évaluations qui ont été menées au préalable. Conséquemment, la mise en place d'éléments d'aide à la prise de décision est nécessaire pour appuyer les gouvernements dans la formulation d'une réglementation efficiente.

    L'analyse d'impact réglementaire (AIR) est une méthode d'évaluation pour examiner les effets anticipés d'une action publique et communiquer ces informations aux responsables politiques.

    Cet ouvrage traite des enjeux de l'AIR ainsi que des repères méthodo­logiques et des étapes à suivre pour la réaliser. Il aborde les notions relatives à la documentation et à la formulation de problématiques publiques et expose les méthodes efficaces en matière de collecte et de traitement des données. Il présente les techniques reconnues pour mesurer le rendement d'une intervention publique, puis les meilleures pratiques visant à éclairer la prise de décision et à communiquer les résultats d'une AIR. Enfin, il comporte des études de cas propres à la France et au Québec pour contextualiser ce type d'analyse à l'aide d'exemples pratiques.

    Proposant un parcours balisé pour la réalisation de meilleures AIR, il servira de guide aux étudiants, aux analystes, aux gestionnaires, aux parties prenantes du secteur privé et, pourquoi pas, aux parlementaires concernés et intéressés par les concepts et les méthodes de l'AIR.

  • L'histoire de l'administration publique est faite des personnes et des activités qui ont contribué à l'exécution des décisions des autorités politiques d'un État. Cet ouvrage est consacré à ces individus de haut calibre qui ont participé à l'essor du Québec à partir de postes stratégiques dans les organisations publiques, ainsi qu'aux diverses missions de l'État à travers les âges. Chacune des cinq parties de l'ouvrage correspond à une période, de la Nouvelle-France jusqu'à la fin du XXe siècle. Elles comportent toutes deux chapitres, le premier traçant le portrait d'un grand commis de l'État québécois, qui s'incarne dans un personnage ou une fonction, le deuxième exposant une grande mission de l'État liée au travail de ce personnage ou de cette fonction. Le témoignage éclairé d'un haut fonctionnaire contemporain vient clore chaque partie.

    Cet ouvrage offre l'occasion de découvrir (ou de redécouvrir) les fonctions de l'intendant et du secrétaire de la province de même que les grands personnages qu'étaient Étienne Parent, Siméon Le Sage et Michel Bélanger. Il constitue une façon unique d'explorer les multiples sphères d'intervention de l'État québécois, que ce soit la justice, la police et les finances, le parlementarisme, la démocratie et la constitution, l'agriculture, la colonisation, l'immigration, les travaux publics et les municipalités, l'éducation, la culture, la santé et les affaires sociales, l'énergie, les ressources naturelles et l'économie. Réunissant les contributions de spécialistes de différents domaines comme l'histoire, la politique, la sociologie et l'administration publique, il donne aussi la parole à de hauts fonctionnaires de talent : Yves Martin, Louis Bernard, André Trudeau, Gérald Grandmont et Diane Wilhelmy. Ces regards croisés produisent un panorama unique de l'histoire administrative du Québec qui peut alimenter la réflexion des uns et favoriser la compréhension des autres.

  • L'administration publique joue un rôle fondamental dans le fonctionnement de nos démocraties. Elle est le principal mécanisme par lequel l'État de droit se concrétise pour les citoyens à travers son offre de services et de programmes. Pour demeurer pertinente, l'administration publique doit pouvoir communiquer avec les citoyens en respectant leurs moyens ainsi que leurs préférences et doit s'organiser afin de fonctionner de la manière la plus optimale possible en utilisant les moyens disponibles. De plus, son devoir envers les élus et la population l'oblige à créer et rendre accessible la documentation nécessaire à la prise de décisions et à la reddition de comptes. Toutefois, depuis que les technologies de l'information et des communications ont pris d'assaut la société et les organisations, le terme « numérique » est venu s'ajouter comme un défi à relever pour toutes les activités du monde organisé en bouleversant les manières de communiquer et en changeant les pratiques et les habitudes de travail. Cet ouvrage tente de tracer le chemin de cette transformation souhaitée par les administrations publiques en identifiant les principaux facteurs qui doivent être considérés pour y parvenir.

    Écosystème de la transformation de l'administration publique vers le numérique décortique comment mettre à profit le potentiel qu'offrent les technologies pour établir les bases de l'organisation numérique, c'est-à-dire en pensant les espaces de travail de l'administration et les espaces d'interactions avec les citoyens sur de nouvelles assises de gouvernance et de collaboration en dehors du modèle bureaucratique traditionnel. Ce livre s'adresse aux gestionnaires qui contribuent ou sont responsables de la transformation des organisations publiques et souhaitent comprendre comment construire une organisation numérique en respectant son caractère public.

