• Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de « journées » au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force. De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale. Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, à travers une narration remarquablement incarnée, Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

  • Les élites sont aujourd'hui rendues responsables de tout. En a-t-il toujours été ainsi ? Dans ce livre à l'approche inédite, Éric Anceau retrace, de 1720 à 2020, la grande histoire des élites françaises, de la crise de l'Ancien Régime au drame sanitaire de la Covid 19, en passant par la Révolution, la tentative napoléonienne de fusion de la France monarchique et de la France républicaine, les révolutions de 1830 et 1848, l'effondrement du régime de Napoléon III, l'Affaire Dreyfus, la montée des extrêmes dans les années 1930, la Deuxième Guerre mondiale, la refondation gaullienne et, enfin, les tensions sociales des trois dernières décennies. Fresque extraordinaire de l'histoire de France, cet ouvrage est en outre une réflexion magistrale sur la na-ture de la relation entre les élites et le peuple, laquelle a toujours été frappée, selon l'auteur, du sceau de la défiance.  

  • Poète et homme d'Église, ami des papes et de Voltaire, chantre de la nature et amoureux des beaux-arts, modèle des ambassadeurs et artisan de la révolution diplomatique qui réconcilia la France des Bourbons et l'Autriche des Habsbourg : le cardinal de Bernis (1715-1794) incarne à lui seul la singularité du XVIIIe siècle.
    Fondé sur la découverte d'archives épistolaires privées d'une richesse exceptionnelle, ce livre renouvelle en profondeur la vision que l'on se faisait du personnage mais également du siècle qu'il a traversé. La légende du prélat libertin cède la place à la réalité d'un cardinal diplomate qui érigea l'amitié en principe de vie et en arme de pouvoir. Homme d'Ancien Régime par ses idées, Bernis fut par ses pratiques un homme des Lumières. Car celui que Stendhal assimilait à une « figure héroïque » n'a pas seulement oeuvré à « reconquérir pour la France le coeur et l'esprit des Italiens ». De façon très moderne, Bernis a utilisé la culture comme un redoutable soft power dans les relations internationales, encouragé la place des femmes dans la société politique, et anticipé la crise de la monarchie qui allait conduire à la Révolution française
    Grâce aux correspondances féminines du cardinal de Bernis, on comprend que le XVIIIe siècle ne fut pas seulement celui du libertinage mais aussi celui de singulières amitiés sentimentales. Par ses échanges épistolaires avec les ministres et diplomates de son temps, on découvre combien le langage affectif s'immisce au coeur de l'action politique. Le lecteur n'entre donc pas seulement dans l'intimité du cardinal de Bernis : c'est aussi une nouvelle Europe de la diplomatie et de la culture qui lui est donné à voir.

  • Les dernières années de l'Ancien Régime en France voient la multiplication des fêtes, publiques ou privées. Les fêtes royales et princières d'abord, se perpétuent dans le faste et le spectaculaire, moyen pour la monarchie d'affirmer un pouvoir en butte à des critiques multiples.

    Les dernières années de l'Ancien Régime en France voient la multiplication des fêtes, publiques ou privées. Les fêtes royales et princières d'abord, se perpétuent dans le faste et le spectaculaire, moyen pour la monarchie d'affirmer un pouvoir en butte à des critiques multiples.

    Quant aux fêtes privées données chez les nobles et les financiers, elles sont de plus en plus extravagantes. Elles se déroulent souvent dans les folies, ces résidences élégantes

    et luxueuses répondant aux caprices de leurs propriétaires. Fuyant le sérieux philosophique pourtant en vogue, des sociétés affectionnent des scènes de travestissement et pratiquent à

    l'envi l'art du canular, de la supercherie et de la mystification. On assiste à des jeux parfois dangereux pouvant même basculer dans la transgression. Une telle frénésie devient le moyen de fuir une réalité qu'on ne peut ou qu'on ne veut percevoir, et dissimule aussi une inquiétude sourde. La hantise du chaos affecte certains esprits, alors même que l'idée de progrès est devenue un lieu commun du discours philosophique.

    En faisant revivre, à travers ces fêtes mémorables les derniers feux de l'Ancien Régime, Didier Masseau montre toute l'ambivalence de la société française à la veille de la Révolution.

  • Bretagne, 1668.
    Désormais mari, père et baron, Hamon est heureux de rentrer enfin à Courtet. Malheureusement, après seulement trois jours de répit, il est contraint de délaisser son fils blessé et le reste de sa famille pour se rendre à Rennes y remplir son devoir. Durant son absence, un terrible événement survient à Courtet : on tente d'enlever sa femme ! Comme il le craignait à son départ, sa famille est menacée et il ne doit plus tarder à découvrir l'origine de l'attaque, afin d'étouffer tout danger dans l'oeuf.
    Alors que son passé ressurgit et qu'un grand péril plane sur sa famille, Hamon parviendra-t-il à protéger les siens et à résoudre le mystère ?
    Dans le second tome de cette saga historique pleine de rebondissements, l'aventure se poursuit au rythme des secrets dévoilés et d'une tension grandissante !

  • « L'Ancien Régime n'avait pas de constitution », « Le premier roi de France est Hugues Capet », « La loi salique interdit aux femmes de régner », « Le général de Gaulle était monarchiste », « La monarchie ne s'est jamais remise de la Révolution française », « La monarchie constitue l'antithèse de la république » ... Dans cet ouvrage, l'auteur donne un éclairage nouveau sur un système juridique et politique qui façonna quinze siècles de notre histoire et qui, aujourd'hui encore, suscite d'innombrables interprétations.

  • D'Ivan le Terrible à Nicolas II (1547-1917), la Russie est dirigée par un tsar. Autocrate, il tient son pouvoir de Dieu et de lui-même et ne saurait le partager. Il règne et il gouverne. Les changements de titulature, de capitale et même l'accession de femmes au trône, avec les impératrices du XVIIIe siècle, ne changent rien à la substance du pouvoir, ni au lieu du couronnement qui demeure toujours Moscou. À travers les biographies contrastées des souverains et souveraines qui se sont succédé, Pierre Gonneau explique ce qui fait l'essence du personnage et sa fonction, du premier tsar, Ivan le Terrible, jusqu'à l'abdication du dernier, Nicolas II, en passant par les fi gures monumentales, comme Pierre le Grand, Catherine II, ou Alexandre II, mais aussi par les tsarévitchs assassinés et les imposteurs qui prétendent les réincarner : les faux Dimitri ou le cosaque Emelian Pougatchev... Il les fait revivre dans leur réalité humaine, dans leurs succès et leurs échecs, mais aussi dans la manière dont ils ont habité ce rôle unique. C'est une façon nouvelle, ô combien enrichissante, de raconter l'histoire de la Russie d'Ancien Régime.

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