    Daniel J. Caron est titulaire de la Chaire de recherche en exploitation des ressources informationnelles à l'École nationale d'administration publique (ENAP), où il étudie les répercussions des technologies numériques sur le fonctionnement de l'État et des organisations publiques sous l'angle de l'information. Sa carrière s'est articulée autour de la recherche, de l'enseignement et de la gestion. Il détient une maîtrise en économie de l'Université Laval et un doctorat en sciences humaines appliquées de l'Université de Montréal.

  • L'équivalent de plus du quart du PIB mondial est dépensé chaque année par les divers paliers de gouvernement. Cela représente plus de 20 000 milliards de dollars qui font l'objet de budgets annuels planifiés, débattus, adoptés et exécutés dans plusieurs milliers d'administrations publiques sur le globe. Un tel niveau de dépenses exige d'examiner le contenu des budgets et de surveiller les gens qui les administrent. Dans cet ouvrage, nous décrivons les institutions de contrôle budgétaire dans les Parlements de la Francophonie. Nous procédons ensuite à l'élaboration de trois indices de capacité de contrôle (selon les statuts, les pratiques et les ressources) permettant de comparer 23 pays de la Francophonie, 23 pays du Commonwealth et 9 pays non-membres de ces organisations, en vue de répondre à la question suivante: les Parlements du Commonwealth ont-ils une plus grande capacité de contrôle que ceux de la Francophonie et ont-ils le même niveau d'efficacité (ou d'inefficacité) pour contrer la corruption ?

  • Quels enjeux politiques le Québec et l´Ontario partagent-ils ? Le livre fait le point sur l´état des relations entre les deux provinces, que ce soit en matière politique, économique, sociale ou administrative, dans une approche à la fois historique et comparative.

  • Saisir la réalité de ladministration publique dans ses multiples facettes et présenter les principales notions qui lui sont associées : voilà le projet qui anime les auteurs de cette introduction à ladministration publique qui sadresse particulièrement aux étudiants en gestion publique.

  • La religion se trouve-t-elle désormais reléguée dans la sphère privée ? Les contributions rassemblées dans cet ouvrage montrent qu´il n´en est rien et que le discours de la modernité qui tente de minimiser l´effet des communautés de sens dans la sphère publique n´est pas aussi neutre qu´on pourrait d´abord le croire. Les auteurs témoignent ici de l´ambivalence de la société, qui oscille entre la reconnaissance de l´importance du religieux et la marginalisation de celui-ci. Dans les milieux de l´éducation, de la santé et à travers les politiques publiques, la « séparation entre la religion et l´État » reste une problématique complexe qui nécessite une compréhension en profondeur du phénomène religieux ainsi qu´une formation des professionnels et intervenants qui doivent faire face aux nouveaux défis posés par nos sociétés contemporaines sur cette question.
    Collaborateurs:
    Jean-Marc Aveline, Institut de science et théologie des religions.
    Alex Battaglini, Direction de la santé publique et des services sociaux.
    Peter Beyer, Université d´Ottawa.
    John Biles, Projet Metropolis.
    François Bousquet, Institut de science et théologie des religions.
    Marie-Pierre Bousquet, Université de Montréal.
    Patrice Brodeur, Université de Montréal.
    Conrad Brunk, Victoria University (Colombie-Britannique).
    Christine Cadrin-Pelletier, Secrétariat aux affaires religieuses, ministère de l´Éducation, du Sport et du Loisir du Québec.
    Dianne Casoni, Université de Montréal.
    Douglas Farrow, Université McGill. Gilbert Gariépy, Centre des sciences de la santé (Winnipeg).
    Denise Helly, Université du Québec.
    Claude Langlois, Institut européen des sciences religieuses.
    Solange Lefebvre, Université de Montréal.
    Myer Siemiatycki, Ryerson University (Toronto).
    Sophie Therrien, Gouvernement du Québec.

  • Au Québec, la participation des usagers et des citoyens à la gestion publique constitue une composante essentielle de l´État et des formes de gouvernance qui caractérisent son action. Il faut remonter aux années 1960 et à la « Révolution tranquille » pour en saisir toute la signification par rapport à la modernisation de l´État. Toutefois, au cours des dernières années, les choses ont changé. Le « modèle québécois » des années 1970, ayant pour base la construction de l´État providence, n´a plus rien à voir avec celui des années 1990, soutenu par les valeurs néo-libérales et pratiquant le désengagement public.
    L´un des objectifs de cet ouvrage est de retracer l´évolution des formes institutionnelles de la participation des usagers/citoyens dans les secteurs de la santé et de l´éducation au Québec. Finalement, en mettant en lumière les nombreux registres à partir desquels les usagers et citoyens contribuent à l´amélioration des services en éducation et en santé, ce livre démontre sans contredit que l´avenir des systèmes de santé et d´éducation dépend d´une manière grandissante du rôle des principaux acteurs concernés.
    Pierre Hamel est sociologue, professeur titulaire à l´Université de Montréal et Bernard Jouve, professeur à l´École nationale des travaux publics à Lyon (France).

  • Où en sont nos États démocratiques ? Comment abordent-ils les ­nouveaux défis auxquels ils sont confrontés ? Quelle appré­ciation peut-on faire des transformations qu'ils ont initiées en matière de ­gouverne et de gestion publique ? Répondre à ces questions ­suppose que la situation actuelle soit jugée non seulement à la lumière d'un futur idéal, mais en prenant aussi en compte la trajectoire ­histo­rique l'ayant précédée. Voilà la voie proposée au lecteur dans cet ouvrage qui ­s'arrête tout d'abord à l'émergence et aux principales caractéristiques de l'État moderne démocratique, pour aborder par la suite les défis majeurs ­auxquels est aujourd'hui confronté cet État : mondiali­sation, ­intégration des nations dans un contexte de fortes revendications identitaires, ­affirmation des droits individuels, questionnement de la place de l'État et des modes d'organisation et de fonctionnement des ­administrations publiques. Les thèmes ­traités et les problématiques abordées ­présentent un intérêt non ­seulement pour celles et ceux qui s'adonnent à l'étude et à la pratique de l'administration publique, mais également pour tout citoyen, toute citoyenne qui désire mieux comprendre sa société ­politique.

  • Depuis près de vingt ans, les cas de malversation, les conflits d´intérêts et les autres problèmes concernant la mauvaise utilisation de l´argent des contribuables dans le service public sont légion. Dégoûtés par le manque d´éthique de leurs dirigeants, les citoyens sont devenus méfiants.

    Comment faire face à cette crise de confiance ? Est-ce que les stratégies d´institutionnalisation de l´éthique élaborées par les responsables politiques sont adéquates, efficaces et performantes pour socialiser, baliser et surveiller la conduite des agents publics ? En présentant les cadres de gestion de l´intégrité et de régulation de divers niveaux de services, les auteurs analysent les différentes démarches gouvernementales en matière d´institutionnalisation de l´éthique. À la croisée de la science politique, de la sociologie et de l´éthique appliquée, leurs travaux scrutent les infrastructures de niveaux fédéral, provincial et municipal, ainsi que les propositions faites par l´Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

    Ce nouvel outil pédagogique d´enseignement de l´éthique gouvernementale intéressera particulièrement les étudiants de science politique, d´administration publique, de sociologie, d´éthique appliquée et même de philosophie.

  • Comment se jouent les transformations de la gouvernance ? Comment se redessinent les frontières ? De quelle manière les dispositifs se renouvellent-ils ? Cet ouvrage, dont la plupart des articles ont été remaniés depuis leur parution dans Télescope, constitue un outil indispensable à toute personne désireuse de connaître les réponses à ces questions.

  • Nous invitant à réfléchir à ce Québec que nous devons renouveler collectivement, cet ouvrage présente des analyses et des recommandations en matière d'administration publique, d'économie et de société. On y traite de la gestion et de la budgétisation de l'État, de la dette publique et de la fiscalité, mais aussi d'éducation, de santé, d'éthique, d'environnement, d'innovation technologique, d'ordre public, de soutien agricole, de politique internationale, d'immigration, etc.

  • Une part importante des réformes dans les organisations publiques, souvent annoncées en grande pompe, entraînent des transformations davantage structurelles que réelles. Le principal responsable de cette sclérose des organisations : l´insécurité.

    Après Le temps de l´incertitude, qui s´intéressait aux aspects administratifs du changement, et Le temps de l´ambiguïté, qui s´attardait plutôt à ses aspects politiques, Le temps de l´insécurité aborde de front la délicate question du transfert d´insécurité du monde politique vers l´administration publique.

    Composer avec la turbulence : voilà le défi que doivent relever les managers, plutôt que de se mettre à l´abri de tout changement. C´est en apprenant à ajuster leur trajectoire au fil des bouleversements tout en restant centrés sur leur but qu´ils pourront devenir des modèles pour leur organisation. Aussi, ce livre leur propose des moyens efficaces pour canaliser leur insécurité dans une recherche personnelle d´équilibre, qui saura générer la confiance des employés.

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